#19 | Janvier 2026 Soigner et prendre soin Nos initiatives • Dispositif salariés aidants • Partenariat France Parkinson • CAP’R la cellule d’appui à la recherche LNA Santé • Retour d’expérience tenues civiles Le dossier détachable Au cœur des territoires, la transformation des établissements de santé
2 4 Nos initiatives • Dispositif salariés aidants • Partenariat France Parkinson • CAP’R la cellule d’appui à la recherche LNA Santé • Retour d’expérience tenues civiles et projet CASC'HAD 8 Projets & actus des établissements • Normandy : innovation 3D au service des patients • 50 ans de la Clinique La Brière • Les Soins Palliatifs « ERI-SP » en HAD • L’HAD Loir & Cher et le SAMU, partenaires • Projet Rome 2025 14 Nos projets Immo • Ouverture de l’EHPAD Les Jardins de l’Ourcq 16 Nos talents • VAE Inversée : un tremplin vers le métier d'aide-soignant Le Dossier détachable en partie centrale : Au cœur des territoires, la transformation des établissements de santé Sommaire Chiffres clés La transformation des établissements LNA Santé 87 établissements de santé en 2025 (52 % dans le sanitaire 48 % médico-social). La hausse attendue du nombre de seniors d’ici 2052. Un défi qui impose d’adapter notre offre de santé. +27 % 9 615 lits Le Parc LNA Santé, en tant qu'acteur global de santé. 100 M€ Le plus important projet de transformation jamais engagé par LNA Santé, pour le Pôle de Santé de Meaux. 1 500 m2 Surface prévue pour le plateau technique de l’Institut de Réadaptation du Cap Ouest, nouveau SMR qui ouvrira en 2027 au nord de Nantes. 8,1 M€ Les investissements de maintien (Capex), au premier semestre 2025, soit 1,9 % du chiffre d’affaires LNA Santé.
2026 ouvre une décennie décisive pour notre système de santé. Rebond démographique, arrivée massive de personnes âgées polypathologiques, forte progression des maladies chroniques, virage domiciliaire, transition numérique, pression sur les ressources humaines : jamais les besoins de santé n’ont été aussi massifs, complexes et durables. Dans le même temps, le déficit de l’Assurance Maladie se creuse, l’instabilité politique fragilise la lisibilité des politiques de santé et les capacités d’investissement s’amenuisent. C’est dans cette tension, entre urgence sanitaire et contraintes économiques, que s’impose une transformation profonde de nos établissements de santé. Transformer, ce n’est pas seulement rénover des murs. C’est repenser les parcours, décloisonner les prises en soin, adapter nos organisations à des patients plus âgés, plus dépendants, plus fragiles. C’est concevoir des établissements ouverts sur leur territoire, capables de soigner, de prévenir, d’accompagner et de coordonner. C’est investir dans des plateaux techniques modernes, dans le numérique et l’IA, dans de nouvelles offres de santé, dans de nouvelles réponses pour les maladies chroniques, le grand âge et les maladies neuroévolutives. Ces mutations exigent des investissements considérables, portés en grande partie par des capitaux privés lorsque l’argent public ne suffit plus. Elles requièrent aussi une ingénierie globale : une quinzaine de métiers agissent de concert pour conduire un projet de bout en bout. Équipes immobilières et urbanisme, architectes, financiers, juristes, service dédié aux autorités publiques, informaticiens… Tous sont mobilisés aux côtés des professionnels de santé pour concevoir, financer, construire, exploiter et faire évoluer des établissements capables de répondre aux enjeux des vingt prochaines années au sein de leur territoire. Le Pôle de santé de Meaux, financé à plus de 100 millions d’euros par des capitaux privés, en est une illustration emblématique. Cette transformation n’est possible que dans le temps long, avec une vision claire, une gouvernance stable et une capacité à embarquer l’ensemble des parties prenantes : professionnels, résidents, patients, aidants, institutions publiques, élus de proximité et partenaires financiers. C’est précisément ce modèle que nous cherchons à faire vivre chaque jour chez LNA Santé. Ce magazine témoigne concrètement de cette dynamique : développement de l’hospitalisation à domicile, centres de ressources territoriaux, nouvelles prises en charge en psychiatrie, réadaptation spécialisée, télémédecine, recherche appliquée, accompagnement des salariés aidants, innovations technologiques, soins non médicamenteux, ouverture au voyage et à la vie… Autant d’initiatives qui traduisent une conviction simple : la transformation ne vaut que si elle améliore réellement la qualité de vie des patients, des résidents, des proches aidants et des professionnels. Nous pensons qu’il est de notre responsabilité, en tant qu’acteur privé engagé, de participer pleinement à l’effort national de santé. Entreprise familiale à mission, ancrée dans l’économie réelle, nous faisons le choix de nous questionner, d’investir, d’innover, de coopérer, même dans un contexte contraint. Non par opportunisme, mais par devoir. L’instabilité politique doit être saisie comme une opportunité : celle d’oser enfin les transformations structurelles que le terrain appelle depuis trop longtemps. Plus que jamais, l’avenir de la santé passera par la complémentarité entre secteurs public et privé, par la confiance, par l’investissement dans les femmes et les hommes qui soignent, et par une capacité collective à regarder loin devant. C’est l’ambition qui guide l’action de LNA Santé. C’est aussi le sens de l’engagement quotidien de nos 9 000 professionnels au service de nos concitoyens les plus fragiles. WILLY SIRET, Directeur Général 3
Salariés aidants : LNA Santé déploie un dispositif global d’accompagnement D’ici 2030, un salarié sur quatre sera aidant. Rythmes bousculés, charge mentale qui grimpe, équilibre vie pro-vie perso fragilisé : les effets se voient vite (fatigue, baisse de l’implication, culpabilité, désorganisation). Fort de son expérience auprès des familles, LNA Santé a souhaité se saisir de ces enjeux pour accompagner les salariés en situation d’aidance au sein de ses équipes, comme dans d’autres entreprises. Une priorité claire : reconnaître l’aidance tôt, en parler et agir afin d’éviter les ruptures de parcours professionnels. Pour Blandine Déon, directrice développement social et communication RH : « L’aidance est un enjeu de société. Agir sur ce sujet est cohérent avec notre culture d’entreprise familiale et nos engagements de mission. » Avec 85 % de femmes dans les effectifs, LNA Santé identifie aussi une exposition particulière de ses équipes, car l’aidance est souvent féminine. Depuis début 2025, LNA Santé déploie la formation « Accompagner vos salariés aidants » : une sensibilisation courte et opérationnelle, avec des formats adaptés à chacun – webinaires de 1 h, modules de 3 h 30 pour managers, formations de 7 h pour dirigeants et de 15 h pour salariés aidants –, via son école de formation interne, LNA Formation. Charline Vinet et Corinne Perrin pilotent le programme : « L’objectif est de libérer la parole, d’outiller, de détecter tôt et d’orienter vers les bonnes ressources. » Au-delà de l’interne, l’offre s’ouvre au territoire avec une cartographie des relais (répit, associations, aides, coordination à domicile). En parallèle, une formation managers aide à repérer les signaux faibles, ajuster l’organisation, informer sur les droits et prévenir les ruptures. Après une dizaine d’interventions dans ses établissements et au siège, dont une dédiée aux managers, l’offre s’est ouverte à l’externe au second semestre. Un déploiement mené en partenariat avec Malakoff Humanis, positionnant LNA Santé comme un expert de confiance. « Dès septembre, nos premiers clients, de différents secteurs (banque, fabricant de portails et fenêtres, métallurgie…) ont été accompagnés via nos quatre formats ou en sur-mesure, en présentiel ou à distance. L’accueil est très positif », soulignent Corinne Perrin et Charline Vinet. Au sein de l’entreprise, cette offre complète de formation s’inscrit dans un dispositif global de soutien aux salariés aidants, coconstruit avec les partenaires sociaux de LNA Santé et pensé à 360°. Olivia Eschenbrenner l’Helias, cheffe de projet développement social, conclut : « Notre démarche tient en quatre axes complémentaires : adapter le travail, faciliter le quotidien, épauler les situations les plus critiques et tester pour progresser. » Nos initiatives 1 sur 4 Part des salariés qui seront aidants d’ici 2030 24 % des répondants à une enquête interne (≈ 3 500 personnes interrogées) se déclarent aidants chez LNA Santé 85 % Part de femmes dans les effectifs, population davantage exposée à l’aidance 4 formats de sensibilisation : 1 h, 3 h 30, 7 h et 15 h (équipes, managers , RH) 4
LNA Santé et France Parkinson : un partenariat d’envergure en faveur des personnes atteintes de la maladie de Parkinson La maladie de Parkinson représente un défi de santé publique croissant, touchant plus de 270 000 personnes en France. Avec 27 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année, cette pathologie neuroévolutive est la maladie du cerveau qui connaît la croissance la plus rapide au monde. Face à l’urgence d’une meilleure prise en soin et grâce au partenariat signé en mars 2025 avec l’association France Parkinson, LNA Santé franchit un cap : en 2026, l’intégralité de ses établissements médico-sociaux sera impliquée dans la démarche « PARKOURS ». « PARKOURS », une approche structurante « PARKOURS » est l’aboutissement d’une réflexion engagée dès 2019 entre les deux acteurs, ayant conduit à une première coopération au sein de la Résidence Le Mas de la Côte Bleue (13). De là est né ce dispositif, fondé sur un référentiel rigoureux élaboré par LNA Santé en collaboration avec France Parkinson. Il repose sur une approche structurante de la prise en soin des résidents touchés et intègre les aidants. Il s’articule autour de la montée en compétence de l’ensemble des équipes (professionnels soignants, mais aussi équipes de restauration, d’hôtellerie, etc.) afin d’assurer une meilleure connaissance des spécificités de la maladie. Il a aussi pour objectif de sécuriser le parcours thérapeutique des résidents en adaptant l’organisation. Enfin, il prévoit une prise en charge globale et personnalisée (rééducation, activité physique adaptée [APA], soutien psychologique…). En 2026, LNA Santé prévoit de former l’ensemble de ses professionnels du médico-social. En ce qui concerne ses six établissements* déjà engagés dans la démarche, experts reconnus de la maladie, ils sont désormais positionnés comme établissement « Ressources » sur leur territoire. Leur vocation ? Transmettre, accompagner et soutenir les aidants, et intégrer cette expertise au sein de leur écosystème local. Comme le souligne Amandine Lagarde, directrice générale de l’association France Parkinson : « La portée de l’engagement LNA Santé est inédite. D’une part par sa dimension : c’est la première fois qu’une entreprise engage une telle démarche à une échelle nationale. D’autre part par sa durabilité : il est le fruit des collaborations passées et continue de s’inscrire dans la durée. Il a vocation à s’enrichir autour d’un objectif commun : démontrer qu’il est possible d’accompagner dignement, jusqu’au bout, les personnes atteintes de la maladie de Parkinson au sein des établissements médico-sociaux, en leur assurant expertise, bienveillance et humanité. » * Mas de la Côte Bleue, Résidences les Pléiades, Résidence Les Camélias, Jardins de Leysotte, Ger’Home et Les Nymphéas De gauche à droite : Christophe Boulanger, directeur des opérations médico-sociales LNA Santé, Laure Jouatel, directrice médicale médico-social LNA Santé, Joëlle Etcheverry, directrice Le Mas de la Cote Bleue, Delphine Annequin, directrice parcours et partenariats LNA Santé, Amandine Lagarde, directrice générale France Parkinson, Dr Saïd Attailia, médecin coordonnateur Villa de Rimiez. 5
CAP’R LNA Santé : une recherche qui part du réel et revient au réel Créée en 2018 et rattachée à la direction médicale, la Cellule d’appui à la recherche (CAP’R) de LNA Santé a la particularité de se fonder sur les besoins des établissements. « Tous nos projets promoteurs naissent du terrain. Un professionnel ou une équipe pose une question concrète, puis nous l’aidons à en faire une étude robuste et réalisable », résume Eva Briand, coordinatrice de la CAP’R. La cellule agit sur deux volets. Côté promotion, elle porte les projets nés chez LNA Santé : cadrage scientifique, protocole, dossiers réglementaires, soumission éthique, conduite sur sites, qualité des données, analyse et valorisation. Côté investigation, elle coordonne des recherches avec CHU, partenaires académiques ou industriels. « Notre valeur ajoutée, c’est la chaîne de l’idée à la publication, avec un souci constant d’utilité clinique et d’implantation opérationnelle », poursuit Eva Briand. Les priorités portent sur les interventions non médicamenteuses, les parcours patients innovants et le maintien à domicile, les maladies chroniques et neuroévolutives, mais aussi les conditions de travail des professionnels. La plupart des projets sont multicentriques, pour fiabiliser les résultats et préparer le déploiement. Résidents, patients et aidants participent à la relecture des documents-clés afin d’en améliorer la compréhension et l’acceptabilité. Les soignants sont formés aux bonnes pratiques de recueil et de suivi, et l’équipe CAP’R les accompagne pour ne pas alourdir leur quotidien. La CAP’R s’appuie sur un comité scientifique pluridisciplinaire d’une vingtaine de membres – médecins, paramédicaux, thérapeutes, directions adjointes. « Il permet d’identifier et promouvoir la recherche. Il nous aide à trancher, à trouver l’expert juste et à ouvrir les bonnes portes », souligne Eva Briand. Concrètement, tout part d’un besoin exprimé sur site. L’idée est formalisée, le protocole écrit, les autorisations obtenues, l’information donnée aux résidents et aux familles, puis viennent les inclusions sur la base du volontariat. La CAP’R outille les équipes et sécurise la traçabilité : outils simples intégrés au dossier patient, procédures claires, accompagnement dans la durée. « Nous privilégions les études internes, avec des bénéfices directs : protocoles adaptés aux réalités EHPAD, SMR et HAD, données fiabilisées, déploiements plus rapides et savoirs transférables », insiste Eva Briand. Au final, la CAP’R joue un rôle d’accélérateur très opérationnel. Nos initiatives Équipe CAP’R, de gauche à droite, Eva Briand (coordinatrice des Études cliniques), Salomé Meziani et Claire Bertrand, toutes deux, attachées de recherche clinique. 6
CASC’HAD : piquer moins, mais mieux L’étude CaSC’HAD questionne un geste répété : changer le cathéter sous-cutané tous les quatre à sept jours : « On avait l’intuition qu’on pouvait souvent le laisser plus longtemps, donc piquer moins et mieux », explique Paul Saint-Jean, directeur des soins adjoint au sein de l’HAD Val de Loire, co-investigateur, avec Anatasia Jesop, IPA, spécialisée en oncohématologie. Saisie, la CAP’R ouvre l’accès aux bases scientifiques, cadre la méthodologie de l’étude, précise critères d’inclusion et outils de suivi intégrés au dossier patient, coordonne le choix des dispositifs, obtient les accords industriels et embarque les HAD LNA Santé avec l’appui d’un infirmer et médecin référent. L’étude est lancée. Depuis octobre, place au terrain avec la formation des équipes : une inclusion sur 24 mois, 500 patients attendus, deux bras comparés et une surveillance quotidienne avec une analyse intermédiaire à 12 mois. « C’est un long processus, près de cinq années entre l’idée et les résultats. C’est passionnant, exigeant et très formateur », résume Paul Saint-Jean. L’ambition est claire : piquer moins et mieux, sans risque supplémentaire pour le patient, tout en réduisant l’empreinte matérielle et le coût d’usage si la preuve le confirme. Retours d’expériences tenues civiles : des résulats prometteurs LNA Santé a testé l’idée, dans dix établissements, du remplacement des blouses par des tenues civiles professionnelles. « L’objectif était de réaffirmer l’EHPAD comme lieu de vie et de faire de l’environnement un facilitateur d’accompagnement, notamment pour les personnes vivant avec des maladies neuroévolutives. » « L’expérience tenues civiles s’inscrit dans cette logique », explique le Dr Nolwenn Delarue, médecin coordonnateur référent Sens, porteuse du projet aux Nymphéas. Compatibles avec le soin et protectrices, les tenues sont choisies par les équipes, dans un cadre d’élégance et de praticité. En trois mois, les sites volontaires ont testé le dispositif auprès de 250 résidents ; des questionnaires ont été administrés aux équipes, aux familles et, lorsque possible, aux résidents. « L’évaluation confirme un réel bénéfice sur la qualité de vie des résidents (plaisir dans les activités, interactions sociales…) et une amélioration du score de la dépersonnalisation et d’accomplissement au travail pour les professionnels », souligne Salomé Meziani, attachée de recherche clinique junior à la CAP’R, Cellule d’appui à la recherche LNA Santé, impliquée dans le recueil et la consolidation des données. La cellule d’appui à la recherche mène notamment deux études cliniques en HAD et en EHPAD pour explorer des prises en charge toujours plus adaptées. 7
Le Normandy, un laboratoire d’usage pour l'innovation 3D À Granville, le Normandy fait de l’orthopédie un levier de rééducation globale. Au sein de ce centre expert des appareillages complexes, les professionnels accompagnent au-delà de la prothèse, en reconstruisant des trajectoires de vie avec un soutien médical, fonctionnel, psychologique et des familles pleinement impliquées. En tant que centre expert, il y a huit ans, l’établissement a ouvert ses portes à Erwan Calvier, fondateur de OPR et Vytruve, qui a modernisé la conception des prothèses : scan 3D du membre résiduel, modélisation logicielle, emboiture imprimée en quelques heures. Testée au plus près des patients, la solution a mûri sur site. « Le Normandy, c’est l’établissement des premières. Accueillir ce type d’innovations fait partie de notre ADN », souligne Dr David Forestier, médecin coordonnateur adjoint au pôle locomoteur. Vytruve équipe désormais 20 pays. Trois cliniques d’appareillages ont été créées en Ukraine via le projet Résilience Orthopedics, mené dans le cadre de l’initiative Fonds Ukraine. Depuis le début du conflit, 80 000 Ukrainiens ont subi une amputation. À terme, le Normandy pourrait être sollicité pour former les rééducateurs ukrainiens. Par ailleurs, environ 200 patients par an bénéficient aujourd’hui de la filière numérique. Pour le Dr Forestier, « la modélisation 3D offre une meilleure réactivité. On peut suivre au millimètre l’évolution du moignon ». En parallèle, une voie plus artisanale avec Orthofiga est maintenue. « Cette coexistence nous permet de comparer, d’équilibrer charges et délais et de choisir la meilleure solution selon chaque situation », complète Thomas Hérauville, directeur de la réadaptation. L’appareillage s’inscrit dans un parcours précoce et complet. Dès les premiers jours, le patient est préparé à la marche et à l’usage de la prothèse. Les décisions se prennent en commission pluridisciplinaire (patient, kinésithérapeute, orthoprothésiste, MPR, ergothérapeute) et s’accompagnent d’activité physique adaptée. Tous les adultes à partir de 18 ans peuvent être pris en charge au Normandy ; la décision d’appareiller dépend des capacités fonctionnelles et cognitives. Le suivi est régulier, avec des reprises d’activités pouvant aller jusqu’au sport. « Si l’amputation est traumatique ou au moins très douloureuse pour le patient, elle l’est aussi pour l’entourage. Il ne faut pas négliger la famille. Nous organisons un retour à domicile sécurisé », conclut Thomas Herauville. En accueillant les innovations, Le Normandy consolide une expertise qui rayonne. « Ici, la prothèse n’est pas une fin, mais un moyen au service d’une vie retrouvée. » Projets & actus des établissements Erwan Calvier, P.D.G. Vytruve, entouré d’un patient et des deux professionnels ukrainiens nouvellement formés au métier de prothésiste. Salle de production équipée d’imprimantes permettant la production de 20 prothèses en une nuit. Cette capacité de production et l’impression de nuit permettent d’appareiller un patient très rapidement. 500 professionnels sur deux sites 20 amputés suivis en permanence 300 patients en hospitalisation complète 270 en hôpital de jour 8
Clinique La Brière : un demi-siècle d’expertise en santé mentale À Guérande, la clinique La Brière a fêté ses 50 ans. Depuis sa création en 1975, l’établissement s’impose comme un acteur de la santé mentale, combinant soins spécialisés, technologies innovantes et accompagnement social. Aujourd’hui, il met l’accent sur la personnalisation des parcours et le développement de méthodes thérapeutiques variées. Avec 102 places, dont 67 lits d’hospitalisation complète, 30 en hôpital de jour et 5 de nuit, la clinique réunit 70 professionnels, parmi lesquels 5 psychiatres libéraux. L’équipe combine plusieurs approches psychothérapiques pour ajuster la réponse au profil du patient. La technologie au service du soin Depuis 2015, la clinique utilise la stimulation magnétique transcrânienne, une technique qui agit sur le cortex cérébral grâce à des impulsions magnétiques. « Elle permet de traiter certains troubles psychiatriques sans effet secondaire lourd », précise Éric Gauthier, directeur. L’établissement dispose aussi d’une salle de sismothérapie (aussi appelée électroconvulsivothérapie), une stimulation électrique du cerveau destinée aux dépressions résistantes : le taux de succès atteint jusqu’à 90 %. « C’est une très ancienne technique qui continue de très bien fonctionner sur certaines typologies de patients », explique le Dr Eric Esposito, psychiatre. Une approche globale de la santé mentale Convaincue que le bien-être psychique passe aussi par la prévention, la clinique La Brière a engagé depuis 2023 une démarche « Clinique sans tabac ». « Un patient sur deux en psychiatrie est fumeur, rappelle Valérie Rivoal, psychologue. Notre objectif est d’accompagner sans culpabiliser, en proposant des espaces dédiés et des ateliers collectifs. » De nouveaux défis à relever Face à l’évolution des profils de patients, l’équipe adapte sans cesse ses pratiques. « Nous accueillons de plus en plus de jeunes », observe Soizic Citeau, infirmière. Pour elle comme pour ses collègues, l’enjeu est de concilier l’expérience acquise et les attentes d’une génération en quête de repères. Dans un contexte où la santé mentale a été érigée en grande cause nationale, l’établissement continue d’agir au plus près des besoins des patients. 102 70 5 +8 % médecins spécialistes (hospitalisation complète et de jour) entre 2022 et 2024 pour des besoins liés à la santé mentale 50 ans d'existence places (hospitalisation complète et de jour) de prise en charge Dr Lombard, Dr Susini et Dr Esposito, tous trois psychiatres 9
Avec l’ERI-SP, l’HAD Val de Loire renforce la prise en charge palliative d’urgence Intervenir en moins de 4 heures auprès d’un patient en soins palliatifs à domicile, tel est l’objectif du dispositif Équipe rapide d’intervention en soins palliatifs (ERI-SP), expérimenté depuis février 2025 par l’HAD Val de Loire dans le cadre d’un appel à projet de l’ARS Centre-Val de Loire. L’ERI-SP permet d’apporter une réponse immédiate à une demande de prise en charge d’un symptôme aigu d’inconfort – douleur, détresse respiratoire, hémorragie, etc. – chez un patient souhaitant rester à domicile ou en EHPAD. À la demande d’un médecin (traitant, coordonnateur d’établissement, SAMU…), un binôme dédié médecin-infirmier se mobilise et intervient avec pour mission de stabiliser la situation et de permettre au patient de rester à son domicile. Des résultats probants sur le terrain Les chiffres sont parlants : en 7 mois, soit 170 jours ouvrés, 192 interventions ont été réalisées, avec un délai moyen d’intervention de 1 h 33. Parmi elles, 134 en EHPAD (70 %), et 57 à domicile (30 %). Après l’intervention, la durée moyenne d’hospitalisation en HAD s’établit à un peu plus de 6 jours. Ces résultats témoignent de la structuration d’une véritable organisation d’urgence palliative, pensée pour répondre aux besoins du terrain. L’équipe est composée de 6 médecins et de 3 à 4 infirmières formées en soins palliatifs, et intervient en rotation du lundi au vendredi. Elle dispose d’une voiture dédiée équipée d’un large panel de matériel technique et adapté : injectables sécurisés, pompes électroniques morphiniques, oxygène, sondes d’aspiration… permettant une prise en charge qualitative et adaptée au profil du patient. « Ce dispositif s’inscrit dans une logique plus large : éviter les hospitalisations non nécessaires, renforcer le lien entre l’hôpital, la ville et les EHPAD, et mieux anticiper les situations palliatives », souligne le Dr Nicolas De Vial, médecin praticien à l’HAD Val de Loire. Pour le Dr Valérie Duchêne, également médecin praticien à l’HAD Val de Loire : « L’ERI-SP permet d’intervenir tôt, de soulager, de stabiliser et de préserver le cadre de vie du patient. » « Les soins palliatifs ne concernent pas seulement les derniers jours de vie, mais toute personne atteinte d’une maladie grave et incurable », complète-t-elle. En moins d’un an, l’expérimentation prouve sa pertinence : réactivité, coordination fluide, soutien aux aidants et maintien à domicile sécurisé. Une dynamique territoriale forte au service des patients et de leurs proches. HAD Loir-et-Cher : une porte d’entrée alternative aux urgences Depuis 2023, l’HAD (hôpital à domicile) Loir-et-Cher participe à une expérimentation financée par l’Agence régionale de santé Centre-Val de Loire. L’objectif : éviter aux patients fragiles, polypathologiques ou en soins palliatifs un passage souvent délétère par les urgences, grâce à une évaluation médicale directement à domicile. Lorsqu’un appel arrive au SAMU (15), le médecin régulateur peut solliciter l’HAD si le patient répond à certains critères précis : risque de perte d’autonomie, absence de médecin traitant disponible ou besoin d’un accompagnement palliatif. « Notre équipe peut être appelée du lundi au vendredi sur un numéro dédié. L’infirmière de coordination prend l’appel et en réfère au médecin praticien d’HAD, qui décide de la conduite à tenir », explique Laetitia Philogone, infirmière de liaison à l’HAD Loir-et-Cher. Selon la situation, l’HAD assure une régulation téléphonique approfondie ou dépêche sur place un binôme médecin-infirmier équipé pour un examen complet. Une alternative efficace et de plus en plus reconnue Les résultats sont significatifs : 121 interventions ont été réalisées en 2024, contre 39 en 2023, et 54 patients ont ensuite été pris en charge en hospitalisation à domicile. « Plus les médecins régulateurs nous connaissent, plus ils font appel à nous », se réjouit Laure Jacques-FélixAlexandre, directrice de l’HAD Loir-et-Cher. Sur l’ensemble de la région, 220 patients ont bénéficié du dispositif SAMU-HAD, dont une majorité âgée de plus de 75 ans. Trois patients par jour peuvent être pris en charge dans chaque établissement, du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h. Une initiative qui illustre pleinement la capacité de l’HAD à désengorger les urgences tout en renforçant la continuité des soins de proximité. Projets & actus des établissements 10
Télé-MED : la continuité des soins en pratique En EHPAD, les consultations externes sont source de fatigue, voire de désorientation, pour les résidents âgés fragiles. De plus, les hospitalisations mobilisent des soignants et encombrent des urgences déjà sous tension. Or, beaucoup de situations cliniques ne nécessitent pas de sortir le patient de sa chambre. C’est pourquoi, LNA Santé a développé une offre interne à l’entreprise, « Télé-MED » : délivrer le bon soin, au bon moment, au bon endroit, avec la même exigence qu’en présentiel, sans le transport. Deux usages dominent : la téléconsultation, qui met en lien à distance le médecin et le résident avec un soignant au chevet, et la téléexpertise, un échange entre professionnels pour affiner diagnostic et traitement. « Il faut réserver le présentiel aux situations qui l’exigent et mobiliser le distanciel pour tout ce qui peut l’être en sécurité », résume le Dr Ségolène Puechlong, médecin de l’équipe d’astreinte Télé-MED. Une offre née d’un double constat : des résidents plus fragiles et une pénurie médicale dans certains territoires. « Avec Isabelle Hauger, médecin référent Télémédecine, nous voulions mobiliser nos ressources internes avec une téléconsultation clinique intraentreprise. Avec à la clé des décisions plus rapides, tracées et partageables sur le DPI », précise Dr Laure Jouatel, directrice médicale médico-social. Le service fonctionne sur des plages sanctuarisées avec une équipe de trois médecins généralistes expérimentés en gériatrie et en télémédecine. Un soignant référent accompagne la téléconsultation et prépare en amont les éléments utiles. « Atout décisif : les médecins d’astreinte accèdent directement au dossier médical informatisé et y saisissent observations et prescriptions », précise Ségolène Puechlong. Télé-MED inspire : plusieurs groupes du secteur ont demandé à étudier le modèle. En Sarthe, où la pénurie médicale pèse, l’EHPAD Le Monthéard en a fait un réflexe d’organisation. « Nous sommes de gros utilisateurs. On l’active surtout en l’absence du médecin… Les équipes ne se verraient pas faire sans », explique Audrey Blin, directrice. Côté familles, la rapidité d’un avis sans déplacer leur proche rassure. Demain, deux extensions majeures se préparent : la couverture du week-end pour sécuriser retours d’hospitalisation et épisodes aigus, puis l’ouverture de créneaux dédiés sur trois besoins remontés du terrain : soins palliatifs, plaies chroniques, troubles du comportement. « Nous travaillons aussi, avec Isabelle Hauger et Ségolene Puechlong, à la démocratisation de l’outil, à l’amélioration du réseau et à une montée en puissance de la télécoordination avec les spécialistes LNA Santé », projette Laure Jouatel. 11
Quatre jours à Rome 46 résidents et des souvenirs uniques Rome ? Quatre jours de découvertes, du 12 au 15 mai 2025, de liens et d’émotions pour 46 résidents venus de 19 établissements de France et de Belgique. Préparé pendant 18 mois et accompagné par des professionnels des sites et du siège social, ce voyage a réuni à Rome des résidents âgés, parfois en fauteuil, et des équipes mobilisées pour un séjour aussi sûr que joyeux. L’idée a germé à l’aube sur un quai de gare, au retour d’un précédent voyage à Lourdes, avant de s’imposer : Rome, ses jardins, ses places, ses églises, ses panoramas, et une logistique compatible avec la grande dépendance. Au programme : Villa Borghese et city-tour, immersion dans le centre historique Panthéon, Trévi, Navona, puis Vatican avec visite de la basilique Saint-Pierre et passage de la Porte Sainte. « C’est la première fois que je prends l’avion, je ne pensais pas que ce serait possible à mon âge », sourit Dominique B., résident de la Villa Éléonore. Au-delà des cartes postales, l’ambition était claire : créer des passerelles humaines entre résidents, soignants et encadrants. Quentin, aide-soignant à la Villa Océane, confie : « Ces quatre jours resteront gravés comme une expérience humaine et professionnelle inoubliable. » Projets & actus des établissements Une belle complicité entre les participants soignants et non soignants autour des résidents. 12
13 La réussite a tenu aussi à une préparation millimétrée : encadrement renforcé, matériel adapté, points de repos identifiés, coordination médicale continue, suivi hydratation et protection solaire, repas et traitements anticipés, procédures d’évacuation testées, contacts de secours validés. « Le niveau de préparation des soins et le suivi malgré les imprévus ont été déterminants », souligne le Dr Ségolène Puechlong, médecin prescripteur. Chaque trajet a été cadencé, chaque site repéré, chaque fauteuil protégé, chaque pause pensée pour éviter la fatigue inutile et préserver le plaisir. Ce séjour s’inscrit pleinement dans la démarche « SENS » engagée par LNA Santé depuis 2018 : mieux accompagner les personnes vivant avec des maladies neuroévolutives en combinant montée en compétences des équipes et interventions non médicamenteuses pour améliorer la qualité de vie globale. En ce sens, Rome n’est pas qu’une destination, c’est un levier thérapeutique doux qui mobilise mémoire, attention, motricité, relations sociales et plaisir, autant de dimensions que la démarche SENS encourage au quotidien. Côté organisation, l’initiative a fédéré une chaîne d’acteurs, du siège social aux établissements, en passant par les partenaires transports et hébergements. « Même si le défi est de taille, car les résidents sont pour la plupart âgés et certains ne se déplacent qu’en fauteuil, ce voyage est un moment exceptionnel. Hors de l’institution, nous partageons trajets et découvertes, nous tissons des liens privilégiés », explique Julie Lavigne, directrice des Jardins de Leysotte, qui a contribué au pilotage opérationnel. Son témoignage illustre la force d’un collectif qui pense chaque détail du parcours pour en faire une parenthèse pleinement vivable. Les familles, tenues informées, ont suivi le séjour presque en direct, photos et messages à l’appui, renforçant la confiance et la fierté de tous. Pour les équipes, le voyage a joué comme un accélérateur d’appropriation : protocoles révisés, réflexes de prévention consolidés, coopération renforcée entre métiers, capacité à décider au bon moment et au bon endroit. Pour les résidents, des bénéfices concrets ont été observés : appétit retrouvé, sommeil apaisé, conversations plus longues, sourire plus présent. Pour les familles, le séjour a offert des histoires à raconter, des images à partager, une preuve tangible que le grand âge peut encore rimer avec projet, plaisir et horizons nouveaux. Prendre soin des patients et de ceux qui les accompagnent passe aussi par ce type d’expérience qui donne du sens au travail, nourrit la motivation, fidélise les équipes et crée un climat de confiance. Cindy Cauvet, directrice de la résidence les Camélias aux côtés d’un résident, d’une maitresse de maison et d’un résident accompagné de son frère, proche-aidant. «Le voyage devient une médiation : on marche un peu, on parle beaucoup, on rit davantage, on se réassure ensemble.»
L’HAD Loiret renforce son maillage territorial et inaugure son site de Montargis L’hôpital à domicile (HAD) Loiret poursuit son développement au service des patients avec l’ouverture de ses nouveaux locaux à Amilly. Ce site moderne marque une nouvelle étape dans le renforcement de l’offre de soins à domicile sur le territoire, en soutenant la montée en puissance des équipes et l’amélioration continue des conditions de travail. Des implantations structurantes pour le département Cette nouvelle implantation vient compléter celle d’Ardon, inaugurée en 2024, confirmant la dynamique d’évolution de l’HAD Loiret. Le site d’Amilly, situé au cœur du centre est du département, permet d’assurer une couverture de proximité auprès des patients et des partenaires de santé locaux. Conçus pour favoriser la coordination des équipes et le développement de nouvelles prises en charge, ces locaux traduisent la volonté de renforcer la réactivité et la complémentarité des deux sites. « Un an après l’ouverture du site d’Ardon, cette nouvelle étape illustre notre engagement et notre volonté de répondre aux besoins croissants de soins de proximité dans tout le département, en particulier dans les zones rurales. C’est l’affirmation d’un projet collectif, au service des patients et de leurs proches, porté par des valeurs fortes : innovation, proximité, solidarité et qualité des soins, pour soigner autrement, soigner ensemble, soigner chez soi », souligne Virginie Maslard, directrice déléguée de l’HAD Loiret, site d’Amilly. Un acteur-clé du parcours de santé Fort d’un ancrage territorial solide, l’HAD Loiret couvre un large bassin de population et dépasse le taux de recours ministériel, témoignant de son rôle central dans l’accès aux soins. Un tiers des interventions concerne les soins palliatifs, les pansements complexes et la prise en charge de la douleur. L’établissement développe également de nouvelles expertises en lien avec l’ARS, comme la chimiothérapie, la réadaptation, les soins non programmés ou la transfusion. Soutenue par une équipe pluridisciplinaire, l’HAD Loiret agit en lien étroit avec le CHU d’Orléans, le CHAM, le Pôle santé Oréliance, les EHPAD et les professionnels de santé libéraux. Une organisation agile et humaine, au service d’un objectif commun : offrir à chaque patient un parcours de soins fluide, personnalisé et de proximité. Nos projets Immo 6,2 millions d'euros 110 40 pris en charge chaque jour pour la zone de Montargis pour 100 000 habitants d’investissement par LNA Santé patients patients 200 professionnels au sein de l’HAD Loiret Pose de la première pierre à la clinique Saint-Roch La clinique Saint-Roch engage un ambitieux projet d’extension et de rénovation qui sera livré progressivement entre 2027 et 2029. Sa surface passera de 13 000 à 22 000 m² pour accueillir un pôle chirurgical modernisé, un service d’imagerie avec scanner et IRM, un plateau de rééducation et un espace dédié à la douleur. « Ce projet prépare l’avenir de notre établissement et du territoire », souligne Youcef Amara, directeur. 1plateau technique de 1 300 m2 80 c’est le montant de l’investissement apporté par LNA Santé millions d'euros 87 supplémentaires lits et places Taux de recours de 14
Ouverture des Jardins de l’Ourcq à Meaux Ouverte le 25 juin dernier, la résidence Les Jardins de l’Ourcq s’inscrit au cœur du Pôle de santé de Meaux. L’établissement vient renforcer l’offre médico-sociale du nord de la Seine-et-Marne et fluidifier les parcours en lien avec le GHEF. L’établissement accueille 154 résidents au sein de 6 unités de vie, dont 2 unités protégées dédiées aux maladies neuroévolutives. Un PASA (Pôle d’activités et de soins adaptés) de 14 places a ouvert en septembre. Le site dispose d’espaces pensés comme un lieu de vie, des jardins par unité, trois restaurants, des salons, un salon de coiffure et des équipements médicaux. Les chambres, toutes individuelles, vont de 21 à 33 m2 et disposent d’une salle de bains. Les Jardins de l’Ourcq posent ainsi un cadre moderne, chaleureux et sécurisé, conçu pour les résidents et les professionnels soignants. Le nouvel établissement a nécessité près de deux ans de travaux et représenté 30 millions d’euros d’investissement. Portée par une équipe pluridisciplinaire dirigée par Mérouane Mele, la résidence a été inaugurée le 29 septembre. « Par l’alliance de soins techniques, d’un cadre de vie de qualité et d’une approche centrée sur la personne, la résidence Les Jardins de l’Ourcq s’affirme comme un acteur de référence du médico-social », souligne Franck Texier, directeur du Pôle de santé de Meaux. «Avec cette ouverture, LNA Santé et le GHEF franchissent une étape clé de leur partenariat au service des Meldois et de la Seine-et-Marne. » 30 millions d'euros d’investissement 6unités de vie 154 lits 1(Pôle d'Activités et de Soins Adaptés) PASA Franck Texier, directeur du Pôle de santé de Meaux. 15
Nos talents Directrice de la publication : Marie-Laure Levêque • Réalisation : Phenix Studio • Photos : LNA Santé, Franck Gallen, Angel Bena, Vytruve • Imprimé en France sur papier FSC et Nordic Swan, par Loire impression, imprimeur certifié Imprim'Vert et ISO 1001 à Distré. Ce document a été élaboré dans une démarche rigoureuse afin de réduire son impact environnemental. La sélection des fournisseurs (papier, encres et impression) nous permet d'obtenir un bilan carbone estimé de 124g CO2 équivalent à l'exemplaire soit 101 recherches sur le web. LNA Santé et Compani innovent, avec la VAE inversée dans le médico-social LNA Santé s’engage dans une démarche novatrice de formation avec la validation des acquis de l’expérience (VAE) inversée, en partenariat avec Compani, organisme d’accompagnement et de formation. Cette expérimentation, inscrite dans la réforme nationale de la VAE initiée par le ministère du Travail en 2024, vise à former directement sur le poste de travail des professionnels souhaitant obtenir le diplôme d’aide-soignant (AS). Une expérimentation ambitieuse et structurée Lancée en septembre 2024, l’initiative de LNA Santé a déjà permis à 35 professionnels issus de 13 établissements de rejoindre le dispositif, avec 10 nouveaux candidats attendus prochainement. Destiné principalement aux auxiliaires de vie en poste ou nouvellement recrutés, il permet d’acquérir les compétences nécessaires au diplôme tout en restant intégré à l’établissement. LNA Santé prévoit de prolonger l’expérimentation jusqu’en 2026, avec la volonté de contribuer à sa généralisation au niveau national. Un parcours d’apprentissage intégré et collectif Le parcours de formation s’étend sur 21 mois et associe apprentissage pratique, apports théoriques et accompagnement personnalisé. Pendant 18 mois, les apprenants suivent une action de formation en situation de travail (AFEST), complétée par des modules d’e-learning et des séances de réflexivité encadrées par un coach, avant trois mois de préparation à la VAE. Ce dispositif se distingue par son approche collective et un accompagnement tripartite : • le tuteur (aide-soignant ou infirmier de l’établissement), formé par Compani, encadre les apprentissages à travers 27 situations de travail apprenantes ; • le coach Compani (coach professionnel ou ancien soignant) assure un suivi hebdomadaire. Il aide l’apprenant à questionner sur sa posture et sa pratique puis soutient la rédaction du dossier VAE ; • l’architecte de parcours, de profil infirmier, évalue la progression tous les trois mois. Cette formation ancrée dans la pratique quotidienne permet de lever les freins rencontrés dans la VAE classique : isolement, lourdeur administrative ou caractère trop scolaire. L’entrée est possible toute l’année et les premiers résultats témoignent d’un impact très positif. Une étape-clé dans le travail de fond mené par LNA Santé pour accompagner l’accès au diplôme et proposer des parcours professionnels permettant de se projeter durablement dans l’entreprise. Caroline, auxiliaire de vie, résidence Villa Bourgailh, dans le dispositif depuis janvier 2025 : Pour moi, ce qui est rassurant dans ce dispositif c’est qu’il me permet de pratiquer le métier sur le terrain et d’enrichir ma pratique en étant accompagnée par des collègues et un coach. J’ai aussi le temps d’améliorer mon français et de développer mes connaissances en vocabulaire médical. Bref, progresser pour améliorer ma pratique au quotidien auprès des personnes âgées et pouvoir obtenir un diplôme reconnu à la fin, c’est très motivant pour poursuivre dans ce métier !
SUPPLÉMENT LE MAG #19 # 19 | JANVIER 2026 Au cœur des territoires, la transformation des établissements de santé
Introduction En tant qu’acteur global de santé, nous évoluons dans un secteur réglementé, et nos activités sont particulièrement sensibles au contexte politique et législatif. L’absence de vision durable des politiques publiques en matière de santé et l’instabilité gouvernementale actuelle conduisent à des situations délétères en termes de financement et à un immobilisme sans précédent. Malgré ces aléas, nous maintenons le cap de la transformation de nos établissements et de nos offres de soins, grâce à nos fondamentaux robustes : une vision à long terme, un développement maîtrisé et une stratégie de diversification vertueuse. Ensuite, forte d’une volonté de coopération étroite avec les autorités publiques et d’une capacité à élaborer des réponses concrètes aux besoins de santé des territoires, notre entreprise a développé depuis 35 ans une expertise unique en matière de transformation et d’innovation. Ces savoir-faire de mieux en mieux reconnus reposent sur une culture entrepreneuriale qui entraîne notre collectif pluridisciplinaire de professionnels à s’engager pour améliorer l’offre de services, dans une démarche d’intérêt général. Vision partagée, partenariat, idéation multi-expertises appuyée par une solide ingénierie de modélisation, capacité d’apprentissage, etc. sont les leviers puissants de notre modèle de transformation. Enfin, cette transformation ne pourrait se concrétiser sans le soutien et la contribution des patients, des résidents et des proches aidants. Elle nécessite plus que jamais la confiance et la mobilisation, au service des projets, de tout l’écosystème de santé, incluant les autorités, les financeurs publics et privés, les prêteurs et les investisseurs, ainsi que de toutes les communautés de partenaires, dont les fournisseurs, les bailleurs et les acteurs du territoire. Comment pourrait-il en être autrement lorsque nous initions des programmes d’une dimension aussi engageante dans la durée (5 à 10 ans parfois), de compétences (des dizaines de métiers), d’investissements (jusqu’à une centaine de millions d’euros) ? Ainsi, face aux enjeux massifs de santé publique et aux défis environnementaux, technologiques, sociétaux, etc. nous sommes pleinement mobilisés et nous apportons notre contribution au débat public. Ce faisant, nous sommes aussi vigilants à ce que les pouvoirs publics reconnaissent et accompagnent ces efforts de transformation. En favorisant la coopération, de manière transversale et décloisonnée, ainsi que l’ouverture vers l’extérieur, LNA Santé entend continuer à s’impliquer pour que toutes les énergies positives se nourrissent les unes les autres et dessinent une trajectoire de progrès. Willy Siret, Directeur général, et Damien Billard, Directeur général délégué finances Cette transformation nécessite plus que jamais la confiance et la mobilisation, au service des projets, de tout l’écosystème de santé, incluant les autorités, les financeurs publics et privés, les prêteurs et les investisseurs, ainsi que de toutes les communautés de partenaires, dont les fournisseurs, les bailleurs et les acteurs du territoire. 2 LE DOSSIER Au cœur des territoires, la transformation des établissements de santé
Le chemin parcouru ces dernières années en termes de transformation de nos établissements sanitaires et de nos offres de soins est très conséquent. Le pôle de santé de Meaux (page 11), la maison de santé d’Épinay (page 10) en sont deux belles illustrations et de vastes chantiers nous attendent encore, comme celui du Cap Ouest (page 9). La place croissante de l’hospitalisation à domicile (HAD) est aussi un tournant décisif pris par LNA Santé en faveur d’un mode de prise en charge amené à devenir un maillon essentiel du parcours patient. Mais les conditions pour investir et l’environnement dans lequel nous évoluons sont de plus en plus contraints. La réforme de la tarification SMR et la raréfaction des finances publiques destinées au secteur privé exercent une pression significative sur notre modèle médico-économique. L’environnement réglementaire et normatif français et européen s’est alourdi et crée une complexification sans précédent, à l’encontre de l’agilité et de la réactivité du modèle entrepreneurial qui est le nôtre. Pour autant, nous disposons de nombreux atouts, notamment la stabilité de notre gouvernance et la planification maîtrisée et sécurisée de nos investissements. Le savoir-faire de nos professionnels est également un maillon essentiel pour réussir : continuer à les fidéliser, recruter et embarquer de nouvelles générations de soignants, de médecins, etc. répertoriés « en tension »). Transformations organisationnelles et managériales seront, elles aussi, déterminantes pour l’avenir. Enfin, poursuivre la transformation passe d’ores et déjà pour nous par l’intégration de mutations majeures, comme celle de l’IA ou des enjeux de la relation avec le patient. Aujourd’hui, deux tiers des résidents pris en soin par LNA Santé présentent des troubles cognitifs. Ces chiffres sont à mettre en perspective avec les prévisions démographiques : d’ici 2052, la France comptera 5 millions de seniors (+ 27 % par rapport à 2021), avec 2,8 millions de personnes en perte d’autonomie (source INSEE). Face à ce « tsunami démographique », nous avons déjà amorcé et prévoyons d’accélérer la transformation de l’offre de soins de nos EHPAD. Sur chaque territoire notre ambition est claire : permettre aux résidents et à leurs proches aidants de bénéficier d’une offre élargie et diversifiée. Nous allons donc poursuivre le développement des alternatives à l’hébergement complet : accueil de jour (déjà présent dans 40 % de nos EHPAD), hébergement temporaire ou plateformes de répit (pour les aidants). Par ailleurs, depuis 2012, avec le développement de nos EHPAD « Confort », nous avons su proposer une solution adaptée à une large partie de la population, alliant qualité d’accompagnement et accessibilité tarifaire, indispensable dans le contexte actuel. Nous souhaitons aussi renforcer notre positionnement sur le dispositif « Centre de ressources territorial », forts des expertises de nos professionnels. Ainsi, demain, nos établissements se renforceront en tant que lieu de vie, inscrits dans leur trajectoire vers plus d’ouverture et vers plus d’expertises. Ils deviendront « Centre du bien vieillir ». Notre expérience de la transformation de l’offre de soins couplée à notre expertise historique de la transformation immobilière sont autant d’atouts pour poursuivre notre développement et contribuer à la restructuration et à la modernisation des EHPAD en France. Regards croisés Christophe Coquelin, Directeur des opérations secteur sanitaire, LNA Santé Christophe Boulanger Directeur des opérations secteur médico-social, LNA Santé 3
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