Le MAG #15

Choisir d’accompagner par l’approche cognitive Cécile Gage, psychologue aux Nymphéas, et Clémence Le Quinio, psychologue clinicienne aux Jardins d’Hermine, formatrices sur le sujet des maladies neuro-évolutives et comportements troublés, forment des professionnels soignants et non soignants sur les pathologies neuroévolutives. Pour Cécile Gage, fervente ambassadrice des INM depuis plusieurs années, ce guide est précieux : « une meilleure compréhension de la maladie permet d’adapter l’accompagnement. C’est une clef indispensable. Notre regard sur le vieillissement et sur les pertes cognitives doit être lucide. Ce qui est perdu ne reviendra pas, cela ne veut pas dire qu’on ne peut rien faire et les INM sont un moyen d’accompagner les malades tout au long de leur parcours de vie et de soins. » Repérer, prendre en compte les évolutions de la maladie et s’ouvrir à soi Accepter la personne telle qu’elle est devenue suppose de reconnaître les symptômes et de savoir, par exemple, que si le langage a disparu, pour autant, l’émotion reste présente. Tous les professionnels ont besoin de clefs de compréhension et d’analyse des comportements pour mieux accompagner et cibler les bons soins (INM adaptées). Face à un public très vulnérable, les professionnels doivent être à l’écoute des besoins des résidents mais également des leurs. Ils travaillent sur leur ressenti et leurs limites. Les INM apportent de réels bénéfices quand on sait rester dans son domaine d’expertise et quand on prend du plaisir à mener des ateliers. Or, il est peu question de cette relation d’épanouissement et de bénéfice réciproque, pourtant essentielle. Clémence Le Quinio précise « le guide INM nous incite à être en mouvement. Il y a des ponts qui se créent entre professionnels, des éveils, des intentions fortes. À mon sens, il est nécessaire d’alimenter le désir des professionnels et de soutenir celui des résidents. Le guide INM remplit ce double enjeu ! » Donner de l’élan Le guide INM propose des approches cognitives variées. Ainsi, l’atelier mémoire est autant un espace d’élaboration psychique que de stimulation cognitive. Il y a une réelle satisfaction à se joindre au groupe, à se réunir pour travailler ensemble sa mémoire. La parole et les interactions sociales favorisent aussi le sentiment d’être intellectuellement actif et acteur de sa santé. Lorsque lespatients commencent à craindre de voir la mémoire fléchir, la stimulation cognitive devient essentielle. Le travail de groupe permet de définir des objectifs individuels et collectifs. L’atelier lecture est essentiel chez des patients qui ont des questionnements répétitifs et une perte de lamémoire à court terme. Savoir se repérer en toute autonomie est une source de réassurance ! « Le guide INM nous incite à être en mouvement. Il y a des ponts qui se créent entre professionnels, des éveils, des intentions fortes. » 5

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