Panser la fin de vie

MON PROCHE EST-IL DOULOUREUX ? Si la personne ne peut pas s’exprimer, nous avons des moyens de détecter les signes de douleur avec des échelles objectives dédiées. En effet, certains signes non verbaux sont détectables, à fortiori quand le soignant connaît bien la personne. Lors de situations de fin de vie, ces échelles sont réalisées plusieurs fois par jour par les équipes formées, et le traitement contre la douleur est adapté très rapidement si nécessaire. 4 EST-CE QU’IL M’ENTEND ? EST-IL CONSCIENT DE MA PRÉSENCE ? On ne peut pas savoir ce qui se passe dans la tête de votre proche mais s’il ne peut plus s’exprimer, rien n’indique qu’il ne vous entend pas. Vous pouvez donc lui parler directement. Vous pouvez également le toucher doucement quand vous lui parlez. De même, il convient d’éviter de parler devant lui de sujets qui pourraient le perturber ou le peiner. En revanche, il est parfois utile, si c’est ce qu’on ressent, de dire simplement à son proche qu’on est prêt à le laisser partir… 5 | SES POUMONS SEMBLENT ENCOMBRÉS, POURQUOI VOUS NE L’ASPIREZ PAS ? Parfois, certains patients semblent encombrés par des glaires dans les poumons. Cela peut impressionner, mais ne signifie pas forcément un inconfort majeur pour le patient. L’aspiration, en revanche, est un acte intrusif très inconfortable qu’il faut tenter de limiter au maximum. Son recours est fortement déconseillé en soins palliatifs, d’autant plus que l’effet mécanique de l’aspiration peut être contre-productif et générer en soi de l’hypersécrétion. 6 ET S’IL A BESOIN D’UN AVIS MÉDICAL LA NUIT OU LE WEEK-END ? Quand une situation palliative est statuée, le médecin traitant ou coordonnateur fait des prescriptions à l’avance en cas de besoin pour réagir très vite à un éventuel état de douleur ou d’inconfort. Une équipe d’hospitalisation à domicile (joignable 24h/24) peut aussi être sollicitée en cas de nécessité de prescription plus technique pour soulager les symptômes de façon optimale. Par exemple, en missionnant un médecin le week-end et la nuit pour prescrire ou une infirmière la nuit pour intervenir si l’Ehpad n’en dispose pas. Ces équipes travaillent en concertation avec l’équipe médicale de l’Ehpad. Certaines régions bénéficient d’équipes de soins palliatifs d’urgence ou d’équipes mobiles de soins palliatifs d’astreinte téléphonique la nuit et le week-end consultables pour avis. 7 15 LES QUESTIONNEMENTS

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