IDE de nuit : les postes ou astreintes d’infirmière de nuit se généralisent actuellement dans les Ehpad. Très tôt, nous nous sommes positionnés sur des expérimentations en la matière, qui sont ensuite devenues des appels à projets, initiés par les Agences Régionales de Santé. Aujourd’hui, 80 % de nos résidences médicalisées sont dotées d’une infirmière de nuit (en présentiel ou en astreinte), un gage de la continuité de soins pour les résidents. Télémédecine : afin d’éviter des transferts inutiles, la téléconsultation est une solution de premier plan ! Là encore, la télémédecine est un sujet sur lequel LNA Santé travaille depuis de nombreuses années. 25 % de nos Ehpad la pratiquent en partenariat avec des spécialistes d’hôpitaux de proximité ou de CHU, comme à Bordeaux ou à Nantes. Cette année, nous allons lancer une nouvelle expérimentation de télémédecine en cardiologie, entre des Ehpad du Groupe et des cardiologues exerçant dans nos établissements SSR. Tarif Global et Pharmacie à Usage Interne : en matière de gestion, depuis toujours, LNA Santé privilégie, partout où c’est possible, une gestion de ses établissements en tarif soins global. C’est le cas pour 70 % d’entre eux actuellement. En parallèle, LNA Santé développe les pharmacies à usage interne (PUI), soit mutualisées entre plusieurs établissements du Groupe (SSR, HAD et un ou plusieurs Ehpad), comme c’est le cas au sein des Pôles de Santé de Serris ou d’Ennery ou, avec des partenaires externes, comme pour la PUI de l’HAD Saumurois, partagée avec l’Association Les Récollets (SSR et MAS) et l’Ehpad les Jardins d’Olonne. Tarif de soins global et PUI favorisent une meilleure maîtrise des coûts, l’internalisation des compétences de soignants, le développement des thérapies non-médicamenteuses, une meilleure traçabilité des soins, et une réduction du risque d’iatrogénie médicamenteuse. HAD : par ailleurs, LNA Santé compte aujourd’hui 7 structures HAD intervenant, chaque jour, auprès de plus de 500 patients, à leur domicile. Le taux d’activité des HAD LNA Santé en Ehpad est largement supérieur à la moyenne nationale : 16,2 % contre 8,2 %. Eux aussi contribuent à éviter les hospitalisations évitables des personnes âgées. Enfin, plus largement, l’ouverture de Centre de santé de premier recours, comme en Sologne ou à Achères, peut aussi contribuer à éviter des hospitalisations évitables sur les territoires. On le voit, les réponses sont multiples et reposent sur l’assemblage efficient de plusieurs « briques », nécessairement fondé sur les complémentarités et les synergies entre le médico-social et le sanitaire. Notre modèle est conforté et nous allons évidemment poursuivre dans le même sens ! Quant à demain, notre conviction c’est que notre modèle doit nous permettre d’aller encore plus loin, en particulier en matière de prévention. Là aussi, il s’agit d’un défi pour nous, afin de mieux répondre aux problématiques liées à la perte d’autonomie et aux maladies chroniques ! Nous avons décidé de consacrer le Dossier de ce numéro (dossier détachable) à une étude très intéressante, intitulée « Objectif Grand Âge : éviter l’hôpital », publiée en juin 2019, par le Think Tank Matières Grises1. Cette étude revient sur un enjeu majeur : lutter efficacement contre les hospitalisations évitables pour la personne âgée, car les impacts d’une hospitalisation sont bien souvent délétères pour elle sur plusieurs plans, émotionnel, cognitif, et fonctionnel. Elles sont aussi génératrices de coûts inutiles, or la maîtrise des coûts est un défi qui s’impose à tous. Pour parvenir à « identifier les hospitalisations pertinentes et nécessaires et pour détecter et éviter celles qui ne le sont pas », sept leviers concrets sont identifiés dans l’étude. Ils illustrent, en particulier, la nécessité de renforcer les synergies entre le médico-social et le sanitaire afin de mieux accompagner les personnes âgées, en établissement bien sûr, mais aussi à leur domicile. Il s’avère que le modèle construit par notre Groupe depuis 30 ans, fondé sur la pluralité de son offre tant médico-sociale que sanitaire, auquel s’ajoute notre volonté de toujours innover et expérimenter de nouvelles solutions, nous ont permis déjà de mettre en œuvre ces leviers. Dès 1990, le premier Ehpad ouvert par LNA Santé avait déjà un médecin coordonnateur et une infirmière coordinatrice… Une médicalisation loin d’être si courante à l’époque ! Édito PAR WILLY SIRET, DIRECTEUR GÉNÉRAL DÉLÉGUÉ AUX OPÉRATIONS 1 Ce Think Tank est composé des groupes opérateurs du secteur du Grand Âge qui ont fait le choix d’y adhérer. Luc Broussy en assure la direction. 3
RkJQdWJsaXNoZXIy MTc4MDQxMw==