CASC’HAD : piquer moins, mais mieux L’étude CaSC’HAD questionne un geste répété : changer le cathéter sous-cutané tous les quatre à sept jours : « On avait l’intuition qu’on pouvait souvent le laisser plus longtemps, donc piquer moins et mieux », explique Paul Saint-Jean, directeur des soins adjoint au sein de l’HAD Val de Loire, co-investigateur, avec Anatasia Jesop, IPA, spécialisée en oncohématologie. Saisie, la CAP’R ouvre l’accès aux bases scientifiques, cadre la méthodologie de l’étude, précise critères d’inclusion et outils de suivi intégrés au dossier patient, coordonne le choix des dispositifs, obtient les accords industriels et embarque les HAD LNA Santé avec l’appui d’un infirmer et médecin référent. L’étude est lancée. Depuis octobre, place au terrain avec la formation des équipes : une inclusion sur 24 mois, 500 patients attendus, deux bras comparés et une surveillance quotidienne avec une analyse intermédiaire à 12 mois. « C’est un long processus, près de cinq années entre l’idée et les résultats. C’est passionnant, exigeant et très formateur », résume Paul Saint-Jean. L’ambition est claire : piquer moins et mieux, sans risque supplémentaire pour le patient, tout en réduisant l’empreinte matérielle et le coût d’usage si la preuve le confirme. Retours d’expériences tenues civiles : des résulats prometteurs LNA Santé a testé l’idée, dans dix établissements, du remplacement des blouses par des tenues civiles professionnelles. « L’objectif était de réaffirmer l’EHPAD comme lieu de vie et de faire de l’environnement un facilitateur d’accompagnement, notamment pour les personnes vivant avec des maladies neuroévolutives. » « L’expérience tenues civiles s’inscrit dans cette logique », explique le Dr Nolwenn Delarue, médecin coordonnateur référent Sens, porteuse du projet aux Nymphéas. Compatibles avec le soin et protectrices, les tenues sont choisies par les équipes, dans un cadre d’élégance et de praticité. En trois mois, les sites volontaires ont testé le dispositif auprès de 250 résidents ; des questionnaires ont été administrés aux équipes, aux familles et, lorsque possible, aux résidents. « L’évaluation confirme un réel bénéfice sur la qualité de vie des résidents (plaisir dans les activités, interactions sociales…) et une amélioration du score de la dépersonnalisation et d’accomplissement au travail pour les professionnels », souligne Salomé Meziani, attachée de recherche clinique junior à la CAP’R, Cellule d’appui à la recherche LNA Santé, impliquée dans le recueil et la consolidation des données. La cellule d’appui à la recherche mène notamment deux études cliniques en HAD et en EHPAD pour explorer des prises en charge toujours plus adaptées. 7
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