LE MAG#10 Août 2019 Le magazine qui nous ressemble DOSSIER « MA SANTÉ 2022 », le projet de modernisation du système de santé français du gouvernement
LE MAG#10 Août 2019 Le magazine qui nous ressemble DOSSIER « MA SANTÉ 2022 », le projet de modernisation du système de santé français du gouvernement Édito Alors que nous consacrons le dossier central de notre magazine à « Ma Santé 2022 », la nouvelle politique de santé du Gouvernement, deux constats s’imposent à nous. Le premier : la stratégie de LNA Santé à horizon 2022 est en adéquation avec les grands défis qui sont les nôtres, que nous soyons acteurs politiques, acteurs de santé, mais aussi patients ou citoyens : vieillissement de la population, augmentation des maladies chroniques, défis technologiques et thérapeutiques. Le second : les évolutions de LNA Santé témoignent de la cohérence et de la continuité de notre stratégie, construite depuis bientôt 30 ans, toujours en prise avec les besoins de notre environnement. Si le métier historique de LNA Santé est la prise en soins des personnes âgées, avec la création, dès 1990, d’un premier Ehpad (La Chézalière, à Nantes, en Loire-Atlantique). Très tôt, nous avons souhaité étendre notre activité vers le sanitaire. En 1999, le groupe acquiert une première clinique de Soins de Suite et de Réadaptation (SSR) à la Seyne-sur-Mer (Var), qui deviendra le Pôle gériatrique de Mar Vivo. Depuis lors, notre stratégie de diversification a progressivement porté ses fruits avec une même vision : nous positionner sur des expertises fortes autour d’établissements de tailles importantes et attractifs, afin d’être un acteur de référence dans les territoires. Aujourd’hui, nos 14 SSR interviennent sur six spécialités : gériatrie, neurologie, cardiologie, pneumologie, appareil locomoteur, système digestif, métabolique et endocrinien. S’ajoute également une clinique psychiatrique. Il y a cinq ans, en adéquation avec la politique gouvernementale, nous avons décidé de prendre le virage ambulatoire en multipliant les lits d’hospitalisation de jour dans nos SSR et en nous positionnant sur l’Hospitalisation à domicile (HAD). Une petite révolution qui nous a conduits à intégrer une nouvelle culture, celle du domicile. Nous travaillons depuis deux ans à la modélisation et à la structuration de notre modèle « d’HAD LNA Santé », pour prendre en soins aujourd’hui plus de 500 patients, chaque jour, à leur domicile. Croissance organique comme croissance externe font partie de notre feuille de route sur cette activité dont le développement est attendu par les pouvoirs publics. De même, pour la première fois l’an passé, nous avons réalisé une extension conséquente d’un de nos établissements, l’Institut Médical de Breteuil (Oise), destinée uniquement à l’hôpital de jour, laquelle intègre un plateau technique dédié. Réaliser 20 % de nos activités SSR en ambulatoire, c’est l’objectif que nous nous sommes fixé à l’horizon 2022. Pour aller plus loin, nous expérimentons, sur des territoires insuffisamment desservis, une offre de premier recours, avec la création de deux centres de santé, adossés à deux de nos établissements, l’un à Achères (Yvelines), l’autre à Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher). Quant aux défis technologiques, numériques et thérapeutiques, là aussi nous avons engagé il y a plusieurs années de nombreux projets dans ces domaines. Nous sommes convaincus qu’ouverture sur l’extérieur, coopérations, et expertises sont les clés de notre modèle de santé, dès aujourd’hui, et encore davantage demain. Nous sommes sur les rails ! Prochaine échéance législative importante pour nous : la loi « Autonomie ». À suivre ! Willy Siret Directeur Général Délégué aux Opérations Magazine publié par LNA Santé. Directeur de la publication : Willy Siret. Rédactrice en chef : Marie-Laure Lévêque. Conception/réalisation : Nouvelle Vague. Photos : Franck Gallen, Pix Machine, Istock. Magazine imprimé sur du papier issu de forêts gérées durablement. Sommaire ÉDITO. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 NOS INITIATIVES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 NOTRE DOSSIER . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .4-9 ANCRAGE TERRITORIAL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10-11 INITIATIVES ET ACTUALITÉS DES ÉTABLISSEMENTS . . . . . . . . . . 12-13 NOS PROJETS IMMOBILIERS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 NOS TALENTS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .15 P.2
« L’Ehpad hors les murs » : une expérimentation inédite en région Sud portée par le Pôle gériatrique de Mar Vivo Comme le confirme une nouvelle étude de l’Ifop de mars 2019, 85 % des Français souhaitent vieillir à leur domicile. Une volonté soutenue par les pouvoirs publics, qui multiplient les alternatives en ce sens. Mais « vieillir chez soi » n’est pas si simple à mettre en œuvre, car nombre de problèmes se posent quand une personne âgée demeure à son domicile, au premier rang desquels sa prise en soins durant la nuit. Autres points : la fréquence des passages aux urgences d’une durée trop importante, le manque de circulation de l’information et de coordination entre les établissements de santé, la médecine de ville, le domicile et l’Ehpad, et enfin, la fragilité et l’épuisement des aidants. Ce diagnostic posé par l’ARS Paca l’a conduite à initier une expérimentation inédite afin de pallier ces difficultés : « l’Ehpad hors les murs ». Entendez : mettre en place une prise en soins et un suivi 24h/24, 7j/7 comme en maison de retraite, tout en restant chez soi grâce à l’intervention coordonnée par un pilote unique de l’ensemble des professionnels du domicile, « l’Ehpad hors les murs ». Ses missions : gérer aussi bien l’hébergement que la restauration, ou encore l’autonomie de la personne, les soins médicaux, les animations… Cela signifie également transposer l’expertise des Ehpad au domicile de la personne. Cette initiative s’est traduite par le lancement d’un appel à projets en 2018, remporté par trois établissements LNA Santé, le Pôle gériatrique de Mar Vivo (La Seyne-sur-Mer), en tant que pilote, aux côtés de l’Ehpad Les Pléiades (Toulon) et de celui d’Aigue-Marine (Bandol), tous trois dans le Var. L’expérimentation, commencée en juin 2019, durera trois ans et devrait concerner 30 bénéficiaires, des personnes âgées dont l’autonomie est altérée (GIR 1 à 3), souffrant ou non de troubles cognitifs. « Nous considérons cette expérimentation comme une chance unique et un challenge très prometteur. Mais nous sommes aussi conscients que le défi est de taille et que nous allons devoir avancer pas à pas, en coopération avec l’ensemble de nos partenaires intervenants au domicile des personnes. Travailler « hors l’Ehpad », c’est passer, pour nous, d’une logique de « faiseurs » à une logique de prestataires. Nous avons la chance, dans le groupe, d’avoir des établissements HAD (Hospitalisation à domicile) et nous comptons bien nous appuyer sur leur expérience et leur culture du domicile pour progresser “en marchant” dans cette aventure inédite et porteuse d’avenir ! » Baudouin Turquet, Directeur d’exploitation LNA Santé Très concrètement, l’établissement de Mar Vivo dédie des ressources à la coordination de la prise en soins de chaque bénéficiaire et à l’accompagnement des aidants. • Un médecin coordonnateur travaille en étroite collaboration avec le médecin traitant pour évaluer et définir un plan de soins individualisé. • Une infirmière de coordination synchronise l’ensemble des prestations. Elle est aussi l’interlocutrice privilégiée de l’aidant principal, des prescripteurs et des partenaires du domicile. • Une infirmière apporte une assistance la nuit par visio à l’aide d’une tablette dotée d’un logiciel partagé. En cas de besoin, elle se rend directement au domicile du bénéficiaire. • Un ergothérapeute réalise un état des lieux du domicile ainsi qu’un bilan des capacités cognitives du bénéficiaire. Il peut intervenir pour adapter le matériel et les appareillages au domicile. • Une psychomotricienne réalise un bilan et peut proposer des actes de réadaptation individuelle, des activités thérapeutiques… Elle intervient auprès de l’aidant. • Une assistante sociale accompagne le bénéficiaire et l’aidant dans les démarches administratives, notamment. En parallèle, l’établissement a pour mission de coordonner l’ensemble des acteurs extérieurs : infirmières à domicile, services d’aide et de repas à domicile, CCAS1… Enfin, il doit garantir la qualité de la transmission des informations entre les intervenants, grâce à la mise en place d’un « carnet de liaison informatisé » fluide et compatible entre tous. Un important « chantier ». D’ici trois ans, les retours d’expérience de cette première sont très attendus. À suivre ! 1- Centre Communal d’Action Sociale Nos initiatives P.3
LNA SANTÉ & « MA SANTÉ 2022 », le projet de modernisation du système de santé français du Gouvernement LNA Santé : un positionnement et une stratégie en phase avec les enjeux de « Ma Santé 2022 » Ce contexte et cette vision font véritablement écho au projet stratégique « Grandir Ensemble 2022 » de LNA Santé. « Savoir transformer », « Être plus présents là où LNA Santé est déjà et en synergie médico-social-sanitaire », « Le digital pour servir les métiers », « Améliorer l’expérience patient et l’offre médicale », « Donner envie aux professionnels » sont autant de priorités, pour le groupe, qui rejoignent celles de « Ma Santé 2022 ». Dans sa stratégie, le Gouvernement a défini dix parcours de soins prioritaires. Sur ces dix parcours, LNA Santé dispose de plusieurs établissements spécialisés sur quatre des pathologies chroniques ciblées : l’obésité, le diabète, la maladie de Parkinson, la BPCO2. Ces orientations viennent conforter le groupe dans son positionnement. Quant à la question du vieillissement de la population, avec près de 50 établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad),tous dotés d’au moins une « unité Alzheimer ou troubles apparentés », et grâce aux compétences de nombreux professionnels experts en gériatrie, cette question est au cœur des préoccupations du groupe et s’impose comme une expertise historique de LNA Santé. En septembre 2018, le Gouvernement a fixé le cap de la modernisation de notre système de santé et a initié une nouvelle stratégie, « Ma Santé 2022 ». La feuille de route du président de la République est claire : « Que les défis soient épidémiologiques, avec le vieillissement de la population et l’augmentation des maladies chroniques ou technologiques, avec l’arrivée de nouvelles thérapeutiques et l’accélération de la révolution numérique, ou sociaux, avec le creusement de la fracture géographique, nous devons les relever… Une seule exigence : mettre le patient au centre et garantir à tous les Français une meilleure prévention et un accès à des soins de qualité »1. NOTRE DOSSIER 1- Source : dossier de presse Ma Santé 2022 – 18/09/2018 2- Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive Les 6 axes du projet Grandir Ensemble 2022 Renforcer nos implantations et nos synergies interétablissements dans nos territoires d’implantation Fiabiliser et améliorer nos systèmes d’information au service des métiers et du parcours client. AXE6 LEDIGITAL POUR SERVIRLESMÉTIERS Améliorer le pilotage et la dynamique managériale pour faire face avec agilité aux défis du secteur de la santé. AXE 2 ÊTREPLUSAGILES Renforcer l’attractivité de l’entreprise et la fidélisation de nos équipes en s’appuyant notamment sur notre politique RSE. AXE 1 DONNERENVIEAUX PROFESSIONNELS Renforcer la notoriété du Groupe en tant qu’acteur reconnu de transformation du secteur de la santé. AXE5 ÊTRERECONNUS COMMESACHANT TRANSFORMER 1 2 3 4 5 6 Renforcer nos implantations et nos synergies interétablissements dans nos territoires d’implantation. AXE4 ÊTREPLUSPRÉSENT LÀOÙONESTDÉJÀET ENSYNERGIE MÉDICO-SOCIALE ET SANITAIRE Améliorer l’expérience client et innover dans nos offres de services médicales. AXE3 AMÉLIORER L’EXPÉRIENCECLIENT ET L’OFFREMÉDICALE LES 6 AXES DU PROJET LNA SANTÉ À HORIZON 2022 P.4 Notre dossier
« Ma Santé 2022 » représente une opportunité pour tous, professionnels de santé et patients Christophe Coquelin, Directeur des Opérations secteur sanitaire, nous explique en quoi « Ma Santé 2022 » représente une opportunité pour tous, professionnels de santé et patients. “Ma Santé 2022” représente une opportunité pour le groupe et vient conforter nos actions au service des patients. En effet, plusieurs priorités nous concernent. Lamodélisationdes parcours de soins est un chantier déjàentamé chez nous sur certaines pathologies dont nous sommes experts. Nous avons d’ores et déjà formalisé une quarantaine de programmes d’éducation thérapeutique et plusieurs autres, en particulier sur les pathologies fléchées par le Gouvernement, sont en cours et s’appuient sur notrePôleRechercheClinique. Autrepoint, nous testonsactuellement la plateforme d’éducation thérapeutique « Naocare ». Côté coopération avec les acteurs de la filière santé, nous avons depuis longtemps multiplié les synergies et les modes de collaboration innovants, là où nous sommes présents. Le développement des Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS) va dans ce sens et nous voulons être un facilitateur dans les territoires, au service de la bonne orientation des patients, en lien étroit avec la médecine de ville. Nous avons un rôle important à jouer. • Premièrement, sur l’offre ambulatoire : ce virage, nous l’avons pris depuis plusieurs années en développant l’hôpital de jour dans nos SSR, les centres de santé, l’Hospitalisation à domicile… Ces services sont déterminants dans la prise en soins des patients atteints d’une maladie chronique. • Deuxièmement, en matière de santé de proximité, notamment dans les régions moins bien desservies. Certains de nos établissements situés dans ces territoires peuvent représenter une alternative. Pourquoi, par exemple, un établissement comme l’Institut Médical de Sologne, à Lamotte-Beuvron (41), doté de services de radiologie, de biologie, etc., ne pourrait-il pas, demain, proposer des lits de médecine ? Pourquoi certains SSR ne pourraient-ils pas se substituer aux urgences et soulager leurs services sur certaines pathologies, en mettant à disposition leurs expertises ? Plus spécifiquement, nous avons deux centres de santé, l’un à Achères (78), l’autre à Lamotte-Beuvron (41). Dans ces deux cas, nous devenons un acteur de premier recours amené à suivre, dans la durée, le parcours de santé des patients et, là encore, nous sommes un vecteur de santé de proximité. Autre point important pour nous, le Gouvernement soutient le développement du numérique en matière de santé, à travers son programme “HOP’EN – Hôpital numérique ouvert sur son environnement”. LNA Santé a investi fortement sur l’innovation et le digital dans ses métiers. Le groupe a créé sa propre cellule innovation et développé la pratique de la télémédecine dans de nombreux établissements. Il multiplie les expérimentations de solutions numériques. Dans le cadre d’HOP’EN, nous nous apprêtons à déposer plusieurs dossiers pour poursuivre sur notre lancée ! Pour terminer, “Ma Santé 2022” vise aussi à renforcer l’attractivité des métiers de la santé. L’incitation à la diversification des modes d’exercice de l’activité des professionnels (entre la ville et l’institution) et le développement de la pratique avancée des infirmières (élargissement de leur champ d’intervention sur des compétences auparavant réservées aux médecins) sont autant d’atouts pour favoriser la coopération et les échanges entre professionnels, tout en favorisant un recentrage de leurs missions sur leur vocation de soignants. Deux axes offrant de nouveaux horizons à nos professionnels. Si nous avons, bien sûr, nos propres enjeux, tout cela témoigne à la fois de la cohérence de la vision de notre groupe avec les enjeux de santé français et de notre volonté de progresser en adéquation avec les politiques publiques de santé. P.5 Notre dossier
Groupement de coopération sanitaire « PUI Ennery » : la mutualisation au service des patients et résidents Un nouveau groupement de coopération sanitaire (GCS) vient de voir le jour au sein de LNA Santé. Cela permet de mutualiser les services de la pharmacie à usage intérieur (PUI) de l’Institut Médical d’Ennery, situé dans le Val-d’Oise, avec six Ehpad du groupe : Les Jardins d’Ennery, Les Villas d’Épidaure (Garches, 92 et Celle-Saint-Cloud, 78), La Résidence Marconi (Chatou, 78), La Résidence Arcade de Fontenay (Fontenay-aux-Roses, 92), La Résidence Ger’Home (Courbevoie, 92). Ce mode de coopération entre établissements des secteurs sanitaires et médico-social s’inscrit pleinement dans la politique de santé publique “Ma Santé 2022” visant, notamment, à “créer dans chaque territoire un véritable projet de soins qui associe tous les professionnels de santé...qui doivent rassembler leurs compétences et leurs moyens...au service des patients”. Il correspond également pleinement à la stratégie de LNA Santé. En effet, le groupe multiplie les initiatives créatrices de passerelles entre ses établissements du sanitaire et du médico-social. Ainsi, d’ici décembre 2019, 600 résidents et près de 140 patients vont bénéficier des services de la PUI d’Ennery chargée d’approvisionner chaque établissement en médicaments et en dispositifs de soins. Plusieurs étapes auront été nécessaires à son déploiement. • L’intégration au sein de l’Institut Médical d’Ennery du logiciel de gestion informatisé du dossier patient « IDO », et la connexion du logiciel Netsoins utilisé par tous les Ehpad du GCS et interopérable avec le dossier médical partagé (DMP) mis en place par l’Assurance Maladie. • Le recrutement de deux pharmaciens et trois préparatrices supplémentaires pour renforcer l’équipe de la PUI (soit huit salariés au total). • L’acquisition de deux automates de production et d’un système de contrôle des sachets-doses automatisé. • L’extension de la pharmacie, qui occupe désormais une surface de 400 m². • La création d’un service de livraison hebdomadaire à destination des six Ehpad. • … Sandrine Marlière, Directrice de l’Institut Médical d’Ennery et pilote de ce projet, nous explique l’intérêt de cette démarche de mutualisation. « Elle présente de nombreux avantages : la sécurisation du circuit dumédicament pour les patients et les résidents, l’optimisationde la prise en charge médicamenteuse grâce à une vision globale et dans la durée, la validation des prescriptions médicales par les pharmaciens de la PUI, ainsi que lamaîtrise des dépenses grâce à la réalisation d’économies d’échelle, une attente forte de la part des pouvoirs publics. » Grâce à la mise en commun de cette PUI, de nombreux professionnels sont amenés à collaborer – médecins, pharmaciens, infirmiers… des établissements concernés, mais également les médecins de ville, généralistes ou spécialistes, prescrivant les médicaments des résidents. Une opportunité de partager les bonnes pratiques, de les harmoniser et de générer, à l’avenir, de nouvelles synergies entre professionnels. P.6 Notre dossier
Le réseau « R », les experts métiers de la rééducation au cœur des projets LNA Santé ! En février, LNA Santé a créé un réseau d’experts internes en rééducation, le réseau « R ». Sa vocation : améliorer et harmoniser les bonnes pratiques de rééducation des établissements SSR du groupe. DÉCRYPTAGE AVEC DANIÈLE AZOULAY, DIRECTRICE D’EXPLOITATION LNA SANTÉ Quelle est la genèse de cette démarche ? Il y a deux ans, nous avions, au même moment, trois importants projets immobiliers pour des établissements sanitaires au sein de mon périmètre. Chacun d’entre eux devait concevoir, structurer et définir les équipements nécessaires pour leur futur plateau technique respectif de 1 000 m². Alors que les enjeux de performance (technique, économique…) de nos plateaux techniques sont majeurs, j’ai été interpellée par l’absence de référentiel commun. Nous avons alors proposé de mettre en place des groupes de travail réunissant des cadres de rééducation de différents établissements afin de l’élaborer. Quelle méthode avez-vous mis en place pour construire ce référentiel ? Le premier référentiel élaboré porte sur trois spécialités : la neurologie, le locomoteur et la gériatrie. L’équipe de cadres de rééducation, pilote du projet, a commencé par recenser les dotations de chaque établissement, puis elle a sélectionné des prestataires à rencontrer, en lien avec un médecin MPR du groupe, le Dr Daniel Ejnès. Les services achats ont également été associés à la démarche. Résultat : nous avons aujourd’hui un référentiel sur ces spécialités, évolutif et actualisé tous les trimestres. Comment fonctionne ce réseau « R » ? Le succès et la mobilisation des équipes autour de cette première étape nous ont amenés tout naturellement à élargir la vocation du réseau. Aujourd’hui, son champ d’intervention enmatière de rééducation est vaste : ressources humaines (recrutement, fidélisation, formation…), systèmes d’information, prise en soins des patients (compétences, pratiques, APA), veille réglementaire et plateaux techniques (Rex, test…). Le réseau se réunit aumoins une fois par trimestre. Et pour faire vivre ce réseau impliquant l’ensemble des cadres de rééducation du groupe, nous avons mis en place un système de pilotage alterné : à tour de rôle, chacun des cadres volontaires l’anime pendant un an. Pour cette première année, Martine Franc, cadrede rééducationde l’Institut deRéadaptation de Romainville (93), en est l’animatrice. Elle est épaulée par une autre cadre, Anne Guern, de l’Institut de Réadaptation du Cap Horn, sur le volet « systèmes d’information », et notamment sur la partie rééducation du dossier patient. En effet, le partage des informations entre médecins et rééducateurs via le dossier patient est un levier important pour avancer, demain, vers des programmes de rééducation davantage modélisés. Quels sont les projets et perspectives à venir ? Dans la continuité du travail accompli, construire un autre référentiel sur les spécialités cardiologie, pneumologie, diabète et obésité constitue la prochaine étape. Nous avons également entamé un chantier d’optimisation des flux patients en cardiologie-pneumologie que nous voulons transposer dans d’autres spécialités. Chaque établissement va progressivement s’approprier la méthode et pouvoir la dupliquer. Enfin, comme nous avons beaucoup de projets sur le secteur sanitaire, nous avions besoin d’avoir un cadre référent groupe en matière de rééducation. Martine Franc a accepté cette mission qui vient compléter celle du réseau « R ». P.7 Notre dossier
L’Hospitalisation à domicile : comment ça marche ? Le Gouvernement a réaffirmé la nécessité de développer l’offre de soins ambulatoires, initiée depuis quelques années. L’Hospitalisation à domicile (HAD) en constitue l’un des piliers. Même si c’est un modèle encore récent, amené à évoluer, aujourd’hui sa vocation est centrée sur les soins complexes : soins palliatifs, chimiothérapie et pansements complexes. Alors que l’Hospitalisation à domicile est encore assez méconnue, nous vous proposons d’en découvrir le fonctionnement à travers l’exemple de l’HAD Haute-Savoie LNA Santé. LE PROGRAMME DES SOIGNANTS : LES TOURNÉES AUPRÈS DES PATIENTS AU CŒUR DE LEUR QUOTIDIEN Entre 7h00 et 8h30 Arrivée des équipes soignant(e)s, infirmières et aides-soignant(e)s. Rendez-vous dans la salle des transmissions : chacun prend connaissance des patients à aller voir, des informations de la veille. Puis, après avoir pris médicaments et dispositifs médicaux, c’est parti pour la tournée du matin ! Matinée Tournée du matin : rendez-vous auprès des patients, soit à leur domicile, soit en établissement (Ehpad). Entre 13h00 - 13h30 et 14h30 Retour à l’HAD et pause-déjeuner. 14h30 - 15h30 Réunion en salle des transmissions avec l’infirmière coordinatrice. Entre 15h30 et 19h30 - 20h30 Tournée de l’après-midi. 17h30 Arrivée de l’infirmière de nuit et transmissions avec l’infirmière coordinatrice. Entre 17h30 et 23h00 Tournée programmée de l’infirmière de nuit. De 23h00 à 7h00 Infirmière de nuit d’astreinte, en cas d’urgence. PRÉSENTATION AVEC BENJAMIN GROSGOJAT, DIRECTEUR DE L’HAD HAUTE-SAVOIE LNA SANTÉ « Chef d’orchestre » d’une équipe de 55 personnes répartie sur deux sites, le principal à Seynod et une antenne à Seyssel, depuis septembre 2018. « Depuis 2013, au sein de LNA Santé, l ’HAD Haute-Savoie concerne un bassin de population de 125 communes. Nous intervenons principalement dans trois domaines de prise en soins : les soins palliatifs, les pansements complexes, le nursing lourd. Notre particularité : trois patients sur dix, pris en soins, vivent en Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). Actuellement, nous avons de nombreux projets de développement en cours : un projet logistique pour notre pharmacie à usage intérieur, un projet de mutualisation de notre infirmière de nuit avec des Ehpad du secteur et le développement de notre implantation récente à Seyssel, en nous faisant mieux connaître. Bref, de belles perspectives ! P.8 Notre dossier
L’HAD : une véritable fourmilière au service des patients, ouverte sur l’extérieur Véritable fourmilière, l’HAD fait appel à des compétences médicales et soignantes pluridisciplinaires. • Trois médecins coordonnateurs, ayant chacun leur spécialité : gériatrie, soins palliatifs et « plaies et cicatrisations ». Leurs rôles : évaluer les demandes de préadmission, se rendre au domicile des patients ou dans les Ehpad, suivre les dossiers médicaux, participer aux réunions institutionnelles (CME – Commission médicale d’établissement, CLIN – Comité de lutte contre les infections nosocomiales,…), rencontrer les prescripteurs… • La directrice des soins et les infirmières coordinatrices, comme leur nom l’indique, jouent un rôle de coordination prépondérant dans la prise en soins des patients, entre les différents soignants et les médecins. Elles pilotent également les infirmières libérales qui interviennent au sein de l’HAD. Elles élaborent les plannings des tournées. Elles assurent le lien avec la famille… Bref, elles sont un pivot de l’HAD. • Un pharmacien et deux préparateurs officient chaque jour dans la pharmacie à usage intérieur » (PUI) de Seynod pour réceptionner les médicaments, préparer les piluliers journaliers des patients, passer les commandes… • Une assistante sociale accompagne patients et aidants à leur domicile. • Une psychologue intervient à la demande des soignants, en particulier auprès des patients en soins palliatifs. • Les équipes administratives assurent le suivi des dossiers. • Le directeur de l’HAD, quant à lui, assure le pilotage global de l’établissement, il en définit la stratégie, il anime de nombreuses réunions internes, il assure également l’interface avec les acteurs de la filière médicale sur le territoire (ARS, CPAM…), etc. « L’HAD est également très ouverte sur l’extérieur. Nous faisons intervenir des infirmières libérales et de nombreux libéraux pour leurs compétences spécifiques : kinésithérapeutes, diététiciens, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues… Nous travaillons également en lien étroit avec des SSR de la région (cliniques de soins de suite et de réadaptation) pour organiser des séjours de répit afin de soulager les aidants, dès que nécessaire. Évidemment, nous sommes en contact permanent avec le médecin traitant de nos patients, qui demeure leur référent. Bref, nous sommes à la fois « au-dedans », au domicile de nos patients, et « au-dehors », en permanence en interaction avec notre environnement. Notre métier est très enrichissant ! » Benjamin Grosgojat, Directeur de l’HAD Haute-Savoie LNA Santé. LE PROGRAMME HOP’EN : DÉCRYPTAGE PAR LAURENT JOUATEL, DSI ADJOINT DE LNA SANTÉ EN CHARGE DES ÉTUDES « Le programme HOP’EN, « Hôpital numérique ouvert sur son environnement », initié par la DGOS, s’inscrit dans la continuité du précédent programme de modernisation des systèmes d’information hospitaliers « Hôpital Numérique ». En toute logique, les nouvelles orientations stratégiques d’HOP’EN ont été construites sur la base et en cohérence avec la feuille de route « Accélérer le virage numérique » portée par Dominique Pon et Laura Letourneau. Chez LNA Santé, nous sommes engagés depuis plusieurs années en faveur de cette transition numérique. Par exemple, sur le volet identité du patient, nous avons déjà une longueur d’avance, puisque depuis 2015, nous disposons d’un serveur d’identité groupe qui rassemble tous les patients de nos établissements sanitaires afin de leur garantir notre identitovigilance. Nous pourrons, dès sa généralisation au niveau national, y renseigner l’INS (identifiant national de santé). Pour nous, HOP’EN est un levier pour aller plus loin, plus vite, en adéquation avec les enjeux qui s’imposent à nous en tant qu’acteurs de santé : la sécurité des données de santé, la capacité d’intégrer rapidement un référentiel d’identité unique (INS ci-dessus) destiné à fiabiliser l’identification du patient, le développement des échanges entre le dossier médical partagé (DMP) et la médecine de ville via la messagerie sécurisée de santé (MSSanté) dans une logique de parcours de soins et d’échanges avec nos partenaires, etc. Nous avons déposé plusieurs manifestations d’intérêt au programme HOP’EN en juin, chaque projet correspondant à la fois aux besoins « métier » des professionnels de santé, en phase avec le projet d’établissement, ainsi qu’à ceux du territoire impliqué. En effet, nous veillons à bien identifier et nous intégrer dans les priorités de chaque Agence régionale de santé. En région Hauts-de-France, par exemple, nous avons déposé un dossier pour l’Institut Médical de Breteuil sur le domaine « 6 », la relation avec l’entourage… Prochaine étape : les résultats des projets retenus à la rentrée ! » P.9 Notre dossier
Rééducation à domicile : patients, soignants et associations main dans la main autour du projet PARK HOMe Travaillant en HAD depuis plus de dix ans, le Dr Catherine Armessen, médecin coordonnateur de l’HAD LNA Santé d’Orléans-Montargis (45), accompagne régulièrement, au sein de leur domicile, des patients atteints de la maladie de Parkinson. Comme elle nous l’explique, « le constat est souvent le même : bien que les patients aient pu bénéficier d’une phase d’hospitalisation et/ou de rééducation en clinique de soins de suite et de réadaptation, de retour à leur domicile, le maintien de leur autonomie se révèle difficile. Le manque d’exercice physique et un aménagement de leur intérieur généralement inadapté peuvent générer du stress, ce qui risque d’aggraver leur état de santé. Sans oublier l’épuisement de leur entourage qui va souvent de pair ». Pour le Dr Armessen, les enjeux sont clairs : comment pourrait-on mieux préserver l’autonomie de ces patients et accompagner leurs aidants ? De cette question est née l’idée d’une expérimentation originale… devenue le projet PARK HOMe, dont les premiers tests commencent en septembre. Ce projet s’inscrit dans une démarche globale du groupe LNA Santé, qui multiplie les initiatives en faveur de l’ambulatoire. Le Dr Philippe Marrimpoey, Directeur Médical secteur sanitaire au sein du groupe, pilote ces projets et précise : « Dans ce contexte très bien décrit par le Dr Armessen et alors que les pouvoirs publics souhaitent favoriser la rééducation et la réinsertion dans le milieu de vie habituel, LNA Santé a décidé de s’emparer du sujet et lance deux expérimentations en matière de rééducation au domicile des patients : l’une au sein de l’HAD Nord Seine-et-Marne, adossé au SSR de l’Institut Médical de Serris et son offre de rééducation neurologique et réadaptation gériatrique, l’autre, le projet PARK HOMe, au sein de l’HAD d’Orléans-Montargis couplé avec un programme de recherche clinique ». PARK HOMe est une expérimentation unique en son genre pour plusieurs raisons. L’HAD d’Orléans-Montargis ne disposant pas de plateau technique de rééducation, le programme d’autorééducation thérapeutique d’une durée de trois semaines (complété par une semaine complémentaire, deux mois après) s’appuie, d’une par t , sur les technologies numériques, via les semelles connectées « Feet-Me », et sur la collecte de données sur les activités du patient ; d’autre part, sur une équipe pluridisciplinaire spécialement formée intervenant soit directement au domicile du patient, soit à distance en visioconférence (validation du projet de rééducation par un MPR LNA Santé en visio), en particulier pour le suivi de sa prise en soins. Autre point majeur, le Dr Armessen est en contact depuis plusieurs années avec Asso Park, une association de patients du Loiret, ainsi qu’avec France Parkinson. Depuis l’origine, ces associations sont étroitement liées au projet et contribuent directement à sa mise en œuvre. En effet, au même titre que le personnel soignant, leurs équipes, formées à la maladie, sont amenées à intervenir au domicile des patients. La prise en compte des aidants est aussi au cœur de cette démarche. L’HAD met à disposition des malades et de leurs proches l’assistante sociale et la psychologue pour les accompagner en cas de besoin. Enfin, ce projet est couplé à la mise en place d’un projet de recherche clinique. L’objectif : évaluer les bénéfices, dans la durée, de ce programme d’autorééducation sur le comportement des patients parkinsoniens et leur qualité de vie. Grâce aux semelles connectées, de nombreuses données vont pouvoir être collectées et analysées. Pendant 18 mois, ce sont environ 150 patients du territoire de l’HAD Orléans-Montargis, qui devraient être intégrés à l’étude. Des résultats très attendus… P.10 Ancrage territorial
Depuis mai 2019, l’Institut de Réadaptation du Cap Horn a ouvert ses portes à Landerneau. La particularité de ce nouvel établissement de santé ? Il est le fruit d’un partenariat entre deux acteurs privés, LNA Santé et Elsan. En effet, les deux groupes, depuis cinq ans, portent ce projet de regroupement de deux de leurs cliniques : la clinique de Kerlena, auparavant basée à Roscoff, experte en orthogériatrie, et la clinique de l’Elorn, à Landerneau, spécialisée en gériatrie, ne font désormais plus qu’une ! L’Institut de Réadaptation du Cap Horn est la concrétisation de la volonté des deux groupes de faire évoluer et transformer leur offre de santé en l’adaptant aux mutations des besoins des populations du territoire finistérien : vieillissement de la population, augmentation de la « grande dépendance », repositionnement au cœur d’un bassin de population important du département. Pour mener à bien ce projet, les deux groupes ont travaillé en étroite collaboration avec l’ensemble des acteurs de la filière santé du territoire : l’ARS, les prescripteurs, les élus locaux… Résultats : un bâtiment flambant neuf de 11 000 m², certifié HQE Construction Santé, sur un site de 2,5 ha de terrain paysagé, doté d’un plateau technique des plus performants et en capacité d’accueillir 1 500 patients par an. L’établissement rassemble 160 lits d’hospitalisation complète (majoritairement simples), et 35 places d’hôpital de jour. Les patients bénéficient d’un plateau technique comprenant deux bassins de balnéothérapie, un gymnase, une salle de rééducation, d’ergothérapie, de travail de prothèses ou de rééducation vestibulaire. Il compte également un cabinet de radiologie libéral intégré, ouvert aux patients de l’Institut et à la population landernéenne. L’équipe médicale et paramédicale est composée de médecins, de kinésithérapeutes, d’éducateurs d’activités physiques adaptées, de diététiciens,… Elle doit encore s’étoffer : l’établissement recherche activement des kinésithérapeutes et des médecins. HOSPITALISATION COMPLÈTE 60 lits de locomoteur, 90 lits pour personnes âgées dépendantes, 2 lits de soins palliatifs, 8 lits polyvalents. HOSPITALISATION DE JOUR 20 lits de locomoteur, 15 lits pour personnes âgées dépendantes. L’Institut de Réadaptation du Cap Horn, c’est parti ! CHIFFRES CLÉS LNA SANTÉ ET AMBLER : UN PARTENARIAT EFFICACE ! Un patient accueilli en clinique de soins de suite et de réadaptation (SSR) peut être amené à se rendre dans un autre établissement de santé ou chez un spécialiste. Un transport en ambulance, VSL, ou en taxi se révèle alors nécessaire. Dans un contexte de rigueur budgétaire, depuis le 1er mai 2019, les transports sanitaires à la charge des établissements de soins de suite et de réadaptation (SSR) sont financés par un système de forfaits. Et de nouveaux acteurs se sont positionnés sur ce secteur à fort enjeu, en vue de simplifier la mise en place des transports et d’optimiser les coûts. C’est le cas d’Ambler, le « Uber » du transport médical, une start-up fondée en 2018 qui développe des technologies pour faciliter la mise en adéquation de l’offre et de la demande de transports sanitaires. De son côté, le groupe LNA Santé avait, depuis plus d’un an, engagé une réflexion sur cette question, collectant et analysant un certain nombre de données en provenance de ses établissements de soins de suite et réadaptation, rencontrant des opérateurs, des syndicats de transport et Ambler. Ambler apparaissant d’emblée comme une solution pertinente et, LNA Santé, sous le pilotage de sa cellule innovation, décide de lancer une expérience pilote au sein de trois SSR, l’Institut Médical de Breteuil (60), la Clinique de Bazincourt (78) et la Maison de Santé d’Épinay (93). Trois expériences concluantes ! Fort de ce succès, LNA Santé a donc décidé de procéder au déploiement progressif d’Ambler dans l’ensemble de ses établissements ! P.11 Ancrage territorial
L’ETP – éducation thérapeutique du patient, cela vous parle ? C’est en 2007 que la HAS (Haute Autorité de Santé) donne l’impulsion à l’éducation thérapeutique du patient (ETP) en éditant le premier guide méthodologique. Depuis, cette approche pédagogique ne cesse de se développer et vous allez comprendre pourquoi. Selon la HAS, « l’éducation thérapeutique du patient (ETP) vise à aider les patients à gérer au mieux leur vie avec une maladie chronique. Elle est un processus continu, qui fait partie intégrante et de façon permanente de la prise en soins du patient ». Adapté aux maladies chroniques, il convient donc d’en donner également la définition. Il s’agit en effet d’affections de longue durée (ALD) qui évoluent avec le temps. Il n’est pas toujours évident de reconnaître une personne atteinte par une maladie chronique, plus ou moins grave et invalidante. Néanmoins, celle-ci a un impact sur sa vie sociale, sa vie professionnelle et/ou sa vie intime. Selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), les maladies chroniques sont responsables de 63 % des décès et représentent la toute première cause de mortalité dans le monde. Exemples demaladies chroniques : le diabète, l’asthme, les maladies cardiovasculaires, la sclérose en plaques, Alzeihmer, Parkinson, l’obésité, l’insuffisance respiratoire… Au regard de ces définitions, l’objectif majeur de l’ETP est de rendre le patient acteur de sa santé. Il est primordial de le rendre plus autonome face à sa pathologie, grâce à l’appropriation de savoirs et de compétences qui lui permettront de mieux gérer sa maladie et d’améliorer sa qualité de vie. Ce processus éducatif intègre également l’entourage du patient dont on reconnaît aujourd’hui le rôle. Comment l’éducation thérapeutique du patient (ETP) s’applique-t-elle ? Afin de répondre aux besoins des patients selon leur pathologie, les établissements de santé créent des programmes ETP validés par l’ARS (Agence régionale de santé). Il existe ainsi de nombreux programmes ETP qui concernent les maladies aussi diverses que le diabète, les pathologies cardiovasculaires, l’obésité, Alzheimer, etc. Quatre étapes constituent chaque programme ETP et sont réalisées par les professionnels de santé. • Élaborer un diagnostic éducatif. • Définir un programme personnalisé d’ETP avec et pour le patient. • Planifier et mettre en œuvre les ateliers d’ETP individuelle et/ou collective. • Réaliser une évaluation des compétences acquises par le patient et le déroulement du programme. Les programmes d’éducation thérapeutique du patient (ETP) requièrent une coordination importante entre les professionnels de santé qui interviennent. En effet, le patient doit être accompagné par une équipe pluridisciplinaire qui va pouvoir le prendre en charge de manière globale. P.12 Initiatives et actualités des établissements
CLINIQUE DE BAZINCOURT : SCLÉROSE EN PLAQUES, UN PROGRAMME ETP D’AUTORÉÉDUCATION Conventionnée par l’Assurance Maladie, la Clinique de Bazincourt est un établissement de soins de suite et de réadaptation spécialisé dans les affections du système nerveux, des affections de l’appareil locomoteur et des affections de la personne âgée polypathologique, dépendante ou à risque de dépendance. C’est dans ce cadre que la Clinique de Bazincourt a développé un programme ETP axé sur l’autorééducation chez le patient atteint de sclérose en plaques (SEP), qu’il soit au début de sa maladie ou tout au long de celle-ci, et ne présentant pas d’aggravation clinique récente. Les objectifs du programme sont la définition et l’apprentissage d’un programme personnalisé de rééducation comprenant des exercices simples, faciles à réaliser, que le patient pourra pratiquer lui-même à son domicile, de manière à en garantir la régularité afin de maintenir ses acquis. Après le bilan, le patient bénéficie d’un module de prise en charge multidisciplinaire individualisée animé par les professionnels de santé suivants : kinésithérapeute, ergothérapeute, psychomotricienne et éducateur sportif. Ce programme est coordonné par Iuliana Slesari, neurologue à la Clinique de Bazincourt. Il est référencé auprès du réseau ETP SEP d’Îlede-France qui répertorie les programmes ETP pour les patients atteints de sclérose en plaques. Les programmes ETP de nos établissements NORD HAUTS DE FRANCE Institut médical de Breteuil • Patients atteints d’Accident Vasculaire Cérébral SUD-OUEST Centre de réadaptation du Moulin Vert (86) • Patients diabétiques de type 2 SUD-EST PROVENCE-ALPES CÔTE D’AZUR AJO les oiseaux (83) • Éducation thérapeutique de l’enfant et de l’adolescent obèse ou en surpoids SUD-EST AUVERGNE-RHÔNE-ALPES Le Clos Champirol (42) • Réadaptation cardio-vasculaire • Réadaptation cardio-respiratoire • Patient ayant eu un AVC • Patient souffrant de lombalgie chronique CENTRE ET OUEST VAL DE LOIRE Institut médical de Sologne • Diabétique de type 2 • Patients coronariens • Patients insuffisants respiratoires • Patients insuffisants cardiaques graves Institut de diabétologie et nutrition du centre (28) • Diabétologie et nutrition HAD Orléans • Montargis (45) • Qualité de vie et sécurité des soins du patient et de son entourage en HAD ÎLE DE FRANCE Institut de Réadaptation de Romainville (93) • Hémiplégie suite à un AVC Clinique de Bazincourt (78) • Auto-rééducation chez le patient atteint de sclérose en plaques • Alimentation nutrition chez les patients diabétiques Institut médical d’Ennery (95) • Diabète, obésité, nutrition • Qualité de vie du patient Alzheimer et de son entourage • La vie après un AVC Institut médical de Serris (77) • Vivre avec la maladie de Parkison • Qualité de vie du patient Alzheimer • Diabète de types 1 et 2 P.13 Initiatives et actualités des établissements
Située à la Queue-en-Brie dans un immeuble contemporain, notre maison de retraite médicalisée Villa Caudacienne ouvrira en novembre 2019 et bénéficiera d’un cadre agréable et ouvert sur un jardin sécurisé et accessible à tous. Les capacités économiques des résidents ont été prises en compte afin de proposer des accueils adaptés, basés sur un référentiel exigeant sur le plan économique et qualitatif. Le tarif d’hébergement, à 68 euros, concilie un cadre de vie de grande qualité et un accompagnement médical et de soins identiques à ceux de la gamme élégance. Rendre l’Ehpad accessible au plus grand nombre, c’est le défi que s’est fixé LNA Santé ! La Villa Caudacienne et les Ehpad Confort LNA Santé continuent leur développement Découvrez l’institut de Réadaptation d’Achères ! Si tué dans les Yvel ines, l ’ Inst i tut de Réadaptation d’Achères est un établissement de soins de suite et de réadaptation (SSR) spécialisé dans les affections du système nerveux, des affections de l’appareil locomoteur et des affections de la personne âgée polypathologique, dépendante ou à risque de dépendance. Au quatrième trimestre 2019, les équipes et spécialistes de l’Institut de Réadaptation d’Achères s’installeront dans un bel établissement neuf, dans la même ville. Le bâtiment s’inscrit dans l’aménagement de la Zac de la petite Arche, à Achères. Cette zone d’aménagement concerté comprendra des logements, un hôtel, une résidence pour personnes âgées et notre établissement de soins de suite et de réadaptation d’Achères. Les travaux ont commencé il y a plus de deux ans et se finaliseront fin octobre 2019. Restez connecté ! DE QUOI SE COMPOSE CET EHPAD CONFORT ? Restructuration et augmentation de capacité de la résidence à 125 lits (au lieu de 109 lits) Accueil de jour de 15 places Pasa de 14 places Création d’une cuisine, d’un salon principal, d’une buanderie, de restaurants, et restructuration des salons des unités L’ÉTABLISSEMENT S’INSCRIT DANS LE PARCOURS DE SOINS LOCAL AVEC : un hôpital de jour un cabinet médical un cabinet dentaire des services d’hospitalisation complète spécialisés en gériatrie, troubles locomoteurs, neurologie et pneumonie P.14 Immobiliers
Psychomotricien, ce métier qui nous fait du bien ! L’objectif d’un suivi en psychomotricité est d’accompagner l’enfant comme l’adulte dans l’appropriation de son corps, de ses émotions, de ses compétences psychomotrices afin qu’il appréhende mieux le monde qui l’entoure. Le psychomotricien intervient sur trois axes : le dépistage, la prévention et le soin. Aujourd’hui, en France, plus de 9 000 psychomotriciens traitent les troubles du mouvement et du geste. Ils rééduquent les personnes confrontées à des difficultés psychologiques vécues, exprimées de façon corporelle et agissent sur leurs fonctions psychomotrices. De la néonatalité à la gériatrie en passant par la psychiatrie, la rééducation proposée prend diverses formes et s’adapte aux différents publics. Mettre des mots sur des maux L’estime de soi et la confiance en soi sont à la base de notre prise en soins. Une partie du travail est basée sur l’acceptation du handicap et relève de l’émotionnel. Nous essayons de faire en sorte que le patient comprenne son nouveau fonctionnement et qu’il se sente bien dans son corps. On est vraiment à la frontière du corps et de l’esprit. Inscrire la psychomotricité dans le projet global et pluridisciplinaire de soins Afin d’avoir la prise en soins la plus complète et riche possible, le patient va solliciter des fonctions différentes avec chaque spécialiste. Le travail en équipe pluridisciplinaire est très important, chacun œuvre pour que le patient se sente bien et retrouve de nouvelles capacités. Le but : faire ressentir le corps autrement que dans la contrainte et la douleur. À travers chaque séance que nous proposons, individuelle ou collective, nous cherchons à procurer au patient une aisance gestuelle et une sensation de bien-être physique. La psychomotricité permet de développer les ressources, les habilités motrices et les facultés sociales de la personne. Pratiquer la psychomotricité aide le patient/résident à mieux se connaître, à mieux maîtriser ses émotions, à renforcer sa confiance en soi et à rétablir l’équilibre harmonieux entre le corps et l’esprit. Cette approche améliore la qualité de vie de la personne et optimise le bien-être physique, psychique et social de l’individu. UNE NOUVELLE PLATEFORME D’ACCOMPAGNEMENT ET DE RÉPIT POUR LES AIDANTS CRÉÉE EN SEINE-ET-MARNE Une mission : Guider et soutenir les aidants (Alzheimer, Parkinson...) au quotidien. Financées et labelisées par l’Agence Régionale de Santé (ARS), les plateformes d’accompagnement et de répit ont pour vocation d’accompagner le proche aidant (conjoint, enfant...) accompagnant une personne atteinte d’une maladie neurodégénérative (Alzheimer, Parkinson...) ou toute personne de plus de 60 ans en perte d’autonomie à domicile. Le Nid des Aidants Seine et Marne (77) est la troisième plateforme d’accompagnement et de répit labellisée sur le territoire. À l’origine du projet, une réponse conjointe de la MAIA 77 et de l’Ehpad La Meulière de la Marne, qui à ce jour est devenu le porteur unique de la plateforme. http://seine-et-marne.leniddesaidants.fr/ P.15 Nos talents
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