5 Violaine de Saint Hilaire, Psychomotricienne, Coordinatrice de La Belle Vie / PASA, Formatrice LNA Santé LA VILLA D’ÉPIDAURE • EHPAD Quelquesmots sur la période Nous avons fait front et nous nous sommes vraiment battus pour les résidents. C’était des émotions très fortes car nous avions peur pour eux mais aussi pour nous et nos proches. Quand j’étais au travail, j’étais à fond, je neme posais pas de question. J’étais là où on avait besoin demoi et je ne réfléchissais pas à qui faisait quoi. L’importance que je mettais dans ma relation à l’autre a pris tout son sens dans cette crise. » Et le collectif, l’esprit d’équipe ? Nous étions déjà une équipe très soudée. Avec cette crise, cette solidarité s’est accentuée. Il n’y avait plus de barrière et de la soignante à la Direction à l’ASH, plus personne n’était uniquement dans sa propre mission. On a vraiment eu besoin de se serrer les coudes pour affronter le virus ensemble. Bref, beaucoup de force, de vigueur, d’énergie. On n’imaginait pas être capable de ça. » Le demain ? Mettre son corps et sa tête au repos, prendre du recul. Faire le tri, se vider la tête. » BelgacemLAYACHI, Infirmier Diplômé d’État, MAISON DE SANTÉ D’ÉPINAY • PSYCHIATRIE Quelquesmots sur la période J’ai tout de suite accepté de rejoindre l’unité Covid car je n’ai pensé qu’àmonmétier et au fait de prendre en charge un patient. Je dirais que ça a été une période très intense, et pas facile tous les jours. Au début, les patients étaient aussi angoissés par nos tenues mais ils se sont habitués et apaisés. Personnellement, je n’avais pas peur mais je faisais attention et j’échangeais beaucoup avecma femme et mes enfants qui sont aussi soignants. » Et le collectif, l’esprit d’équipe ? En rejoignant l’unité Covid, j’ai changé d’équipe. Nous étions trois infirmiers, deux aides-soignants et un cadre par roulement. La situation était pénible et fatigantemais il y avait une très bonne cohésion et beaucoup de solidarité. Quand j’ai rejoint mon unité habituelle, çam’a fait un pincement au cœur. » Le demain ? On continue, on fait notre travail dumieux que l’on peut, avec la plus grande rigueur. Profiter de la vie et des moments simples. En espérant qu’il n’y ait pas de deuxième vague. Il faut laisse digérer tout cela, prendre de la distance. C’est encore tout chaud. » Charlotte CHOQUET, Aide-Soignante, MONTARGIS • HAD ORLÉANSMONTARGIS C’était une période particulière. On a dû se réadapter, travailler différemment, notamment avec le port des masques, les blouses, les surblouses. Nos horaires de travail ont changé et nous sommes passés sur un roulement fixe pour que ce soient les mêmes soignants qui aillent chez les mêmes patients. Ça nous a rapprochés et tout s’est bien organisémême si nous avons eu jusqu’à 150 patients par jour. Chez les patients, on a ressenti que notre présence était encore plus importante. Il y avait vraiment une solitude avec le confinement. J’en garde le souvenir d’une équipe très forte et soudée. » Si tous lesprofessionnelsde LNASantéont dûs’engager quotidiennement faceaucoronavirus, les vécus ont été différents. Il y a des établissements qui n’ont pas été en contact avec le virus, d’autres qui au contraire, ont été confrontés à une épidémie en leurs murs. Certains ont aussi accueilli des patients malades ou encore mis en place des tournées dédiées aux convalescents du covid-19. TÉMOIGNAGES LNA SANTÉ • Comment les Ehpad LNA Santé ont géré la crise sanitaire Covid-19
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