SUPPLÉMENT DÉTACHABLE #13 | SEPTEMBRE 2021 Le Pôle Recherche, LNA Santé sur tous les fronts !
À la suite d’un sondage réalisé auprès de nos établissements en 2018, les 1ers résultats montraient une volonté des professionnels de s’impliquer dans la recherche clinique mais avec un besoin de simplification administrative de celleci. En effet, la recherche clinique est fortement encadrée par la loi et les équipes médicales sur le terrain exprimaient le besoin d’être accompagnées dans leurs démarches administratives. Le Pôle Recherche est ainsi né en juin 2018 au sein de la Direction Médicale, Qualité et Gestion des Risques. Le Pôle Recherche : un service d’expertise et de valorisation de la recherche Aujourd’hui, le Pôle Recherche est structuré en 3 axes qui permettent de développer des recherches cliniques et organisationnelles au sein de nos établissements et de piloter des projets innovants. Axe 1 Recherche clinique : Structure d’appui et d’expertise essentielle, le Pôle Recherche accompagne les professionnels dans les différentes étapes d’élaboration, réalisation et valorisation de leurs projets de recherche. Son objectif : permettre aux professionnels et à leurs patients/résidents de participer à des études cliniques et soutenir les professionnels désireux de monter leur propre projet de recherche. Axe 2 Recherche organisationnelle : Moteur dans l’innovation, le Pôle Recherche pilote et suit la création et la mise en œuvre des programmes thérapeutiques. Véritable changement dans notre organisation, ces programmes sont le résultat d’une co-construction entre le Pôle et les professionnels de nos établissements et permettent de répondre à des enjeux majeurs en termes de traçabilité, d’optimisation des soins et de garantie de la qualité de la prise en soin des patients. Axe 3 Projets innovants : Le Pôle Recherche s’associe à la cellule innovation afin d’apporter ses compétences et sa méthodologie dans les projets innovants du groupe. Dans ce contexte, le Pôle Recherche pilote la digitalisation des programmes d’éducation thérapeutique LNA Santé. En collaboration avec Naocare, quatre programmes ont déjà été réalisés : AVK, Morphinique, Soins oncologiques de support, Patient chuteur. Joséphine Bertin, Responsable du Pôle Recherche à droite et Eva Briand, Attachée de Recherche Clinique. 2 LE DOSSIER Le Pôle Recherche, LNA Santé sur tous les fronts !
EvaBriand: organisation et rigueurensoutienà la recherche Portrait d’une Attachée de Recherche Clinique chez LNA Santé Attachée de recherche clinique, Eva Briand exerce sa fonction pour LNA Santé depuis l’obtention de son diplôme en 2020. Celui-ci complète ses 9 années précédentes de compétences-terrain en tant qu’infirmière dans le domaine médico-social et sanitaire, en soins et en formation. Fortement motivée pas les études cliniques menées chez LNA Santé, ainsi que par la possibilité d’exercer le métier d’ARC Promoteur / Investigateur, Eva s’investit dans des missions variées. Elles portent autant sur le volet formaliste de la recherche, à travers la rédaction des protocoles de recherche et le suivi réglementaire, que sur l’accompagnement et le soutien techniques aux centres investigateurs. Enfin un des rôles majeurs d’Eva est de veiller à ce que les droits et la sécurité des patients qui se prêtent à la recherche soient respectés. En parallèle, elle dispense également des temps d’information et de sensibilisation à la recherche clinique auprès des équipes. Aujourd’hui, Eva se réjouit, « Nous avons plusieurs beaux projets en cours et à venir. Et notamment l’étude AROMA, approuvée par le comité d’éthique, en juin 2021, associant 16 Ehpad du groupe, qui débutera sur la fin d’année 2021 et ce pour 24 mois ! ». Participer à la connaissance de la communauté scientifique Le Pôle participe actuellement à plusieurs études académiques et industrielles. En particulier, le groupe LNA Santé est investigateur dans trois recherches sur la COVID-19 dont l’étude « PIANO-COVID » menée par le Pr Rolland au CHU de Toulouse. 9 établissements LNA Santé sont mobilisés pour cette étude nationale. Comme le souligne le Dr Joséphine Bertin, responsable du pôle au sein de la Direction Médicale, Recherche et Soins : «L’avantage avec notre pôle, c’est que les promoteurs ont un interlocuteur unique. Nous parlons le même langage, cela facilite les collaborations et la mise en place des études dans nos établissements ». Le Pôle Recherche développe aussi ses propres projets qui permettent de contribuer à l’amélioration de nos connaissances dans des champs moins étudiés comme la rééducation-réadaptation, l’hospitalisation à domicile ou en Ehpad. Le projet AROMA sur l’effet des huiles essentielles dans l’amélioration du sommeil chez la personne âgée ou le projet ParkHOMe sur la prise en soins des patients parkinsoniens en HAD en sont de très beaux exemples. L’organisationde laRecherche clinique chez LNA Le Pôle Recherche rattaché à la Direction Médicale, Recherche et Soins, s’appuie sur une équipe dédiée composée du Dr Joséphine Bertin, Responsable du Pôle, Eva Briand, Attachée de recherche clinique (ARC) et Maïlys Siret, Chargée de mission programmes thérapeutiques. Le Pôle dispose aussi d’une instance consultative, le comité scientifique qui est composé des Médecins Experts du Groupe LNA Santé, du Dr Sophia Belhadjin, Médecin coordonnateur SSR Groupe, du Dr Corinne Haglon, Médecin coordonnateur référent groupe, de Corinne Laurat-Valette, Coordinatrice des soins, et de Martine Franc, Cadre de rééducation. Celui-ci a pour rôle de promouvoir la recherche dans leur domaine d’expertise et de donner les orientations stratégiques au COPIL du Pôle. 3
Trois ans après sa création, le Pôle Recherche LNA Santé a d’ores et déjà initialisé et, pour une partie, finalisé, 24 projets de recherche clinique dans le champ sanitaire et médico-social. Ceci représente près de 2500 patients ou résidents du groupe inclus dans une étude clinique. En parallèle, une réflexion globale est engagée autour de l’approche thérapeutique LNA Santé. Objectifs principaux : harmoniser et optimiser la qualité de la prise en charge des patients ou résidents au sein des établissements et capitaliser sur les expertises des professionnels pour harmoniser les prises en soin. Illustration à travers la découverte de plusieurs études et programmes thérapeutiques finalisés ou en cours. ÉTUDE 1 5 établissements LNA Santé mobilisés pour l’étude PIANO Focus sur 3étudescliniquesencours L’étude PIANO (Prévention de la pneumopathie en Ehpad) a été engagée par le CHU de Toulouse, dans le cadre du Programme de Recherche sur la Performance du Système des Soins (PREPS). Elle s’inscrit dans le cadre d’un protocole réglementaire strict à respecter. Sur environ 280 établissements français impliqués dans cette étude (soit 7 000 résidents inclus), 5 Ehpad du groupe LNA Santé y participent : - Les Camélias (66 - Cabestany) - Talanssa (33 - Talence) - Le Bourgailh (33 - Pessac) - Les Jardins de Leysotte (33 - Villeneuve d’Ornon) - Renaissance (33 - Pessac) À partir de différents critères d’éligibilité, 25 résidents par Ehpad sont inclus dans l’étude. Le docteur Béatrice Fontaine Martinez, MEDEC et médecin investigateur, en dévoile les modalités pour les résidences Le Bourgailh et Le contexte initial* 20% des résidents d’Ehpad sont affectés par une pneumopathie chaque année. C’est la principale cause d’hospitalisation. Les pneumopathies d’inhalation sont les plus fréquentes. *Source : Étude Piano – CHU de Toulouse La Renaissance : « Le premier établissement fait partie du groupe « intervention-prévention », tandis que le second fait partie du groupe “témoin’’. Dans le premier cas, les équipes soignantes (IDEC, infirmiers, MEDEC, médecins traitants) vont bénéficier d’un important dispositif de formation e-learning, articulé autour de 6 modules pratiques sur des thèmes précis, comme notamment, “Savoir prévenir la fausse route chez un résident d’Ehpad’’, “Connaître la conduite à tenir en cas de fausse route’’, ou encore ‘’Savoir diagnostiquer, traiter et vacciner’’. Dans le second cas, l’établissement “témoin’’ maintient ses pratiques habituelles. » Reportée compte tenu de la crise sanitaire, l’étude a démarré au printemps 2021. Les données collectées (profil des résidents au démarrage de l’étude, suivi clinique mensuel, suivi des hospitalisations, …) sur les douze prochains mois, auront pour principal objectif d’évaluer l’intérêt d’une formation des équipes soignantes d’Ehpad en matière de prévention et de prise en charge des pneumopathies. Pour le Docteur Béatrice Fontaine Martinez : « La participation à cette étude est particulièrement enrichissante d’abord pour les résidents, ensuite pour les équipes en matière de formation. Et ce, d’autant qu’une fois l’étude achevée, l’ensemble des établissements pourront bénéficier des modules de formation. » 4 LE DOSSIER Le Pôle Recherche, LNA Santé sur tous les fronts !
ÉTUDE 2 CLINIQUE DE SOINS DE SUITE ET DE RÉADAPTATION DU MOULIN VERT : une étude sur la rééducation vasculaire La clinique de Soins de Suite et de Réadaptation du Moulin Vert (86), spécialisée en affections cardio-vasculaires et en affections pulmonaires, lance une étude clinique sur la rééducation vasculaire chez les patients artériopathes au stade 2 (de la classification de Leriche et Fontaine). Le Docteur Le Gal, spécialisée en médecine vasculaire et médecin coordonnateur de l’établissement promoteur de cette étude, nous présente les contours de celle-ci : « Notre objectif est d’inclure dans l’étude entre 30 et 50 patients atteints d’une artérite au stade 2 (c’est-à-dire les patients présentant une claudication artérielle, une sorte de boiterie à la marche) au cours des douze prochains mois. Chaque patient va bénéficier de vingt séances de rééducation, intégrant notamment de la marche en extérieur, du ré-entraînement sur tapis roulant, de la gymnastique vasculaire, du renforcement musculaire des membres inférieurs et supérieurs ainsi qu’un programme d’éducation thérapeutique sur cette pathologie. En amont et à l’issue de cette phase de rééducation, des évaluations sont prévues, fondées sur différents critères et indicateurs sur le plan clinique, physique et psycho-social. C’est ce travail d’évaluation qui fait la valeur de cette étude. Il va permettre d’objectiver les bénéfices de la rééducation : quel est le gain en pourcentage sur la distance de marche entre le début et la fin de la prise en charge ? Quelle est son efficacité selon l’étage artériel atteint ? Quels sont les effets sur la qualité de vie du patient ? Autre point positif, nous allons équiper les patients d’un podomètre pendant toute la durée de l’étude afin d’évaluer le nombre de pas quotidiens réalisés et, là aussi, nous pourrons évaluer leurs progrès en fonction d’objectifs de pas fixés pour chacun. Nous attendons beaucoup de cette étude, tant pour notre expertise interne que pour un partage externe et pourquoi pas soumettre les résultats à la Société Française de Médecine Vasculaire ». Rendez-vous donc en 2022. « Chaque patient va bénéficier de vingt séances de rééducation, intégrant notamment de la marche en extérieur, du réentraînement sur tapis roulant, de la gymnastique vasculaire et du renforcement musculaire des membres inférieurs et supérieurs. » 5
ÉTUDE 3 ÉTUDE CLINIQUE AROMA, 16 Ehpad impliqués Tout projet de recherche commence par déterminer la question scientifique à laquelle on souhaite répondre. Par la suite, la documentation et les recherches bibliographiques permettent de construire le rationnel de l’étude « Pourquoi est-ce que je pense qu’il faut travailler sur ce sujet ? », c’est ce que nous rappelle Eva Briand, attachée de recherche clinique de LNA Santé. Elle nous présente cidessous le déroulé de l’étude clinique AROMA. Le rationnel de l’étude ou pourquoi travailler sur le sujet de l’aromathérapie ? L’étude intervient autour d’un sujet majeur : le sommeil chez nos aînés. Le sommeil est particulièrement important pour la santé et les troubles associés peuvent avoir des conséquences cliniques et psychologiques majeures, mais aussi des conséquences sur la qualité de vie, le travail, l’éducation et les relations sociales. Avec l’âge, des modifications physiologiques du sommeil apparaissent. Le rythme veille/sommeil est modifié avec des réveils plus fréquents et de plus longue durée. Plusieurs études épidémiologiques démontrent l’importance des plaintes des personnes âgées concernant leur sommeil (qualité du sommeil, difficulté d’initiation, de maintien du sommeil, réveil matinal précoce…) avec toutes les conséquences sérieuses sur la santé qui peuvent en découler. Eva Briand nous relate qu’à ce jour les recommandations thérapeutiques sont très limitées. Elles reposent essentiellement sur des traitements psychotropes (hypnotiques) pouvant être prescrits mais pour une durée limitée. En effet, les effets des traitements diminuent dans le temps et un risque d’accoutumance et d’effets secondaires sont associés à ce type demédicaments. C’est pourquoi, l’HAS recommande de privilégier les traitements non médicamenteux dont fait partie l’aromathérapie. L’aromathérapie, quant à elle, est utilisée depuis plusieurs années comme approche non médicamenteuse pour les troubles du sommeil avec des résultats qui démontrent son efficacité auprès des patients hospitalisés. Parallèlement, les huiles essentielles sont aussi très utilisées en Ehpad. L’aromathérapie fait alors partie de la stratégie non médicamenteuse fortement développée dans ces établissements. Cependant, très peu d’études ont été menées en aromathérapie sur des sujets âgés, en particulier sur le sommeil. « Efficacité de l’aromathérapie dans la diminution des troubles du sommeil et dans l’amélioration de la qualité de vie chez la personne âgée en Ehpad » 6 LE DOSSIER Le Pôle Recherche, LNA Santé sur tous les fronts !
Le docteur Sophie Drévillon, médecin coordonnateur (à la VillaOcéane et la Villa Tohannic), assisté du Pôle Recherche, relève lamission. Objectif de l’étude : obtenir des renseignements plus précis sur l’efficacité de l’aromathérapie chez des personnes âgées résidant en Ehpad et se plaignant de trouble du sommeil. Nous espéronsmettre en évidence un effet relaxant et calmant nous permettant d’améliorer la qualité du sommeil et ainsi le bien-être et la qualité de vie pour nos résidents. Comment se construit le projet ? Après avoir déterminé le rationnel, la deuxième étape consiste à rédiger le protocole de l’étude et l’ensemble des documents associé. Nous établissons, dans cette phase, la méthodologie et le déroulement de l’étude : les résidents volontaires seront tirés au sort (randomisés) en deux groupes parallèles (1 groupe avec diffusion d’huiles essentielles et 1 groupe avec de l’eau comme placebo). 7 huiles essentielles, reconnues pour leur bienfait sur le sommeil, ou le placebo seront diffusés, en chambre, au moment du coucher sur 15 minutes pendant 1 mois. Un suivi régulier (avant, pendant et après la diffusion) à l’aide d’un actimètre (bracelet mesurant la qualité du sommeil) et d’un questionnaire Pittsburgh complété par le résident, permettront de réaliser une évaluation objective et subjective de la qualité du sommeil. Nous étudierons également les bénéfices sur la fréquence des chutes et la consommation de psychotropes. Il s’agit aussi de déterminer le profil des résidents éligibles. C’est un effectif de 160 résidents qui est attendu pour cette étude. Les principaux critères de sélection retenus sont : • résident présent en Ehpad depuis au moins 3 mois, • présentant des troubles du sommeil traités ou non, • capable de donner son consentement écrit et de réaliser une auto-évaluation de la qualité de son sommeil. Une étape indispensablepour pouvoir lancer l’étude est cellede la soumissionau comitéd’éthique. En effet, l’étude et l’ensemble des documents doivent être approuvés par le Comité de Protection des Personnes (CPP), un comité de révision éthique. Il évalue la pertinence de la recherche, le niveau d’information donné aux participants et également la qualification de l’ensemble des médecins investigateurs. À la grande joie de tous les acteurs impliqués dans l’étude AROMA, celle-ci a reçu un avis favorable le 17 juin dernier. Enfin l’étude peut semettre en place ! Le pôle travaille actuellement sur la partie administrative, logistique et informatique pour finaliser les derniers éléments du projet, avant le grand lancement ! 16 Ehpad LNA Santé embarqués dans l’aventure : Le Mas de la Côte Bleue (13 - Martigues) Résidence Verte Prairie (13 - Salon-de-Provence) La Villa Amélie (17 - Saint-Rogatien) Le Parc Saint-Charles (28 - Chartres) La Villa Eléonore (37 - Montlouis-sur-Loire) Le Bourgailh (33 - Pessac) Résidence Talanssa (33 - Talence) Les Jardins de Leysotte (33 - Villenave-d’Ornon) Les Jardins d’Hermine (35 - Rennes) Les Nymphéas (35 - Pacé) La Chézalière (44 - Nantes) La Villa Océane (56 - Belz) La Villa Tohannic (56 - Vannes) Les Camélias (66 - Cabestany) Résidence Harmonie (77 - Moret-sur-Loing) Les Jardins d’Olonne (85 - Les Sables d’Olonne) L’ensemble des équipes, des investigateurs et des résidents ne cachent pas leur enthousiasme pour participer à cette étude ! À ce jour, le projet est dans les starting-blocks pour démarrer fin 2021 et ce pour 24 mois ! À suivre ! 7
PROJET 1 HOSPITALISATIONÀDOMICILE (HAD) Quand une étude clinique sur la cancérologie vient étayer l’élaboration d’un programme thérapeutique sur les soins palliatifs Pendant un an (2017-2018), LNA Santé a réalisé une étude épidémiologique en cancérologie au sein des sept établissements HAD du groupe, dans le but de cartographier les profils de patients atteints d’un cancer et leur mode de prise en soin. Après analyse des données collectées, les résultats (cf. tableau ci-après) sont riches de nombreux enseignements et témoignent de la valeur ajoutée de la prise en soin assurée en HAD. Plusieurs points forts : - L’expertise élevée de l’HAD pour la gestion de la douleur (sachant que 90 % des patients sont sous antalgiques lors de leur admission) et en accompagnement des soins palliatifs. Alors que l’accompagnement de fin de vie concernait 50 % des séjours, ces expertises ont permis à 35 % d’entre eux de décéder à leur domicile et d’éviter une nouvelle hospitalisation, notamment grâce à la mise en place d’une prescription anticipée personnalisée (PAP). - La prise en charge garantie 7j/7 et 24h/24. - L’interdisciplinarité de la prise en soin. Par exemple, en moyenne lepatient est accompagnépar 6professionnels avec des expertises variées et complémentaires (médecin, infirmière, aide-soignante, psychologue, assistante sociale, kinésithérapeute,…). Les résultats en chiffres de cette étude Nombre de séjours- patients étudiés sur 1 an 617 Profil des patients 69 ans de moyenne d’âge : 56,8 % d’hommes 43,2 % de femmes Pathologie : Tous types de cancer Durée moyenne de séjour 43 jours Principales localisations de la tumeur prise en charge 37 % Organes digestifs 14 % Seins et organes génitaux féminins 13,3 % Organes respiratoires et intrathoraciques Principaux modes de prise en charge 50 % Soins palliatifs 11 % Nutrition parentérale 10 % Prise en charge de la douleur Principaux prescripteurs 64 % Hôpital 25 % Médecin traitant Focus sur 3programmes thérapeutiques encours 8 LE DOSSIER Le Pôle Recherche, LNA Santé sur tous les fronts !
Comme l’explique le docteur Joséphine Bertin, Responsable du pôle Recherche Clinique et Programmes Thérapeutiques LNA Santé : « Les résultats de cette étude offrent de nombreuses perspectives, tant en matière d’acquisition de connaissances et de valorisation scientifique de ces résultats qu’en matière thérapeutique. Précisément, ils ont ouvert la voie à la mise en place d’un programme thérapeutique et nourri la réflexion sur les soins palliatifs en HAD, véritable savoir-faire du groupe. » La numérisation du programme thérapeutique en soins palliatifs : une valeur ajoutée indiscutable pour l’HAD Durant deux ans, une équipe pluridisciplinaire, constituée de différents établissements du groupe, a travaillé à la modélisation d’un programme thérapeutique en soins palliatifs. Une infirmière coordinatrice, la psychologue et une aide-soignante de l’HAD (Hospitalisation à Domicile) Nord 77 y ont notamment contribué. Cette démarche entre dans sa phase ultime avant son utilisation au domicile des patients : sa traduction en outil numérique. Depuis le printemps, les équipes de l’HAD Nord 77 ont pour mission de tester le logiciel et son intégration dans le dossier informatisé du patient. Evelyn Paquin, directrice de soins, souligne : « En tant que futurs utilisateurs, c’est vraiment essentiel que les professionnels de terrain soient impliqués dans cette nouvelle étape. Les développeurs informatiques sont à l’écoute de nos retours, ils font évoluer la solution, son architecture, son ergonomie, etc. Tout est mis en œuvre pour que sa prise en main soit la plus fluide et pédagogique possible. » Elle ajoute : « 20 % des patients de l’HAD de Serris sont pris en charge pour des soins palliatifs. Ce programme thérapeutique numérisé a une valeur ajoutée indiscutable pour nous : chez les patients, il garantit la qualité des soins et leur exhaustivité. C’est aussi un véritable facilitateur quant à la coordination des soins. Enfin, il vient renforcer la fiabilité du suivi des patients (traçabilité). Nous sommes vraiment impatients de pouvoir l’utiliser sur nos tablettes au domicile des patients. » Programmes thérapeutiques : des bénéfices manifestes ! Le Docteur Sophia Belhadjin, médecin coordonnateur SSR groupe, décrypte pour vous les nombreux bénéfices apportés par la création de programmes thérapeutiques, « Cinq mots synthétisent ces bénéfices : • Harmonisation : à l’échelle d’un groupe comme LNA Santé, capitaliser sur la connaissance des sociétés savantes, sur les expertises et les expériences des professionnels et des équipes pluridisciplinaires internes, les partager et les consolider au sein de pratiques communes de référence constitue des atouts différenciants majeurs. • Simplification : sur la base d’une pathologie avec des caractéristiques identiques, le programme thérapeutique apporte un socle de soins de qualité, préétablis pour chaque patient et adaptable en fonction des objectifs spécifiques à sa prise en charge. • Évaluation : dans un programme thérapeutique des objectifs sont fixés et, à chaque étape, les résultats sont évalués. Nous disposons ainsi d’indicateurs pour voir l’efficience des actions, au besoin les ajuster. • Réflexion et anticipation : le programme thérapeutique est à l’opposé de la standardisation. Bien au contraire, en automatisant tout ce qui peut l’être, on libère du temps aux professionnels de santé qui peuvent se recentrer sur les patients et précisément prendre en considération ce qui fait leur spécificité pour avoir une vision plus globale de leurs besoins et les anticiper. » 9
PROJET 2 INSTITUTMÉDICAL D’ENNERY Un programme thérapeutique expert en obésité complexe Le docteur Malika Tanguy, endocrinologue diabétologue nutritionniste et spécialiste du sommeil, pilote un important programme thérapeutique (1) concernant l’obésité complexe au sein de l’Institut Médical d’Ennery (95). Comme elle l’explique : «Les programmes thérapeutiques sont destinés aux adultes de tous âges, et concernent des patients en obésité complexe en perte d’autonomie, pouvant présenter par ailleurs du diabète et/ou des comorbidités souvent sévères, nécessitant une prise en charge pluridisciplinaire incluant un accompagnement psychosocial. » Le programme dure trois à quatre semaines minimum. Il inclut des soins, de la rééducation et de l’éducation thérapeutique (2) associant différents professionnels : diététicien, kinésithérapeute, psychomotricien, psychologue. Le patient peut également bénéficier de séances de balnéothérapie et d’analyse du sommeil. Les patients peuvent participer à des groupes de parole et à un atelier « expert » qui vise à mieux leur faire connaître leur pathologie. Le Docteur Malika Tanguy précise : « Après plusieurs mois de travail avec l’appui du Pôle de Recherche Clinique et Programmes Thérapeutiques du groupe, ce programme structurant va apporter une plus grande lisibilité pour les patients et nos partenaires adresseurs concernant les modalités de prise en charge offerte dans notre établissement. À terme, ce programme permettra de mieux diffuser notre expertise auprès des patients de notre territoire, et également auprès des autres établissements du groupe. » (1) Programme thérapeutique : programme interdisciplinaire spécifique à une pathologie donnée, précisant tous les éléments du processus de prise en charge commun au sein des établissements LNA Santé. (2) Éducation thérapeutique : programme visant à aider les patients à acquérir ou maintenir les compétences dont ils ont besoin pour gérer au mieux leur vie avec une maladie chronique. 10 LE DOSSIER Le Pôle Recherche, LNA Santé sur tous les fronts !
PROJET 3 Un programme d’éducation thérapeutique en oncologie à Ennery L’Institut Médical d’Ennery (95) est, entre autres, spécialisé dans les soins oncologiques de support, avec 24 lits dédiés et des séjours de deux mois en moyenne. Complémentaires aux traitements des cancers (chirurgie, radiothérapie ou chimiothérapie) , ces soins visent d’un côté à diminuer les effets secondaires de la maladie et de ces traitements, de l’autre à assurer la meilleure qualité de vie possible aux patients et à leurs proches. Ils peuvent également intervenir avant une chimiothérapie par exemple, afin de renforcer l’état général du patient, ou encore les accompagner dans la fin de vie. Fort de cette expertise, le docteur Khellouf, médecin expert en oncologie, nous détaille les enjeux à venir : « Sur le territoire du Val d’Oise, les besoins en soins oncologiques de support sont très importants. Compte tenu des différentes spécialités de notre établissement, les patients peuvent bénéficier ici d’une prise en soin pluridisciplinaire, notamment sur le sujet de la nutrition, une expertise interne clé quand on sait que plus de 99 % d’entre eux sont dénutris. Si les soins sont essentiels pour les patients atteints de cancer, nous souhaitons aussi développer l’éducation thérapeutique des patients et de leurs proches. Nous allons donc débuter, avant l’été, la mise en place d’un programme d’éducation thérapeutique abordant aussi bien la pathologie elle-même, les traitements et leurs effets secondaires, la nutrition, la douleur, que l’accompagnement psychosocial. À terme, nous avons pour objectif d’ouvrir des places d’hôpital de jour en oncologie. « Si les soins sont essentiels pour les patients atteints de cancer, nous souhaitons aussi développer l’éducation thérapeutique des patients et de leurs proches. » 11
Ce dossier a été préparé et rédigé par le Groupe LNA Santé dans le cadre de son Magazine semestriel. N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations : communication@lna-sante.com > Directrice de la publication : Marie-Laure Levêque > Conception : Nouvelle Vague > Réalisation : Liner Communication > Photos : LNA Santé, Franck Gallen, iStock > Impression sur papier PEFC avec des encres végétales par Goubault, imprimeur certifié ISO 14001. Tout savoir sur la 2e vague Covid ou presque ! C’est la mission que s’est donnée le Pôle Recherche LNA Santé en proposant une veille scientifique sur la 2e vague Covid. Le Pôle a, en effet, souhaité accompagner le personnel de santé (médecins, soignants, thérapeutes…) par une revue de bibliographie bimensuelle afin de les aider dans leur quotidien par les données publiées de la science, y compris en preprint. La première veille, publiée en décembre 2020, était centrée sur les techniques de prélèvement et les méthodes de dépistage. Elle permettait une analyse des études qui ont conduit les pouvoirs publics et la HAS à asseoir leurs recommandations. Pour LNA Santé, cela corroborait ainsi sa stratégie d’utilisation des tests. Cette veille était adressée dans un premier temps au comité scientifique, aux présidents de CME et aux médecins coordonnateurs référents du groupe qui diffusaient ensuite à l’ensemble de leurs réseaux et de leur équipe médicale et paramédicale. Diffusé dans un deuxième temps sur le réseau social LinkedIn, elle suscite un grand intérêt de la part des professionnels : ils sont près de 300 à la consulter. Pendant plusieurs mois, le pôle décrypte les avancées scientifiques liées au Covid-19 Après un premier numéro consacré à la stratégie des tests de dépistage, le second aborde les symptômes associés aux troubles de la coagulation, et le suivant : la vaccination. Une veille scientifique qui arrive à point avec les premiers vaccins enfin disponibles sur le territoire. Pour sa quatrième sortie, la veille scientifique Covid-19 traite ensuite de la rééducation réadaptation post Covid, un thème en lien direct avec les instituts SSR de LNA Santé qui met en avant les thématiques des séquelles post Covid et leurs prises en soins. On y notera un petit clin d’œil aux équipes de l’Institut de Réadaptation de Romainville, suite à leur étude portant sur 46 inclusions de personnes âgées ayant bénéficié d’un traitement de renforcement musculaire. Une revue qui rapproche la pathologie Covid du cœur de nos activités sanitaires avec la réadaptation post Covid. Enfin, la 5e revue bibliographique Covid-19 propose de faire le point sur les traitements qui ont fait la preuve de leurs bénéfices, via une analyse de la littérature internationale : c’est notamment l’occasion de mentionner le XAV-19 développé par la biotech Xenothera en région nantaise. N’hésitez pas à vous connecter sur le compte LinkedIn de LNA Santé pour suivre les avancées et les nouvelles réalisations du Pôle. Les veilles scientifiques du Pôle, unvrai travail de fondpour accompagner les équipes médicales Pour plus d’information, contactez Joséphine Bertin : josephine.bertin@lna-sante.com LE DOSSIER Le Pôle Recherche, LNA Santé sur tous les fronts !
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