SUPPLÉMENT LE MAG #19 # 19 | JANVIER 2026 Au cœur des territoires, la transformation des établissements de santé
Introduction En tant qu’acteur global de santé, nous évoluons dans un secteur réglementé, et nos activités sont particulièrement sensibles au contexte politique et législatif. L’absence de vision durable des politiques publiques en matière de santé et l’instabilité gouvernementale actuelle conduisent à des situations délétères en termes de financement et à un immobilisme sans précédent. Malgré ces aléas, nous maintenons le cap de la transformation de nos établissements et de nos offres de soins, grâce à nos fondamentaux robustes : une vision à long terme, un développement maîtrisé et une stratégie de diversification vertueuse. Ensuite, forte d’une volonté de coopération étroite avec les autorités publiques et d’une capacité à élaborer des réponses concrètes aux besoins de santé des territoires, notre entreprise a développé depuis 35 ans une expertise unique en matière de transformation et d’innovation. Ces savoir-faire de mieux en mieux reconnus reposent sur une culture entrepreneuriale qui entraîne notre collectif pluridisciplinaire de professionnels à s’engager pour améliorer l’offre de services, dans une démarche d’intérêt général. Vision partagée, partenariat, idéation multi-expertises appuyée par une solide ingénierie de modélisation, capacité d’apprentissage, etc. sont les leviers puissants de notre modèle de transformation. Enfin, cette transformation ne pourrait se concrétiser sans le soutien et la contribution des patients, des résidents et des proches aidants. Elle nécessite plus que jamais la confiance et la mobilisation, au service des projets, de tout l’écosystème de santé, incluant les autorités, les financeurs publics et privés, les prêteurs et les investisseurs, ainsi que de toutes les communautés de partenaires, dont les fournisseurs, les bailleurs et les acteurs du territoire. Comment pourrait-il en être autrement lorsque nous initions des programmes d’une dimension aussi engageante dans la durée (5 à 10 ans parfois), de compétences (des dizaines de métiers), d’investissements (jusqu’à une centaine de millions d’euros) ? Ainsi, face aux enjeux massifs de santé publique et aux défis environnementaux, technologiques, sociétaux, etc. nous sommes pleinement mobilisés et nous apportons notre contribution au débat public. Ce faisant, nous sommes aussi vigilants à ce que les pouvoirs publics reconnaissent et accompagnent ces efforts de transformation. En favorisant la coopération, de manière transversale et décloisonnée, ainsi que l’ouverture vers l’extérieur, LNA Santé entend continuer à s’impliquer pour que toutes les énergies positives se nourrissent les unes les autres et dessinent une trajectoire de progrès. Willy Siret, Directeur général, et Damien Billard, Directeur général délégué finances Cette transformation nécessite plus que jamais la confiance et la mobilisation, au service des projets, de tout l’écosystème de santé, incluant les autorités, les financeurs publics et privés, les prêteurs et les investisseurs, ainsi que de toutes les communautés de partenaires, dont les fournisseurs, les bailleurs et les acteurs du territoire. 2 LE DOSSIER Au cœur des territoires, la transformation des établissements de santé
Le chemin parcouru ces dernières années en termes de transformation de nos établissements sanitaires et de nos offres de soins est très conséquent. Le pôle de santé de Meaux (page 11), la maison de santé d’Épinay (page 10) en sont deux belles illustrations et de vastes chantiers nous attendent encore, comme celui du Cap Ouest (page 9). La place croissante de l’hospitalisation à domicile (HAD) est aussi un tournant décisif pris par LNA Santé en faveur d’un mode de prise en charge amené à devenir un maillon essentiel du parcours patient. Mais les conditions pour investir et l’environnement dans lequel nous évoluons sont de plus en plus contraints. La réforme de la tarification SMR et la raréfaction des finances publiques destinées au secteur privé exercent une pression significative sur notre modèle médico-économique. L’environnement réglementaire et normatif français et européen s’est alourdi et crée une complexification sans précédent, à l’encontre de l’agilité et de la réactivité du modèle entrepreneurial qui est le nôtre. Pour autant, nous disposons de nombreux atouts, notamment la stabilité de notre gouvernance et la planification maîtrisée et sécurisée de nos investissements. Le savoir-faire de nos professionnels est également un maillon essentiel pour réussir : continuer à les fidéliser, recruter et embarquer de nouvelles générations de soignants, de médecins, etc. répertoriés « en tension »). Transformations organisationnelles et managériales seront, elles aussi, déterminantes pour l’avenir. Enfin, poursuivre la transformation passe d’ores et déjà pour nous par l’intégration de mutations majeures, comme celle de l’IA ou des enjeux de la relation avec le patient. Aujourd’hui, deux tiers des résidents pris en soin par LNA Santé présentent des troubles cognitifs. Ces chiffres sont à mettre en perspective avec les prévisions démographiques : d’ici 2052, la France comptera 5 millions de seniors (+ 27 % par rapport à 2021), avec 2,8 millions de personnes en perte d’autonomie (source INSEE). Face à ce « tsunami démographique », nous avons déjà amorcé et prévoyons d’accélérer la transformation de l’offre de soins de nos EHPAD. Sur chaque territoire notre ambition est claire : permettre aux résidents et à leurs proches aidants de bénéficier d’une offre élargie et diversifiée. Nous allons donc poursuivre le développement des alternatives à l’hébergement complet : accueil de jour (déjà présent dans 40 % de nos EHPAD), hébergement temporaire ou plateformes de répit (pour les aidants). Par ailleurs, depuis 2012, avec le développement de nos EHPAD « Confort », nous avons su proposer une solution adaptée à une large partie de la population, alliant qualité d’accompagnement et accessibilité tarifaire, indispensable dans le contexte actuel. Nous souhaitons aussi renforcer notre positionnement sur le dispositif « Centre de ressources territorial », forts des expertises de nos professionnels. Ainsi, demain, nos établissements se renforceront en tant que lieu de vie, inscrits dans leur trajectoire vers plus d’ouverture et vers plus d’expertises. Ils deviendront « Centre du bien vieillir ». Notre expérience de la transformation de l’offre de soins couplée à notre expertise historique de la transformation immobilière sont autant d’atouts pour poursuivre notre développement et contribuer à la restructuration et à la modernisation des EHPAD en France. Regards croisés Christophe Coquelin, Directeur des opérations secteur sanitaire, LNA Santé Christophe Boulanger Directeur des opérations secteur médico-social, LNA Santé 3
Dans un territoire rural, isolé et sous-doté de l’Oise, situé à mi-chemin entre Amiens et Beauvais, le pôle de santé de Breteuil s’est imposé au fil des années comme un acteur régional clé. Historiquement ancré dans les soins de suite et de réadaptation pour les patients neurologiques et gériatriques, l’établissement a connu une transformation continue lui permettant de développer une offre de soins diversifiée et hautement spécialisée. Une des dernières transformations en date : l’obtention du label « Hôpital de proximité ». Ainsi l’ouverture, en octobre 2024, d’un nouveau service de médecine (15 lits en hospitalisation complète actuellement), principalement polyvalent à orientation gériatrique, permet un accès local aux soins et vise à désengorger les services d’urgence des hôpitaux voisins, comme Beauvais et Amiens. Au-delà de la proximité, l’établissement est un centre d’expertise reconnu. Il dispose d’un pôle de consultations spécialisées sur les traumatisés crâniens, les AVC et l’appareillage, réalisant près de 2 500 consultations par an, et d’une équipe mobile de réadaptation, créant des parcours complets consultation-hospitalisation. Tout récemment, l’Institut a obtenu la reconnaissance de deux autres expertises, l’une en neuro-orthopédie, l’autre pour les patients cérébrolésés. Et 2026 verra la création de 5 lits de soins palliatifs au sein de son unité de médecine ainsi qu’une activité d’hôpital de jour de médecine. Comme le souligne Benjamin Bleton, directeur d’exploitation : « Ces résultats n’auraient pas été rendus possibles sans l’engagement d’une direction et d’équipes médicales et paramédicales mobilisées depuis de nombreuses années dans ces projets, ayant permis de recruter et de fidéliser les compétences indispensables à cette réussite collective ! » Les besoins évolutifs des territoires CHIFFRES-CLÉS • SMR : 177 lits et places • Unité de médecine : 15 lits (HC) et 5 places en ambulatoire • Service de consultations externes : 2 500 consultations par an • Équipe mobile de médecine physique et de réadaptation : 120 patients accompagnés par an Pôle de santé de Breteuil : des expertises en pleine ruralité 4 LE DOSSIER Au cœur des territoires, la transformation des établissements de santé
En octobre 2024, l’ARS Centre-Val de Loire a ouvert une deuxième autorisation d’hospitalisation à domicile (HAD), pour combler un déficit majeur en Eure-et-Loir. Une décision exceptionnelle sur un territoire en forte tension d’offres et de professionnels. À l’issue de la mise en concurrence avec des acteurs publics et privés déjà implantés, LNA Santé obtient l’autorisation et ouvre l’HAD le 24 février 2025. En amont, l’équipe menée par Laure Jacques-Félix-Alexandre, forte de son expérience à la tête de l’HAD Loir-et-Cher, a arpenté le département pour ajuster l’offre à la réalité du terrain. À l’arrivée : permanence médicale et paramédicale 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, pharmacie à usage intérieur, logistique J0–J+1 et deux antennes (Chartres-Luisant et Châteaudun). Une entreprise de soins en quelques mois Soixante-trois professionnels ont été recrutés et formés (IDE et AS de terrain, IDEC, binômes de nuit, équipe psychosociale, infirmières de liaison, rééducateurs, orthophoniste, diététicienne). Rituels de transmissions, management de proximité et formation continue sécurisent les pratiques. « Créer une entreprise de soins, c’est passionnant. Recruter 63 personnes en six mois, c’est accepter quelques manqués, mais surtout beaucoup de réussites si l’on donne du sens et une vision claire », souligne Laure Jacques-Félix-Alexandre. Depuis l’ouverture, plus de 300 patients ont été accompagnés. La montée en charge confirme le besoin et se poursuivra au rythme du territoire. Au-delà des protocoles, l’HAD rassure : numéro unique 24 heures sur 24, visites médicales à domicile, transmissions quotidiennes, équipes très formées et logistique sans démarches pour le patient, avec un effet apaisant pour les proches. « L’HAD partout, pour tous » « L’enjeu est autant médical qu’organisationnel. Il nous faut créer une dynamique d’équipe tout en garantissant, à domicile, la même exigence qu’à l’hôpital, quel que soit l’âge ou la pathologie, avec une ambition claire : l’HAD partout, pour tous », conclut Laure Jacques-Félix-Alexandre. DATES ET CHIFFRES-CLÉS • 22 octobre 2024 : autorisation ARS attribuée à LNA Santé • 24 février 2025 : ouverture de l’HAD Eure-et-Loir • 63 professionnels recrutés à ce jour • + 300 patients pris en charge depuis l’ouverture • 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 : permanence médicale et paramédicale Création de l’HAD Eure-et-Loir : quand l’utilité est immédiate 5
Depuis 2013, l’Institut médical de Sologne – à l’origine un sanatorium dénommé « Les Pins » – assure des soins de réadaptation en cardiologie, en pneumologie, en gériatrie et en polyvalent (150 chambres, 2 000 patients par an) à Lamotte-Beuvron. Son centre de santé prolonge cette offre en ambulatoire dans les mêmes spécialités, complétée par la chirurgie dentaire. Une nouvelle activité vient de s’ouvrir : l’IRM est en service depuis mi-décembre puis, en janvier 2026, l’échographie. Sur un territoire où l’attente pour une IRM atteint souvent trois mois, cette offre vise à la réduire. D’ici 2026-2027, nous solliciterons une autorisation pour une activité de médecine polyvalente. « Dans un territoire en tension de médecins, nous voulons être utiles pour les soins médicaux et de réadaptation, les soins ambulatoires et la médecine polyvalente », précise Stanislas Takougnadi, son directeur. En parallèle, un cycle de rénovation s’engage avec la mise aux normes de la balnéothérapie, la modernisation de l’appel malade et de la téléphonie, le remplacement de la chaufferie. Les travaux se déroulent en site occupé, avec information systématique des professionnels, patients et familles. « Ces évolutions sont coconstruites avec les équipes et les représentants des usagers qui siègent au sein de la commission des usagers », souligne son directeur. La transition écologique structure aussi l’action avec un comité dédié doté d’un budget, le tri des biodéchets de cuisine, envoyés au méthaniseur de LamotteBeuvron, le déploiement de la solution mobile pour supprimer la traçabilité papier, et bientôt de l’écopâturage avec des moutons dans le parc. Pour Ludovic Gazeau, directeur des programmes immobiliers : « L’attention aux usages guide la rénovation. On ne conçoit plus comme hier : l’usage mène le crayon. » « Les retours des équipes et des patients orientent chaque détail. » Institut médical de Sologne : l’établissement poursuit le développement de son offre de soins 6 LE DOSSIER Au cœur des territoires, la transformation des établissements de santé
Dans les EHPAD LNA Santé, de nouvelles offres voient le jour. Aux Jardins d’Olonne, un pôle d’activités et de soins adaptés (PASA) et un service de répit à domicile pour les aidants voient le jour. À Pornichet, le centre de ressources territorial Loire Littoral est porté par la résidence Creisker. Aux Jardins d’Olonne : des nuits apaisées, du répit à domicile Le PASA Equinoxe fonctionne de 17 h à minuit pour répondre aux troubles d’endormissement et à l’inversion jour-nuit. « Chaque soir, 8 résidents sont accompagnés par 2 professionnelles qui mobilisent des interventions non médicamenteuses pour sécuriser, apaiser et restaurer le sommeil, avec des effets attendus sur la nutrition, l’humeur et la qualité de vie. Le projet est évalué pendant un an », explique Étienne Bouden, son directeur. Une autre offre vient aussi de voir le jour : un répit à domicile pour les aidants. Une soignante se rend au domicile durant une à trois heures afin de sécuriser la personne dépendante en l’absence de l’aidant, y compris un samedi sur deux. Cette offre complète la plateforme Le Nid des Aidants 85, déployée sur 5 sites et en contact avec près de 1 500 aidants depuis 2018 (accueil-écoute-orientation, séances avec psychologue, activités de ressourcement et formations). À Pornichet : un CRT pour faciliter le maintien à domicile Depuis avril 2024, la résidence Creisker porte le centre de ressources territorial de l’agglomération de la région nazairienne et de l’Estuaire (120 000 habitants). Sa raison d’être est claire : faciliter le maintien à domicile. Le CRT agit sur deux volets complémentaires : appui aux professionnels, aux personnes fragilisées et à leurs aidants, et accompagnement renforcé à domicile. « On sécurise les parcours des personnes âgées dépendantes GIR 1 à 4. On coordonne les interventions et on apporte un soutien aux bénéficiaires, à leurs aidants et aux professionnels de la filière gérontologique », souligne son directeur, Olivier de Cevins. Vingt mois après le démarrage, le dispositif compte 45 bénéficiaires et en vise 50 à 60. Particularité locale : un comité de pilotage réunit 7 établissements et services coporteurs et le CRT Loire Littoral associe de très nombreux autres partenaires. Pour ces dispositifs, des équipes ont été créées, renforçant l’attractivité de ces établissements, accélérant la montée en compétences sur les pratiques non médicamenteuses, la coordination à domicile et le travail interpartenaires. « Ces offres donnent du sens au terrain. Elles valorisent nos métiers, sécurisent les parcours et rendent l’établissement plus attractif », souligne Étienne Bouden. « Le CRT, c’est aussi un projet RH. Il ouvre des postes dédiés et des passerelles internes. Ce type de projet demande énormément de temps au démarrage et une vraie réorganisation du travail », ajoute Olivier de Cevins. De nouvelles offres pour le maintien à domicile 7
L’agence régionale de santé du département (ARS) et LNA Santé ont construit, au fil des années, un partenariat structuré et continu. Avec deux implantations majeures, le pôle de santé de Serris et le pôle de santé de Meaux, LNA Santé est un opérateur essentiel sur ce territoire.Hélène Marie, Directrice départementale de l’ARS Seine-etMarne, témoigne : « Faire évoluer le système de santé pour répondre aux besoins des patients d’aujourd’hui et aux besoins projetés est au cœur de la mission de l’ARS. La dynamique partenariale et les liens privilégiés engagés avec LNA Santé depuis plusieurs années se fondent sur des buts communs et partagés : améliorer et sécuriser l’offre de soins et fluidifier les parcours patients du Nord Seine-et-Marne. La création du pôle de santé de Meaux en est une illustration majeure. Durant cinq ans, les échanges que nous avons menés ensemble ont permis à ce projet de s’adapter pour aboutir à une offre significative et très qualitative (en gérontologie, en hospitalisation à domicile et en soins de réadaptation), en adéquation avec les besoins des patients du territoire et en soutien de l’activité hospitalière en post-aigu. Nous partageons aussi régulièrement sur l’évolution des besoins du territoire. Nous associons LNA Santé à l’ensemble des travaux menés en matière d’animation territoriale, comme actuellement autour des soins palliatifs. C’est d’autant plus stratégique que LNA Santé est particulièrement moteur dans la coordination des acteurs de santé et actif pour proposer et expérimenter des solutions souvent innovantes. Ce partenariat est résolument tourné vers l’avenir ! » Des dynamiques territoriales LNA Santé et l’ARS Seine-et-Marne : un partenariat vertueux 8 LE DOSSIER Au cœur des territoires, la transformation des établissements de santé
En 2027, LNA Santé ouvrira, au nord de la métropole nantaise, l’Institut de réadaptation du Cap Ouest. Ce nouveau SMR multispécialisé (gériatrie, locomoteur et neurologie) regroupera sur un même site les centres de réadaptation de l’Estuaire et du Confluent, en proximité directe de l’hôpital Nord Laennec (CHU de Nantes). Ce projet immobilier d’ampleur (15 000 m², dont 1 500 m² de plateaux techniques) est l’aboutissement d’un partenariat majeur entre le CHU de Nantes et LNA Santé. Débuté formellement en 2021 à travers une convention de coopération, ce partenariat n’a fait, depuis lors, que se renforcer. En quatre ans, le Centre de réadaptation de l’Estuaire est devenu le premier établissement SMR d’aval du CHU de Nantes (après celui du CHU de Nantes). L’adressage de patients du CHU vers le Centre de réadaptation du Confluent s’est accru également, permettant ainsi de fluidifier les parcours et d’assurer un soutien prioritaire au CHU de Nantes. De nombreuses coopérations entre équipes médicales se sont développées et des ressources médicales sont même partagées. En parallèle, le projet de l’Institut de réadaptation du Cap Ouest a fait l’objet de réflexions conjointes avec le CHU de Nantes et l’ARS des Pays de la Loire afin de prendre en compte les défis communs qui s’annoncent sur le territoire : vieillissement et accroissement de la population âgée, complexification des prises en charge, augmentation des maladies chroniques… Autant de défis nécessitant de restructurer et de redimensionner l’offre de soins spécialisés du futur Institut de réadaptation du Cap Ouest. Léonard Lasnel, directeur d’exploitation LNA Santé, témoigne : « Si, depuis l’origine, notre projet de regroupement des deux établissements Estuaire et Confluent intégrait pleinement la question des besoins de santé du territoire, le partenariat construit depuis 4 ans avec le CHU de Nantes et les réflexions menées ensemble, alors que le CHU est lui-même en pleine restructuration et reconstruction, nous ont permis d’aller beaucoup plus loin et de proposer une offre de soins renouvelée et cohérente avec les besoins de santé actuels et à venir. » Résultats : en 2027, le nouvel établissement entièrement neuf, équipé de plateaux techniques innovants, disposera d’un capacitaire renforcé avec 175 lits et 135 places en HDJ au total, proposant ainsi une offre ambulatoire accrue en complément de l’hospitalisation complète. L’offre sera centrée sur deux filières de soins, déclinées en hôpital de jour et en hospitalisation complète. Cap Ouest sera tout d’abord un pôle de soins complet pour les personnes âgées, assurant des accompagnements de prévention, chutes, par exemple, jusqu’à l’hospitalisation de situations complexes de gériatrie. Cap Ouest sera aussi un pôle de médecine physique et de réadaptation pour les patients de tout âge, atteints de troubles neurologiques ou de troubles de l’appareil locomoteur. CHIFFRES-CLÉS • 175 lits et 135 places • 61 millions d’euros TTC d’investissement immobilier • 15 000 m2 de surface • 1 500 m2 de plateaux techniques Cap Ouest : un partenariat entre LNA Santé et le CHU de Nantes, au cœur des besoins de santé d’aujourd’hui et de demain 9
Dans un département où la demande en santé mentale ne cesse de croître, la Maison de santé d’Épinay-sur-Seine se distingue comme l’un des établissements psychiatriques privés majeurs et les plus innovants en France. Implantée sur le même site depuis 1894, son offre de soins évolue en permanence pour répondre aux besoins d’un territoire parmi les plus vulnérables du pays. Des expertises et spécificités adaptées au territoire Grâce à une politique tarifaire inclusive (les praticiens exercent en secteur 1), tous les patients, y compris les plus défavorisés et les plus fragiles, peuvent accéder aux soins sans condition financière. En effet, l’établissement tient à concilier qualité des soins et équité d’accès sur ce territoire vulnérable. Par ailleurs, la Maison de santé d’Épinay est l’un des rares établissements privés en France à prendre en charge des patients en soins sans consentement (20 à 25 % des admissions), renforçant son rôle essentiel dans l’offre psychiatrique régionale et son engagement social fort. En termes de soins techniques, l’établissement réalise des actes de sismothérapie, avec environ 1 300 à 1 350 anesthésies par an. Enfin, l’ouverture récente d’un service de médecine interne permet désormais une prise en charge somatique intégrée, favorisant ainsi une approche globale indispensable pour les patients psychiatriques, conformément aux recommandations sur les comorbidités somatiques en psychiatrie. Une capacité d’accueil quasiment doublée Depuis son rachat en 2008 par LNA Santé, la Maison de santé d’Épinay a considérablement accru sa capacité d’accueil, passant de 164 lits d’hospitalisation complète (HC) en 2008 à 290 lits et places aujourd’hui. Cette croissance a été rendue possible grâce à un important développement immobilier, avec une surface bâtie désormais de 20 000 m². L’expansion s’est faite par étapes, avec l’ouverture d’un hôpital de jour (HDJ) de 25 places en 2014 puis, en 2015, l’ajout de deux lits d’hospitalisation de nuit et l’extension d’un service d’HC (Béatus) de 10 lits. Ce mouvement s’est poursuivi avec la mise en œuvre en 2022 d’un service de postcure de 50 lits et l’augmentation concomitante de l’hospitalisation complète, qui est passée à 200 lits. Dans le même temps, l’unité d’hospitalisation de nuit s’est étoffée, passant de deux à trois lits, et, tout récemment, la clinique a ouvert un service de médecine de 12 lits, illustrant une dynamique forte pour répondre aux besoins locaux croissants. Pascal Allain, directeur de l’établissement, souligne : « En nous adaptant en permanence, en renforçant notre offre, en maintenant l’accessibilité financière de l’établissement, en structurant des parcours plus fluides et en anticipant les mutations du secteur psychiatrique, nous répondons aux besoins d’un territoire sous tension tout en participant activement à l’évolution d’une psychiatrie en pleine réforme. La poursuite de cette trajectoire exige toutefois des financements cohérents au regard des prises en charge (20 % de CMU et plus de 20 % de soins sans consentement) et adaptés à l’ampleur des enjeux. » Maison de santé d’Épinay : une métamorphose au service de la santé mentale en Île-de-France CHIFFRES-CLÉS Investissement depuis 2022 (service Postcure et lits de médecin) : 28,2 millions d’euros TTC 10 LE DOSSIER Au cœur des territoires, la transformation des établissements de santé
Pôle de santé de Meaux : une transformation d’ampleur Depuis juillet 2025, Meaux dispose d’un pôle de santé entièrement reconstruit à neuf et ultramoderne, regroupant sur un même site un nouvel établissement SMR, spécialisé en neurologie et en gériatrie, ouvert en 2023, et, depuis 2025, un EHPAD, Les Jardins de l’Ourcq. Ce nouvel ensemble de 480 lits et places au total est l’aboutissement d’un projet partenarial engagé depuis 2020 entre LNA Santé et le Grand Hôpital de l’Est francilien (GHEF), ayant permis de créer une filière sanitaire et médico-sociale de premier plan en Seine-et-Marne. Ce projet de transformation, complexe et d’ampleur, est le plus gros investissement jamais réalisé par LNA Santé (plus de 100 millions d’euros au total). Il témoigne pleinement de l’efficience du modèle LNA Santé et de sa capacité à mobiliser des partenaires bancaires et des investisseurs privés à ses côtés. Comment se monte un tel projet ? Comment un tel investissement financé à 100 % par des capitaux privés est-il possible ? Les réponses avec deux experts LNA Santé : Jérôme Fournier, direction Ingénierie financière, et Thomas Perrin, direction des Relations investisseurs. Jérôme Fournier : « Le premier levier de réussite d’un tel investissement, c’est l’anticipation. Très en amont déjà, alors que la direction du développement avait identifié l’appel à projets lancé par le GHEF, de premières projections immobilières et évaluations financières avaient été réalisées en lien avec la direction des programmes. Si le projet et ces premières évaluations ont évolué, l’objectif cible est resté le même : garantir que les deux établissements, une fois en exploitation, soient en mesure d’autofinancer leurs activités et leur développement grâce à la maîtrise du coût du loyer. Le second levier de réussite, c’est l’internalisation. Nous fonctionnons comme un promoteur immobilier, mais interne. Non seulement nous maîtrisons le processus de bout en bout (recherche foncière, évaluation du coût des travaux, ingénierie financière, dépôt de permis de construire, conception du projet, appels d’offres et pilotage de la construction), mais nous avons aussi la particularité d’intégrer au projet notre client, l’exploitation. Dans le cas du pôle de santé de Meaux, une des complexités résidait dans le séquençage des travaux (construction avec maintien de l’activité SMR, transfert puis destruction de l’ancien bâti pour pouvoir ensuite construire l’EHPAD). La maîtrise du processus global a été un facilitateur pour réussir ce défi. » Thomas Perrin : « Je dirais que le troisième levier de réussite du modèle LNA Santé, c’est sa vision long terme. La construction du pôle de santé de Meaux et la transformation de l’offre de soins auront nécessité près de cinq années pour aboutir. Cinq années durant lesquelles LNA Santé aura dû porter transitoirement cette transformation progressive, sur le plan de l’endettement comme sur le plan de la détention des actifs immobiliers. Si désormais les actifs immobiliers du pôle de santé de Meaux (chambres, parties communes, plateaux techniques) sont devenus propriété d’investisseurs privés, un portage de cette ampleur n’aurait pas pu se faire sans le soutien de nos partenaires financiers. Le maintien du capital confiance dans l’entreprise s’impose comme un enjeu majeur : la confiance dans la gouvernance LNA Santé, dans son modèle et dans son cœur de métier, “Soigner et prendre soin”. » CHIFFRES-CLÉS + de 100 millions d’euros au total d’investissement pour le Pôle (SMR + EHPAD) SMR • Surface : 17 500 m2 • SMR/USLD : 256 lits (hors places HDJ) • Nombre de professionnels : 219 ETP EHPAD • Surface : 8 700 m2 • Unités de vie : 6, dont 2 unités protégées • EHPAD : 154 lits • Nombre de professionnels : 98,5 ETP 11
Depuis trois décennies, FIDEXI opère comme partenaire exclusif de LNA Santé pour l’externalisation de ses actifs immobiliers de santé (EHPAD et SMR), soit en commercialisant « à la découpe », en lot pour des investisseurs privés, soit en cédant des établissements en « bloc » à des institutionnels, comme pour la clinique Saint-Roch. Cette collaboration de longue date est le fondement d’une stratégie immobilière cohérente et représente un point d’ancrage majeur du « modèle » LNA Santé. Un partenariat fondé sur un équilibre tripartite FIDEXI aime à définir son rôle comme celui d’un « marieur ». Sa mission fondamentale consiste à trouver l’équilibre de la relation entre trois parties prenantes essentielles : l’exploitant (LNA Santé), l’investisseur et l’occupant/locataire. Pour y parvenir, FIDEXI s’appuie sur la singularité du modèle LNA Santé. Il valorise auprès des investisseurs le fait qu’acquérir un établissement de santé bien positionné en France, loué à « une signature » cohérente et solide, comme LNA Santé, et basé sur les fondamentaux d’un besoin sociétal massif (le vieillissement de la population augmentant considérablement la demande de prise en charge des personnes fragiles), est un gage de pérennité. Ainsi, malgré un marché de l’investissement dans la santé qui traverse une période de turbulences, exacerbée par l’augmentation des taux d’intérêt et l’incertitude économique globale, grâce à la valorisation de ces atouts, les investisseurs ne s’y trompent pas. Ils valident cette approche long-termiste de LNA Santé, reconnaissant la solidité du besoin et du modèle. Alban Gautier, directeur général de FIDEXI et successeur d’un des fondateurs historiques, Emmanuel Charlet, souligne : « Le partenariat FIDEXI-LNA Santé, fort de ses 30 ans d’histoire, agit donc comme un véritable mécanisme de résilience. Il traduit un engagement profond à concevoir un outil immobilier qui génère de la valeur durable non pas en rognant sur les coûts d’exploitation, mais en les optimisant, assurant ainsi la satisfaction des investisseurs sans jamais oublier l’occupant. C’est cette mécanique vertueuse et apprenante qui constitue le socle de notre partenariat. » Cette collaboration exemplaire et exclusive a d’ailleurs récemment évolué vers un rapprochement capitalistique, témoignant d’une confiance mutuelle renforcée garantissant durablement le développement d’actifs immobiliers au service du soin et de l’exploitation. Ce dossier a été préparé et rédigé par LNA Santé dans le cadre de son magazine semestriel. N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations : communication@lna-sante.com Directrice de la publication : Marie-Laure Levêque • Réalisation : Phenix Studio • Photos : Franck Gallen, LNA Santé • Imprimé en France sur papier FSC et Nordic Swan, par Loire impression, imprimeur certifié Imprim’Vert et ISO 14001 à Distré. Trente ans de confiance entre LNA Santé et Fidexi La pérennité d’un modèle immobilier unique LE DOSSIER Au cœur des territoires, la transformation des établissements de santé
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