Le MAG #11

être pratiqués : soins palliatifs, pansements complexes, nut rit ion, assistance respiratoire, t ra itements intraveineux, rééducation neurologique, traitement du cancer, etc.Deuxièmement, du fait de la réactivité et de la continuitéde soins assuréspar l’HAD, enparticulier lors de la période nocturne. Les résidents, aussi « patients » de l’HAD, peuvent ainsi bénéficier, 24h/24h et 7j/7j, des expertises et de l’accompagnement des équipes pluridisciplinaires de l’HAD, tout en restant sur leur lieu de vie. David Guyère, directeur de l’HAD Val de Loire témoigne : « Nous avons développé un fort relationnel avec les équipes des 40 Ehpad avec lesquels nous collaborons, dont la Villa Éléonore (37), un Ehpad du groupe LNA Santé. Cette confiance entre nous est indispensable et nous permet à la fois, de bien travailler en amont avec les équipes soignantes de l’Ehpad pour connaître les besoins potentiels des résidents et, de réagir vite en cas de nécessité. Et bien sûr d’ éviter les transferts à l’ hôpital, toujours sources de risques pour les personnes âgées fragiles. Nous sommes convaincus que ce dispositif doit continuer à se développer demain, notamment auprès des personnes en situation de handicap vivant en institution, qui, elles aussi, vieillissent et ont besoin d’un accompagnement. » Benjamin Grosgojat, directeur de l’HAD Savoie va dans le même sens : « Au-delà de la réduction des hospitalisations « évitables », l’autre avantage de la coopération entreHADet Ehpad, c’est aussi de réduire la durée d’ hospitalisation d’un résident qui en a eu besoin. L’ intervention de nos experts peut permettre la prise en soins d’actes hospitaliers immédiatement lors du retour au sein de la résidence. » Notreprochaine étape? Développer encoreplus loin le partenariat avec lesEhpadenmettant nos infirmières denuit àdisposition de14Ehpaddusecteur. En ef fet , nous répondons ac tuel lement à un appel à projets dans ce cadre… Réponse attendue prochainement. » Côté Ehpad, la satisfaction est, elle aussi, au rendezvous, comme nous l ’expl ique Julie Lavigne, Directrice de la Résidence Les Jardins de Leysotte (33) : « Le recours à l’HAD fait partie intégrante de nos pratiques depuis quatre ans. La particularité sur le territoire de la Gironde, est que nous disposons d’une plateforme centralisée d’appels pour le recours à l’HAD qui redirige vers l’HAD du secteur. Elle est commune aux particuliers et aux établissements. Ce partenariat fonctionne très bien. Les bienfaits sont concrets, en particulier en matière d’accompagnement de fin de vie, de prise en charge de la douleur et de réduction des hospitalisations, permettant de participer à une meilleure qualité de vie des résidents. Il fournit un cadre sécurisé, réactif et expert qui garantit la permanence de prises en soins et rassure aussi bien les résidents, leurs familles que les équipes soignantes. Un travail régulier de communication entre le Médecin Coordonnateur et la Responsable des Soins de la Résidence et leurs homologues de l’HAD est primordial au bon fonctionnement de la collaboration. Quelques ajustements sont encore nécessaires sur le partage des informations médicales ou sur l ’organi sat ion des intervent ions. Nous espérons maintenant le développement de nouveaux actes médicaux possibles, comme le déploiement des transfusions sanguines. Dans tous les cas, c’est un dispositif indispensable pour les résidents que nous accompagnons et leur bien-être ! » 7

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