Tous mobilisés, pour préserver l’autonomie et lutter contre « l’âgisme »

Le ciblage budgétaire doit servir les gains en efficience La mobilisation pour une politique nationale du vieillissement est indispensable. La place de la personne âgée au sein de notre société doit être réévaluée et elledoit reposer surdesvaleurs déconnectéesde lastricteefficacité ou de la performance. Nous devons veiller à ce que nos aînés aient une place pleine et entière et qu’ils puissent accéder à l’ensemble des services disponibles, notamment en ce qui concerne leur santé. À ce titre, la crise sanitaire a été révélatrice de profonds dysfonctionnements dans notre système desanté. LesEhpadontétéoubliés dans un 1er temps, des autorités publiques, alors qu’ils accueillent une population particulièrement vulnérable. Lemanquedemoyenschronique est mis en avant pour expliquer cette situation. Il s’agit d’un sujet particulièrement sensible et qui est au cœur de bien des polémiques et, hélas, d’approches parfois motivées par la défense de positions dogmatiques. Les moyens financiers mobilisés pour notre politique de santé sont tout à fait impressionnants et ils permettent de proposer une offre de services exceptionnelle et accessible à l’ensemble de nos concitoyens. Pourtant, le mal-être de certains professionnels reste bien présent. Ils exhortent les décideurs à apporter des réponses concrètes à leur situation qu’ils estiment presque désespérée. Ils demandent notamment plus de moyens humains et financiers pour accomplir leursmissions. Cette dualité entre le budget alloué à notre politique de santé et la situation du secteur qui reste précaire incite à se poser la question du ciblage des moyens mobilisés. Leprojet de loi Autonomie-Grand Âge représente une opportunité pour expérimenter une nouvelle approche. Les enjeux liés au vieillissementdelapopulationnécessitentdesmoyensfinancierssans précédent qui se comptent en milliards que ce soit en investissement ou en fonctionnement. Or, les crises sanitaire, sociale et économique que nous traversons, vont alourdir le budget de l’État à un niveau exceptionnel. Nous pouvons faire comme si cette réalité n’existait pas et bâtir un projet de loi basé sur les convictions et approches d’hier. Nous pouvons également tenter d’innover en acceptant le débat et l’expérimentation. Nous choisissons la seconde approche. Celle qui préserve les atouts d’un service public performant allié à un secteur privé dont l’efficience dans certains domaines est une richesse sur laquelle la collectivité peut s’appuyer. 12 DES PROPOSITIONS CONCRÈTES ET OPÉRATIONNELLES POUR AMÉLIORER LE PARCOURS DE VIE «Lacrise sanitaireaété révélatricedeprofonds dysfonctionnements dans notre systèmede santé.»

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