#15 | Janvier 2023 Soigner et prendre soin Nos initiatives • Implants de neurostimulateurs médullaires et rééducation robotisée à la Clinique Saint-Roch • RésidencesGer’HomeetMasde laCôteBleue : lesnouveaux enjeuxde l’accueil de jour Ledossier détachable Fairede l’intervention nonmédicamenteuse une proposition incontournabledesoin
2 4 Nos initiatives • L'intégration : prendre soin des nouveaux arrivants 6 Ancrage territorial • La nouvelle Plateforme RH 17 : changer de regard sur nos métiers • Ehpad et hôpitaux main dans la main • LNA Santé renforce son ancrage dans le 77 avec la reprise d’une seconde HAD 8 Initiatives et actus des établissements • Prothèses imprimées en 3D au Normandy • Implants de neurostimulateurs médullaires et rééducation robotisée à la Clinique Saint-Roch • Résidences Ger’Home et Mas de la Côte Bleue : les nouveaux enjeux de l’accueil de jour • Un voyage à Lourdes inter-établissements • Nouveau PASA à la résidence Marconi 15 Nos projets immo • Un nouvel établissement en Gironde en 2023 • Focus sur la conception de l’architecture intérieure • Le Pôle de Santé de Serris fait peau neuve ! 16 Nos talents • QVT 2.0 –MyLNA, l’appli des équipes LNA Santé Le Dossier détachable en partie centrale : Faire de l’intervention nonmédicamenteuse une proposition incontournable de soin Sommaire Fairede l’interventionnonmédicamenteuse unepropositionincontournabledesoin Chiffres clés projets de recherche sur les INM lancés par le Pôle recherche LNA Santé 4 Définition INM « Intervention non pharmacologique, ciblée et non invasive, fondée sur des données probantes » Congrès sur les bonnes pratiques des INM en oncologie, NPIS Satellite, Ministère de la Santé 1er nouveaux métiers 100 Plus de dans la prévention, le soin et le service à la personne** Décembre 2021 Plan de développement des médecines traditionnelles de l’OMS 2014 > 2023 Sujet intégré dans la Stratégie nationale de santé et dans Ma Santé 2022 2018 > 2022 Création d’une société savante qui rassemble les experts nationaux sur le sujet : la NonPharmacological Interventions Society (NPIS) - 250 adhérents 2021 3 détaillées dans le guide INM LNA Santé : cognitive, motrice et psycho-sensorielle approches INM Photo de couverture : espace réminiscence au sein de la résidence Le Verger de Vincennes (94). ** données NPIS
3 L’avenir, pour LNA Santé, se construit dans la continuité de son histoire d’entreprise. Le dossier du Mag#15, consacré aux interventions non médicamenteuses (INM), illustre l’évolution permanente de notre expertise de plus de 30 ans auprès des personnes atteintes de maladies neuro-évolutives. Sur la base d’une réflexion collective et pluridisciplinaire pour rendre nos pratiques plus robustes, toutes les INM déployées dans nos établissements ont été recensées et harmonisées pour les diffuser à l’ensemble des professionnels. Vous découvrirez, au travers de nombreux témoignages, comment la démarche Sens s’appuie sur un terreau d’expériences pragmatiques et concrètes et s’invite sur le « terrain de jeu » de notre Pôle recherche. « Soigner et Prendre soin » des résidents, des patients et des professionnels n’est pas une simple signature mais la promesse qui nous engage dans la voie de l’amélioration permanente, du désir d’innover et d’imaginer de nouvelles perspectives. L’impression en 3D de prothèses pour appareiller les patients ou l’implant de neurostimulateurs médullaires pour soulager leur douleur démontrent combien l’innovation technologique devient un allié incontournable de l’évolution des prises en soin. L’innovation est aussi organisationnelle quand il s’agit de développer un PASA pour améliorer la qualité de vie globale du résident, atténuer les comportements troublés, stimuler spécifiquement les capacités cognitives et motrices résiduelles, maintenir le lien social et enfin, redonner du sens au travail de nos professionnels. Comme tout acteur du secteur de la santé, nous n’échappons pas au « désamour » des professionnels pour les métiers du soin et de l’accompagnement, rudement mis à l’épreuve face aux vagues successives d’épidémies et ce, dans un fort contexte de tension des recrutements. Améliorer la qualité de vie au travail est un axe fort du projet LNA Santé, tout d’abord grâce à des établissements systématiquement neufs ou restructurés, et équipés de matériels performants, mais aussi grâce aux initiatives envers les nouveaux arrivants. Notre objectif : que chaque nouvel arrivant, dans chaque établissement et au siège, se sente attendu, accueilli et accompagné durablement dans sa prise de poste. Si vous êtes des habitués de la lecture du Mag, il ne vous aura pas échappé combien nos équipes rivalisent d’inventivité et de créativité pour sublimer la vie sociale et culturelle des résidents. L’année 2022 restera marquée par un voyage à Lourdes, ouvert à tous. Grâce à leurs retours, les participants nous font vivre leurs péripéties, percevoir l’intensité de leurs émotions et l’immense fraternité qui les a rassemblés autour d’un objectif commun : « dépasser ses limites et vivre son rêve ». À l’aune d’un grand débat autour de la refondation du système de santé, nous sommes prêts à relever le défi d’une société en pleine mutation. Privilégions l’intelligence collective plutôt que l’opposition, réconcilions les générations dans ce qu’il y a de plus beau à tout âge, faisons l’éloge de la nuance pour animer des débats constructifs, bâtissons sur le temps long ! Nous vous souhaitons une année lumineuse et apaisée. Édito PAR WILLY SIRET, DIRECTEUR GÉNÉRAL « Demain ne sera pas comme hier. Il sera nouveau et dépendra de nous. Il est moins à découvrir qu’à inventer. » G. Berger Cette citation illustre bien la philosophie qui nous anime au moment d’entamer cette nouvelle année. Le climat actuel n’est pas au beau fixe, la tempête fait gîter quelque peu le navire. Pour autant, notre état d’esprit reste résolument positif, tourné vers l’avenir et aux possibilités qu’offrent les temps de crise.
4 Nos initiatives L’intégration : prendre soin desnouveaux arrivants En 2022, nous avons franchi un cap exigeant dans la façon d’intégrer nos nouveaux collègues. Notre objectif ? Que chaque nouvel arrivant, dans chaque établissement et au siège, se sente attendu, accueilli et accompagné dans sa prise de poste chez LNA Santé. « Avant le premier jour, le jour J, le 1er mois, le 1er trimestre, la 1re année », autant d’étapes importantes qui sont jalonnées par des marqueurs forts systématiquement mis en œuvre tels que : • une période en binôme pour suivre un collègue dans son quotidien et mieux appréhender mon poste ; • un parrain/une marraine qui me guide au sein de l’établissement et m’aide à m’intégrer dans le collectif ; • des temps d’échanges individuels avec d’autres métiers et un temps collectif dédié aux nouveaux arrivants. L'application mobile MyLNA, dédiée aux équipes permet aussi aux nouveaux arrivants d’accéder à de nombreuses informations et actualités ainsi qu’à des outils utiles au quotidien. Juliette Lefèvre, DRH témoigne de l’intérêt de cette démarche : On n’oublie jamais son premier jour dans unnouveau job. Si l’expérience est positive voire exceptionnelle, elle devient un facteur très fort d’engagement mais aussi d’attractivité. L’inverse est vrai aussi d’ailleurs. Chez LNA Santé, nous avons décidé de systématiser des marqueurs d’intégration pour faire clairement la différence. Le déploiement s’est généralisé à tous les établissements et au siège depuis cet été, nous en constatons déjà les effets positifs. « On n’oublie jamais son premier jour dans un nouveau job. »
5 Notreparcoursd’intégration Florent - IDE Ehpad La Chézalière (44) Arrivé enmars 2022 Parlez-nous de votre arrivée chez LNA Santé ? Florent : ‘‘Tout était prêt dès mon premier jour. Il y avait même mon nom sur mon casier et sur la porte du poste infirmier. J’ai vraiment senti que j’étais attendu. J’ai aussi pu passer deux jours en binôme avec l’infirmière que j’allais remplacer. Elle a pu tout m’expliquer et même me donner ses petites astuces pour me familiariser avec les résidents en fonction de leurs routines et préférences.’’ Océane : ‘‘J’ai euunaccueil trèschaleureux par l’équipe et bénéficié d’un parcours pour rencontrer les personnes d’autres services avec lesquelles j’allais avoir des interactions dans mon travail. Ils m’ont expliqué leur rôle chez LNA Santé. J’ai aussi vécu une immersion à la Villa des Poètes à Marseille. Un moment très fort pour moi qui a renforcé mon envie de travailler dans notre secteur et d’être en support des établissements.‘‘ Sindy : ‘‘J’ai reçu un e-mail de bienvenue avant même d’être arrivée et dès ma première journée on m’a remis mon contrat, présenté l’établissement, l’organigramme et tous nos outils. Ma marraine qui est mon binôme d’équipe était disponible pour répondre à toutes mes questions. La Direction de l’établissement a aussi emmené tous les nouveaux déjeuner à l’extérieur pour nous présenter les futurs projets.’’ Ça change quoi une bonne intégration ? Florent : ‘‘Le fait d’être bien intégré dans l’équipe facilite vraiment le dialogue et une bonne entente. On sait qu’on peut échanger facilement, on a confiance et c’est beaucoup plus facile de prendre ou passer le relais. Le travail est beaucoup plus efficace.’’ Océane : ‘‘Avoir un parcours d’intégration, ça rassure et ça aide à prendre du recul. Lors de ma prise de poste, je voulais tout de suite être au rendezvous, j’avais beaucoup de questions et mes collègues étaient toujours là pour répondre. C’est hyper important de se sentir bien au sein d’une équipe surtout dans les périodes plus complexes.’’ Sindy : ‘‘Ça donne plus envie de rester. On se sent attendu, impliqué alors que souvent on doit se débrouiller seul et faire ses preuves pour intégrer l’équipe. Qu’on soit jeune diplômé ou plus ancien, on sent qu’on a quelque chose à apporter. Quand j’en parle autour de moi, ça donne même envie à d’anciens collègues de me rejoindre.’’ Florent, Océane et Sindy ont récemment rejoint LNA Santé. Ils nous partagent leurs impressions. Océane Contrôleuse de gestion Siège (44) - Arrivée en juillet 2022 Sindy - IDE HADCauxMaritime (76) Arrivée en juin 2022 • Je reçois un sms/ mail avec mes temps forts de ma 1re journée et une vidéo de bienvenue. • J'ai un parrain/ une marraine. • Mes outils de travail sont prêts et j'ai un cadeau d'accueil (goodies). • Mon 1er repas avec mes collègues est prévu et offert. • Je bénéficie d'1 jour complet (mini) en binôme pour mieux appréhender mon poste. • Je rencontre les personnes clefs liées à mon métier (parcours de rencontres). • Mes temps d'échanges réguliers avec mon manager débutent. • Je participe à un temps collectif dédié aux nouveaux arrivants. • J'ai la possibilité de m'exprimer sur mon intégration (rapport d'étonnement). • Mon manager organise un temps d'échange privilégié (validation période d'essai). • Je participe à un vie-ma-vie/une immersion au sein de mon établissement ou dans un autre établissement. Formation métier Journée métier Avant le 1er jour Le jour J Le 1er mois La 1re année Le 1er trimestre
6 Ancrage territorial Audrey Bockelée, initiatrice du projet, témoigne La plateforme RH 17 est une initiative territoriale solidaire entre les acteurs d’établissements médico-sociaux qui valorise les métiers du prendre soin dans le département. Ce dispositif permet de faire connaître les métiers d’auxiliaires de vie, d’aides-soignants, les métiers d’accompagnement éducatif et social, d’infirmiers, et de services d’aide à la personne. Un constat sans appel Sur les métiers précités, la pénurie de personnel est réelle, et ce, partout en France. Certes, il n’existe pas assez de personnes diplômées pour ces métiers mais au-delà de cette réalité, il faut se rendre à l’évidence : les métiers eux-mêmes n’attirent plus. Certaines croyances et une presse négative ces dernières années limitent l’engouement et les vocations. L’union fait la force Forts de ces constats, la Villa Amélie, porteuse du projet, et 2 Ehpad co-porteurs sur le territoire de La Rochelle, choisissent d’unir leurs forces pour créer la plateforme, dans le cadre d’un appel à projet de l’ARS. Depuis l’octroi de ce financement fin 2020, Laure Cataldi et Jérôme Planchenault coordonnent les actions des 43 établissements et services partenaires, afin de gagner en visibilité. « À chacune de mes interventions, je prends le temps de travailler sur les parcours de chaque personne rencontrée, de les aider à se projeter sur l’un des métiers. Ce sont toujours des histoires de rencontres, qui suscitent un intérêt et font naître des passions » nous confie Laure Cataldi. Coordination des partenaires : clef de voûte du recrutement En lien avec les établissements médicosociaux, les missions locales, l’ARS, la région, les antennes du PLIE (Plan Local pour l'Insertion et l'Emploi), les instituts de formation et les écoles, les deux coordinateurs proposent 12 matinées de présentation via l’envoi d’emails à plus de 6 000 demandeurs d’emploi en moyenne. Elles touchent des personnes très éloignées de l’emploi grâce au travail mené avec les partenaires des régies de quartier et d’associations d’insertion. Un programme sur-mesure Pour des publics éloignés de l’emploi, le parcours a été balisé. Après une phase d’information par les prescripteurs d'emploi (cap emploi, pôle emploi et mission locale), les personnes intéressées peuvent se rendre à une « matinée découverte des métiers » à proximité de leur domicile. Si la visite des lieux, les échanges avec les équipes, l’expérience de simulation du vieillissement et la présentation des métiers les ont séduits, les participants peuvent vivre quinze jours en immersion dans le cadre d'une Période de Mise en Situation en Milieu Professionnel (PMSMP). En tant qu’agent hôtelier, auxiliaire de vie, aide-soignant ou accompagnateur éducatif et social, les participants observent les pratiques au sein de l’établissement. Sous 72 heures, ils sont recontactés pour affiner leur projet et les perspectives d’embauche. Lever les freins à l’emploi, partout Que ce soit lors de film débat dans les écoles d’infirmières et d’aidessoignantes, avant la saisie des vœux sur Parcours Sup auprès des lycéens ou dans des salons d’emplois, les coordinateurs cherchent à rendre possible l’expérience de stages et la découverte. PlateformeRH17 Changer de regard sur lesmétiers de l’accompagnement et du soin Retrouvez l'ensemble de l'article sur notre site : établissements et services conventionnés Plateforme RH CHIFFRES CLÉS 12 demandeurs d’emploi environ touchés par le biais des demi-journées découvertes métiers 43 2 postes de coordinateur/trice répartis en périmètres sud et nord du département 130 bassins d’emplois 8 en Charente-Maritime matinées découvertes métiers sur l’ensemble du département
Depu i s l e 1e r sep t emb r e , avec l’autorisation de l’ARS Ile-de-France, LNA Santé a repris l’HAD « Est Francilien » (ex- « HAD Centre 77 »), auparavant géré par Centre 77, une association spécialisée depuis 45 ans dans les services d'aide et de soins à domicile, déjà partenaire de longue date du groupe, via le Pôle Santé de Serris et l’HAD Nord Seine-et-Marne. Couvrant un bassin de population de 365 000 habitants sur le nord et l’est du département, l’établissement intervient principalement dans trois domaines, les soins palliatifs, les pansements complexes et le nursing. Il réunit actuellement trente professionnels, répartis sur 3 antennes : Coulommiers, Meaux et Rozay-en-Brie. Raphaël Viollet, directeur de transition, souligne : « Cette reprise est riche de perspectives. LNA Santé, avec le Pôle de Serris, le Pôle d’Orgemont et deux HAD, devient un partenaire aval majeur du Grand Hôpital de l’Est Francilien (GHEF), favorisant la construction de véritables parcours pour les patients. De plus, l’engagement des professionnels de l’établissement et l’expertise de LNA Santé doivent permettre de développer les activités en répondant à un véritable besoin de proximité. » Seine-et- Marne : LNA Santé renforce son ancrage, avec la reprise d’un second HAD 7 RésidenceMarconi : sortied’hospitalisation, Ehpadethôpitaux maindans lamain Alors que la région Île-de-France a été durement touchée par la pandémie de Covid en 2020, de nombreuses innovations dans la prise en soin des patients ont vu le jour afin de libérer des places aux urgences des hôpitaux. Le dispositif d'Hébergement Temporaire en Ehpad en Sortie d'Hospitalisation (HTSH, auparavant dénommé STPH : Séjour Temporaire Post Hospitalisation) est l’une d’entre elles. Il permettait de garantir aux patients stabilisés, un accompagnement médico-social adapté avant leur retour au domicile ou adapté à leur projet de vie. Cette solution d’aval ayant prouvé son intérêt en période de pandémie, elle revient sur le devant de la scène, dans un contexte de tensions RH sans précédent au sein des établissements de santé, notamment franciliens. L’ARS Île-de-France a donc décidé de prolonger ce dispositif avec une prise en charge en Ehpad ou en USLD pour une durée de 30 jours maximum. Afin de limiter le reste à charge pour le « patient-résident », l’ARS finance le prix de journée ainsi que le tarif dépendance applicable, dans la limite de 110€ par jour avec un reste à charge de 20 € pour le résident. C’est dans ce contexte, dès la première vague de Covid, que la résidence Marconi (78) s’est positionnée sur ce dispositif d'Hébergement Temporaire en Sortie d'Hospital isation. Agnès Roos, directrice de l’établissement, souligne : « Il était important pour nous, à ce moment-là, de contribuer à l’effort de solidarité collective dans un contexte hors-norme et de nous inscrire pleinement dans notre territoire de santé. Nous avons beaucoup appris de cette expérience. D’une part, la prise en charge de ces « patients-résidents », compte tenu de leur état de santé, nécessitait une mobilisation accrue et inhabituelle pour les équipes volontaires, qui ont fait preuve d’un engagement sans faille. D’autre part, nous avons appris à connaître d’autres acteurs de santé et nous avons pu nouer de nouveaux liens avec de nombreux établissements sanitaires que nous ne connaissions pas auparavant. » Depuis cette période critique, la résidence Marconi continue de s’inscrire dans ce dispositif en mettant à disposition régulièrement des lits pour accueillir des patients, sur demande de l’hôpital. Cela pourrait évoluer compte tenu des réflexions engagées par l’ARS pour structurer durablement ce dispositif, et, notamment, par le choix qui sera fait du type d’établissement habilité à le faire, demain.
L'équipe en charge du déploiement de la solution (de gauche à droite) : Thomas Hérauville, Dr Forestier et Erwan Calvier. 8 Initiatives et actus des établissements Une rencontre déterminante Le docteur Forestier travaille avec Thomas Hérauville, cadre de santé, responsable de l’équipe de rééducation au sein de l’établissement Le Normandy à Granville depuis plusieurs années. Ensemble, ils soignent et suivent en permanence 8 à 9 patients qui viennent d’être amputés. En 2018, ils rencontrent Erwan Calvier, orthoprothésiste, qui s’intéresse aux évolutions de son métier. Ensemble, ils surveillent l’évolution du membre résiduel (ou moignon) des patients pendant les phases de cicatrisation. Le confort des patients amélioré L’appareillage évolue en fonction des observations et le processus artisanal de confection d’une prothèse nécessite de nombreux moules et contre-moules pour rendre l’emboîture performante. Avec le scanner 3D du membre résiduel puis la solution numérique d’impression 3D conçue par Erwan Calvier, fondateur de Vytruve, le confort du patient est considérablement amélioré en termes de suivi, d’efficacité, de rapidité et de précision. En effet, un seul rendez-vous suffit pour scanner en totalité le membre au dixième de millimètre. Ensuite, toute la conception de l’emboiture est réalisée numériquement. Ce fichier numérique est ensuite envoyé à une imprimante 3D pour lancer la fabrication de la prothèse. Quant au coût financier, il est équivalent à la solution de moulage. Le coût environnemental est avantageux puisque la solution 3D ne produit pas de déchet et limite les coûts de transport. Une adhésion totale des équipes médicales L’examen numérique permet de suivre l’évolution dumembre résiduel et d’obtenir des données précises. La solution a été bien accueillie car elle ne se substitue pas à l’humain. Elle l’assiste et concentre « L’examen numérique permet de suivre l’évolution du membre résiduel et d’obtenir des données précises. La solution a été bien accueillie car elle ne se substitue pas à l’humain. » le travail du professionnel sur la prise en soin du patient. En outre, les essais sont réalisés en totale transparence, en lien avec tous les membres de l’équipe médicale. Ainsi, les kinésithérapeutes, comme les ergothérapeutes, visualisent vraiment ce qui va être créé. De l’empirisme à la recherche clinique Depuis le premier patient en janvier 2021, l’emboîture en impression 3D a permis à plus de 100 patients d’être appareillés via cette technologie numérique. Demain, cette solution fera l’objet de recherches cliniquesetd’évaluations. Leproduitestdéjà jugé parfaitement abouti par le docteur Forestier pour les amputations tibiales et le développement portera sur d’autres types d’amputations. Dans les prochains mois, Vytruve lancera également une solution ciblée sur les orthèses/attelles. Keep in touch… Prothèses impriméesen3D auNormandy La technologie de pointe au service des patients et aux côtés des soignants
9 CHIFFRES CLÉS d’attente en moyenne avant d’être pris en charge pour une implantation ans 13 Premières causes de ces douleurs neuropathiques : les douleurs chroniques post opératoires (20 % des actes chirurgicaux, soit 2 millions de malades) de la population souffre de douleurs chroniques dont 10 % sont liées à des souffrances neuropathiques 20 % Implants de neurostimulateurs médullaires et rééducationrobotisée : unduogagnant Parmi les patients traumatiques et chirurgicaux, les blessés médullaires peuvent, dans certains cas spécifiques, bénéficier d'une implantation d'un stimulateur médullaire. Combinée avec une rééducation très adaptée, l’implantation neuro-médullaire a pour objectif de réduire les douleurs dans au moins 50 % des cas. Les docteurs Hayon Sonsino et Le Berre pratiquent respectivement l’implantation de neurostimulateurs médullaires et la rééducation par assistance robotisée. Tous deux veillent à respecter scrupuleusement les recommandations HAS 2014 concernant les procédures à suivre. Ils nous éclairent sur l’opération des implants de neurostimulateurs médullaires et sur la phase de rééducation qui suit l’opération définitive. Qu’est-ce qu’un neurostimulateur médullaire ? Il s’agit d’un petit dispositif mini-invasif, à visée antalgique, implanté chirurgicalement. Par l’intermédiaire d’électrodes implantées au niveau de la moelle épinière, le neurostimulateur peut délivrer une stimulation électrique pour lutter contre les douleurs neuropathiques. Comment s’effectue la pose ? L’appareil est posé en deux temps. Tout d’abord, le médecin pose les électrodes lors d’une opération sous anesthésie locale avec une légère sédation. Ensuite, il pratique une péridurale et glisse, à travers l’aiguille, la sonde électronique en arrière de la moelle épinière au contact de l'enveloppe qui protège cette dernière. Les sondes électroniques sont alors reliées à un boîtier extérieur. Immédiatement puis pendant une semaine, le médecin vérifie que l’électrode est bien implantée et que la douleur est calmée. Si la douleur est réduite à plus de 50 %, la seconde phase peut être déclenchée avec l'implantation définitive du boîtier électronique sous la peau. Les neurostimulations s’effectuent à des fréquences et des intensités adaptées en fonction des douleurs et des objectifs fixés. En ce qui concerne les neurostimulateurs médullaires, il s’agit d’abord de réduire les douleurs et si possible de stimuler le générateur de marche au niveau de la moelle épinière. Deux opérations réussies à la Clinique Saint Roch de Roncq En septembre 2022, deux patients ont reçu une implantation définitive de neurostimulateur. Les résultats sont tout à fait satisfaisants concernant la diminution des douleurs. Quelles perspectives ? Entre fin 2022 et mi-2023, cinq autres patients seront concernés par cette opération qui fera l’objet de travaux de recherche. Après l’implantation définitive, les patients bénéficient d’une rééducation spécifique (marche robotisée) durant six semaines dans l’établissement Le Normandy. À l’issue de cette phase de rééducation, le patient reprend son quotidien ou retourne dans son centre de rééducation initial. Il peut aussi bénéficier de l’accompagnement d’un kinésithérapeute libéral. Les personnes atteintes de douleurs neuropathiques et pouvant être implantées sont extrêmement nombreuses. Les personnes non marchantes ne sont pas les seules concernées, car toutes celles qui ressentent des douleurs neuropathiques chroniques peuvent en bénéficier sous réserve de correspondre aux critères indiqués : types de douleurs, personne diabétique, douleurs postzona, douleurs post-chirurgicales, algodystrophie, certaines douleurs artéritiques en échec de traitement conventionnel. En outre, il n’y a pas de limite d’âge et aucun médicament à prendre.
10 Initiatives et actus des établissements Ger’Home: accueillir chacun auquotidien selon ses besoins Cet accueil de jour répond à une forte demande « Nous avons créé un groupe homogène de personnes jeunes (60 à 75 ans) atteintes de la maladie d’Alzheimer. Lors de la venue du Président de France Parkinson à l’inauguration du dispositif en juin, nous avions dressé le constat de l’isolement des familles qui avaient tendance à se replier sur elles-mêmes » explique Vincent Courtial, directeur. Un moment particulier dans la vie du malade Les « jeunes Alzheimer » sont souvent des personnes traumatisées par l’annonce de leur diagnostic. Ce stade, aussi appelé « lune de miel », nécessite un accompagnement particulier, individualisé et en petit groupe. Par les ateliers mémoires, les ateliers avec l’art-thérapeute, les contacts sociaux, la personne peut retrouver estime de soi et confiance, autant de bénéfices accueillis positivement par les familles. Le choix de la différenciation et de l’accueil hebdomadaire Tania Soares, maîtresse de maison, et l’équipe se sont formées pour répondre aux besoins spécifiques du public parkinsonien le mardi et du public jeune Alzheimer en particulier, sur les autres journées. Les parkinsoniens perdent la motricité mais restent très exigeants intellectuellement. Tania Soares établit des synthèses individuelles avec une art-thérapeute, une psychomotricienne et une psychologue. Pour les aidants, être source de répit aussi ! Ger’Home propose un accompagnement sur-mesure pour soutenir les aidants, en lien avec des plateformes de répit. Les ateliers aidants-aidés de danse-thérapie ou de sophrologie, complètent les temps dédiés aux aidants sous la forme d’ateliers. Par son positionnement au plus près des attentes du territoire, l’établissement franchit un pas vers l’Ehpad Ressource. La résidence Ger’Home située en cœur de ville de Courbevoie, propose un accueil de jour pour accompagner les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson. « Par les ateliers mémoires, les ateliers avec l’art-thérapeute, les contacts sociaux, la personne peut retrouver estime de soi et confiance, autant de bénéfices accueillis positivement par les familles. »
11 MasdelaCôteBleue : unnouveaupôleressourcespour les résidents parkinsoniens et leurs aidants Fin 2019, le Mas de la Côte Bleue, a mis en œuvre un projet structurant de prise en soin des résidents atteints par la maladie de Parkinson. Joëlle Etcheverry, directrice, explique que cette envie est aussi née d’une rencontre : « Nous nous sommes retrouvés à un moment où les familles et les salariés voulaient organiser une conférence et des formations sur cette maladie faisant écho à la recherche de partenariats par France Parkinson. » Sur un territoire sans relais France Parkinson, le Mas de la Côte Bleue est devenu un lieu-ressource autour de cette maladie. Se connecter au réseau et analyser les possibilités Le Projet « Parkours » s’est construit par étapes. L’autodiagnostic a objectivé les difficultés ressenties, les ressources internes, les matériaux existants, le support aux aidants. L’établissement a échangé avec le professeur Azulay, chef de service du Centre Expert Parkinson (CHU La Timone, Marseille), un établissement SMR spécialisé dans les maladies neurologiques, ainsi qu’un Ehpad lyonnais porteur de cette initiative. Cela a permis, entre autres, de ne pas créer d’unité spéciale. Disposer demoyens pour mieux accueillir les patients atteints de lamaladie de Parkinson Avec l ’aide de l ’Association France Parkinson et de Mme Annequin (LNA Santé), les professionnels ont coconstruit un référentiel à destination des Ehpad pour leur permettre de bâtir leur projet médical . Aujourd’hui , un neurologue extérieur vient deux fois par an pour dresser un bilan avec les professionnels soignants. Avec 8 places d’accueil permanent et 2 pour les séjours temporaires, l’établissement peut accepter plusieurs types de demandes. Un groupe de parole se tient toutes les 6 à 8 semaines, pour accueillir aidants et aidés venus de l’extérieur, dans le cadre d’activités variées. Conforter ses ambitions et s’ouvrir aux aidants Le Professeur Azulay a accompagné plusieurs soignants pour l’obtention de leur CESU Parkinson. Les infirmières ont été forméesà l’utilisationdespompes. L’Association France Parkinson réalise deux fois par an une formation élargie à l’ensemble des professionnels soignants et non-soignants, ouverte également aux soignants d’autres Ehpad. « Parkours » s’articule autour de 5 axes : la prise en soin thérapeutique, les outils et l’organisation, le parcours territorial, la formation, la montée en compétences et le soutien aux aidants, avec pour ambition de former également ces derniers. Des séjours de répit et des groupes de parole sont animés par la psychologue de France Parkinson et les équipes de l’Ehpad. La directrice témoigne : « Généralement, les aidants ont une plus longue expérience de la maladie que nous. Cela fait parfois 15 à 20 ans qu’ils s’occupent d’un proche. Ils sont experts de la maladie, c’est aussi à nous d’être à leur écoute ». Un chant du cœur Un homme atteint de la maladie de Parkinson à l’âge de 56 ans est arrivé au Mas de la Côte Bleue, privé de la marche et de la parole. En quelques semaines, à force de volonté, il a remarché. Sa femme était heureuse de ses progrès, cependant, il n’avait toujours pas retrouvé l’usage de la parole. Par chance, une professionnelle de santé avait retenu de sa formation qu’avoir perdu la parole n’empêchait pas de chanter. Quelle belle surprise, lorsqu’à son arrivée, la femme du patient a été accueillie en chanson ! Retrouvez l'ensemble de l'article sur notre site
12 Initiatives et actus des établissements Octobre2022 : un premier voyage à Lourdes ouvert à tous et une expérienceunique chargée d’émotions Des participants de tous horizons En provenance de toute la France, et même de Belgique, 160 personnes, dont 68 résidents, 12 proches aidants et 80 accompagnants (des professionnels de plus de la moitié des maisons de retraite médicalisées ou du siège de LNA Santé) sont arrivées à Lourdes, le 24 octobre au soir, après un long trajet pour certains. Ils ont été accueillis et hébergés à l’Accueil Notre Dame, au cœur des sanctuaires de Lourdes. Willy Siret, directeur général de LNA Santé, s’est également rendu sur place le lendemain soir, tenant à partager cet événement exceptionnel avec les équipes, les familles et les résidents. Julie Lavigne a orchestré l’organisation de ce voyage. Elle nous dévoile combien ce projet fait sens, tant pour elle-même, qu’en tant que directrice d’établissement : L’année 2022 chez LNA Santé restera marquée par un moment hors du commun : l’organisation, pour la première fois, d’un voyage à Lourdes entre le 23 et le 27 octobre, ouvert à tous : résidents, familles, professionnels des établissements et du siège. Covid oblige, le projet initialement prévu en 2020, avait dû être reporté. Ce projet, véritable challenge à mettre en œuvre, a été initié et imaginé par deux directrices d’établissement passionnées, Caroline Labarthe, ex-directrice des Jardins d’Hermine (35) et Julie Lavigne, directrice des Jardins de Leysotte (33). Présenté, il y a plus de deux ans à l’ensemble des directions d’établissement qui ont immédiatement adhéré à ce projet, il a reçu également l’approbation enthousiaste de la direction du groupe. Ce voyage ouvert à tous est un exemple parmi tant d’autres de la singularité de LNA Santé : entreprise familiale de proximité qui sait promouvoir l’esprit d’initiative et la créativité à tous les niveaux.
13 « À titre personnel, depuis longtemps, je suis hospitalière bénévole à Lourdes. Tous les ans, j’accompagne sur place, pendant cinq jours, des malades ou des personnes handicapées avec une association, l’ABIIF (Association des Brancardiers et Infirmières de l’Île-de-France) qui nous a, d’ailleurs, épaulés pour les trajets. Je sais combien ce lieu est unique et combien il représente une expérience forte pour toutes les personnes qui le découvrent, quelle que soit leur spiritualité. En 2017, avec mes collègues de Bordeaux, nous avions fait une première expérimentation en miniature, en organisant un séjour de trois jours à Lourdes pour des résidents. Les retours avaient été tellement positifs ! Nous ne pouvions pas en rester là… » Unprogramme adapté à tous Découvrir le sanctuaire de Lourdes en deux jours n’est pas une mince affaire, en particulier pour des résidents souvent très âgés et dont certains ne peuvent se déplacer qu’en fauteuil roulant. Heureusement, tout est concentré sur un périmètre restreint, un atout non négligeable pour réaliser cette prouesse. Comme l’explique Julie Lavigne : « Le programme des deux jours était volontairement très souple et ouvert, alliant la découverte et le spirituel. Compte tenu de la taille du groupe, certains temps forts étaient réalisés en sous-groupes, en alternant les visites. Il n’y avait rien d’obligatoire, chacun pouvant à tout moment aller se reposer ou se déplacer librement. » Témoignages : ils y étaient ! Le soir sur la terrasse, le bonheur et la joie se lisaient sur tous les visages... C’est pour moi un moment à part d’échanges avec les résidents et les soignants des établissements qui font un métier admirable. Véronique Greau, responsable de l'entretien et la restauration du siège Faire ce voyage à Lourdes n’avait de sens pour moi qu’en le partageant avec ma tante que j’adore. J’ai vécu un véritable bouleversement de ma vision aussi bien des malades, que du travail des soignants et de leur profonde humanité. Clotilde Vilsange, nièce d’une résidente des Jardins d’Olonne Pendant vingt ans, maman est allée à Lourdes. Malgré sa fragilité, je voulais qu’elle puisse revivre son passé en y retournant. Elle a été très sereine durant le voyage, je crois que cela lui a apporté un vrai bonheur. À moi aussi. Et j’ai été bluffée par l’attention des soignants à l’égard de nos parents. Roselyne Bouvier, fille d’une résidente de la Villa d’Épidaure Au programme, le 25 octobre : • Le matin : visite guidée des sanctuaires, de la basilique, des piscines et de la Grotte, suivie pour ceux qui le souhaitaient d’une messe à la Basilique. • L’après-midi : projectiond’un filmaucinéma « Jem’appelle Bernadette », retraçant la vie de Bernadette Soubirous, puis participation à la cérémonie du Chapelet à la Grotte. Le 26 octobre : • Le matin : découverte d’une vidéo sur le message de Lourdes transmis par Bernadette Soubirous. Puis, pour ceux qui le souhaitaient, participation à la messe à la Grotte et à la célébration appelée le « Geste de l’eau ». • L’après-midi : un tour du site en petit train, avec un arrêt au Petit Lourdes (une reconstitution miniature du village au moment desapparitionsen 1858, réaliséepar un cheminot) et un arrêt au musée de Cire. Difficilededécrire tout cequi se cachederrière ce programme, pourtant il faut souligner l’intensité des émotions partagées et la joie exprimée par les uns et les autres, tout au long de ces deux journées, avec en point d’orgue, la convivialité des soirées autour de l’apéritif, un spritz bordelais qui coula à flots dit-on... et dudîner. Autre temps fort, chargéen émotions : la participation d’une centaine de résidents, accompagnantset prochesaidants, à la procession mariale aux flambeaux, à 21 h, le deuxième soir. Il faut mettre en avant également l’engagement sans faille des accompagnants qui, durant quatre jours, ont aidé les résidents sans discontinuer. Enfin, le temps du départ fut lui aussi une véritable aventure... en particulier quand il fallut relever le défi de faire monter 25 résidents dans le train pour Paris, en seulement quelques minutes chrono… Une organisation imparable permit un sans-faute jusqu’au bout ! Une question finale surgit dans tous les esprits : y-aura-t-il un prochain épisode ? Probablement… Mais... Surprise ! Willy Siret a partagé un temps fort avec les équipes et résidents. Une belle complicité entre les participants soignants et nonsoignants autour des résidents.
14 Initiatives et actus des établissements En unité protégée, les résidents ont des profils cognitifs et comportementaux très hétérogènes, ce qui implique des besoins de prise en soin différents. Forte de ce constat, la Résidence Marconi a constitué une équipe projet afin d’ajuster les modes d’accompagnement en Unité Protégée (UP). Stéphanie Robin, maîtresse de maison, Marine Petton, psychomotricienne et Nathal ie Genty, psychologue, ont été soutenues par l’expertise du Dr Laure Jouatel, médecin coordonnateur et gériatre LNA Santé. Après 8 mois de réflexion, un projet de PASA (Pôle d'Activités et de Soins Adaptés) voit le jour (sans financement des Autorités de santé pour le moment). Il s’agit de créer un espace spécialement conçu pour accueillir des résidents à la journée et leur proposer des activités dédiées dans un cadre rassurant, avec une prise en soin fondée sur les interventions non médicamenteuses (INM). Objectifs : améliorer la qualité de vie globale du résident, atténuer les comportements troublés, stimuler spécifiquement les capacités cognitives et motrices résiduelles, maintenir le lien social, enfin, améliorer la qualité de vie des professionnels en redonnant du sens à leur travail. L’espace restauration de l’UP, au rez-de-chaussée, a donc été transformé en PASA, avec des espaces dédiés aux activités et un espace de restauration. Le salon de l’UP, au 1er étage, a, quant à lui, été réaménagé en restaurant pour les autres résidents de l’UP. Ce nouveau dispositif, présenté à l’ensemble des familles, a été très bien accueilli. Les équipes ont pour leur part, bénéficié de formations aux INM. L’équipe du PASA s’est organisée autour d’une soignante référente à plein temps, avec des interventions au quotidien de la psychomotricienne, de la psychologue, de la responsable de projet vie sociale culturelle et de la maîtresse de maison. Une première expérimentation s’est mise en place durant trois mois, avec un groupe de huit résidents, accueillis au sein du PASA du lundi au vendredi, de 11 h jusqu’au dîner. Les journées alternent des temps d’activités (musicothérapie, jeux de société, gym douce, activités artistiques…), de préparation du goûter, de repas partagés avec les soignants… Agnès Roos, directrice : « Le bilan pour les résidents est ul t ra posi t i f : les t roubles productifs (irritabilité, déambulation, agitation), les troubles du sommeil ou encore, l’apathie ont diminué. Les résidents sont plus apaisés et autonomes. Enfin, leur motricité et leur capacité d’orientation dans l’espace se sont améliorées ». Aujourd’hui, une dizaine de résidents bénéficie du dispositif, avec l’objectif de le pérenniser. Une demande auprès de l’ARS est en cours pour un PASA de 12 places. En parallèle, des réflexions sont engagées pour faire du PASA, un lieu d’adaptation pour les résidents d’unités ouvertes dont le profil évolutif nécessiterait un transfert en unité protégée. « Le bilan pour les résidents est ultra positif. Les résidents sont plus apaisés et autonomes. » Nouveau PASAàMarconi : des bénéfices sans équivoque !
15 Nos projets immo Depuis 2021, la future Villa Bourgailh est en construction à Pessac (33). Elle ouvrira ses portes au printemps 2023 et réunira sur le mêmesite les résidentset lesprofessionnels des établissements La Renaissance et Le Bourgailh. Le futur établissement proposera un très beau cadre de vie, avec un bâtiment ouvert sur des terrasses, des balcons et des jardins, dans un environnement verdoyant. Les chambres de 21 m² à 30 m² seront spacieuses et des espaces de soins et de bien-être (salle Snoezelen, salon de coiffure) seront proposés, tout comme des prestations hôtelières et de restauration très qualitatives. L’amélioration des conditions de vie des professionnels sera un axe fort : espaces réservés, salle de repos et de repas, ergonomie de travail grâce à l’équipement de rails de transfert dans toutes les chambres. Cette nouvelle aventure collective réunira les deux équipes, lesquelles apprennent déjà à se connaitre via des formations ou des réunions conjointes. Le transfert des résidents se prépare lui aussi bien en amont, en lien avec chacun et avec les familles. Vivement le printemps ! Unnouvel établissement en Girondeen2023 : laVillaBourgailh LA FUTURE VILLA BOURGAILH, EN CHIFFRES Laconceptionde l’architecture intérieure Isabelle Sicart, directrice architecture intérieure LNA Santé, travaille depuis 2020 sur ce projet, en lien avec Boris Gervais, directeur de programme, et Rachel Le Borgne, directrice de l’établissement. Elle nous dévoile quelques secrets de son art : Ce bâtiment, par son orientation et ses ouvertures, bénéficie d’une lumière naturelle exceptionnelle et d’une fluidité d’accès vers des espaces extérieurs verdoyants. Cet écrin m’a inspiré une architecture intérieure et une décoration dans l’esprit d’une « belle demeure ». J’ai donc proposé une palette de couleurs singulières fondée sur des pigments minéraux : des couleurs de terre, mates, absorbant la lumière et donnant de la profondeur. J’ai opté pour des sols neutres pour leur intemporalité et pour des couleurs raffinées sur les murs. J’ai privilégié des meubles, des tableaux et des objets anciens, en lien avec la notion de réminiscence. Et comme Rachel Le Borgne et son équipe ont choisi de donner des noms de quartier de Pessac aux unités de vie, j’ai cherché une iconographie sur ce thème. Cohérence et recherche de sens sont au cœur de l’architecture intérieure. places d'accueil de jour 6 120 lits 80 professionnels à 85 5 2 unités de vie dont unités protégées Depuis finmars, patients et professionnels du Pôle bénéficient de 2 200 m² de locaux supplémentaires (reliés au bâtiment historique par une passerelle), destinés à un nouveau plateau technique de rééducation, à une HAD et à une pharmacie à usage interne. Enparallèle, la totalité dubâtiment, 168 chambres et les parties communes, font l’objet d’une rénovation complète jusqu’en juillet 2025. Celle-ci a été minutieusement étudiée et préparée par les équipes de Serris et de l’Immobilier LNASanté, pour le bien-être de tous ! Le Pôle de Santé de Serris fait peau neuve !
16 Nos talents QVT2.0 -MyLNA l’appli des équipes LNASanté Depuis quelques mois, les professionnels des établissements LNA Santé bénéficient d’une nouvelle application mobile : l’appli MyLNA. 100%dédiéeauxéquipes, ellepermetd’accéder à de nombreuses informations et actualités ainsi qu’à des outils utiles au quotidien. Le lancement de MyLNA vient concrétiser un engagement pris dans le cadre de l’accord groupe Qualité de Vie au Travail et Diversité 2020-2022 négocié et construit avec nos partenaires sociaux. C’est également un nouvel outil proposé dès l’intégration, au service de l’attractivité et de la fidélisation des équipes. Tour d’horizon des fonctionnalités disponibles dans MyLNA • Mon PLANNING pour savoir quand je travaille, m’organiser dans ma vie personnelle et pour faire des demandes de congés. • Les ACTUS pour suivre les dernièresnouvelles de LNA Santé et de mon établissement. • Les capsules d’E-LEARNING et les VIDÉOS pour en savoir plus sur nos métiers, sur l’entreprise et ses activités. • Les « PLUS » LNA et l’espace PRENDRE SOIN DE SOI pour (re-)découvrir les avantages LNA mais aussi tous les dispositifs pour prendre soin de soi, se ressourcer, préserver sa santé, être soutenu et accompagné. Soigner et prendre soin Directrice de la publication : Marie-Laure Levêque • Réalisation : Liner MorganView Photos : LNA Santé, Franck Gallen, Lacaze • Imprimé sur papier PEFC avec encres végétales par Goubault, imprimeur certifié ISO 14001 à La Chapelle-sur-Erdre Retrouvez l’ensemble de nos établissements sur lna-sante.com Contact à votre disposition : communication@lna-sante.com Découvrez plus de contenus exclusifs sur nos réseaux sociaux : Retour sur la naissance de l’application MyLNA est née à partir d’un prototype développé au sein de la DSI (Direction des Systèmes d’Information). Une équipe projet siège-établissements a ensuite travaillé plusieurs mois avec la DRH pour mettre au point cette appli « maison » avec questionnaire auprès des futurs utilisateurs, développement du back-office et du design, tests dans plusieurs établissements pilotes... Plusieurs étapes clés qui ont permis de lancer l’appli au mois de juin dernier. Les utilisateurs, qu’en pensent-ils ? En quelques mois seulement, MyLNA a su trouver son public puisqu’un professionnel sur deux travaillant chez LNA Santé a choisi de la télécharger et l’utilise. Ce taux d’engagement progresse chaque semaine et les retours sont enthousiastes. « MyLNA est une application très pratique et fonctionnelle, j’aime bien l’utiliser » Virginie, ASH « C’est une application sympa, ludique et conviviale, ensemble on va plus loin avec MyLNA ! » Nathalie, maitresse de maison De nombreuses actualités et informations sont également diffusées sur ce nouveau canal qui permet une communication directe et immédiate auprès de tous. « MyLNA est une application très ergonomique qui était attendue. Elle nous permet, notamment, de pouvoir transmettre des informations à tous les professionnels, tout en leur laissant le choix d’en prendre connaissance à réception ou plus tard. » Julie, directrice d’établissement CHIFFRES CLÉS Taux de conversion % de professionnels ayant téléchargé MyLNA au 9 décembre 2022 (vs. nombre d’invitations envoyées) 49 % Satisfaction utilisateur Note obtenue à l’enquête administrée auprès des professionnels utilisateurs à l’automne 3,9/5
SUPPLÉMENT DÉTACHABLE #15 | JANVIER 2023 Fairede l’intervention nonmédicamenteuse une proposition incontournabledesoin
Pouvoirs publics et acteurs de santé mobilisés CHIFFRES CLÉS (1) Haute Autorité de Santé Une continuité de la démarche SENS initiée en 2020 chez LNA Santé. Plus de 20 INM recensées dans les établissements LNA Santé et 12 déployées en moyenne dans chaque établissement par les professionnels. Plus de 80 thérapeutes investis dans l’élaboration du guide INM LNA Santé et 40 relecteurs Au sein de nos Ehpad, • 50 % des INM sont assurées par les thérapeutes (dont Enseignant en activité physique adaptée, EAPA) • 25 % sont assurées par les soignants et CVSC • 25 % par des intervenants extérieurs pour accélérer le développement des interventions nonmédicamenteuses (INM) En une décennie, les interventions non médicamenteuses (INM), pratiques préventives et thérapeutiques utilisées dans de nombreux secteurs de la santé, ont connu un essor sans précédent. Dès 2011, la HAS (1) a conduit une analyse sur le développement de la prescription de thérapeutiques non médicamenteuses dont la démarche était déjà validée en France. L’enjeu était d’identifier et créer les conditions nécessaires pour lever les freins organisationnels, économiques, socioculturels et symboliques. En 2018, le ministère de la santé, dans sa « Stratégie nationale de santé 20182022 » encourageait le développement et l’évaluation des INM. Des acteurs du médico-social se sont également emparés du sujet, comme LNA Santé avec sa démarche « SENS » dès 2020, ou bien la Fondation Médéric Alzheimer qui, en 2021, a publié un guide pratique sur les INM. Pour accompagner cet essor une Société Savante rassemble les experts nationaux sur le sujet : la NonPharmacological Interventions Society (NPIS). Ainsi les INM constituent un enjeu de santé publique majeur aux atouts indiscutables. D’abord, pour les usagers engagés à mieux se soigner grâce aux INM (empowerment, meilleure observance thérapeutique), ensuite, pour les professionnels de santé, grâce à l’accomplissement de pratiques de soins valorisantes et épanouissantes (vecteur d’attractivité), enfin, pour les économies générées (réduction des hospitalisations non programmées, diminution des psychotropes, baisse de la morbi-mortalité). LNA Santé se mobilise en faveur du développement de l’usage des INM au sein de ses établissements, forme des professionnels, promeut la recherche clinique, et contribue aux enjeux et débats nationaux sur le sujet. 2 LE DOSSIER Faire de l’intervention nonmédicamenteuse une proposition incontournable de soin
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