Le réseau « R », les experts métiers de la rééducation au cœur des projets LNA Santé ! En février, LNA Santé a créé un réseau d’experts internes en rééducation, le réseau « R ». Sa vocation : améliorer et harmoniser les bonnes pratiques de rééducation des établissements SSR du groupe. DÉCRYPTAGE AVEC DANIÈLE AZOULAY, DIRECTRICE D’EXPLOITATION LNA SANTÉ Quelle est la genèse de cette démarche ? Il y a deux ans, nous avions, au même moment, trois importants projets immobiliers pour des établissements sanitaires au sein de mon périmètre. Chacun d’entre eux devait concevoir, structurer et définir les équipements nécessaires pour leur futur plateau technique respectif de 1 000 m². Alors que les enjeux de performance (technique, économique…) de nos plateaux techniques sont majeurs, j’ai été interpellée par l’absence de référentiel commun. Nous avons alors proposé de mettre en place des groupes de travail réunissant des cadres de rééducation de différents établissements afin de l’élaborer. Quelle méthode avez-vous mis en place pour construire ce référentiel ? Le premier référentiel élaboré porte sur trois spécialités : la neurologie, le locomoteur et la gériatrie. L’équipe de cadres de rééducation, pilote du projet, a commencé par recenser les dotations de chaque établissement, puis elle a sélectionné des prestataires à rencontrer, en lien avec un médecin MPR du groupe, le Dr Daniel Ejnès. Les services achats ont également été associés à la démarche. Résultat : nous avons aujourd’hui un référentiel sur ces spécialités, évolutif et actualisé tous les trimestres. Comment fonctionne ce réseau « R » ? Le succès et la mobilisation des équipes autour de cette première étape nous ont amenés tout naturellement à élargir la vocation du réseau. Aujourd’hui, son champ d’intervention enmatière de rééducation est vaste : ressources humaines (recrutement, fidélisation, formation…), systèmes d’information, prise en soins des patients (compétences, pratiques, APA), veille réglementaire et plateaux techniques (Rex, test…). Le réseau se réunit aumoins une fois par trimestre. Et pour faire vivre ce réseau impliquant l’ensemble des cadres de rééducation du groupe, nous avons mis en place un système de pilotage alterné : à tour de rôle, chacun des cadres volontaires l’anime pendant un an. Pour cette première année, Martine Franc, cadrede rééducationde l’Institut deRéadaptation de Romainville (93), en est l’animatrice. Elle est épaulée par une autre cadre, Anne Guern, de l’Institut de Réadaptation du Cap Horn, sur le volet « systèmes d’information », et notamment sur la partie rééducation du dossier patient. En effet, le partage des informations entre médecins et rééducateurs via le dossier patient est un levier important pour avancer, demain, vers des programmes de rééducation davantage modélisés. Quels sont les projets et perspectives à venir ? Dans la continuité du travail accompli, construire un autre référentiel sur les spécialités cardiologie, pneumologie, diabète et obésité constitue la prochaine étape. Nous avons également entamé un chantier d’optimisation des flux patients en cardiologie-pneumologie que nous voulons transposer dans d’autres spécialités. Chaque établissement va progressivement s’approprier la méthode et pouvoir la dupliquer. Enfin, comme nous avons beaucoup de projets sur le secteur sanitaire, nous avions besoin d’avoir un cadre référent groupe en matière de rééducation. Martine Franc a accepté cette mission qui vient compléter celle du réseau « R ». P.7 Notre dossier
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