Comment limiter les hospitalisations «évitables» chez les personnes âgées ? Nos initiatives Digital Day Nos métiers, on en parle Les journées métiers chez LNA Santé Nos initiatives La politique médicale du groupe LNA Santé prend une nouvelle dimension Le dossier détachable LE MAG #11 | FEVRIER 2020
4-5 Nos initiatives - Digital Day 6-7 Nos initiatives - La politique médicale du Groupe prend une nouvelle dimension 8 Ancrage territorial - Les ateliers «Mémoire et Corps» 9 Ancrage territorial - La Villa Caudacienne 10 Initiatives et actus des établissements - Prise en charge du diabète 11 Initiatives et actus des établissements - Soirée débat à la Résidence Talanssa 12 Initiatives et actus des établissements - L’emploi des personnes handicapées 12-13 Initiatives et actus des établissements - Mobilisons-nous contre le tabac 14 Nos projets immo - Les jardins d’Henriville 15 Nos projets immo - L’institut Médical de Breteuil / Mas de la Côte Bleue 16 Nos métiers, on en parle Le Dossier - détachable en partie centrale : Comment limiter les hospitalisations «évitables» chez les personnes âgées ? Sommaire CHIFFRES CLÉS 231 PMP (Pathos Moyen Pondéré) (moyenne nationale 190) 148 places en hébergements temporaires 153 places d’accueil de jour 80 % de nos Ehpad ont leur propre astreinte IDE de nuit 10nouvelles innovations validées par la cellule innovation en 2019 (2 déployées, 5 référencées, 3 en négociation achat) Chiffres clés de la médicalisation de nos établissements 735 GMP (G.I.R Moyen Pondéré) (moyenne nationale 635) 7 = 540 patients/jour Had 16,2% d’interventions de nos HAD en Ehpad en 2019 (8,2% de moyenne nationale) 2
IDE de nuit : les postes ou astreintes d’infirmière de nuit se généralisent actuellement dans les Ehpad. Très tôt, nous nous sommes positionnés sur des expérimentations en la matière, qui sont ensuite devenues des appels à projets, initiés par les Agences Régionales de Santé. Aujourd’hui, 80 % de nos résidences médicalisées sont dotées d’une infirmière de nuit (en présentiel ou en astreinte), un gage de la continuité de soins pour les résidents. Télémédecine : afin d’éviter des transferts inutiles, la téléconsultation est une solution de premier plan ! Là encore, la télémédecine est un sujet sur lequel LNA Santé travaille depuis de nombreuses années. 25 % de nos Ehpad la pratiquent en partenariat avec des spécialistes d’hôpitaux de proximité ou de CHU, comme à Bordeaux ou à Nantes. Cette année, nous allons lancer une nouvelle expérimentation de télémédecine en cardiologie, entre des Ehpad du Groupe et des cardiologues exerçant dans nos établissements SSR. Tarif Global et Pharmacie à Usage Interne : en matière de gestion, depuis toujours, LNA Santé privilégie, partout où c’est possible, une gestion de ses établissements en tarif soins global. C’est le cas pour 70 % d’entre eux actuellement. En parallèle, LNA Santé développe les pharmacies à usage interne (PUI), soit mutualisées entre plusieurs établissements du Groupe (SSR, HAD et un ou plusieurs Ehpad), comme c’est le cas au sein des Pôles de Santé de Serris ou d’Ennery ou, avec des partenaires externes, comme pour la PUI de l’HAD Saumurois, partagée avec l’Association Les Récollets (SSR et MAS) et l’Ehpad les Jardins d’Olonne. Tarif de soins global et PUI favorisent une meilleure maîtrise des coûts, l’internalisation des compétences de soignants, le développement des thérapies non-médicamenteuses, une meilleure traçabilité des soins, et une réduction du risque d’iatrogénie médicamenteuse. HAD : par ailleurs, LNA Santé compte aujourd’hui 7 structures HAD intervenant, chaque jour, auprès de plus de 500 patients, à leur domicile. Le taux d’activité des HAD LNA Santé en Ehpad est largement supérieur à la moyenne nationale : 16,2 % contre 8,2 %. Eux aussi contribuent à éviter les hospitalisations évitables des personnes âgées. Enfin, plus largement, l’ouverture de Centre de santé de premier recours, comme en Sologne ou à Achères, peut aussi contribuer à éviter des hospitalisations évitables sur les territoires. On le voit, les réponses sont multiples et reposent sur l’assemblage efficient de plusieurs « briques », nécessairement fondé sur les complémentarités et les synergies entre le médico-social et le sanitaire. Notre modèle est conforté et nous allons évidemment poursuivre dans le même sens ! Quant à demain, notre conviction c’est que notre modèle doit nous permettre d’aller encore plus loin, en particulier en matière de prévention. Là aussi, il s’agit d’un défi pour nous, afin de mieux répondre aux problématiques liées à la perte d’autonomie et aux maladies chroniques ! Nous avons décidé de consacrer le Dossier de ce numéro (dossier détachable) à une étude très intéressante, intitulée « Objectif Grand Âge : éviter l’hôpital », publiée en juin 2019, par le Think Tank Matières Grises1. Cette étude revient sur un enjeu majeur : lutter efficacement contre les hospitalisations évitables pour la personne âgée, car les impacts d’une hospitalisation sont bien souvent délétères pour elle sur plusieurs plans, émotionnel, cognitif, et fonctionnel. Elles sont aussi génératrices de coûts inutiles, or la maîtrise des coûts est un défi qui s’impose à tous. Pour parvenir à « identifier les hospitalisations pertinentes et nécessaires et pour détecter et éviter celles qui ne le sont pas », sept leviers concrets sont identifiés dans l’étude. Ils illustrent, en particulier, la nécessité de renforcer les synergies entre le médico-social et le sanitaire afin de mieux accompagner les personnes âgées, en établissement bien sûr, mais aussi à leur domicile. Il s’avère que le modèle construit par notre Groupe depuis 30 ans, fondé sur la pluralité de son offre tant médico-sociale que sanitaire, auquel s’ajoute notre volonté de toujours innover et expérimenter de nouvelles solutions, nous ont permis déjà de mettre en œuvre ces leviers. Dès 1990, le premier Ehpad ouvert par LNA Santé avait déjà un médecin coordonnateur et une infirmière coordinatrice… Une médicalisation loin d’être si courante à l’époque ! Édito PAR WILLY SIRET, DIRECTEUR GÉNÉRAL DÉLÉGUÉ AUX OPÉRATIONS 1 Ce Think Tank est composé des groupes opérateurs du secteur du Grand Âge qui ont fait le choix d’y adhérer. Luc Broussy en assure la direction. 3
NOS INITIATIVES LNADigital Day : 3e édition! Pour cette 3e édition, le 27 novembre dernier, le LNA Digital Day a regroupé plus de 140 médecins, cadres rééducateurs, cadres de santé et directeurs d’établissements au siège social à Vertou. Cet événement emblématique de la stratégie du Groupe présente les différents enjeux d’innovation en matière de E-Santé. Le but de cette journée est de faire découvrir à nos équipes de nouvelles solutions à même de répondre aux besoins des patients, des résidents ou encore à ceux de nos collaborateurs. Cette année 5 points clefs y ont été abordés : > l’accompagnement des personnes atteintes de maladies chroniques, > la réadaptation au domicile des patients, > l’éducation thérapeutique, > l’innovation organisationnelle, > l’attractivité des métiers. Comme nous l ’explique MarieLaure Levêque, Directrice du pôle prospective et stratégie santé de LNA Santé, l’innovation est au cœur de notre projet d’entreprise Grandir Ensemble 2022 et s’intègre de manière cohérente dans la feuille de route gouvernementale de la loi « Ma Santé 2022 ». C’est dans cette optique que notre cellule innovation se réunit de manière hebdomadaire pour faire avancer le progrès au sein du Groupe et mettre en place des programmes expérimentaux sur ses établissements de santé volontaires. Les différents services LNA Santé nous ont également présenté des projets innovants et précurseurs dont nous sommes fiers, comme le projet de Télémédecine Cardio destiné, à terme, à être déployé dans tous les Ehpad et SSR du Groupe. Tout au long de la journée, différents experts ont eu l’occasion d’intervenir et d’échanger sur les enjeux du digital dans nos métiers. Jean-Jacques Coiplet, directeur général de l’ARS Pays de la Loire insiste sur « l’importance du faire ensemble » avec une innovation co l l ec t i ve , p l ur i disc ip l inai re , transversale et territoriale. Le tout sans perdre de vue l’intérêt des personnes accompagnées. Un parcours patient qui est également au cœur du discours du Professeur Gilles Kemoun, spécialiste de Médecine Physique et de Réadaptation, qui nous rappelle qu’il est « indispensable que les innovations technologiques facilitent les innovations organisationnelles en répondant aux enjeux RH. » C’est exactement ce que nous explique Stéphanie Ruiz, Directrice division établissements de la santé au sein de Doctolib, dont le travail vise à accompagner la digitalisation des professionnels afin de leur faire gagner du temps « administratif » qu’ils pourront plus facilement remettre au service du patient. 4
De gauche à droite : Willy Siret - DG des opérations LNA Santé, Jean-Jacques Coiplet - DG Agence Régionale de Santé Pays-de-Loire, Gilles Kemoun - Président Neuradom, Stéphanie Ruiz - Directrice division établissements Doctolib, Marie-Laure Levêque - Directrice Pôle prospective et stratégie santé LNA Santé. « C’est la première fois que je viens, c’est vraiment très bien. Cela va complètement dans le sens du projet Grandir Ensemble et de « Ma Santé 2022 ». L’enjeu c’est bien l’ harmonisation et la coordination de la prise en charge du patient. La digitalisation à bon escient permet vraiment de préserver le lien direct avec le patient. En ce qui me concerne, je vois déjà des applications possibles en matière de rééducation et de suivi du patient à distance. » Fatima Bendjaballah Médecin MPR à l’Institut Médical de Breteuil (60) « Mes premières impressions sont très positives. Alors qu’on parle beaucoup de digital, de nouvelles technologies, là cela devient concret, on peut vraiment se projeter. D’autant qu’il y a déjà beaucoup de choses en place dans le Groupe. Je trouve que l’innovation représente une vraie plus-value dans le secteur de la santé pour les patients et les résidents. Je trouve qu’on voit aussi combien le Groupe se donne les moyens en matière d’innovation et combien cela devient de plus en plus une réalité. » Thomas Siboni Directeur de l’HAD Orléans Montargis (45) « Pour ma part, je viens de Belgique, cette journée donne de très bonnes idées et ouvre de réelles perspectives. En particulier, le dispositif de Walkbyresilient répond à un vrai besoin pour nos résidents atteints de la maladie de Parkinson. En termes d’offres la situation est différente en Belgique, mais certaines innovations sont transposables, certaines « s’exportent » aussi, donc je suis confiant ! » Arnaud Biston Directeur de la Résidence Le Point du Jour (Belgique) L’idée de cette journée étant de mettre en avant l’innovation, de nombreuses start-up étaient présentes et ont participé à une cession de speed meeting : > Avis Vérifiés : plateforme multioutils et services de collecte et d’analyse d’avis clients, encadrés par la norme NF « avis clients ». > Feetme : solutions connectées pour améliorer la prise en charge des patients atteints de troubles de la mobilité. > Lumeen : outil de médiation simple et mobile utilisant la réalité virtuelle, au service des professionnels de l’animation en secteur médico-social. > Naocare: éditeur de formation et solutions digitales en santé, en faveur de l’éducation des patients. > Neuradom : service « AutonHome », service personnalisé d’auto-rééducation sur le lieu de vie. > Walkbyresilient : dispositif de stimulation cérébrale non invasive. 5
NOS INITIATIVES La politique médicale du groupe LNA Santé prend une nouvelle dimension Dans le cadre de « Ma Santé 2022 », le projet de modernisation du Système de Santé et de son plan de financement (PLFSS), le gouvernement a fixé le cap pour les activités SSR (Soins de Suite et de Réadaptation), en précisant qu’il est nécessaire « d’améliorer la qualité des prises en charge, d’en garantir l’homogénéité sur l‘ensemble du territoire national et de mieux valoriser les prises en charge spécialisées. » Parallèlement, LNA Santé, à travers son projet stratégique « Grandir Ensemble 2022 », a pour objectif de transformer son offre sanitaire qui compte actuellement 15 cliniques de Soin de Suite et de Réadaptation, 7 structures HAD (Hospitalisation À Domicile) et 1 clinique psychiatrique. Au programme : amélioration du parcours de soins, digitalisation, développement de programmes thérapeutiques LNA Santé par spécialité et déclinaison en chemin clinique par établissement, meilleure coordination avec les partenaires… Un réseau de médecins experts fondé sur leur volonté de partager et de transmettre. Dr Philippe Marrimpoey LNA Santé projette également de donner plus de visibilité à ses expertises dans les nombreuses proposées au sein de ses établissements : affections de l’appareil locomoteur, affections du système nerveux, affections cardio-vasculaires, affections respiratoires, affections des systèmes digestifs, métabolique et endocrinien, affections de la personne âgée polypathologique dépendante ou à risque de dépendance, reconnaissance oncologique, diabétologie, nutrition, obésité et surpoids, orthopédie, psychiatrie, rhumatologie, traumatologie. Et comme d’autres acteurs du secteur, LNA Santé est aussi amené à devoir relever les défis du recrutement et de la fidélisation de ses experts médicaux. C’est pour répondre à ces différents challenges que LNA Santé a décidé de créer un réseau de médecins experts internes (Réseau MEDEX). Objectif : placer les médecins au cœur de la politique médicale LNA Santé et du travail d’harmonisation des pratiques entre les différents sites. Comme l’explique le Dr Philippe Marrimpoey, Directeur médical sanitaire LNA Santé : « La constitution de ce réseau de médecins experts s’est fondée sur un certain nombre de critères objectifs : au premier chef, leur expertise bien sûr, également leur appropriation de la culture et des valeurs LNA Santé, enfin, leur volonté de partager et de transmettre ». Résultat : le réseau réunit pour le moment 5 spécialistes : Dr Fatima Bendjaballah, médecin MPR Neuro (Institut Médical de Breteuil), Dr Gilles Bruyère, Médecine physique et de réadaptation locomotrice (MPR Loco) (Le Clos Champirol), Dr Said Bekka, endocrinologue nutrition (Institut de diabétologie et nutrition du Centre (IDNC)), Dr Jean Michel Guy, cardiologue (Le Clos Champirol), et Dr Catherine Armessen, spécialiste de l’HAD (HAD Montargis). Deux autres experts, l’un en pédiatrie, l’autre en pneumologie, devraient rejoindre le réseau en 2020. Tous font partie par ailleurs, du Comité Scientifique du Pôle de Recherche Clinique et Programmes Thérapeutiques du Groupe. 15 cliniques de Soins de Suite et de Réadaptation 1 clinique psychiatrique 7 HAD (Hospitalisation À Domicile) 6
Depuis un an, les médecins-experts ont déjà conduit de nombreuses réflexions orientées autour de deux grands axes : 1. La construction d’un socle médical commun : > Visant le déploiement d’un parcours de soins coordonné, pluridisciplinaire, inscrit dans une logique de partenariat villestructure de soins et, tenant compte du virage ambulatoire. > Garantissant la continuité du service médical et de soins pour les usagers et une offre médicale maîtrisée (développement de programmes d’éducation thérapeutique pour les patients, de programmes d’aide aux aidants et de programmes thérapeutiques par spécialité, appui sur les NTIC comme les objets connectés ou la Télémédecine…). 2. L’élaboration des axes médico-stratégiques dans chacune de leur spécialité : Après avoir réalisé un diagnostic et intégré les enjeux propres à chaque discipline ainsi que les recommandations et bonnes pratiques existantes (Haute Autorité de Santé ou Sociétés Savantes, etc.), ou encore en s’appuyant sur les retours des associations d’usagers, les médecins experts ont défini les axes stratégiques et un plan d’actions pour chaque spécialité, à horizon 2022. Les plans d’actions vont donc être déployés progressivement sur 3 ans. Avec en 2020, deux axes prioritaires. D’une part, l’intégration de 4 programmes thérapeutiques « phares » du Groupe : AVC, Obésité, Cancérologie et Soins Palliatifs. D’autre part, la digitalisation de deux programmes d’éducation thérapeutique (Soins Oncologiques de support lors d’un cancer en phase avancée et risque de fracture chez la personne âgée), en partenariat avec Naocare et son application dédiée à la vulgarisation médicale. Réunions mensuelles ou trimestrielles et séminaires d’échanges entre médecins, vont ponctuer ce déploiement. L’année 2020 sera marquée par la création d’un parcours d’intégration destiné aux médecins nouvellement recrutés, d’abord expérimenté en HAD, puis pour chaque spécialité. Dr Philippe Marrimpoey « Ce parcours s’articulera en deux temps : trois semaines de prise de fonctions au sein de son établissement de rattachement et une semaine d’immersion dans l’établissement du médecin expert, selon sa spécialité. » Ce parcours d’intégration vise à la fois à mieux fidéliser les professionnels et à capitaliser sur les savoirs internes et les bonnes pratiques, en les partageant, dès le départ. Ce travail au long cours doit permettre à LNA Santé de donner une nouvelle dimension à ses expertises médicales pour toujours mieux répondre aux besoins des patients pris en soins, aussi bien en établissement qu’à domicile. Avec un double enjeu : d’un côté, le besoin d’hyperspécialisation, de l’autre, le besoin de polyvalence, lié au profil des patients de plus en plus souvent polypathologiques. 7
ANCRAGE TERRITORIAL Les ateliers «Mémoire et Corps» Les professionnels de la Résidence Ger’Home se mettent au service des habitants de plus de 80 ans de Courbevoie ! Les professionnels intervenant au sein des Ehpad développent de véritables expertises en matière d’accompagnement des séniors. Conscient de cette richesse, à travers son projet « Grandir Ensemble 2022 », le groupe LNA Santé favorise, entre autres, le développement d’initiatives à l’attention des personnes âgées à domicile. Cela leur permet de bénéficier des expertises de nos professionnels et pour nos collaborateurs d’intervenir en dehors de leur établissement. « Ehpad Ressources », « Ehpad hors les murs »… l’Ehpad du XXIe siècle se réinvente et s’ouvre de plus en plus vers l’extérieur. Ehpad précurseur en la matière, la Résidence Ger’Home à Courbevoie a lancé, il y a deux ans maintenant, une démarche d’accompagnement originale en lien avec le CCAS de Courbevoie, les ateliers « Mémoire et Corps ». Alors que de nombreux dispositifs associatifs ou municipaux existent pour les séniors, Stéphanie Delmas, psychologue au sein de la Résidence Ger’Home, avait constaté que c’était nettement moins le cas pour les personnes âgées de plus de 80 ans vivant à leur domicile. « Ni une, ni deux », l’idée de créer des ateliers « Mémoire et Corps » pour ces personnes était née ! Une idée devenue réalité grâce à l’appui du CCAS de Courbevoie qui joue un rôle clé depuis le début, en faveur de la promotion du dispositif (information des habitants, gestion des inscriptions…) et en matière de soutien logistique. Le CCAS assure la prise en charge du transport des participants depuis leur domicile jusqu’au restaurant du CCAS, où ont lieu les ateliers, deux fois par mois. Suivis d’un déjeuner, ils permettent également d’entretenir le lien social. Animés et coordonnés par Stéphanie Delmas, avec l’appui de Marie Benoit, aide-soignante en charge de l’Accueil de Jour, et depuis quelques mois, avec également Noa Bendam, psychomotricienne, toutes trois salariées de la Résidence Ger’Home, ces ateliers qui se déroulent sur une matinée, s’articulent en quatre temps : un accueil café, un atelier mémoire, un atelier corporel et un déjeuner. À chaque fois, ce sont quinze à vingt personnes âgées qui participent à ces ateliers. Fort de ce succès, le nombre de sessions s’est étoffé, passant d’une à deux fois par mois. Et depuis septembre 2019, d’autres professionnels, la psychologue de l’Ehpad Solemnes et les équipes du SSIAD, ont rejoint la démarche et participent à l’animation des séances. Comme l’expliquent Murielle Giami, directrice de Ger’Home et Noa Bendam, psychomotricienne : « Indiscutablement, l’entretien de la mémoire, de la mobilité et du lien social sont des facteurs clés pour préserver l’autonomie des personnes âgées, nous en sommes convaincues ! Le succès de ce dispositif, démarré de manière expérimentale, montre combien il répond à un vrai besoin. C’est pourquoi nous entendons bien le faire perdurer et le développer ! » 8
La Villa Caudacienne: véritable havre de confort Nouveau-né du Groupe, cet Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes (Ehpad) situé à la Queue-en-Brie met l’accent sur le confort et le bien-être de ses résidents. L’architecture et la capacité du site permettent d’accueillir 125 personnes âgées dans un environnement moderne, propice aux échanges et aux rencontres. Pour accompagner et prendre soin des résidents, l’établissement a constitué son équipe avec de nombreuses créations de postes ! On y retrouve de nombreux lieux de vie ouverts aux familles ainsi que différents espaces bien-être visant à apporter détente et sérénité aux résidents tout en favorisant la relation de proximité avec les équipes médicales. Les professionnels de santé de la Villa Caudacienne se caractérisent par leur pluridisciplinarité et leur approche se démarque par l’intégration de thérapies spécialisées et non médicamenteuses. Notre établissement propose également 14 places en PASA (Pôle d’Activités et de Soins Adaptés), ainsi qu’un espace aménagé destiné aux activités des personnes présentant des troubles liés à la maladie d’Alzheimer ou à une maladie neurodégénérative. Cette année, la Villa Caudacienne prévoit également d’élargir son offre avec un accueil de jour de 15 places supplémentaires et comptera à terme une équipe de 75 professionnels à temps plein. À compter de novembre, LNA Santé comptera 3 établissements dans le département du 94 : > Au sud-est : La Villa Caudacienne (à La Queue-en-Brie). > Au nord : La résidence « Le Verger de Vincennes » (à Vincennes). > Au centre-est : La résidence « Sévigné » (à Saint-Maur-des- Fossés). Avec la Villa Caudacienne, notre offre de soins sur le territoire départemental se renforce. En effet, si les établissements Le Verger de Vincennes et Sévigné se positionnent sur la gamme historique du Groupe (la gamme Élégance), La Villa Caudacienne propose une gamme de soins équivalente, avec des prestations hôtelières adaptées (la gamme Confort – 9 établissements en France) pour un tarif d’hébergement modéré, de 68 € TTC/jour. Des espaces bien-être (salon de coiffure, balnéothérapie, salle de kinésithérapie, espace Snoezelen, jardin aménagé). 125 lits (113 en hébergement permanent et 12 en temporaire) Accueil de jour 15 places 14 PASA 6 unités de vie ou « maisonnées » d’une vingtaine de chambres La Villa Caudacienne en quelques points : 9
Prise en charge du diabète: un enjeu de santé public majeur En France, le nombre de personnes atteintes par cette maladie chronique ne cesse de croître avec 3,3 millions de personnes soit 5 % de la population. Sa prise en charge représente donc un véritable challenge pour le milieu médical, mais constitue également un réel enjeu de prévention et d’information des populations. Selon l’OMS, « le diabète est une maladie chronique qui survient lorsque le pancréas ne produit pas assez d’insuline ou lorsque l’organisme n’est pas capable d’utiliser efficacement l’insuline qu’il produit. Il en résulte une concentration accrue de glucose dans le sang, appelé hyperglycémie ». Cette pathologie peut prendre plusieurs formes et être détectée à tout âge : > Le diabète de type 1 (DT1) production d’insuline insuffisante et exige une administration quotidienne de cette dernière. Il est souvent détecté assez tôt dans l’enfance ou au début de l’âge adulte. > Le diabète de type 2 (DT2) résulte d’une mauvaise utilisation de l‘insuline par l’organisme. Il représente la majorité des diabètes rencontrés dans le monde et est en grande partie le résultat d’une surcharge pondérale et de la sédentarité. Rencontré uniquement chez les patients adultes, il apparaît depuis peu aussi chez les enfants. Plus les années passent et plus le diabète de type 2 touche de jeunes patients. > Le diabète gestationnel se caractérise par une élévation de la teneur en sucre dans le sang (hyperglycémie) avec des valeurs supérieures à la normale pendant la grossesse. Le dépistage n’est pas obligatoire pour les femmes enceintes. Il s’effectue en laboratoire suite à une prescription et nécessite un test au glucose avec prise de sang (HGPO 75 g). Une prise en soins nécessaire dès le dépistage. La prévention du diabète repose avant tout sur l’éducation nutritionnelle et une amélioration durable de l’hygiène de vie. Il est impératif de détecter et de prendre en charge cette pathologie le plus tôt possible afin d’éviter les complications qui peuvent en découler. Une fois le diagnostic posé, une approche holistique est primordiale dans l’accompagnement de cette maladie. C’est dans cet esprit que L’IDNC (l’Institut de Diabétologie et Nutrition du Centre) aborde la prise en soins des patients adultes atteints de diabète chronique. L’IDNC propose une prise en charge en hospitalisation complète, ou en hôpital de jour, accompagnée par une équipe pluridisciplinaire formée sur l’Éducation Thérapeutique du Patient (ETP). Un programme sur mesure est alors construit autour d’activités personnalisées et d’ateliers dispensés par des professionnels de santé et éducateurs sportifs spécialisés. Le but de cette démarche est de rendre le patient autonome en lui permettant de comprendre et de gérer sa pathologie au moment du retour au domicile. Accompagner, écouter et éduquer sont les maîtres mots de nos équipes soignantes à l’IDNC! Voici, selon la Haute Autorité de Santé, les différentes étapes de prévention : > P révention primaire : information et sensibilisation auprès des populations à risque. > Prévention secondaire : dépistage auprès des populations ciblées pour lesquels des facteurs à risque sont reconnus. > Prévention tertiaire : suivi et éducation du patient afin d’éviter les complications liées au diabète avéré. INITIATIVES ET ACTUS DES ETABLISSEMENTS 10
Soirée débat à la Résidence Talanssa! « La démence et ses troubles : comprendre pour mieux accompagner » voici le thème de la soirée débat qui a eu lieu le 5 décembre dernier dans notre maison de retraite médicalisée à Talence. Cette soirée animée par le Dr May Antoun, médecin gériatre, experte de ce sujet, avait pour but de contribuer à une meilleure compréhension de ces pathologies par les familles, par les soignants et par les professionnels de santé partenaires. Cette intervention s’inscrit pleinement dans notre démarche et nos réflexions de fond pour améliorer sans cesse notre travail au quotidien auprès des résidents et de leurs proches. Dr Isabelle Hauger, médecin coordonnateur de l’établissement. Selon le Dr May Antoun, il est primordial d’accompagner les résidents de manière personnalisée et de remettre l’individu au cœur des soins afin de mieux appréhender son comportement La résidence Talanssa c’est une équipe attentive soucieuse des problématiques de ses résidents. Elle dispose d’une capacité d’accueil de 89 lits, répartis en 4 unités de vie dont une Unité Protégée. Celle-ci étant destinée à accueillir des résidents atteints de pathologies Alzheimer, ou troubles apparentés, à des stades généralement avancés. 57% des personnes hébergées en EHPAD (source Fondation Médéric Alzheimer - 2017) 225000 nouveaux cas par an en France 11
LNA Santé s’engage pour l’emploi des personnes handicapées En novembre dernier, a eu lieu la semaine Européenne pour l’emploi des personnes handicapées. Cette année, et pour la première fois, le Groupe proposait une semaine entièrement dédiée à cette cause. Durant ces temps for ts, de nombreuses actions ont été menées avec notamment des ateliers visant à sensibiliser les équipes à la question du handicap. Nos collaborateurs ont pu au travers de quiz, de projections vidéo ou encore lors d’interventions des différents acteurs du milieu associatif, appréhender les enjeux l iés à l ’emploi de personnes handicapées. Certains d’entre eux ont également eu la possibilité de participer à un entraînement avec la seule équipe de Hand-ball fauteuil à un niveau départemental. Une expérience enrichissante à de nombreux niveaux. Toujours lors de cette semaine de sensibilisation, le siège du Groupe a accueilli au sein de ses services RH, comptabilité et informatique, trois personnes handicapées en reconversion professionnelle. Un moment unique, riche en échanges et en émotions. Le succès de cette première édition nous a permis de confirmer la direction prise par le Groupe sur la question du handicap qui constitue un engagement impactant et particulièrement porteur. C’est pourquoi une Convention avec l’AGEFIPH (Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion) est en cours de formalisation. Les associations partenaires : > ZEFI > Do It You Self > l’AGEFIPH > le club de Hand 3SLHB Mobilisons-nous contre le tabac! Après le succès du Moi(s) sans tabac, focus sur deux de nos établissements engagés dans la lutte contre le tabagisme : l’Institut Médical de Sologne (IMDS) et l’Institut de Diabétologie et Nutrition du Centre (IDNC). En France, le tabac est à l’origine de près d’1 décès sur 8, et reste l’une des premières causes de mortalité avec environ 75000 décès chaque année. Le Gouvernement place cette lutte au cœur de sa stratégie nationale de santé et nos établissements s’impliquent naturellement dans cette démarche. L’IMDS s’investit depuis plusieurs années dans ce combat contre le tabagisme au travers de diverses actions de préventions et de sensibilisations. INITIATIVES ET ACTUS DES ETABLISSEMENTS 12
75K à cause du tabac Décès chaque année Cette année encore et à l’occasion du Moi (s) sans tabac, notre établissement se joint à l’association Respi R’ Centre Val-de-Loire afin de proposer au grand public, aux patients et aux professionnels de santé, des animations gratuites. > Mesure du taux de CO2. > Opération de ramassage des mégots suivie d’une exposition visant à interpeller les visiteurs sur la pollution engendrée par ces déchets, si petits soient-ils. > Jeux thérapeutiques sur la question du sevrage tabagique. C’est aussi tout l’enjeu de l’IDNC qui relève le défi d’accompagner ses patients dans cette modification de leur hygiène de vie. Le centre a ainsi développé un programme de sevrage tabagique, encadré par des inf irmières tabacologues et des psychologues, ayant pour but d’enclencher la désaccoutumance et d’amorcer une réflexion sur l’arrêt du tabac. Les personnes atteintes de diabète sont d’autant plus fragilisées par la cigarette et il est capital de pouvoir leur proposer un accompagnement personnalisé au cours de leur hospitalisation. L’IDNC est également, depuis janvier 2019, à l’initiative d’un comité de pilotage pour devenir un Lieu de Santé Sans Tabac (LSST). Un objectif soutenu et partagé par l’IMDS. Son but, devenir d’ici quelques années un lieu où le tabac n’existe pas ! 13
places ouvertes directement sur l’extérieur et communiquant avec l’établissement Un accueil de jour de 7 Les Jardins d’Henriville Le nouvel écrin pour personnes âgées en perte d’autonomie ouvrira ses portes au printemps 2020 au cœur d’Amiens. Situé dans le quartier résidentiel Henriville, l ’Ehpad Les Jardins d’Henriville proposera un cadre de vie élégant, calme et verdoyant. Les résidents seront accueillis dans leurs unités de vie, à taille humaine, articulées autour d’espaces communs et conviviaux propices au maintien des liens sociaux. Afin de sécuriser la mobilisation des résidents et faciliter l’ergonomie de travail des professionnels de santé (QVT), toutes les chambres seront équipées de rails fixés au plafond, permettant une mobilisation des résidents dans d’excellentes conditions de sécurité tant pour les personnes concernées que pour nos équipes avec un haut niveau de standing hôtelier. Réunissant une équipe de plus de 60 professionnels, l’établissement proposera 83 places en hébergement permanent, dont 20 en unité protégée dédiée à l’accompagnement des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés. Il sera équipé d’un espace Snoezelen, d’une balnéothérapie et de trois restaurants pouvant accueillir les résidents dans des conditions adaptées à leur situation et l’un réservé aux familles et à leurs proches. Pour agrémenter la vie de l ’ établ issement , le bât iment s’articulera autour de deux jardins intérieurs dont l’un sera dédié aux résidents atteints de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés. NOS PROJETS IMMO 83 places en hébergement permanent 3 restaurants 1 espace Snoezelen 1 balnéothérapie 4 unités de vie dont une dédiée à l’accompagnement des personnes atteintes de maladies neuro-évolutives. 14
L’Institut Médical de Breteuil ouvre son hôpital de jour, une nouvelle offre de soins pour le territoire de santé Depuis le 3 décembre dernier, l’institut Médical de Breteuil (60) s’est doté d’une extension en phase avec le développement de son expertise. Après les premières ébauches de projets il y a 3 ans et une étude de conception finalisée pour la première fois à l’aide d’un logiciel de « Réalité Augmentée », les équipes de Nathalie Wacquet, Directrice, et les patients de l’Institut Médical de Breteuil peuvent enfin profiter de ce bel outil de travail. Particulièrement adapté aux évolutions nécessaires du système de santé, il permet à l’établissement d’assurer son virage ambulatoire dans les meilleures conditions… Cet hôpital de jour répond aux enjeux de MaSanté2022. Place maintenant aux travaux de réhabilitation partielle dans le bâtiment existant, pour un renouveau total en octobre 2020. Mas de la Côte Bleue: une surélévation qui fait sensation La toiture provisoire est en place depuis fin décembre et depuis elle n’arrête pas de faire parler d’elle. Cette toiture a été conçue pour permettre la surélévation du bâtiment sans gêner le bon fonctionnement de l’établissement et palier au démontage de la couverture existante. L’installation du parapluie marque le début de la réalisation du 3e étage en ossature bois. Ainsi, alors que la vie à l’intérieur du Mas de la Côte Bleue continue sans incidence sur le bien-être des résidents, à l’extérieur c’est tout autre chose. Cette toiture provisoire suscitant autant de questionnements que de remarques enthousiasmantes, certains imaginant même un son et lumière sur cette magnifique installation ! Mais le spectacle sera de voir le bâtiment se métamorphoser au fil des semaines et des mois. Car si la surélévation est la première étape de ce projet, afin de permettre d’accueillir 20 résidents supplémentaires, s’en suivra également une rénovation complète : chambres et parties communes réalisées par les équipes de LNA Services, restructuration des espaces communs du rez-de-chaussée pour les adapter à la nouvelle capacité de l’établissement, agrandissement des jardins… Rendez-vous dans un an, pour voir comment les professionnels auront œuvré sous cette toile blanche ! 15
NOS MÉTIERS, ON EN PARLE > Directrice de la publication : Marie-Laure Levêque > Conception/réalisation : Nouvelle Vague > Photos : LNA Santé, Franck Gallen, iStock > Impression sur papier PEFC avec des encres végétales par Goubault, imprimeur certifié ISO 14001. Retrouvez l’ensemble de nos établissements sur lna-sante.com Contact à votre disposition : communication@lna-sante.com Découvrez plus de contenus exclusifs sur nos réseaux sociaux : Les Journées métiers chez LNA Santé ou comment vivre le dialogue entre professionnels Comment donner envie aux professionnels et renforcer les synergies entre les établissements, deux axes structurants du projet d’entreprise ? Découvrez nos journées métiers, des rendez-vous incontournables, marque de fabrique de LNA Santé ! Un format original… Ces rencontres organisées tout au long de l’année permettent aux équipes, de se rencontrer, de partager leur pratique et renforcer leur expertise. Ce format, original, offre aussi à chacun l’occasion de se ressourcer, de sortir de son quotidien et de découvrir le Groupe. Autant de leviers précieux pour renforcer la motivation et le sentiment d’appartenance. Si l’initiative est ancienne, les thématiques continuent de s’élargir. En 2019, une trentaine de journées métiers ont été organisées (secteurs médico-social et sanitaire confondus), soit près de 20 métiers différents représentés et plus de 1 000 professionnels participants. De nouvelles journées ont été créées comme celle de l’hôtellerie et le périmètre des journées sanitaires s’est largement étendu (cadres de rééducation, médecins coordonnateurs, Direction des soins infirmiers…). LNA Santé organise aussi : > des rencontres pluridisciplinaires sur les sujets qui concernent l’ensemble des professionnels. Ex : la bientraitance, la prévention des risques liés à l’activité physique (PRAP) ; > des journées thématiques réunissant des professionnels identifiés dans leur établissement comme référents d’une thématique spécifique : les journées des Infirmières référentes en matière de nutrition, de soins palliatifs, d’hygiène et de plaies et cicatrisation. Chacun de ces temps forts s’articule autour d’un programme commun (en 2019, le projet Grandir Ensemble 2022, le management visuel en pratique et la prévention des risques professionnels), suivi d’ateliers thématiques et spécifiques aux métiers concernés. … Qui séduit les professionnels « Cette troisième journée métier a été riche en échanges tant personnels que professionnels. C’est à chaque fois un plaisir de pouvoir partager de vive voix avec nos collègues des autres établissements LNA Santé. La formation management pilote de processus m’a notamment permis de prendre du recul sur mon métier et de repartir avec un peu plus « d’outils dans ma valise ». Encore un grand merci à toute l’équipe pour l’organisation de ces deux journées et surtout pour le bel atelier cuisine proposé. » Adeline Responsable qualité - gestion des risques HAD SAUMUROIS, lors de la journée métier RAQ (Responsable Assurance Qualité) « Les journées métier sont toujours pleines de rencontres et d’ échanges entre les différents accueils de jour LNA santé. Elles nous offrent de nouvelles relations professionnelles, du soutien, des outils, une écoute attentive et, surtout, elles nous remplissent de motivation pour la nouvelle année qui arrive. C’est toujours un vrai plaisir d’y participer. » Marine Responsable du centre de soins de jour - LE PAVILLON DE LA CENSE, lors de la journée métier Référent accueil de jour
#11 | FÉVRIER 2020 Comment limiter les hospitalisations « évitables » chez les personnes âgées ? LE DOSSIER SUPPLÉMENT DÉTACHABLE
Le Think Tank Matières Grises a publié en juin 2019 une étude intitulée « Objectif Grand Âge : éviter l’hôpital ». Pourquoi éviter l’hôpital est un enjeu majeur ? Avant tout, les impacts de l’hospitalisation chez le sujet âgé, déjà en situation de grande fragilité, sont dans de nombreux cas délétères pour lui tant sur le plan émotionnel, fonctionnel que cognitif. Par ailleurs on ne saurait faire l’impasse sur l’impact financier non négligeable du recours à l’hospitalisation. Après 60 ans, la dépense hospitalière s’accélère par rapport aux soins de ville et culmine à 90 ans à 8000 €/ an contre 4000 €/ an pour ces derniers. Toutefois et comme l’explique le Think Tank : « Réduire le taux d’hospitalisation et la durée moyenne de séjour ne peut pas être une fin en soi. Le véritable enjeu est d’offrir à la personne âgée la trajectoire la plus adaptée à ses besoins et à son état… L’enjeu est également d’identifier les hospitalisations pertinentes et nécessaires, pour détecter et éviter celles qui ne le sont pas. » Dans ce cadre, ce rapport dresse un panorama complet des nombreux leviers et dispositifs existants qui permettent de réduire les hospitalisations chez le sujet âgé. LNA Santé, groupe de santé familial, est présent sur le secteur sanitaire et médicosocial avec plus de 70 établissements, dont 49 Ehpad. Plusieurs d’entre eux ont développé différentes initiatives mentionnées dans le rapport, pour répondre à cette problématique. Nous vous proposons de les découvrir. 2 LE DOSSIER Comment limiter les hospita lisations «évitables» chez les personnes âgées ?
HOSPITALISATION APRÈS 75 ANS : UN CONSTAT SANS APPEL Le constat est sans appel et les chi f f res sont évocateurs. Chez les personnes âgées de plus de 75 ans, le taux d’hospitalisation est deux fois plus élevé que pour la population dans son ensemble : il est de 406 pour 1 000 habitants pour les plus de 75 ans, contre 191 pour 1 000 au total. En 2017, 1,6 million de personnes de 80 ans et plus ont été hospitalisées. Les personnes âgées restent éga lement plus longtemps à l’hôpital : la durée moyenne de séjour double entre 60 ans et 80 ans. Autre chif fre : 45 % des hospitalisations des 80 ans se font par une entrée à l’hôpital, via les urgences (contre seulement 15 % pour les personnes de 30 à 70 ans). Sans oublier que le parcours des personnes est souvent fragmenté, avec des réadmissions fréquentes. Les motifs d’hospitalisations les plus fréquents sont les chutes, les problèmes cardio-vasculaires, les troubles respiratoires. POUR LES PERSONNES EN PERTE D’AUTONOMIE : MOINS D’HOSPITALISATIONS EN EHPAD Avec une moyenne d’âge d’entrée en Ehpad de 85 ans pour les résidents (source CNSA), ces établissements sont amenés à prendre en soin une popu lat ion t rès f rag i l isée et for tement pol y pa t holog ique. Poi nt posi t i f , pou r ces per sonnes , le recours à l’hospital isat ion diminue après l’entrée en Ehpad (par rapport au domicile) : avant leur admission 75 % des résidents ont été hospitalisés au moins une fois dans l’année alors que ce taux baisse à 40 % l’année suivant l’admission à l’Ehpad. Et les séjours sans nuitée augmentent passant de 12 % à 22 %. Mais le recours aux urgences lui reste élevé, avec 64 % des admissions par ce biais pour les résidents en Ehpad, contre 45 % pour l’ensemble des 80 ans et plus. LES LEVIERS POUR ÉVITER L’HOSPITALISATION INDÉSIRABLE Le Think Tank a identifié plusieurs mesures qui permettent d’éviter l’hôpital et qui existent déjà : la généralisation du tarif global et des pharmacies à usage intérieur en Ehpad, le développement de l ’HAD ou des soins palliatifs, le renforcement des soins la nuit, la formation des personnels aux situations d’urgence, un mei l leur accès à la Télémédecine, ou encore la f luidif ication des sorties d’hospitalisations. Si ces différents dispositifs démontrent déjà leur efficacité individuellement, l’étude souligne qu’ils seront encore plus performants demain, à condition d’en avoir une vision globale et de faire jouer les synergies, car ils sont très complémentaires entre eux. De la même façon, i ls nécessitent d’être déployés sur les territoires de manière coordonnée entre les différents acteurs de la filière gériatrique et santé. Condition indispensable pour garantir un parcours fluide et adapté à la personne âgée. LE THINK TANK MATIÈRES GRISES Créé au printemps 2018, le Think Tank Matières Grises réunit les principaux acteurs de la filière d’accueil et de prise en charge de la personne âgée afinde réfléchir ensemble et être forcedeproposition sur les grands sujets liés au vieillissement. Initié par Luc Broussy, Jérôme Guedj, Édouard de Hennezel et Anna Kuhn-Lafont, ce Think Tank est composé de 16 groupes opérateurs du secteur du Grand Âge. 3
LEVIER 1 INFIRMIÈRES DE NUIT EN EHPAD : UN DISPOSITIF EN PASSE DE DEVENIR INCONTOURNABLE ! Depuis 2015 avec le programme « Personnes âgées en risque de perte d’autonomie » (Paerpa) et d’autres mesures gouvernementales qui ont suivi, les expérimentations en faveur de la mutualisation des infirmières de nuit (IDE) en Ehpad n’ont cessé de se multiplier. Développé selon des modèles différents en fonction des territoires, ce système a largement fait ses preuves et est en passe de se généraliser. Il répond clairement au besoin de médicalisat ion de l’« Ehpad de demain ». Déjà déployé dans de nombreux établissements LNA Santé, en voici quelques exemples. Suite à un premier appel à projets lancé par l’ARS Pays de la Loire dès 2013, les Jardins d’Olonne (85) ont été les premiers, au sein du groupe, à expérimenter la mise en place d’infirmières de nuit mutualisées. Depuis le 1er janvier 2019, au vu de la pertinence du dispositif, l’ARS a décidé de le pérenniser. Étendue sur l’ensemble du territoire Olonnais, la mutualisation des infirmières de nuit réunit aujourd’hui sept Ehpad, sous le pilotage des Jardins d’Olonne. Comme nous l’explique Odile Vinel, la directrice de l’établissement : « Les bénéfices sont indiscutables. Après plusieurs années de recul, le dispositif est sollicité à bon escient et sans « abus ». En 2018, par exemple, l’IDE s’est déplacée 70 fois sur l’année (pour un total de 621 résidents sur le périmètre concerné), déclenchant seulement 3 hospitalisations. Son impact pour éviter les hospitalisations de nos résidents est évident. » Dans le sud de la France, la résidence Le Mas de la Côte Bleue (13) avait initié, dès 2014, des astreintes téléphoniques de nuit internes à l’établissement. Fort de cette expérience, il a remporté avec deux autres Ehpad du secteur (soit un total de 243 lits), un appel à projets pour une expérimentation de mutualisation d’IDE durant 3 ans (2019-2021) dont il est le pilote. Opérationnel depuismai 2019, ledispositif portedéjà ses fruits : avec une moyenne de 7 appels mensuels et sur les 6 déplacements effectués en 4 mois, cinq hospitalisations ont été évitées. Pour la directrice, Joëlle Etcheverry : « Le bénéfice pour nos résidents est indéniable et pour nos soignants également. L’IDE apporte des conseils et informations sur les conduites à tenir en cas de soins et surveillance clinique. Généralement, elle intervient dans des cas soit de 7 leviers pour réduire les hospitalisations des personnes âgées CAS PRATIQUES ET ILLUSTRATIONS AU SEIN DES ÉTABLISSEMENTS LNA SANTÉ 4 LE DOSSIER Comment limiter les hospita lisations «évitables» chez les personnes âgées ?
chute, d’altération de l’ état de santé de la personne âgée, ou pour un problème sur le matériel médical. Et quand vraiment, l’ hospitalisation est nécessaire, la qualité du diagnostic partagé avec le SAMU favorise la bonne orientation du résident vers les urgences ou le service approprié. Cette expérimentation a également renforcé nos coopérations avec le CH de Martigues. » Particularité de la résidence, en parallèle de ce dispositif, elle collabore avec un établissement HAD pour ce qui concerne les interventions de soins palliatifs, de jour comme de nuit. Les deux dispositifs sont complémentaires et fonctionnent efficacement ensemble. Enfin, dernier exemple avec l’HADLNA Santé Loiret-Cher (Établissement d’Hospitalisation à Domicile). Déjà bien implanté dans les Ehpad du territoire pour des prises en charges dédiées aux résidents « intégrés à l’HAD », cette coopération va prendre une nouvelle dimension suite à un appel à projets venant d’être remporté cette année, avec 12 Ehpad du département (soit environ 1000 résidents concernés) et le SAMU 41. À compter dumois de novembre, et pour une durée d’expérimentation d’un an, les infirmières de nuit de l’HAD vont être à disposition de tous les résidents de ces Ehpad, en cas de besoin la nuit. Comme nous le précise, Laure Jacques Félix, directrice de l’HAD Loir-et-Cher : « La mise en place de ce dispositif a nécessité un important travail de collaboration entre tous les acteurs du projet. Formation des équipes en Ehpad aux situations d’urgences par nos infirmières, uniformisation des matériels à disposition sur les chariots d’urgence dans les Ehpad, harmonisation des pratiques… Une évaluation trimestrielle est prévue avec l’ARS. S’ il est prématuré de donner des chiffres concrets, l’objectif est bien de minimiser les hospitalisations pour les résidents. » Si la diversité des dispositifs d’IDE mis en place est bien réelle, elle témoigne indéniablement de leur valeur ajoutée : meilleure prise en charge des soins non programmés la nuit, sécurisation des équipes de nuit de l’Ehpad, sécurisation également des résidents et de leurs familles, et bien sûr réduction des hospitalisations. 5
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