LE MAG#9 Janvier 2019 Le magazine qui nous ressemble DOSSIER Le pôle Recherche Clinique et Programmes Thérapeutiques
LEMAG#9 Janvier 2019 Le magazine qui nous ressemble DOSSIER Le pôle Recherche Clinique et Programmes Thérapeutiques Édito Dans notre précédent magazine (Le Mag#8 – septembre 2018), je dévoilais les grands axes de notre vision stratégique « Grandir Ensemble 2018-2022 ». Plusieurs projets en sont déjà des traductions concrètes et commencent à se déployer. En premier lieu, la création de notre « pôle Recherche Clinique et Programmes Thérapeutiques » que nous mettons à l’honneur en pages 4 à 8. Il s’inscrit dans le cadre de notre axe stratégique n°3, « Améliorer l’expérience client et l’offre médicale ». C’est une première, pour nous, d’envisager la recherche clinique comme un champ du possible. Nous allons avancer modestement, à notre échelle. La valeur ajoutée de ce pôle? Il doit nous amener à tester des programmes de rééducation efficients et appliqués dans nos établissements, à les valider scientifiquement pour, ensuite, les répliquer et les partager largement. Tout cela avec un même objectif : soigner et prendre soin des patients et des résidents. C’est aussi un moyen de valoriser les expertises de nos médecins et thérapeutes, et leur permettre notamment de publier les résultats de leurs travaux. Il crée une dynamique vertueuse entre, d’une part, les médecins et les personnels de nos établissements mobilisés pour structurer leurs pratiques et, d’autre part, les équipes, au siège, en tant qu’« animateurs » et « facilitateurs », à leur service. Ensuite, le film Prendre soin (voir l’article ci-contre), un projet devenu réalité qui répond à notre axe stratégique n°1, « Donner envie aux professionnels ». Là aussi, nous avançons pas à pas. Au départ, il y a une idée, un tournage, puis un film… bouleversant…, jusqu’aux premières projections en 2018 et, aux premières réactions de nos équipes, des familles, ou des professionnels de santé. Des réactions unanimement positives. Je tiens à remercier à nouveau Bertrand Hagenmüller, réalisateur et sociologue, et Bernard Benattar, philosophe du travail et psychosociologue, coauteurs, pour leur travail, et tout particulièrement Lucas, Ergothérapeute, Antoinette, AideSoignante, Claire, Coordinatrice de Projets d’Animation, et Lika, Maîtresse de Maison soignante, pour leur implication quotidienne et leur bienveillance qui forcent l’admiration de tous. Ce film raconte leur histoire et les nombreuses facettes de leurs métiers. L’épopée de ce film ne fait que commencer. De nombreuses projections sont programmées partout en France en 2019. Les élus et les institutionnels ne cachent pas leur intérêt pour, eux aussi, le découvrir. Ces images touchantes, sans fard ni complaisance, donnent un autre regard, un regard juste, sur la vieillesse et la vulnérabilité, mais aussi sur la richesse et la complexité des relations humaines. Elles rétablissent la réalité de nos métiers et leur profonde humanité. Enfin, nos contributions à différents ateliers de réflexion sur la future loi « Grand âge et autonomie », et l’élaboration du document 12 propositions concrètes pour engager une réforme des Ehpad à partir de nouveaux paradigmes concourent à démontrer la singularité de notre modèle. Toutes ces initiatives ont en commun de faire le lien entre l’agir et le penser, cet aller-retour permanent que nous imposent nos métiers exigeants mais si riches humainement. Willy Siret Directeur Général Délégué aux Opérations Magazine publié par LNA Santé. Directeur de la publication : Willy Siret. Rédactrice en chef : Marie-Laure Lévêque. Conception/réalisation : Nouvelle Vague. Photos : Franck Gallen, Pix Machine, Istock. Magazine imprimé sur du papier issu de forêts gérées durablement. Sommaire ÉDITO. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 NOS INITIATIVES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 NOTRE DOSSIER . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .4-8 ANCRAGE TERRITORIAL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9-11 LA VIE DE NOS ÉTABLISSEMENTS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12-13 NOS PROJETS IMMOBILIERS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 NOS PARTENAIRES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .15 P.2
Le 8 octobre dernier avait lieu à l’UFR de pharmacie de Nantes une avant-première pas comme les autres… 400 spectateurs s’étaient déplacés pour vivre 80 minutes d’immersion dans un univers fort méconnu, celui des Ehpad, résidences pour personnes âgées dépendantes, et plus précisément celui des unités dédiées aux résidents atteints de troubles Alzheimer ou troubles apparentés. Bien loin des clichés, l’émotion était au rendez-vous, comme en ont témoigné les riches échanges avec le public, lors du débat qui a suivi la projection, animé par le Professeur Gilles Berrut, Président du gérontopôle, Chef du pôle hospitalo-universitaire de gérontologie clinique du CHU de Nantes. Prendre soin, ce film exceptionnel et unique, est le fruit du travail de Bertrand Hagenmüller, Réalisateur et Sociologue, et Bernard Benattar, Philosophe et Psychosociologue, coauteurs. Ils interviennent tous les deux régulièrement au sein d’Ehpad. Il résulte d’une longue collaboration et d’une réelle confiance avec les équipes de LNA Santé. Le tournage a eu lieu au sein de trois établissements du groupe pendant un mois. Quatre soignants y ont participé en témoignant de leur passion pour leur métier : Lucas, Ergothérapeute, Antoinette, Aide-Soignante, Claire, Coordinatrice de Projets d’Animation, et Lika, Maîtresse de Maison soignante. Cette dernière était d’ailleurs présente lors de la projection et a fait partager au public sa formidable énergie ! L’aventure ne fait que débuter et de nombreuses projections sont programmées dans toute la France. Autant d’occasions de changer le regard de ceux qui auront la chance de voir ce film sans fard, loin des a priori et des idées reçues. Retrouvez un extrait du film sur www.prendresoin-lefilm.com Prendre soin : quand le cinéma réenchante notre regard sur la relation soignant/soigné Témoignages Ce film, pour moi, ne parle que d’une chose, il parle d’amour. Tant de messages, tant d’émotions passent en 80 minutes ! Il nous touche car il ne travestit en rien la réalité. La fragilité, la souffrance, la mort sont là mais aussi le rire, la joie, le merveilleux de la relation entre les soignants et les personnes âgées. Ce film est un formidable vecteur de reconnaissance pour tous les soignants et pour tous les métiers liés à l’accompagnement des personnes vulnérables. À l’heure de la concertation sur le grand âge (www.grande-consultation-aines.make.org), il contribue à améliorer l’image de ces métiers et à favoriser, à terme, leur revalorisation sur le plan statutaire et pécuniaire. Ce film vient aussi nourrir notre réflexion pour inventer les solutions de prise en soin de demain. Jean-Jacques Coiplet, Directeur Général de l’ARS(1) des Pays de la Loire L’accompagnement de la grande dépendance est un enjeu crucial, comme en témoignent le succès de cette soirée et le nombre des acteurs mobilisés. Alors que la tentation est grande, pour certains, d’associer les mots « Ehpad » et « maltraitance », ce film la balaie d’un revers de la main. Il est d’une grande humanité et subtilité. Les réalisateurs ont fait un travail remarquable et les soignants sont touchants car leur bienveillance est de tous les instants. Avec 290 lits d’Ehpad, 170 lits de long séjour et 320 lits de SSR(2), la filière gériatrique au sein du CHU(3) est très développée. Nous avons prévu de projeter Prendre soin à nos équipes soignantes, car ce film fait complètement sens, pour nous. Philippe Sudreau, Directeur Général du CHU de Nantes (1) Agence Régionale de Santé - (2) Soins de Suite et de Réadaptation - (3) Centre Hospitalier Universitaire Nos initiatives P.3
Nouvelle initiative : LNA Santé se dote d’un pôle Recherche Clinique et Programmes Thérapeutiques Un pôle pour simplifier le volet administratif de la recherche clinique Lors de ce sondage, les équipes médicales avaient largement exprimé le besoin d’être accompagnées dans leurs démarches administratives. La recherche clinique est en effet très encadrée. « La loi Jardé de 2016 a considérablement complexifié les démarches administratives, même pour des projets à la base très simples », souligne Dr Joséphine Bertin, Chef de Projet au sein de la DMQR. Le pôle, créé en juin 2018, assure donc l’ensemble des démarches liées au montage du projet, depuis l’obtention des autorisations réglementaires, en passant par le recueil et l’analyse des données, jusqu’aux publications scientifiques. « Nous intervenons également pour débloquer certaines situations complexes, comme cela s’est produit récemment avec une étude initiée par le Dr Guy, Cardiologue du Clos Champirol (42), et portée par le Club des cardiologues du sport. Le premier patient vient d’entrer dans l’étude fin octobre après un dossier bloqué administrativement pendant plusieurs mois. » Le pôle assure également le suivi des études jusqu’à leur clôture et l’équipe de permanents va s’étoffer prochainement grâce au recrutement d’un attaché de recherche clinique pour prendre en charge ce volet. LES DIFFÉRENTES TYPOLOGIES D’ÉTUDE Investigateur ou promoteur, il existe plusieurs façons d’intervenir en recherche : • soit on participe en tant que centre investigateur à une étude portée par un autre centre de recherche que l’on appelle alors promoteur ; • soit l’étude émane du groupe : – elle est pilotée par le siège et est menée sur plusieurs établissements : c’est alors une étude multicentrique pour laquelle LNA Santé est promoteur et les établissements centres investigateurs ; – elle est initiée et menée par un établissement du groupe et concerne un seul établissement : c’est alors une étude monocentrique dont l’établissement est promoteur. LNA Santé consolide son expertise médicale et paramédicale en créant son pôle Recherche Clinique et Programmes Thérapeutiques. Pour mener à bien cette nouvelle initiative, LNA Santé compte bien s’appuyer sur le large panel de compétences présentes au sein du groupe et capitaliser sur les nombreuses données collectées et « collectables » pour améliorer la prise en soin de ses patients et résidents. NOTRE DOSSIER En 2017, avant de créer ce nouveau pôle, la Direction Médicale, Qualité et Gestion des Risques (DMQR) avait souhaité sonder la « culture » de la recherche au sein des équipes LNA Santé. Ce sondage avait alors reçu un bel écho puisque 77 % des établissements y avaient répondu avec 80 % de professionnels affirmant une volonté de « Cette culture de la recherche clinique est un véritable vecteur de renforcement de notre expertise médicale. Il permet d’appliquer les meilleurs protocoles de prise en soin de nos résidents et patients. Cela vabiendans le sens de notre démarche d’amélioration continue. » travailler dans la recherche clinique. « Un retour encourageant », explique Julien Prim, Directeur de la Direction Médicale, Qualité et Gestion des Risques. Par ailleurs, avec ce nouveau pôle, LNA Santé offre des perspectives inédites à ses équipes et se dote d’atouts considérables pour attirer les meilleures compétences et les fidéliser. P.4 Notre dossier
Une opportunité d’ouvrir des champs de recherche moins explorés Si, dans certains domaines comme en Médecine Chirurgie Obstétrique (MCO), la recherche clinique est déjà florissante, d’autres champs sont moins investis, comme celui de la rééducation-réadaptation, de l’Hospitalisation à domicile (HAD), ou encore en Ehpad. « Pourtant, on sent une forte attente de la part des pouvoirs publics sur ce sujet pour améliorer la prise en charge des patients », constate Julien Prim. LNA Santé va pouvoir y répondre en investissant ces champs comme c’est déjà le cas avec l’étude intitulée « Cartographie des modes de prise en charge en HAD des patients hospitalisés dans le cadre d’un traitement antinéoplasique », dont LNA Santé est promoteur à 100 %. « Tous les HAD du groupe sont concernés et, avec 400 à 500 séjours étudiés sur un an, les résultats intéressent particulièrement la communauté scientifique, y compris au niveau international, car l’HAD est une spécificité française. » La publication des résultats de cette étude est prévue pour 2019. Des programmes thérapeutiques pour plus de cohérence La deuxième grande mission du pôle est de coconstruire des programmes thérapeutiques avec les établissements, c’est-à-dire de modéliser la prise en charge du patient pendant toute la durée de son séjour en définissant les actes professionnels, les évaluations, les objectifs… Un programme thérapeutique est le fruit de la réflexion conjointe des professionnels de plusieurs établissements du groupe. Il est ensuite évalué et validé par le médecin expert du groupe, sur la base de résultats quantifiables, puis dupliqué sur l’ensemble des établissements LNA Santé. « Structurer les prises en soin en les modélisant en programmes thérapeutiques garantit une prise en charge singulière de qualité au patient concerné, tout en amenant à réfléchir à une modélisation LNA Santé de ceux-ci afin de les dupliquer harmonieusement dans chaque établissement », précise Philippe Marrimpoey, Directeur Médical Sanitaire.. Le lancement de ce pôle clinique est une occasion unique de développer une culture commune et cohérente en matière de prise en soin des patients et résidents au sein du groupe LNA Santé avec des synergies entre tous les métiers, en SSR(3), en HAD et en Ehpad. Un pôle synonyme d’interlocuteur unique Autre atout du pôle : sa capacité à convaincre les promoteurs. « Pour participer à des études d’envergure nationale, voire internationale, il faut être structuré et solide », commente Dr Joséphine Bertin. Trois Ehpad LNA Santé, Les Jardins d’Olonne (85), La Chezalière (44) et le Parc de la Plesse (49) ont ainsi été identifiés pour participer prochainement (en tant que centres investigateurs) à une étude nationale, menée par le CHU(1) de Nancy et l’AP-HP(2), sur l’hypertension artérielle. Le dossier est en cours de validation. « Le promoteur aun interlocuteur unique. Nous parlons lemême langage, cela facilite ledialogue et notre connaissance des établissements nous permet d’identifier rapidement ceux qui correspondent aux critères recherchés pour intégrer une étude. » (1) Centre Hospitalier Universitaire - (2) Assistance publique des Hôpitaux de Paris - (3) Soins de Suite et de Réadaptation P.5 Notre dossier
Institut Médical de Breteuil : le chemin clinique post-AVC évalué pour améliorer les pratiques L’INSTITUT MÉDICAL DE BRETEUIL MÈNE UNE ÉTUDE SUR LE CHEMIN CLINIQUE POST-AVC DÉCRIVANT TOUS LES ÉLÉMENTS DU PROCESSUS DE PRISE EN SOIN D’UN PATIENT. « Fin 2017, une trame de chemin clinique post-AVC(2) avait été rédigée par un groupe de travail pluridisciplinaire au sein de LNA Santé », rappelle le Dr Fatima Benjaballah, Médecin MPR(3) en neurologie à l’Institut Médical de Breteuil (60) et Médecin Expert du groupe. Une étude de ce chemin clinique théorique a été lancée début 2018, incluant dix patients victimes d’un AVC et présentant un réel potentiel de récupération (catégorie 2). « Cette étude va évaluer avec précision ce chemin clinique en vue d’améliorer les pratiques et de les généraliser. » À l’arrivée du patient à l’Institut Médical de Breteuil (60), un bilan pluridisciplinaire est réalisé. « Nous faisons le point tous ensemble pour rédiger un projet personnalisé de soins en tenant compte des objectifs individualisés du patient. Puis nous formalisons le chemin clinique par écrit. Cela devient un support commun pour chaque soignant », poursuit Véronique Tiennot, Cadre de Rééducation. « Nous travaillons avec un outil informatique dans lequel nous identifions les différentes étapes du suivi du patient et où nous consignons les résultats des évaluations. Il fiabilise la prise en soin, explique le Dr Fatima Benjaballah. Si cet outil de partage et d’analyse est pour l’instant encore complexe, nous avons vocation à l’optimiser pour ne conserver que le nécessaire et simplifier la saisie d’informations. À terme, il pourrait aussi devenir un outil de communication avec le patient. » À l’issue de l’étude, prévue pour la fin janvier 2019, un chemin clinique ajusté devrait être partagé avec les autres SSR(4) LNA Santé afin d’harmoniser la prise en charge des patients, d’optimiser les durées de séjour, de quantifier les ressources nécessaires et d’adapter la tarification. L’ORGANISATION DE LA RECHERCHE CLINIQUE CHEZ LNA LepôleRechercheCliniqueetProgrammesThérapeutiques est sous la direction du Directeur Médical Sanitaire, au sein de la DMQR(1), le Dr Philippe Marrimpoey, auquel est rattachée une équipe dédiée composée de deux personnes, Dr Joséphine Bertin, qui pilote le pôle en tant que Chef de Projet, et un attaché de recherche clinique dont l’arrivée est prévue en janvier. Le comité scientifique est composé des médecins experts du Groupe LNA Santé, du Dr Corinne Haglon, Médecin Coordonnateur Référent groupe, de Corinne Laurat-Valette, Coordinatrice des Soins, et de Martine Franc, Cadre de Rééducation. Celui-ci aura pour rôle, entre autres, de donner les orientations stratégiques au Copil du pôle. (1) Direction Médicale, Qualité et Gestion des Risques - (2) Accident Vasculaire Cérébral (3) Médecine Physique et de Réadaptation - (4) Soins de Suite et de Réadaptation P.6 Notre dossier
Le Clos Champirol : restauration fonctionnelle de l’épaule 3 QUESTIONS AU DR GILLES BRUYÈRE Le Dr Gilles Bruyère, MPR(3) et Rhumatologue au Clos Champirol (42) et Médecin expert du groupe, mène avec ses équipes une étude sur la restauration fonctionnelle de l’épaule après une chirurgie réparatrice de la coiffe des rotateurs. Les résultats seront publiés l’an prochain. Pouvez-vous nous expliquer en quelques mots cette étude? Si, en 20 ans, la prise en charge chirurgicale de l’épaule a beaucoup évolué, il existe toujours un faible niveau de preuve au stade tertiaire de la rééducation après une chirurgie de réparation de la coiffe des rotateurs. En effet, après cinq mois de prise en charge, on constate certes un retour à des capacités fonctionnelles de l’épaule mais si les patients veulent récupérer une épaule forte pour reprendre leur activité professionnelle ou sportive, c’est le flou. Nous avons donc engagé, en 2013, une rééducation innovante sur cette phase 3 de la rééducation et les résultats menés sur 39 patients sont encourageants : nous avons constaté une reprise du travail manuel dans 85 % des cas entre le 6e mois et le 12e mois post-opératoire y compris dans les 50 % de notre population pris en charge en arrêt de travail ou maladie professionnelle. Nous n’avons déploré aucune complication. Au-delà du mieux-être des patients, en quoi cette étude est-elle bénéfique? Ce lourd travail n’a été possible qu’avec l’étroite collaboration des professionnels de santé locaux. Nos confrères chirurgiens, régulièrement informés de nos travaux, nous font confiance en nous adressant régulièrement de nouveaux patients. Nos possibilités de prise en charge et notre expertise sont aujourd’hui davantage reconnues par la communauté des soignants : kinésithérapeutes de ville, médecins généralistes, et médecins de la santé au travail. Par ailleurs, c’est aussi un travail d’équipe avec les paramédicaux de l’établissement qui utilisent nos outils de rééducation performants (isocinétisme). Cette étude crée des liens, tous se sentent impliqués car le travail que nous faisons ensemble est innovant, évalué et efficace. Que vous a apporté la création du pôle Recherche Clinique de LNA? L’aide du pôle Recherche Clinique est précieuse pour nous car, comme tout centre isolé, nous manquons de temps et avons besoin de compétences complémentaires pour effectuer l’analyse statistique des cas suivis, pour bénéficier d’une analyse critique et pour préparer la communication des résultats (publication, participation à des colloques…). Le pôle a grandement facilité l’aboutissement de cette étude. Dans ce registre, il faut souligner l’intérêt d’une initiative récente de LNA Santé avec la constitution d’un réseau de médecins experts – les Medex – nommés par spécialité. C’est particulièrement enrichissant car cela nous permet de communiquer avec des confrères d’autres centres, de partager des points de vue complémentaires ou différents, de coordonner ou d’imaginer des travaux multicentriques. Cela génère une dynamique positive. P.7 Notre dossier
Institut Médical de Romainville : de grands projets autour de la rééducation des patients parkinsoniens L’Institut Médical de Romainville (93) est spécialisé en soins de suite et de réadaptation en neurologie, gériatrie et rééducation polyvalente. À ce titre, il accueille des patients atteints de la maladie de Parkinson et renforce une offre de soins encore trop peu fournie pour ces patients. L’établissement développe l’expertise de son équipe pluridisciplinaire (infirmiers, aides-soignants, kinésithérapeutes, orthophonistes, ergothérapeutes, éducateurs en activités physiques adaptées, psychomotriciens, médecins, neuropsychologues…), avec notamment la formation spécifique « LSVT Loud » d’Adèle Boulanger, Orthophoniste ou le recrutement de Maeva Ferrari, Médecin MPR(1), Marie-Hyacinthe Andruet et Guillaume Aladenise, Kinésithérapeutes spécialisés en neurosciences du mouvement. Dans ce cadre et avec le concours de ce dernier, l’établissement s’est positionné pour participer à la deuxième phase d’une étude intitulée « Comparaison des effets du traitement physique selon les modalités “individuel traditionnel”, “individuel intensif” et “collectif intensif” sur les performances motrices des patients atteints de syndromes parkinsoniens modérés ». Elle vise à démontrer que le traitement physique est significativement plus efficace s’il est mené à haute intensité et en séances collectives (cinq patients) plutôt qu’en séances individuelles, pour améliorer les capacités motrices, la marche et l’équilibre chez les patients parkinsoniens à un stade modéré. Elle concerne donc des patients adultes et présentant un syndrome parkinsonien modéré. Cette étude est pilotée par le Professeur JeanMichel Gracies(2), Investigateur Coordonnateur, et l’analyse en cours des résultats de la phase 1 déterminera la suite de l’étude, prévue en 2019. En parallèle, l’établissement travaille sur un projet de modélisation du parcours des patients parkinsoniens, porté par le Dr Ferrari, Médecin MPR. Comme le souligne Martine Franc, Cadre de Rééducation : « Les équipes sont motivées pour participer à ces projets passionnants et l’appui du pôle Recherche Clinique et Programmes Thérapeutiques est déterminant pour nous aider sur le plan administratif et méthodologique ! ». (1) Médecine Physique et de Réadaptation - (2) Le Professeur Jean-Michel Gracies est Chef de service de la Fédération de Rééducation Neurolocomotrice, Service de Rééducation Neurolocomotrice, Groupe Hospitalier A. Chenevier – H. Mondor, Assistance Publique – Hôpitaux de Paris et Codirecteur du Laboratoire ARM – Hôpital Henri Mondor, Assistance Publique – Hôpitaux de Paris. P.8 Notre dossier
Rhadar : un référentiel commun pour les HAD LNA Santé Ces dernières années, LNA Santé a renforcé son positionnement sur l’activité d’Hospitalisation à domicile (HAD) et compte aujourd’hui sept structures. Dans la continuité de ce qui est déjà développé dans le médico-social au sein du groupe, il a été décidé de modéliser les bonnes pratiques HAD dans un référentiel commun à tous. Objectifs : harmoniser et formaliser les pratiques, sécuriser les fonctionnements, simplifier l’intégration de futures structures et, in fine, garantir une même qualité de prise en soin pour tous les patients LNA Santé. Ce référentiel, nommé « Rhadar » (Référentiel HAD d’Appui à la Réussite), définit un socle commun de bonnes pratiques concernant un certain nombre de processus prioritaires, comme le circuit du médicament, la prise en soin, la qualité et la gestion des risques, ou encore la logistique. Il consolide ces bonnes pratiques issues des meilleures méthodes déjà utilisées dans certains établissements, du projet médical HAD et complétées de travaux menés au cours d’ateliers avec les équipes qualité. Il s’inscrit évidemment dans le cadre du respect du référentiel HAS, qu’il vient enrichir sur des volets plus opérationnels. Rhadar est accessible au sein du nouveau logiciel qualité, LNA Box, déployé récemment. Après avoir testé initialement ce référentiel au sein de l’HAD Caux Maritime (76), les structures HAD achèvent la phase d’auto-évaluation, qui va déclencher, sur l’année 2019, la mise en place de plans d’action, suivie d’audits internes, avec une logique d’amélioration continue. Point fort et innovant de ce référentiel : chaque HAD est désormais organisée en unités virtuelles de soins de 40 patients, suivis par un binôme référent, constitué d’un médecin et d’une infirmière coordinatrice, afin de garantir une relation cohérente et plus personnalisée… C’est aussi cela, la marque de fabrique LNA Santé ! DÉVELOPPEMENT DE L’HOSPITALISATION À DOMICILE, DÉCRYPTAGE AVEC LÉONARD LASNEL, DIRECTEUR D’EXPLOITATION LNA SANTÉ Alors qu’un mouvement de fond s’opère en faveur du « virage ambulatoire », l’Hospitalisation à domicile (HAD) est un des dispositifs d’accompagnement qui répondent pleinement à cette exigence des pouvoirs publics. Conscients de ces nécessaires évolutions, nous avons développé notre activité HAD en reprenant des établissements depuis 2015. La première étape a consisté à structurer et modéliser les pratiques de nos sept HAD afin de garantir un haut niveau de qualité à nos patients, en cohérence avec nos autres activités LNA Santé (en Ehpad, ou en SSR(1)). La seconde étape vise à développer cette activité sur les territoires où nous sommes présents. Les Autorités de Santé estiment qu’un HAD a un taux de recours cible de l’ordre de 30 à 35 patients pour 100000 habitants, alors qu’actuellement le taux de recours, au niveau national, est de 19 patients pour 100000 habitants. C’est pourquoi, avec nos sept structures, nous travaillons sur chaque territoire afin d’évaluer les leviers de développement et définir des actions auprès des prescripteurs, MCO(2), Ehpad, ou médecine de ville, pour mieux faire connaître cette alternative. Et ainsi favoriser une prise en charge adaptée des patients, dans la logique du « parcours santé ». (1) Soins de Suite et de Réadaptation - (2) Médecine Chirurgie Obstétrique P.9 Ancrage territorial
Diabète et performance sportive : un duo gagnant ! Sept adolescents âgés de 14 à 17 ans, tous diabétiques de type 1 (DT1), ont relevé haut la main le défi de gravir deux sommets proches du Mont-Blanc en trois jours. Ce pari un peu fou a vu le jour « pour montrer qu’avec le diabète, on peut quand même faire des prouesses », comme l’expliquent le Dr Bekka, Diabétologue et Endocrinologue, et Sylvain Hoareau, Éducateur en Activité Physique et Adaptée (EAPA), à l’Institut de Diabétologie et Nutrition du Centre (IDNC). Soutenu par l’association Diadiet, ce projet ambitieux a été lancé en janvier 2018. Pendant six mois, les jeunes diabétiques suivent un entraînement spécifique et adapté, encadrés par leur médecin et leur Eapa. « Les exercices variés (course, vélo en salle, musculation…) sont destinés à travailler l’endurance pour la montée, et la force pour porter le sac à dos de 7 kg. » Avant chaque effort, les taux de glycémie sont relevés et des ajustements sont faits pour adapter chaque séance. Les entraînements ont aussi une visée éducative : responsabiliser les adolescents diabétiques DT1 à la surveillance de leur état de santé. Le 23 juillet dernier, l’ascension commence pour l’équipe encordée constituée des sept adolescents, du Dr Said Bekka, de Sylvain Hoareau et de trois guides de haute montagne. Les cordées découvrent alors des paysages spectaculaires et un panorama magnifique en atteignant l’Aiguille du Tour (3 542 m), et le sommet de la Tresenta (3 609 m). Les efforts de la marche sur glacier et l ’escalade de rochers glissants sont ainsi vite oubliés devant cette récompense inestimable. Grâce au Dr Said Bekka et à Sylvain Hoareau, ces sept adolescents ont réussi à dépasser leurs appréhensions et leurs difficultés liées à la maladie pour réaliser une vraie belle performance sportive. Ils ont surtout pris conscience que le diabète n’est pas un frein pour relever les défis que l’on se fixe, à condition d’accepter d’apprendre à bien le gérer. UN NOUVEAU SOUFFLE POUR LES PATIENTS ATTEINTS DE MALADIES RESPIRATOIRES Chaque mois, depuis deux ans, l’association Respi’R Centre Val de Loire va à la rencontre des patients de l’Institut Médical de Sologne (41). Cette association, fondée par la cadre de rééducation et la pneumologue de l’Institut Médical de Sologne, a pour mission d’accompagner les personnes atteintes de maladies respiratoires (insuffisance respiratoire, BPCO(1)). Les objectifs des bénévoles sont multiples : échanger sur la vie quotidienne, partager des projets et pratiquer des activités physiques, culturelles ou des loisirs ensemble. L’association soutient les malades et leur famille, sensibilise le grand public aux maladies respiratoires chroniques et assure la prévention et la promotion du dépistage de ces maladies. Les activités physiques sont adaptées aux malades : les mouvements et le rythme y sont plus doux. Chacun retrouve le plaisir de pratiquer une activité physique. Chaque mois, l’association Respi’R Centre Val de Loire rend visite aux patients de l’Institut Médical de Sologne pour leur présenter l’association. Pour les patients, les bienfaits sont nombreux : l’association les fait de sortir de l’isolement pour intégrer une structure dans laquelle ils sont écoutés et compris. L’institut Médical de Sologne est partenaire de l’association. De nombreuses manifestations sont programmées tout au long de l’année. L’association et les professionnels de santé de l’IMS proposent par exemple des mesures de souffle sur les marchés. De beaux moments de partage et d’échange entre soignants et soignés. (1) Bronchopneumopathies Chroniques Obstructives P.10 Ancrage territorial
Au centre médical Les Oiseaux, ce sont plus que des kilos qui s’envolent, ce sont surtout des enfants et des adolescents qui retrouvent confiance en eux et en leur corps. Une véritable transformation, pour ces patients qui ont souvent été victimes de harcèlement à l’école. Mi-école, mi-hôpital, ce centre est un nouveau départ pour de nombreux jeunes. Avec un taux de réussite au brevet qui atteint 90 %, le suivi personnalisé et la pédagogie uniques portent leurs fruits depuis des années. Une prise en soin adaptée Ce centre est destiné aux enfants à partir de 9 ans. Les plus jeunes sont accueillis en hôpital de jour. En moyenne, quatre séances d’entretien avec l’équipe pluridisciplinaire sont l’occasion de faire un bilan. Un projet de soin médicalisé est alors mis en place, ainsi qu’un programme d’éducation thérapeutique du patient. L’équipe soignante sensibilise l’enfant, mais surtout l’entourage. Des ateliers apprennent à mieux cuisiner ou encore à éviter les pièges du supermarché. Pour les adolescents, de 12 à 18 ans (ou pour ceux dont le domicile est éloigné du centre), une hospitalisation complète est conseillée. Elle fait rompre avec les mauvaises habitudes. Un accompagnement socio-éducatif est également mis en place. Une collaboration essentielle entre les acteurs de santé du territoire Une équipe pluridisciplinaire encadre les patients : médecins, psychomotriciens, psychologues, diététiciens, animateurs sportifs. Tous se mobilisent pour que les jeunes repartent sur de bonnes bases. En plus de son rôle de soin, le centre médical a aussi une mission essentielle en matière de prévention et de prendre soin. En collaboration avec les médecins de ville, le centre participe à la prise en charge de la surcharge pondérale chez l’enfant avant que celui-ci ne devienne obèse. Une procédure de premier recours a été créée. Nommée PePs, elle vise à coordonner l’action du médecin de ville et celle du centre médical pédiatrique. Une consultation initiale est organisée par le médecin traitant pour personnaliser la prise en soin. Le médecin de ville gère les aspects médicaux et le centre met à disposition le plateau technique et les équipes multidisciplinaires composées de diététiciens, de psychomotriciens, de psychologues… Cette méthode, en favorisant une intervention précoce, contribue à réduire l’hospitalisation complète au bénéfice d’une hospitalisation de jour. Les Oiseaux collaborent également avec des SSR(1) pédiatriques des environs. D’ailleurs, pour un meilleur suivi des patients, un dossier d’admission unique a été conçu. Le reportage a été vu par plus de 460000 personnes lors de sa diffusion, en septembre dernier. Le centre médical Les Oiseaux : un modèle de prise en soin de l’obésité chez l’enfant et l’adolescent Pendant un an, les caméras de télévision de TFX ont suivi les enfants et les adolescents du centre médical infantile Les Oiseaux (83), spécialisé dans le traitement de la surcharge pondérale et de l’obésité. Ce reportage a fait découvrir la dimension unique de cet établissement. Petit résumé. Retrouvez leurshistoires sur @ajolesoiseaux (1) Soins de Suite et de Réadaptation P.11 Ancrage territorial
Le Bourgailh (33) Le CHU de Bordeaux pour les prises en soin gériatriques cliniques et les plaies chroniques complexes Les Jardins de Leysotte (33) Le CHU de Bordeaux pour les prises en soin gériatriques cliniques, les plaies chroniques complexes et les TNPC La Villa Valrose et la Résidence Talanssa (33) Le CHU de Bordeaux pour les prises en soin gériatriques cliniques, dermatologiques, cardiologiques, les TNPC, les plaies chroniques complexes et les soins palliatifs La Villa d’Hermine (35) et la Résidence Les Nymphéas (35) Le CHU de Rennes pour les prises en soin gériatriques, les TNPC(1) et les plaies chroniques complexes Le Parc de la Plesse (49) Le CHU d’Angers pour les prises en soin dermatologiques et cardiologiques La Villa Océane (56) et la Villa Tohanic (56) Le CH de Vannes et l’UCC(2) d’Hennebont pour les prises en soin gériatriques, les TNPC et les plaies chroniques complexes Le Parc de Diane (44) Le CHU de Nantes pour les prises en soin des TNPC La Chézalière (44) et la Résidence Creisker (44) Le CHU de Nantes pour les prises en soin gériatriques (cliniques et diagnostiques) et des TNPC La Chézalière (44) • Le CHU de Nantes pour les prises en soin des plaies chroniques complexes • La faculté d’odontologie pour le suivi buccodentaire dans le cadre d’une thèse de chirurgie dentaire Les Jardins d’Olonne (85) • Le CH Mazurelle pour les prises en soin gérontopsychiatriques (TLC(3) + TLE(4)) • Les médecins gériatres de la clinique Saint Charles pour les prises en soin en gériatrie clinique et TNPC • Un cardiologue libéral à Olonne-sur-Mer pour les prises en soin cardiologiques Télémédecine : une priorité pour LNA Santé La loi HPST (Hôpital, patients, santé et territoires) de 2009, dans son article 78 et son décret d’application « télémédecine » parue en octobre 2010, a institutionnalisé la télémédecine et en a précisé les contours. Cette pratique de la médecine à distance est de toute évidence particulièrement bien adaptée pour des personnes difficilement déplaçables. Tel est le cas des résidents en Ehpad et des patients hospitalisés, en soins de suite et réadaptation. Dès 2012, le groupe LNA Santé a ouvert des consultations de télémédecine, en lien avec ses partenaires hospitaliers. P.12 La vie de nos établissements
La Résidence Les SOURCES (74) Le CH Alpes Léman pour les prises en soin des TNPC et la gériatrie clinique L’Institut Médical de Serris (77) Pour les prises en soin de patients et résidents en Ehpad de divers établissements au travers de l’équipe mobile plaies chroniques complexes L’Institut Médical de Sologne (41) Pour les prises en soin gériatriques et cardiologiques de patients de divers établissements Le Parc Saint Charles (28) L’Institut Médical de Sologne pour les prises en soin cardiologiques Le CH de Dreux pour les prises en soin des plaies chroniques complexes L’Institut Médical de Breteuil (60) • Le CH de Crèvecœur pour les prises en soin psychiatriques • Le CH de Beauvais pour les consultations de suivi post-opératoire ; cette expérimentation a été stoppée en 2016 • Le CHU d’Amiens pour le suivi des patients atteints de la maladie de Parkinson En cours de déploiement En activité TÉMOIGNAGE D’ISABELLE MARCET, MÉDECIN COORDONNATEUR AUX JARDINS DE LEYSOTTE 80 téléconsultations en 2018 6 pathologies Dermatologie Troubles psychomoteurs Psychiatrie Syndrome d’hypertonie acquise Hématologie et odontologie LES BÉNÉFICES? • Le résident ne se déplace pas • Il est donc moins anxieux car il est accompagné par les soignants et/ou sa famille • Une qualité de prise en charge optimale • Compte rendu le jour même (1) Troubles Neuro-Polypathologiques Cognitifs - (2) Unité Cognitivo-Comportementale - (3) Téléconsultation - (4) Téléexpertise P.13 La vie de nos établissements
Déjà bien implanté en Nouvelle-Aquitaine avec cinq Ehpad, LNA Santé conforte sa présence dans le domaine sanitaire avec la reprise du Centre de Réadaptation du Moulin Vert (86). Situé à 15 minutes du CHU de Poitiers, cet établissement occupe une surface de 3400 m2 en plein cœur d’un parc. Le Centre de Réadaptation du Moulin Vert est spécialisé dans la réadaptation cardio-vasculaire. La rééducation respiratoire est destinée aux malades souffrant d’asthme ou d’insuffisance respiratoire. Au total, 32 chambres sont disponibles. Un plateau technique innovant permet une rééducation adaptée aux besoins des patients. En fonction des cas, le centre accueille les patients en hospitalisation complète ou en hospitalisation de jour. Des médecins spécialistes et une équipe pluridisciplinaire accompagnent le patient durant son séjour. Un projet thérapeutique et un programme personnalisé sont mis en place dès l’arrivée au Centre. Ce programme combine des phases de rééducation, d’éducation et de prévention. Cet établissement propose également, en consultation externe, des bilans cardiologiques, des épreuves d’effort, des examens d’aptitude à la pratique d’un sport ainsi que le suivi des sportifs. ÉQUIPEMENTS • Salles de soins d’urgence, de soins et de consultations médicales • Salle d’épreuve d’effort avec mesure de la VO2 • Salle de kinésithérapie • Salles d’éducation thérapeutique • Espaces spécifiques à la réadaptation physique et à l’ergothérapie • Parcours de marche dans le parc boisé du centre LNA Santé renforce sa présence en région Nouvelle-Aquitaine avec le Centre de Réadaptation du Moulin Vert De la clinique de l’Aurore à l’Institut Médical de Romainville L’Institut Médical de Romainville (93) en Seine-Saint-Denis a ouvert ses portes en 2010. Après deux ans et demi de travaux, cet établissement a été rénové et agrandi pour accueillir des patients en soins de suite et réadaptation. L’IMR est spécialisé dans la prise en charge neurologique, gériatrique en hospitalisation complète ou de jour. Cet établissement propose également une hospitalisation complète avec une prise en charge polyvalente. Au total, c’est plus de 4000 m2 qui s’ajoutent à la surface existante. L’établissement compte désormais une pharmacie et une cuisine entièrement repensée, et les parties communes n’ont pas été oubliées : les salles de réunion, les salles à manger et bien sûr les chambres ont été remises à neuf. Pour les travaux, une entreprise générale a été en lien permanent avec la direction de l’établissement. Début 2019, la clinique de l’Aurore, située à Rosny-sous-Bois, fermera définitivement ses portes, et 66 patients seront transférés à l’Institut Médical de Romainville. Ce dernier aura alors une capacité de 178 lits. Une équipe polyvalente de 170 collaborateurs et dix médecins prend en charge les patients autour d’un programme de soins personnalisés. ÉQUIPEMENTS • 1 bassin de balnéothérapie • 1 salle d’ergothérapie • 1 salle d’activités créatives • 3 salles de kinésithérapie • 2 salles de psychomotricité • 1 espace sensoriel P.14 Nos projets immobiliers
Les bonnes idées de nos coordinateurs de projet d’animation UN POTAGER BIO VOIT LE JOUR AUX JARDINS DE LEYSOTTE Les résidents des Jardins de Leysotte (33) se sont intéressés au gaspillage alimentaire et au « mieux manger » dans le cadre de la semaine bleue, un événement national dédié aux personnes âgées et aux retraités. L’idée de fabriquer et cultiver un potager bio a germé. Son but sera de limiter le gaspillage alimentaire en produisant, en juste quantités, des fruits et des légumes de saison appréciés par les résidents. Dans une démarche écologique, le potager sera construit à partir de palettes, matériaux de récupération. Le potager sera divisé en trois : deux parcelles pour les deux unités protégées et une pour les personnes qui viennent à l’accueil de jour. Au total, plus de 17 résidents sont investis dans le projet. Chacun aura son rôle en fonction de ses préférences : arrosage, travaux de bricolage pour construire le potager, jardinage… UN ANCRAGE TERRITORIAL FORT Ce projet de potager bio se développe en collaboration avec les « 3 Mousque’terre » : des étudiants en BTS agriculture biologique d’un lycée agricole voisin, qui ont tissé des liens très forts avec les résidents. Ils les accompagneront dans la mise en culture du potager. Chaque mois, ils aborderont des sujets variés tels que l’évolution de l’agriculture, le développement de l’agriculture biologique… Avec le développement de ce potager bio, c’est l’ensemble de la résidence médicalisée qui se mobilise, comme par exemple l’atelier couture qui travaille sur la fabrication de tabliers. Les bienfaits sont nombreux pour les résidents : ils apprécient cette sortie à l’extérieur, se sentent valorisés, les liens se nouent facilement entre soignants et soignés. Les bienfaits sensoriels sont aussi déterminants : le toucher, l’odorat et le goût sont sollicités pour le plus grand bonheur des résidents. Un nouveau souffle pour les patients atteints de maladies respiratoires. LA MEDIATION ANIMALE, SAVOIR COMMUNIQUER AUTREMENT Aline, zoothérapeute, accompagnée de ses chats et chiens rend régulièrement visite à la Résidence Ger’home. Les portes s’ouvrent et en quelques minutes, la magie opère, l’animal s’avance vers le résident et gagne sa confiance. Un lien très fort se crée instantanément. Par sa simple présence, l’animal rassure. Avec lui, les résidents retrouvent des gestes du quotidien : caresser, brosser, nourrir et prendre soin. Les souvenirs et les mots refont surface, avec la complicité et la bienveillance d’Aline, les résidents troquent leurs déambulateurs contre une poussette pour animaux le temps d’une promenade à l’extérieur. Un moment intense d’émotions et d’échanges ! P.15 Nos partenaires
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