Des proches quand la fin approche… Les questionnements MON PROCHE N’EST PLUS ALIMENTÉ, VA –T-IL MOURIR DE FAIM ? En toute fin de vie, le corps ne réclame plus à manger ni à boire. La nature étant bien faite, la sensation de faim laisse place à la sécrétion d’endorphines qui participent au bien-être de la personne. À l’inverse si l’on persiste à vouloir nourrir, on empêchera ce phénomène au risque de majorer l’inconfort digestif (nausées, vomissements), pulmonaire (gêne respiratoire) et la douleur. 2 MON PROCHE N’EST PLUS HYDRATÉ, VA-T-IL MOURIR DE SOIF ? Si l’organisme n’est plus en mesure de subvenir à ses besoins par voie orale, une hydratation artificielle risque de provoquer des complications liées au fait que le corps n’arrive plus à gérer les réserves hydriques. Des œdèmes cutanés, pulmonaires et un encombrement bronchique peuvent alors apparaître. La perception de la soif est naturellement diminuée et la déshydratation va également entraîner une auto-anesthésie par l’augmentation d’endorphines. La sensation de bouche sèche éventuelle pourra s’amender avec des soins de bouche et une hydratation locale. 3 Au final, la personne ne décède ni de faim, ni de soif, mais de sa maladie qui modifie ses perceptions et ne lui permet plus de pourvoir à ses besoins primaires. MAIS SI VOUS ARRÊTEZ TOUS SES TRAITEMENTS, IL VA EN MOURIR ? Dans le cadre de la fin de vie d’une personne, l’équipe (avec l’aide si besoin des partenaires extérieurs en soins palliatifs) peut prendre de façon collégiale la décision de limiter ou d’arrêter ses traitements habituels (LAT), si elle estime qu’il n’y en a plus de bénéfice à court terme et que la prise des traitements s’avère problématique. Dans ce cas, la situation palliative retire leur indication à ces traitements puisque la prise en charge ne s’oriente plus vers le soin qui guérit, mais vers celui qui soulage uniquement. C’est la raison pour laquelle seuls certains traitements seront conservés, uniquement ceux qui ne génèrent pas d’inconfort à la prise et dont l’arrêt n’implique pas de symptôme inconfortable. Cette décision doit être expliquée au résident (surtout s’il est en état de le comprendre, auquel cas son avis sera prioritaire) et à sa famille. 1 14 LES QUESTIONNEMENTS
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