Le MAG #11

LEVIER 7 LA TÉLÉMÉDECINE, UNE SOLUTION « À HAUT POTENTIEL » POUR ÉVITER LES HOSPITALISATIONS Pour les résidents d’Ehpad, en part icul ier dans les situations aiguës ou pour des soins non programmés, la téléconsultation est une solution très efficace. Concrètement, le médecin traitant ou un expert médical vient assurer une consultation à distance, évaluer l’état de santé du patient et orienter la conduite à tenir, sans nécessairement passer par les urgences. De même, le développement de la visio-consultation avec le Cent re 15 pourrait permet t re une meilleure évaluation de la situation médicale. Le potent iel of fert par la Télémédecine ne demande qu’à être développé, au bénéfice du résident, âgé et très fragile, afin de lui éviter des transferts inutiles. De son côté, l’Ehpad doit disposer d’un écran audio et vidéo ou d’un chariot de télémédecine, et d’une plateforme ou un lien sécurisé de partage des informations médicales. Dans la région bordelaise, depuis plusieurs années, des expérimentations entre le CHU de Bordeaux et des Ehpad de la Région sont conduites. Le Doc t eu r I s abe l l e Haug er, Méde c i n Coordonnateur à la Résidence Talanssa (33) et référent Télémédecine au sein du groupe LNA Santé, nous explique la démarche engagée. « La première expérimentation remonte à 2014. Un médec in gér iat re du CHU de Bordeaux assurai t des téléconsul tat ions en mat ière de « plaies et cicatrisations » pour 6 Ehpad de la région bordelaise. Depuis 2016, l’expérience s’est étendue à une cinquantaine d’Ehpad du territoire et les téléconsultations se sont développées sur des spécialités très diversifiées : psycho-gériatrie, psychiatrie, iatrogénie, dermatologie, soins palliatifs, nutrition, bucco-dentaire… Le système est très fluide : des créneaux d’une heure de téléconsultations sont programmés par le CHU de Bordeaux pour chaque spécialité et les soignants des Ehpad, en lien avec le médecin traitant, se positionnent sur l’un d’entre eux, en fonction du besoin des résidents. Les deux établissements LNA Santé intégrés dans la démarche, la Résidence Le Bourgailh et Les Jardins de Leysotte, utilisent en moyenne 4 à 5 fois par mois le dispositif. Les retours sont très positifs. On améliore ainsi la prévention, la qualité des soins car ils sont personnalisés et adaptés aux besoins. La fixation des rendez-vous permet une grande réactivité, c’est flagrant, par exemple, pour la psychiatrie. Alors qu’ il faut entre 3 et 6 mois pour obtenir un rendez-vous habituellement, ici c’est juste une question de jours. Il y a aussi une dimension partagée dans la démarche. Plusieurs soignants peuvent être présents (le MEDEC, la responsable des soins, et/ou l’ infirmière) autour du résident lors de la téléconsultation, mais aussi un membre de la famille, le médecin traitant… Chacun apportant sa vision, son expertise, c’est très rassurant ! S’ il reste difficile d’ évaluer l’ impact exact en matière de réduction des hospitalisations, il est indiscutable que certaines sont évitées au profit d’un traitement adapté et réactif. Et si jamais une hospitalisation est indispensable, elle se fait au bon endroit, au bon moment, grâce au bon diagnostic. Demain, le dispositif est amené à se développer avec de nouvelles spécialités, des réflexions avec les urgences, voire les libéraux. » Ce dossier a été préparé et rédigé par le Groupe LNA Santé dans le cadre de son Magazine semestriel. N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations : communication@lna-sante.com > Directrice de la publication : Marie-Laure Levêque > Conception/réalisation : Nouvelle Vague > Photos : LNA Santé, Franck Gallen, iStock > Impression sur papier PEFC avec des encres végétales par Goubault, imprimeur certifié ISO 14001. 16 LE DOSSIER Comment limiter les hospita lisations «évitables» chez les personnes âgées ?

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