Le Mag #10

L’HAD : une véritable fourmilière au service des patients, ouverte sur l’extérieur Véritable fourmilière, l’HAD fait appel à des compétences médicales et soignantes pluridisciplinaires. • Trois médecins coordonnateurs, ayant chacun leur spécialité : gériatrie, soins palliatifs et « plaies et cicatrisations ». Leurs rôles : évaluer les demandes de préadmission, se rendre au domicile des patients ou dans les Ehpad, suivre les dossiers médicaux, participer aux réunions institutionnelles (CME – Commission médicale d’établissement, CLIN – Comité de lutte contre les infections nosocomiales,…), rencontrer les prescripteurs… • La directrice des soins et les infirmières coordinatrices, comme leur nom l’indique, jouent un rôle de coordination prépondérant dans la prise en soins des patients, entre les différents soignants et les médecins. Elles pilotent également les infirmières libérales qui interviennent au sein de l’HAD. Elles élaborent les plannings des tournées. Elles assurent le lien avec la famille… Bref, elles sont un pivot de l’HAD. • Un pharmacien et deux préparateurs officient chaque jour dans la pharmacie à usage intérieur » (PUI) de Seynod pour réceptionner les médicaments, préparer les piluliers journaliers des patients, passer les commandes… • Une assistante sociale accompagne patients et aidants à leur domicile. • Une psychologue intervient à la demande des soignants, en particulier auprès des patients en soins palliatifs. • Les équipes administratives assurent le suivi des dossiers. • Le directeur de l’HAD, quant à lui, assure le pilotage global de l’établissement, il en définit la stratégie, il anime de nombreuses réunions internes, il assure également l’interface avec les acteurs de la filière médicale sur le territoire (ARS, CPAM…), etc. « L’HAD est également très ouverte sur l’extérieur. Nous faisons intervenir des infirmières libérales et de nombreux libéraux pour leurs compétences spécifiques : kinésithérapeutes, diététiciens, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues… Nous travaillons également en lien étroit avec des SSR de la région (cliniques de soins de suite et de réadaptation) pour organiser des séjours de répit afin de soulager les aidants, dès que nécessaire. Évidemment, nous sommes en contact permanent avec le médecin traitant de nos patients, qui demeure leur référent. Bref, nous sommes à la fois « au-dedans », au domicile de nos patients, et « au-dehors », en permanence en interaction avec notre environnement. Notre métier est très enrichissant ! » Benjamin Grosgojat, Directeur de l’HAD Haute-Savoie LNA Santé. LE PROGRAMME HOP’EN : DÉCRYPTAGE PAR LAURENT JOUATEL, DSI ADJOINT DE LNA SANTÉ EN CHARGE DES ÉTUDES « Le programme HOP’EN, « Hôpital numérique ouvert sur son environnement », initié par la DGOS, s’inscrit dans la continuité du précédent programme de modernisation des systèmes d’information hospitaliers « Hôpital Numérique ». En toute logique, les nouvelles orientations stratégiques d’HOP’EN ont été construites sur la base et en cohérence avec la feuille de route « Accélérer le virage numérique » portée par Dominique Pon et Laura Letourneau. Chez LNA Santé, nous sommes engagés depuis plusieurs années en faveur de cette transition numérique. Par exemple, sur le volet identité du patient, nous avons déjà une longueur d’avance, puisque depuis 2015, nous disposons d’un serveur d’identité groupe qui rassemble tous les patients de nos établissements sanitaires afin de leur garantir notre identitovigilance. Nous pourrons, dès sa généralisation au niveau national, y renseigner l’INS (identifiant national de santé). Pour nous, HOP’EN est un levier pour aller plus loin, plus vite, en adéquation avec les enjeux qui s’imposent à nous en tant qu’acteurs de santé : la sécurité des données de santé, la capacité d’intégrer rapidement un référentiel d’identité unique (INS ci-dessus) destiné à fiabiliser l’identification du patient, le développement des échanges entre le dossier médical partagé (DMP) et la médecine de ville via la messagerie sécurisée de santé (MSSanté) dans une logique de parcours de soins et d’échanges avec nos partenaires, etc. Nous avons déposé plusieurs manifestations d’intérêt au programme HOP’EN en juin, chaque projet correspondant à la fois aux besoins « métier » des professionnels de santé, en phase avec le projet d’établissement, ainsi qu’à ceux du territoire impliqué. En effet, nous veillons à bien identifier et nous intégrer dans les priorités de chaque Agence régionale de santé. En région Hauts-de-France, par exemple, nous avons déposé un dossier pour l’Institut Médical de Breteuil sur le domaine « 6 », la relation avec l’entourage… Prochaine étape : les résultats des projets retenus à la rentrée ! » P.9 Notre dossier

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