#13 | Septembre 2021 Nos initiatives • SSR : les plateaux techniques au diapason • Le soutien aux aidants pendant la crise • Le PASA itinérant Le dossier détachable Soigner et prendre soin LePôleRecherche, LNASantésur tous lesfronts !
2 4 Nos initiatives • SSR : les plateaux techniques au diapason 8 Ancrage territorial • 7 établissements normands rejoignent LNA Santé • Nos établissements contribuent à la stratégie vaccinale nationale • Point sur DAC et CPTS • Zoomsur les établissements Parsay / Brière / Le Confluent 11 Initiatives et actus des établissements • Soutien aux aidants pendant la crise (Pass'relle) • PASA itinérant • Café visio et ateliers "Rebondir ensemble" • Défi à vélo Les Camélias 15 Nos projets immo • HADVal de Loire • Institut de Réadaptation d'Achères • Parc de Diane Le Dossier détachable en partie centrale : Le Pôle Recherche, LNA Santé sur tous les fronts ! Sommaire Le Pôle Recherche LNA Santé Chiffres clés projets Promoteur 11 projets Investigateur 13 publications de veille scientifique 5 membres du Pôle Recherche et du Comité scientifique 15 24projets de recherche dont 5 sur la COVID-19 2477 patients ou résidents de LNA Santé inclus dans une étude de recherche 3ans d’existence
3 Preuve de notre dynamique d’ancrage territorial, l’année 2021 a été marquée par l’intégration de dix établissements dont sept (page 6) sont situés en Normandie et trois (page 10) en Pays de la Loire et en Nouvelle-Aquitaine. Ces établissements sont spécialisés en Soins de Suite et Réadaptation, chirurgie et psychiatrie. Nous vous proposons de découvrir la méthode d’accompagnement conçue par les équipes de LNA Santé pour intégrer efficacement et sereinement chacun d’entre eux. La complémentarité des activités et les nombreuses synergies potentielles entre les établissements s’inscrivent en continuité du groupe de travail initié avec nos cadres de rééducation sur l’organisation des plateaux techniques et des principes d’organisation en SSR (page 4). Fidèle à sa politique de construction ou restructuration systématique de ses établissements, l’activité du service immobilier de LNA Santé n’a pas faibli, avec la livraison d’un nouvel établissement SSR de 133 lits et 45 places à Achères (Yvelines), de nouveaux locaux pour l’HAD Val de Loire et d’une rénovation en profondeur du 2e Ehpad du groupe, Le Parc de Diane (LoireAtlantique) (pages 15 et 16). Sous l’impulsion de nos professionnels, la pandémie nous a amenés à faire preuve de créativité et à réinventer les prises en soin des maladies neuroévolutives. C’est tout l’objet de la démarche SENS déployée dans les Ehpad LNA Santé dont le PASA itinérant en est une traduction parmi d’autres (page 12). Pour retrouver une vie la plus normale possible et se protéger collectivement, LNA Santé ne faillit pas à ses responsabilités et a ouvert 4 centres de vaccination (page 8) pour contribuer à la stratégie nationale. Dans un contexte d’augmentation des maladies chroniques, du vieillissementde lapopulation, de lacomplexitédecertainsparcours de vie, et face à la multiplicité des dispositifs d’accompagnement et de coordination, l’État a créé les DAC. Cet objectif, auquel participe activement l’HAD Loir et Cher impliqué dans le projet « Santé Escale 41 » (page 9), est de simplifier et d’unifier sous un même « toit » la Plateforme Territoriale d’Appui (PTA) et la MAIA (dispositif destiné à l’accompagnement des personnes âgées de 60 ans et plus en perte d’autonomie et des aidants). Le DAC est composé d’experts pluridisciplinaires chargés d’évaluer une situation et de définir le parcours le plus adapté. L’HAD est un partenaire majeur du dispositif notamment en cas de détection d’une situation requérant des soins complexes. Nous poursuivons aussi notre tour d’horizon sur les initiatives de soutien aux aidants (page 11) pendant la pandémie et la mise en œuvre de bulles de résilience pour nos professionnels. Ces temps de respiration se sont avérés salvateurs pour rebondir ensemble (page 13). Enfin ce tour ne serait pas complet sans le défi sportif (page 14) que se sont lancé les cyclistes, résidents de notre Ehpad Les Camélias, pour tenter de ravir le maillot jaune. Nous avons fait le choix de consacrer le dossier du MAG#13 au Pôle Recherche LNA Santé dont le chemin parcouru en 3 ans mérite d'être évoqué. Dans ce court laps de temps 24 projets de recherche, dans les champs sanitaire et médico-social, ont déjà été initiés et, pour une partie, finalisés. Ceci représente près de 2 500 patients ou résidents inclus dans une étude clinique. En parallèle, une réflexion globale est engagée autour de l’approche thérapeutique LNA Santé. Objectifs principaux : harmoniser et optimiser la qualité de la prise en charge des patients ou résidents au sein de nos établissements et capitaliser sur les expertises des professionnels pour harmoniser les prises en soin. Vous en découvrirez les illustrations dans le dossier spécial. 1 Pôles d’Activités et de Soins Adaptés 2 Dispositifs d’Appui à la Coordination Édito PAR WILLY SIRET, DIRECTEUR GÉNÉRAL « Sous l’impulsion de nos professionnels, la pandémie nous a amenés à faire preuve de créativité et à réinventer les prises en soin des maladies neuro-évolutives. »
4 Nos initiatives Des plateaux techniques au diapasonchez LNA Santé LNASantéacréé, depuis2019, le réseaudescadresde rééducation, le réseau « R ». Sa vocation : améliorer et harmoniser les bonnes pratiques de rééducation des établissements de Soins de suite et de réadaptation (SSR) du groupe. Début 2020, il a entamé un important travail autour de l’optimisation de l’organisation des plateaux techniques. Martine Franc, cadre référent groupe en matière de rééducation explique la méthodologie : « Pour démarrer, quatre établissements ont été audités : l’Institut Médical de Breteuil (60), l’Institut de Réadaptation du Cap Horn (29), Le Clos Champirol (42) et l’Institut de Réadaptation de Romainville (93). Les résultats de l’audit ont permis de définir : • des fondamentaux, c’est-à-dire des axes incontournables applicables à l’ensemble des établissements du groupe, comme par exemple, l’interdisciplinarité dans les prises en charge des patients, • des principes directeurs en termes de ressources humaines et de programmation qui seront déployés progressivement à tous, • ainsi que des recommandations complémentaires sur le plan organisationnel ou architectural. » Ces fondamentaux et principes directeurs ont d’ores et déjà été testés, entre novembre et avril 2021, auprès de quatre SSR (les mêmes hormis l'Institut Médical de Breteuil, remplacé par l’Institut de Réadaptation d’Achères (78)), afin de réaliser un premier retour d’expérience et d’envisager certains ajustements ou approfondissements, prévus lors des prochaines journées métiers de septembre. Anne Guern, cadre de rééducation à l’Institut de Réadaptation du Cap Horn, témoigne de l’intérêt de cette démarche : Alors que nous appartenons à un groupe, avec un partage de valeurs communes, il est essentiel, entre professionnels, de partager également nos pratiques et d’avoir une culture commune de la réadaptation au sens large. Cette démarche nous a permis de progresser, de bénéficier de regards différents, de capitaliser sur les pratiques existantes. C’est une vraie reconnaissance des expertises des uns et des autres. Très concrètement, à l’IRCH nous avons bien avancé sur la mise en œuvre des principes directeurs en gériatrie et la prochaine étape, concernera le locomoteur. Avec un seul objectif : promouvoir l’autonomie du patient. « C’est une vraie reconnaissance des expertises des uns et des autres. » Plateau technique de l'Institut Médical de Breteuil
5 LES FONDAMENTAUX 1 • Priorité à la réadaptation et à la rééducation 2 • Pluridisciplinarité et interdisciplinarité dans les prises en charge 3 • Besoin d’une organisation efficiente Plateforme Huber de LPG system LES PRINCIPES DIRECTEURS Au niveau des ressources humaines : 1 • Tout établissement SSR doit avoir un directeur de la réadaptation et de la réhabilitation peu importe sa spécialité. 2 • Chaque spécialité, si l’activité d'hospitalisation de jour (HDJ) est suffisamment importante, doit avoir un coordonnateur dédié à l’HDJ (plus de 40 patients en file active). 3 • Chaque spécialité, si l’activité d’HDJ est suffisamment importante, doit avoir un médecin référent par spécialité dédié à temps plein à l’HDJ. Au niveau de la programmation : 4 • Pour faciliter l’organisation de l’HDJ, la prise en charge des patients doit se dérouler majoritairement sur 3 ou 4h consécutives (ou par demi-journée). Cela permet de réaliser toutes les séances prévues pour chaque patient tout en optimisant le temps passé dans la structure. 5 • La prescription médicale doit être harmonisée au sein des établissements du groupe comme une prescription d’objectifs (généralement plusieurs) et non pas de moyens. Dans cette perspective, les moyens à mettre enœuvre ne sont plus la seule responsabilitémédicalemais la responsabilité d’un établissement et d’une équipe pluriprofessionnelle. 6 • Les programmes sont standardisés dans la mesure où ils se composent d’un nombre d’activités de rééducation prédéfini par l’établissement ou par le groupe tout en restant personnalisés. Chaque activité se définit elle-même par les caractéristiques suivantes : a • Professionnel(s) animant l’activité, b • Modalité de prise en charge (individuel dédié, individuel non dédié, groupe), c • Fréquence de prise en charge (quotidienne, 2x /semaine, 3x /semaine, 1x /quinzaine), d • Durée de l’activité en minute. 7 • La planification des séances pour chaque patient est un élément clé de l’organisation de toute structure. En effet, planifier des patients dans des salles auprès de professionnels multiples selon des durées et des fréquences variées est une des tâches les plus complexes des tâches supports des centres de soins de suite et réadaptation.
ROUEN LE HAVRE Granville Alençon Lisieux Lillebone Deauville ■ ■ ■ ■ ■ DIEPPE ● FÉCAMP ● CHERBOURG ● CAEN ● SAINT-LÔ ● ● ● 6 Ancrage territorial 7établissementsnormands rejoignent LNA Santé ReprisedeCliniqueDéveloppement : Depuis le 1er décembre 2020, LNA Santé a repris l’ensemble du groupe Clinique Développement, un opérateur sanitaire de premier plan sur le territoire normand, spécialisé en soins de suite et réadaptation et en chirurgie. Déjà bien implanté dans l’Ouest, LNA Santé vient renforcer son maillage territorial en Normandie, avec l’intégration de sept « nouveaux » établissements. La complémentarité des activités et les nombreuses synergies potentielles entre les établissements du groupe ouvrent de belles perspectives pour l’avenir. Nous vous proposons de découvrir ces derniers et la méthode d’accompagnement conçue par LNA Santé pour intégrer efficacement et sereinement chacun d’entre eux. LE NORMANDY 1 & 2 GRANVILLE (50) SSR 2 sites - 305 lits / 114 places Normandy 1 : 208 lits + 92 pl. HdJ Normandy 2 : 97 lits + 22 pl. HdJ Neurologie - Neurologie lourde - Affection de l’appareil locomoteur - Polyvalent - Affections respiratoires - Gériatrie - Affection des brûlés - Éveils de coma POLYCLINIQUE DE LISIEUX (14) CHIR 34 lits + 21 places Chirurgie urologique - Orthopédique et traumatologique - Digestive et viscérale - Ophtalmologique - ORL - Endoscopies digestives CLINIQUE D’ALENÇON (61) SSR et CHIR 78 lits + 27 places répartis entre capacité SSR 59 lits + 10 pl. / capacité CHIR 19 lits + 17 pl. Chirurgie orthopédique et traumatologique - Chirurgie générale, digestive et viscérale - Vasculaire - Plastique - Maxillo-faciale - Ophtalmologique - Urologique - ORL - Dentaire - Endoscopies digestives
7 Décryptage en trois questions à Léonard Lasnel et Jérôme Rondelle, directeurs d’exploitation LNA Santé, tous deux se répartissant le pilotage des sept nouveaux établissements. Pourquoi avez -vous décidé de concevoir un mode d’intégration inédit ? Léonard Lasnel : « Alors que le groupe Clinique Développement a été créé il y a près de 25 ans et compte sept sites et près de 900 salariés, il est essentiel pour nous de capitaliser sur les expertises et les compétences dont sont riches les équipes des établissements normands. Cela signifie pour nous : mettre en œuvre un processus d’intégration structuré et progressif. » Jérôme Rondelle : « J’ajoute que quatre des sept établissements pratiquent la Médecine-Chirurgie, ce qui est un métier récent au sein de LNA Santé. Ce sont de nouveaux enjeux à appréhender pour le Groupe. » En quoi consiste cette méthode d’intégration ? Léonard Lasnel : « Elle repose sur trois principales phases déclinées dans chacun des établissements. Premièrement, nous avons réalisé un diagnostic approfondi dans plusieurs domaines (Activités, métiers, organisation et audit des fonctions supports) qui vient de s’achever à l’été 2021. Deuxièmement, nous avons présenté et fait valider les plans d’actions prioritaires auprès des Directions et CODIR des établissements, suivis d’une restitution à l’ensemble des équipes sur les mois de mai et juin. Enfin, la phase de mise en œuvre des plans d’actions s’étalera de juin 2021 à fin 2022, au plus tard ». Jérôme Rondelle :: « Dans ce processus global, la phase de diagnostic est essentielle. D’une part, elle a mobilisé l’ensemble des services du siège LNA Santé afin d’établir une « vision à 360° » précise des forces et des axes d’amélioration de chaque établissement. D’autre part, elle a permis de bien analyser chaque positionnement au sein de leur territoire de santé et de bien appréhender les enjeux pour chacun, à long terme. » Précisément, quels sont les principaux enjeux identifiés dans cette première phase ? Léonard Lasnel :: « Dans notre secteur de la santé, les données médicales constituent un enjeu majeur. C’est pourquoi dans une opération de rapprochement comme celle-ci, la sécurisation des systèmes d’information est une priorité. C’est un chantier déjà fortement avancé, impliquant au premier plan les équipes de la DSI du groupe. Autre enjeu majeur pour nous, l’intégration et l’accompagnement humain et social des 900 salariés normands afin que chacun puisse s’épanouir au sein du groupe. » Jérôme Rondelle : « Créer des synergies est un autre défi majeur, aussi bien entre établissements normands qu’avec les autres établissements du groupe. Ce travail de coopération est déjà sur les rails. Pour ne citer que quelques exemples : des passerelles ont d’ores et déjà été créées entre Le Normandy à Granville et le CRF de Deauville, ce qui n’existait pas auparavant. Les équipes de Réadaptation d’Alençon sont en contact avec celles des établissements d’Achères (78) et du Moulin Vert (86). Bref, partout où cela fait sens, nous souhaitons capitaliser sur les bonnes pratiques et les expertises des uns et des autres ». Une intégration et un accompagnement sur-mesure Si LNA Santé intègre régulièrement des établissements, qu’ils soient issus du secteur privé lucratif, associatif, ou encore mutualiste, etc., c’est la première fois qu’il est amené à reprendre un groupe de cette dimension. C’est pourquoi LNA Santé a choisi de mettre au point une méthode inédite et structurante d’intégration. CLINIQUE TOUS VENTS LILLEBONNE (76) CHIR 30 lits + 24 places Chirurgie digestive - Orthopédique - Urologique - Ophtalmologique - Endoscopies digestives - Stomatologie - ORL POLYCLINIQUE ET CRF DEAUVILLE (14) SSR, CHIR et HAD 2 sites - 35 places répartis entre capacité SSR 100 lits + 17 pl. / capacité CHIR 30 lits + 18 pl. + 30 HAD Deauville SSR 70 lits + 15 pl. Cricqueboeuf SSR 30 lits + 2 pl. + CHIR 30 lits + 18 places. Traumatologie - Neurologie - Prise en charge des amputés - Affection de l’appareil locomoteur - Chirurgie viscérale et digestive - Urologique - Orthopédique et traumatologique - Ophtalmologique - Esthétique - ORL - Maxillo-faciale - Gynécologique - Chirurgie cancérologique en digestif et en urologie - Chirurgie du rachis - Endoscopies digestives - Pneumologie - Rhumatologie - SSR addictologie 900 salariés 577 lits 251 places 22 blocs sites 7 Près de
8 Ancrage territorial LNASantéouvre 4 centres devaccinationet contribue à la stratégievaccinalenationale Face à l’épidémie de COVID-19, la campagne de vaccination est une priorité de santé publique pour protéger les plus fragiles et atteindre une immunité collective. Dans cette optique et en lien avec les Agences Régionales de Santé, LNA Santé s’est investi dans la vaccination pour protéger un plus large public. Né du partenariat entre LNA Santé et le Centre européen d’étude du Diabète (CeeD), l’Institut prévention santé diabète Grand Est (IPSDE) a ouvert ses portes à Strasbourg en novembre 2020. Le Professeur Michel Pinget, président du CeeD et diabétologue, raconte l’origine de lamise en place du centre de vaccination à l’IPSDE. Juste avant Pâques, le Docteur Laure Pain en charge de la vaccination à l’ARS Grand Est a l’intuition qu’il faut revoir la stratégie de vaccination : les obèses et les diabétiques, patients vulnérables, doivent être pris en compte au même titre que les personnes âgées fragilisées. Elle sollicite l’IPSDE qui répond favorablement et rapidement à sa demande. En 4 jours, le centre de vaccination est organisé avec le personnel du centre de santé, du CeeD et des infirmières. Patients et prescripteurs sont contactés. L’information est relayée par les médias et les réseaux partenaires (Ligue contre l’obésité). Chaque jour, 90 patients sont vaccinés à l’IPSDE, parmi lesquels une majorité de personnes vulnérables de moins de 40 ans. Fin juillet, 3 000 patients auront reçu la couverture vaccinale contre le coronavirus. Un succès permis par l’excellente entente des équipes. La reconnaissance est aussi au rendez-vous, tant par les retours positifs des patients que par la notoriété nouvelle de l’établissement dans le quartier Hautepierre. PATIENTS DIABÉTIQUES ET OBÈSES PRIS EN CHARGE DÈS AVRIL À L’IPSDE Une vague de vaccination dans un élan de mobilisation Dès le début 2021, nos équipes, toujours mobilisées au quotidien contre la crise sanitaire, organisent la campagne de vaccination. Ce sont d’abord les équipes médico-sociales de LNA Santé qui mènent à bien la campagne de vaccination en interne pour protéger les résidents âgés et les professionnels du coronavirus. Parallèlement, les établissements sanitaires de LNA Santé mettent en place 4 centres de vaccination : l’Institut Médical de Breteuil, l’Institut Médical de Sologne, la clinique Saint-Roch et l’IPSDE. Un 1er bilan très satisfaisant pour le directeur de la Clinique Saint-Roch Grégory Mignot, directeur de la clinique Saint-Roch à Roncq explique qu’il faut agir vite et répondre à l’enjeu de proximité vis-à-vis des usagers, dès le début de la stratégie vaccinale soutenue par l’ARS et le CHU de Lille. En janvier, le centre de vaccination se monte alors prestement avec le concours de praticiens retraités, l’équipe d’infirmières et les professionnels CPTS. L’appui du maire de Roncq et des agents du CCAS des communes locales facilite le fléchage des personnes de plus de 75 ans, il leur est ainsi proposé un rendez-vous sans tarder. La campagne de vaccination s’accélère ensuite grâce à la mise à disposition de nouveaux vaccins et le déménagement dans la salle communale de Roncq. Le 1er week-end de mars, 480 doses sont injectées : une efficacité saluée lors de la visite des ministres Gérald Darmanin et Olivier Véran. Grégory Mignot se félicite de ce bel élan de solidarité autour de la santé publique de la part des acteurs publics locaux et au bénéfice de la population. Une organisation bien orchestrée qui aura permis d’injecter plus de 48 000 doses enmoins de 6mois et de repositionner la Clinique Saint-Roch au sein du territoire de santé.
9 L’augmentation des maladies chroniques et le vieillissement de la population entraînent une multiplication du nombre de personnes en situation « complexe » * (polypathologie, précarité, isolement social, handicap…) ayant besoin d’une prise en charge globale, médicale comme sociale. Dans ce contexte et face à la multiplicité des dispositifs d’accompagnement et de coordination existants en fonction des territoires ou en fonction des publics ciblés, l’État* a souhaité les simplifier et les unifier sous un même « toit », en créant les DAC, Dispositifs d’Appui à la Coordination. Ce système est en cours de déploiement en Loir-et-Cher. Laure Jacques-Félix, directrice de l’HAD LNA Santé, impliquée dans le groupe projet, expose comment il se met en place dans ce département : « Dénommé Santé Escale 41, le DAC est en cours de constitution. Il réunit les précédents réseaux, la Plateforme Territoriale d’Appui (PTA) et la MAIA (Dispositif destiné à l’accompagnement des personnes âgées de 60 ans et plus en perte d’autonomie et des aidants). Il est composé d’experts (médecin coordonnateur, assistante sociale, infirmiers coordinateurs, référents parcours) chargés d’évaluer une situation et de définir le parcours adapté. Nous sommes un partenaire majeur de ce dispositif. En amont, comme en aval : en cas de détection d’une situation complexe, l’HAD peut orienter un patient vers Santé Escale 41 ; de même, le DAC peut nous adresser des patients ayant besoin, à leur domicile, d’une prise en soins complexe. Avec la spécificité qui est celle de l’HAD : la réactivité. Contactés le matin par exemple pour une prise en soins palliative, nous sommes en mesure d’intervenir l’après-midi même. Une première expérimentation a eu lieu, initiée par le CH de Blois, réunissant le DAC, l’HAD et la CPTS (Communautés Professionnelles Territoriales de Santé) concernant le suivi des patients COVID. Objectif : fluidifier leur parcours de santé après leur hospitalisation. Cette expérimentation prometteuse a vocation à s’étendre à d’autres pathologies, en particulier pour les situations complexes au long cours, dont on sait que bien souvent, au-delà du soin médical, il est indispensable d’intégrer une prise en charge psycho-sociale. Gageons que cet effort d’unification et de coordination bénéficie pleinement à nos patients. » *Dans le cadre de la stratégie de transformation du système de santé « Ma Santé 2022 ». « Cette expérimentation prometteuse a vocation à s’étendre à d’autres pathologies, en particulier pour les situations complexes au long cours. » L’HADLoir et Cher et SantéEscale 41, lenouveaudispositif de coordination territoriale semet enplace
10 Ancrage territorial LNASantérenforcesonoffresanitaire dans lesPaysde laLoireet enPoitou Charente CLINIQUE LA BRIÈRE La clinique La Brière a intégré LNA Santé le 25 février 2021, devenant ainsi le second établissement psychiatrique du groupe. D’une capacité de 88 lits et places, cet établissement implanté depuis plusieurs décennies à Guérande (Loire-Atlantique), est spécialisé dans la prise en charge de patients atteints de pathologies psychiatriques. Il bénéficie d’un ancrage territorial fort mais également d’un rayonnement interrégional. La Clinique La Brière est une structure ouverte, elle accueille des patients adultes en hospitalisation complète, hospitalisation de jour et de nuit. L’établissement est doté d’équipements spécifiques pour la sismothérapie, la stimulation magnétique transcrânienne répétée (SMTr), la luminothérapie et la polysomnographie. Il propose par ailleurs de multiples activités paramédicales dans des extérieurs attrayants (terrain de sport, de pétanque, mini-golf…). Déjà présente en psychiatrie depuis 2008 avec la Maison de santé d’Epinay, LNA Santé développe ainsi son offre de soins dans la région des Pays de la Loire. CLINIQUE DU CHÂTEAU DE PARSAY La reprise de la Clinique du Château de Parsay, le 28 octobre 2020, participe à la dynamique d’extension continue de LNA Santé. Situé dans un cadre exceptionnel au sein d’un grand parc traversé par une rivière, la Clinique du Château de Parsay est un établissement de Soins de Suite et de Réadaptation (SSR) situé dans les Deux-Sèvres. Il traite plusieurs types de pathologies et accueille des patients en hébergement permanent, à la suite d'affections chirurgicales et médicales dans un environnement de qualité en termes hôteliers et logistiques. Aujourd’hui l’établissement collabore avec le centre hospitalier (CH) de Niort et les acteurs du territoire pour répondre à leurs besoins. Demain, un futur projet co-construit avec le CH verra le jour sur le site de l’hôpital de Niort au sein d’un bâtiment partagé et mutualisé entièrement neuf. Fin 2024, ce nouveau pôle de SSR multi spécialités permettra d’envisager des prises en soin de patients plus complexes, tout en offrant des possibilités de prises en charge accrue en ambulatoire dans un cadre parfaitement sécurisé. Données clés • Certification A obtenu en 2020 • 77 ans : âge moyen des patients • 74 lits • 4 salons • Parc de 6 hectares LE CONFLUENT Cet établissement sanitaire repris le 30 avril 2021 vient augmenter l’offre de soins de suite spécialisée de LNA Santé. Tout comme le Centre de Réadaptation de l’Estuaire, il appartenait à la Croix Rouge et se situe à Nantes dans les locaux du Confluent. La reprise s’est faite conjointement avec Vivalto et un accord permettra en 2024 au groupe Confluent de conserver les activités de soins de suite polyvalents, tandis que LNA Santé récupérera la Réadaptation (20 lits et 30 places). L’objectif de LNA Santé est de regrouper en 2024 cette activité de réadaptation et le centre de l’Estuaire dans un nouvel établissement SSR de 180 lits et places à bâtir sur un site dans la métropole nantaise dont la communication sera faite ultérieurement. Ce projet médical sera fortement orienté autour de la gériatrie avec des pôles d’expertise ciblés tels AVC du sujet âgé, loco-gériatrie, HDJ gériatrique ou EVC-EPR. Données clés • 50 places en hospitalisation complète • 30 en HDJ Neuro/Loco • 180 lits et places à l’horizon 2024 Données clés • 88 lits et places : 65 en séjour complet, 18 en hospitalisation de jour et 5 en hospitalisation de nuit • 22 jours : durée moyenne d’un séjour
11 L’HADVal deLoire, acteurcentral pour l’accompagnementdesaidants Alors qu’en France, 11millions de personnes soutiennent un proche en perte d’autonomie pour des raisons liées à l’âge, un handicap, une maladie chronique ou invalidante, et assurent ainsi un rôle majeur dans la société, le gouvernement amis en place un plan de soutien sur 2020-2022. Mais nombre d’acteurs du domicile sont d’ores et déjà mobilisés sur cette question. C’est le cas de l’HAD Val de Loire qui, depuis une dizaine d’années, a placé le soutien aux aidants au cœur de sa démarche de prise en soin. Comme l’explique Patricia Flament, psychologue au sein de l’HAD Val de Loire, l’équation est simple : « Le soin médical est essentiel, bien sûr. Mais pour aller au mieux, un patient a aussi besoin d’être entouré d’un aidant qui va bien. » En intervenant au sein même du domicile du patient, les équipes de l’HAD sont au premier plan pour détecter un aidant en difficulté ou en situation d’épuisement Ce repérage se fait dans le cadre d’une approche pluridisciplinaire. Tous les soignants y sont sensibilisés et attentifs. Médecins, infirmières, aides-soignantes, … Tous sont à même d’alerter la psychologue et l’assistante sociale de l’HAD, piliers dans l’accompagnement des aidants. « Nous sommes là pour évaluer les besoins de l’aidant, l’informer et chercher avec lui les meilleures solutions d’accompagnement à lui proposer, soit directement, soit en partenariat avec d’autres acteurs », précise Laura Lecharpentier, assistante sociale de l’HAD Val de Loire. En effet, en Indre-et-Loire, la filière gérontologique et palliative est très développée et de nombreux dispositifs et acteurs interviennent dans le soutien aux aidants. Ils sont complémentaires entre eux et proposent des séjours de répit, des ateliers aidants-aidés, des groupes de parole, des activités entre aidants, … Dans cette logique partenariale, l’HAD Val de Loire coopère avec plusieurs intervenants. Pour ne citer qu’un exemple : un projet de collaboration est en cours avec l’Association Passerelle Assist'AIDANT, pour assurer, notamment, une continuité de prise en charge psycho-sociale, dans les situations de suivi de deuil des aidants. L’HAD joue pleinement son rôle de prise en soin globale de la santé du patient au domicile, dont l’aidant fait partie intégrante. « Le soin médical est essentiel, bien sûr. Mais pour aller au mieux, un patient a aussi besoin d’être entouré d’un aidant qui va bien. » Initiatives et actus des établissements 11 En France plus de millions de personnes soutiennent un proche en perte d’autonomie
12 Initiatives et actus des établissements PASAItinérant : uneexpérimentationpostCOVID Connaissez-vous les pasa ? Les PASA sont les Pôles d’Activités et de Soins Adaptés. Leur objectif porte sur l'accompagnement spécifique proposé aux résidents atteints de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés, à travers des activités adaptées. Les PASA se déroulent dans des lieux dédiés confortables, rassurants et stimulants pour les participants tout en étant sécurisés. La participation aux PASA contribue à amoindrir les troubles du comportement des résidents. Les activités proposées sont « thérapeutiques », chacune ayant un objectif de soin. Elles sont élaborées par un ergothérapeute ou un psychomotricien et assurées par la présence des assistantes de soin en gérontologie (ASG). L’équipe PASA est composée de professionnels qui ont à cœur d’apporter du plaisir lors de ces ateliers, ce qui amplifie les retombées positives de la portée thérapeutique. Quelles sont les activités proposées aux résidents ? L’accompagnement des résidents au sein du PASA passe par : - le maintien de certains actes de la vie quotidienne (ex : repas thérapeutique). - des interventions non médicamenteuses qui répondent aux besoins des personnes accueillies. Les activités à visée sociale et thérapeutique permettent de renforcer les capacités motrices et cognitives, sensorielles et le lien social entre les résidents. Le PASA bouleversé par la survenue de la crise covid Avec la 1ère vague de Covid-19, les PASA ont été contraints de fermer. Afin de ne pas cesser ces accompagnements spécifiques, les équipes ont fait preuve d’une grande capacité d’adaptation et de créativité. C’est ainsi que les assistantes de soins en gérontologie (ASG) de la Villa Amélie (17) expérimentent le PASA itinérant. Un PASA qui s'adapte aux besoins... En mai 2020, après l’annulation des activités en groupe, le personnel constatai t l ’ ef fet délétère du confinement pour les résidents : gérer les activités du PASA en itinérance est apparu comme la solution. Le PASA est devenu mobile à la fois dans l’espace, grâce à un charriot qui pouvait transporter le matériel en chambre, et aussi dans le temps. Un binôme d’ASG -PASA est intervenu sur une large plage horaire (7h - 21h15) en proposant des activités individuelles axées autour de 3 thématiques (la motricité, la nutrition, la prévention du déclin cognitif). Une évaluation s'est faite régulièrement en staff professionnel pour débattre des situations et proposer les meilleures interventions possibles. Les ASG ont pu apporter une dynamique positive. ... et des résultats efficaces Une file active plus importante : 60 résidents ont pu participer au PASA itinérant (contre 14 en PASA classique) et une montée en compétence des équipes soignantes des unités du fait de l'amplification des échanges professionnels et des regards croisés : ASG et thérapeutes ont été plus présents en unité. Un retour d’expérience à capitaliser Fort de cette expérience, la démarche SENS a expérimenté 1 PASA itinérant* et 1 PASA intégré** sur 2 établissements, La Villa Amélie et La Villa d’Épidaure La Celle-Saint-Cloud. L’objectif était d’évaluer l’impact de ces PASA atypiques sur les troubles du comportement des résidents, mais également sur les équipes soignantes des unités. Résultats : le PASA itinérant est intéressant (diminution très nette de l’anxiété et du NPI-ES médian et accès aux résidents non éligibles au PASA classique), a contrario le PASA intégré est non opportun (majoration des troubles du comportement). Le PASA en unité de vie a redonné du sens aux équipes des unités (lisibilité des activités PASA) voire une certaine attractivité du métier d’ASG. Depuis les 2 établissements s’orientent vers un PASA Mixte : PASA « itinérant » (résidents avec SPCD*** productifs pouvant bénéficier d’activités thérapeutiques individuelles en unité) et PASA « classique » (résidents plus mobiles et sans SPCD productifs bénéficiant d’activités de groupe plus stimulantes). * PASA itinérant : sans le lieu dédié PASA mais avec interventions d’une équipe PASA dédiée mobile dans les unités de vie. ** Un PASA intégré sans le lieu dédié PASA ni équipe PASA dédiée (ASG des unités pour réaliser des activités thérapeutiques). *** Symptômes psychologiques et comportementaux de la démence.
13 Conscient du vécu collectif inédit des équipes et du ressenti intime de chacun face à cette épreuve, LNA Santé a très vite souhaité initialiser une démarche d’accompagnement et de soutien pour tous, dans le prolongement « naturel » de sa démarche globale de bientraitance et de celle sur la symétrie des attentions très ancrées au sein du groupe. La diffusion, en juin 2020, d’un questionnaire interne intitulé « Comment allez-vous ? » a permis à près de 2 000 col laborateurs du groupe de s’exprimer et de confirmer leur besoin d’un accompagnement internalisé. Luca Celli, expert Métiers LNA Formation, nous expl ique comment , avec ses collègues de l’équipe ressource Bientraitance, ils ont conçu un atelier ayant pour vocation de favoriser la résilience des professionnels, atelier dénommé « Rebondir ensemble » : « Il s’agit d’un groupe de paroles, ouvert à tous, permettant de prendre le temps de se poser, d’échanger en s’appuyant sur des outils, comme le photolangage ou le film ‘’Première ligne’’. Ils facilitent l’expression des émotions de manière très aboutie. Si moi-même et un groupe d’animateurs préalablement formés avons tout d’abord déployé cet atelier auprès des équipes, notamment lors des journéesmét iers , la par t icular i té, c ’ est que toute personne souhaitant s’approprier la méthode et devenir lui-même animateur, peut le faire. C’est un atout essentiel pour nous, car notre ambition, c’est de faire en sorte que ces ateliers s’inscrivent durablement dans nos pratiques, non seulement sur le sujet de la crise de la COVID-19, mais aussi, sur tous les sujets difficiles à vivre pour nos équipes sur le terrain. Notre objectif : créer une épidémie permanente de bien-être ! » L’atelier«Rebondirensemble» Nous ne répéterons jamais assez combien les professionnels du soin ont été « au front » lors de la première vague de la pandémie de la COVID-19 au printemps 2020 et combien ils le sont encore, un an après. Leurs propres mots* sont plus forts que tout pour le comprendre : « Une lame de fond nous est tombée dessus », « La première épidémie qu’il a fallu gérer, c’est l’épidémie de peur », « On va se battre…mais le covid fut plus fort que nous », « On ne savait rien ». « Il s’agit d’un groupe de paroles, ouvert à tous, permettant de prendre le temps de se poser, d’échanger en s’appuyant sur des outils, comme le photolangage ou le film ‘’Première ligne’’. » oucomment créeruneépidémiedebien-être ! *Témoignages disponibles dans la playlist Rejoindre LNA Santé sur YouTube
14 Initiatives et actus des établissements C’est en novembre que Jérôme Eragne, enseignant APA (Activité Physique Adaptée), prend ses fonctions d'animateur sportif à la résidence Les Camélias à Cabestany, près de Perpignan. À son arrivée, la directrice Cindy Cauvet lui propose de mettre en place le projet de son choix. Voyant que le Tour passe près de la résidence, il a alors l'idée de transformer cet événement en défi sportif, afin que les résidents et les équipes de professionnels participent sur le long terme. Le défi est lancé pour les amateurs de petites reines : il s'agira de pédaler l'équivalent du Tour de France, puis d'assister au passage du Tour le 11 juillet.. Un challenge sportif qui suscite l’adhésion générale Fin février, doté de vélos d’appartement et de vélo à bras, le défi est relevé : une vingtaine de résidents et autant de professionnels adhèrent avec enthousiasme au projet. Chacun pédale à son rythme et le temps qu'il souhaite. Bien sûr, Jérôme est présent auprès des résidents. Enfourcher un vélo à 90 ans, cela peut déjà être un bel effort. Alors Jérôme veille à ce que tout se passe bien. Dès le départ, les participant sont bien motivés. Madame Claudine F., 76 ans et atteinte par la maladie d'Alzheimer, pédale et retrouve ses réflexes d’antan sans problème. La preuve, elle a déjà amélioré ses performances : au tout début elle parcourait un peu plus de 2,5 km, désormais elle a ajouté 2 km supplémentaires. Quant à Monsieur Jean B. 90 ans, il mouline avec ardeur sur le vélo à bras et son premier score de 550 m a doublé, il franchit maintenant le kilomètre. Ravi de cette expérience, il a adressé un joli texte de remerciement à l’animateur sportif qui se conclut ainsi : « Le Tour de France est magnifique dans toute son histoire, les personnes âgées y trouvent toujours leur champion. » « Le Tour de France est magnifique dans toute son histoire, les personnes âgées y trouvent toujours leur champion. » Tousenselle Déjà 325 km parcourus et des sensations retrouvées Les résidents cumulent à ce jour 325 km. « Aujourd’hui je vais aller essayer de pédaler jusqu’à Canet comme avant » : le passé ressurgit pour certains et le plaisir de la bicyclette reste bien accroché à leurs souvenirs de jeunesse. Dans une sympathique ambiance, Jérôme constate que les résidents progressent, même si ce n'est pas le but premier recherché. L'endurance semble se travailler naturellement : de 5 min au début du défi, les participants peuvent aujourd’hui pédaler de 10 à 15 min. Les résidents sont maintenant impatients de pouvoir pédaler et après une année compliquée due à la situation sanitaire, cela joue positivement sur leur moral. De plus, ce succès fait des émules : d’autres participants se sont joints au défi en cours de route ! Les professionnels sont eux aussi heureux de se retrouver pour pédaler de concert. Ce beau projet fédérateur renforce ainsi la cohésion entre les équipes et crée des liens entre résidents, entre résidents et professionnels. Ont-ils franchi les 3 000 km lors du passage du Tour ? Pour le savoir, connectez-vous au Facebook LNA Santé ! pour ledéfisportif à la résidence les camélias
15 Nos projets immo L’Institut de Réadaptation d’Achères (IRA) a ouvert il y aquelquesmois à lagrande satisfaction des professionnels et des patients accueillis dans un établissement qui allie à la fois beauté architecturale et plateaux techniques performants innovants. Lebâtiment développéencœur d’îlot profite d’un grand parc ouvert sur la lisière SaintJean et de nombreux espaces paysagers thérapeutiques. L’utilisation de matériaux nobles (la pierre, le bois, le verre et l’acier) participe du bien-être des patients qui bénéficient de nombreux espaces de vie spacieux et lumineux (salles à manger, salons de détente et salles d’activité). Ce projet s’est accompagné de la mise en place d’une approche environnementale : - Une production d’eau chaude par capteurs solaires thermiques. - Un travail paysager sur l’intégration des terres de déblai. Cette clinique de soins de suite et de réadaptation située à Achères (78), d’une surface avoisinant les 12 000 m², répond au programme suivant : - Hospitalisation complète (Gériatrie, UCC, Neurologie, Pneumologie, Locomoteur) - Hospitalisation de jour - Centre de Santé pour consultations externes - Plateaux de rééducation - Bassin de balnéothérapie - Jardin thérapeutique - Parcours santé extérieur L’InstitutdeRéadaptation d’Achères, unnouveaucadre pour lebénéficedespatients L’HAD s’établit dorénavant à La Riche (à proximité de Tours). Ce nouvel outil immobilier a été conçu pour répondre aux évolutions rapides du nombre de prises en soin (à terme, plus de 160 patients accompagnés à leur domicile) et améliorer sa performance logistique grâce à sa Pharmacie à Usage Intérieur PUI agrandie et à présent inclue au sein des même locaux. Cet espace de 1500 m² de bureaux, de salles de réunion et d’une PUI de 500 m2 répond aux besoins de gestion de 4 unités de soins virtuelles... La centainedesalariésprésentsbénéficient de locauxdédiésà leur bien-être (sallede repos et de restaurant, vestiaires). S’inscrivant dans une démarche responsable, le bâtiment est équipé de panneaux photovoltaïques permettant l'autoconsommation (locaux et bornes de recharge de véhicules électriques). De nouveaux locaux pour l’HAD Val de Loire 12000m2 EN CHIFFRES 123 chambres 1 simulateur de conduite places en hôpital de jour 133 lits en hospitalisation complète 45
16 Retrouvez l’ensemble de nos établissements sur lna-sante.com Contact à votre disposition : communication@lna-sante.com Découvrez plus de contenus exclusifs sur nos réseaux sociaux : > Directrice de la publication : Marie-Laure Levêque > Conception : Nouvelle Vague > Réalisation : Liner Communication > Photos : LNA Santé, Franck Gallen, iStock > Impression : Goubault, imprimeur local certifié ISO 14001. Nos projets immo Le hall d’accueil du Parc de Diane invite à la découverte d’un vaste mur végétalisé mettant en valeur la belle hauteur sous plafond et sa lumineuse perspective. L’agrandissement du salon des familles offre quant à lui une belle ouverture sur l’extérieur. La cuisine n’est pas en reste avec ses palettes de couleurs gourmandes ! L’unité Jean Bart propose des chambres totalement rénovées dans un esprit contemporain. Des rails fixés au plafond favorisent la mobilisation sécurisée des résidents et facilitent l’ergonomie de travail des soignants. Le Parc de Diane, une rénovation qui fait place aux notes végétales et à la lumière
SUPPLÉMENT DÉTACHABLE #13 | SEPTEMBRE 2021 Le Pôle Recherche, LNA Santé sur tous les fronts !
À la suite d’un sondage réalisé auprès de nos établissements en 2018, les 1ers résultats montraient une volonté des professionnels de s’impliquer dans la recherche clinique mais avec un besoin de simplification administrative de celleci. En effet, la recherche clinique est fortement encadrée par la loi et les équipes médicales sur le terrain exprimaient le besoin d’être accompagnées dans leurs démarches administratives. Le Pôle Recherche est ainsi né en juin 2018 au sein de la Direction Médicale, Qualité et Gestion des Risques. Le Pôle Recherche : un service d’expertise et de valorisation de la recherche Aujourd’hui, le Pôle Recherche est structuré en 3 axes qui permettent de développer des recherches cliniques et organisationnelles au sein de nos établissements et de piloter des projets innovants. Axe 1 Recherche clinique : Structure d’appui et d’expertise essentielle, le Pôle Recherche accompagne les professionnels dans les différentes étapes d’élaboration, réalisation et valorisation de leurs projets de recherche. Son objectif : permettre aux professionnels et à leurs patients/résidents de participer à des études cliniques et soutenir les professionnels désireux de monter leur propre projet de recherche. Axe 2 Recherche organisationnelle : Moteur dans l’innovation, le Pôle Recherche pilote et suit la création et la mise en œuvre des programmes thérapeutiques. Véritable changement dans notre organisation, ces programmes sont le résultat d’une co-construction entre le Pôle et les professionnels de nos établissements et permettent de répondre à des enjeux majeurs en termes de traçabilité, d’optimisation des soins et de garantie de la qualité de la prise en soin des patients. Axe 3 Projets innovants : Le Pôle Recherche s’associe à la cellule innovation afin d’apporter ses compétences et sa méthodologie dans les projets innovants du groupe. Dans ce contexte, le Pôle Recherche pilote la digitalisation des programmes d’éducation thérapeutique LNA Santé. En collaboration avec Naocare, quatre programmes ont déjà été réalisés : AVK, Morphinique, Soins oncologiques de support, Patient chuteur. Joséphine Bertin, Responsable du Pôle Recherche à droite et Eva Briand, Attachée de Recherche Clinique. 2 LE DOSSIER Le Pôle Recherche, LNA Santé sur tous les fronts !
EvaBriand: organisation et rigueurensoutienà la recherche Portrait d’une Attachée de Recherche Clinique chez LNA Santé Attachée de recherche clinique, Eva Briand exerce sa fonction pour LNA Santé depuis l’obtention de son diplôme en 2020. Celui-ci complète ses 9 années précédentes de compétences-terrain en tant qu’infirmière dans le domaine médico-social et sanitaire, en soins et en formation. Fortement motivée pas les études cliniques menées chez LNA Santé, ainsi que par la possibilité d’exercer le métier d’ARC Promoteur / Investigateur, Eva s’investit dans des missions variées. Elles portent autant sur le volet formaliste de la recherche, à travers la rédaction des protocoles de recherche et le suivi réglementaire, que sur l’accompagnement et le soutien techniques aux centres investigateurs. Enfin un des rôles majeurs d’Eva est de veiller à ce que les droits et la sécurité des patients qui se prêtent à la recherche soient respectés. En parallèle, elle dispense également des temps d’information et de sensibilisation à la recherche clinique auprès des équipes. Aujourd’hui, Eva se réjouit, « Nous avons plusieurs beaux projets en cours et à venir. Et notamment l’étude AROMA, approuvée par le comité d’éthique, en juin 2021, associant 16 Ehpad du groupe, qui débutera sur la fin d’année 2021 et ce pour 24 mois ! ». Participer à la connaissance de la communauté scientifique Le Pôle participe actuellement à plusieurs études académiques et industrielles. En particulier, le groupe LNA Santé est investigateur dans trois recherches sur la COVID-19 dont l’étude « PIANO-COVID » menée par le Pr Rolland au CHU de Toulouse. 9 établissements LNA Santé sont mobilisés pour cette étude nationale. Comme le souligne le Dr Joséphine Bertin, responsable du pôle au sein de la Direction Médicale, Recherche et Soins : «L’avantage avec notre pôle, c’est que les promoteurs ont un interlocuteur unique. Nous parlons le même langage, cela facilite les collaborations et la mise en place des études dans nos établissements ». Le Pôle Recherche développe aussi ses propres projets qui permettent de contribuer à l’amélioration de nos connaissances dans des champs moins étudiés comme la rééducation-réadaptation, l’hospitalisation à domicile ou en Ehpad. Le projet AROMA sur l’effet des huiles essentielles dans l’amélioration du sommeil chez la personne âgée ou le projet ParkHOMe sur la prise en soins des patients parkinsoniens en HAD en sont de très beaux exemples. L’organisationde laRecherche clinique chez LNA Le Pôle Recherche rattaché à la Direction Médicale, Recherche et Soins, s’appuie sur une équipe dédiée composée du Dr Joséphine Bertin, Responsable du Pôle, Eva Briand, Attachée de recherche clinique (ARC) et Maïlys Siret, Chargée de mission programmes thérapeutiques. Le Pôle dispose aussi d’une instance consultative, le comité scientifique qui est composé des Médecins Experts du Groupe LNA Santé, du Dr Sophia Belhadjin, Médecin coordonnateur SSR Groupe, du Dr Corinne Haglon, Médecin coordonnateur référent groupe, de Corinne Laurat-Valette, Coordinatrice des soins, et de Martine Franc, Cadre de rééducation. Celui-ci a pour rôle de promouvoir la recherche dans leur domaine d’expertise et de donner les orientations stratégiques au COPIL du Pôle. 3
Trois ans après sa création, le Pôle Recherche LNA Santé a d’ores et déjà initialisé et, pour une partie, finalisé, 24 projets de recherche clinique dans le champ sanitaire et médico-social. Ceci représente près de 2500 patients ou résidents du groupe inclus dans une étude clinique. En parallèle, une réflexion globale est engagée autour de l’approche thérapeutique LNA Santé. Objectifs principaux : harmoniser et optimiser la qualité de la prise en charge des patients ou résidents au sein des établissements et capitaliser sur les expertises des professionnels pour harmoniser les prises en soin. Illustration à travers la découverte de plusieurs études et programmes thérapeutiques finalisés ou en cours. ÉTUDE 1 5 établissements LNA Santé mobilisés pour l’étude PIANO Focus sur 3étudescliniquesencours L’étude PIANO (Prévention de la pneumopathie en Ehpad) a été engagée par le CHU de Toulouse, dans le cadre du Programme de Recherche sur la Performance du Système des Soins (PREPS). Elle s’inscrit dans le cadre d’un protocole réglementaire strict à respecter. Sur environ 280 établissements français impliqués dans cette étude (soit 7 000 résidents inclus), 5 Ehpad du groupe LNA Santé y participent : - Les Camélias (66 - Cabestany) - Talanssa (33 - Talence) - Le Bourgailh (33 - Pessac) - Les Jardins de Leysotte (33 - Villeneuve d’Ornon) - Renaissance (33 - Pessac) À partir de différents critères d’éligibilité, 25 résidents par Ehpad sont inclus dans l’étude. Le docteur Béatrice Fontaine Martinez, MEDEC et médecin investigateur, en dévoile les modalités pour les résidences Le Bourgailh et Le contexte initial* 20% des résidents d’Ehpad sont affectés par une pneumopathie chaque année. C’est la principale cause d’hospitalisation. Les pneumopathies d’inhalation sont les plus fréquentes. *Source : Étude Piano – CHU de Toulouse La Renaissance : « Le premier établissement fait partie du groupe « intervention-prévention », tandis que le second fait partie du groupe “témoin’’. Dans le premier cas, les équipes soignantes (IDEC, infirmiers, MEDEC, médecins traitants) vont bénéficier d’un important dispositif de formation e-learning, articulé autour de 6 modules pratiques sur des thèmes précis, comme notamment, “Savoir prévenir la fausse route chez un résident d’Ehpad’’, “Connaître la conduite à tenir en cas de fausse route’’, ou encore ‘’Savoir diagnostiquer, traiter et vacciner’’. Dans le second cas, l’établissement “témoin’’ maintient ses pratiques habituelles. » Reportée compte tenu de la crise sanitaire, l’étude a démarré au printemps 2021. Les données collectées (profil des résidents au démarrage de l’étude, suivi clinique mensuel, suivi des hospitalisations, …) sur les douze prochains mois, auront pour principal objectif d’évaluer l’intérêt d’une formation des équipes soignantes d’Ehpad en matière de prévention et de prise en charge des pneumopathies. Pour le Docteur Béatrice Fontaine Martinez : « La participation à cette étude est particulièrement enrichissante d’abord pour les résidents, ensuite pour les équipes en matière de formation. Et ce, d’autant qu’une fois l’étude achevée, l’ensemble des établissements pourront bénéficier des modules de formation. » 4 LE DOSSIER Le Pôle Recherche, LNA Santé sur tous les fronts !
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