9 L’augmentation des maladies chroniques et le vieillissement de la population entraînent une multiplication du nombre de personnes en situation « complexe » * (polypathologie, précarité, isolement social, handicap…) ayant besoin d’une prise en charge globale, médicale comme sociale. Dans ce contexte et face à la multiplicité des dispositifs d’accompagnement et de coordination existants en fonction des territoires ou en fonction des publics ciblés, l’État* a souhaité les simplifier et les unifier sous un même « toit », en créant les DAC, Dispositifs d’Appui à la Coordination. Ce système est en cours de déploiement en Loir-et-Cher. Laure Jacques-Félix, directrice de l’HAD LNA Santé, impliquée dans le groupe projet, expose comment il se met en place dans ce département : « Dénommé Santé Escale 41, le DAC est en cours de constitution. Il réunit les précédents réseaux, la Plateforme Territoriale d’Appui (PTA) et la MAIA (Dispositif destiné à l’accompagnement des personnes âgées de 60 ans et plus en perte d’autonomie et des aidants). Il est composé d’experts (médecin coordonnateur, assistante sociale, infirmiers coordinateurs, référents parcours) chargés d’évaluer une situation et de définir le parcours adapté. Nous sommes un partenaire majeur de ce dispositif. En amont, comme en aval : en cas de détection d’une situation complexe, l’HAD peut orienter un patient vers Santé Escale 41 ; de même, le DAC peut nous adresser des patients ayant besoin, à leur domicile, d’une prise en soins complexe. Avec la spécificité qui est celle de l’HAD : la réactivité. Contactés le matin par exemple pour une prise en soins palliative, nous sommes en mesure d’intervenir l’après-midi même. Une première expérimentation a eu lieu, initiée par le CH de Blois, réunissant le DAC, l’HAD et la CPTS (Communautés Professionnelles Territoriales de Santé) concernant le suivi des patients COVID. Objectif : fluidifier leur parcours de santé après leur hospitalisation. Cette expérimentation prometteuse a vocation à s’étendre à d’autres pathologies, en particulier pour les situations complexes au long cours, dont on sait que bien souvent, au-delà du soin médical, il est indispensable d’intégrer une prise en charge psycho-sociale. Gageons que cet effort d’unification et de coordination bénéficie pleinement à nos patients. » *Dans le cadre de la stratégie de transformation du système de santé « Ma Santé 2022 ». « Cette expérimentation prometteuse a vocation à s’étendre à d’autres pathologies, en particulier pour les situations complexes au long cours. » L’HADLoir et Cher et SantéEscale 41, lenouveaudispositif de coordination territoriale semet enplace
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