Tous mobilisés, pour préserver l’autonomie et lutter contre « l’âgisme »

8 DES PROPOSITIONS CONCRÈTES ET OPÉRATIONNELLES POUR AMÉLIORER LE PARCOURS DE VIE L’offre publique reste atomisée. Elle est souvent encore composée d’établissements de petite taille et ne bénéficie que trop rarement d’une mutualisation des services support. Les regroupements d’établissements sont donc envisagés et la question des petites unités est posée. Il en est de même pour certains établissements relevant du privé, qu’ilssoientcommerciauxounon. Le projet de loi pourrait constituer une opportunité afin de mutualiser les moyens et de créer le contexte d’une plus grande efficience de l’offre en général. Là où l’organisation de l’offre publique peut tendre vers une plus grande efficience, pourquoi se limiter à une approche interne au secteur public ? Il peut arriver que des solutions alternativessoientenvisageables, le projet de loi devrait laisser une place pour ces approches et collaborations entre établissements de différents statuts. Il est envisagé de mobiliser un budget très important afin de rénover le parc immobilier des Ehpad. En fonction des sources, on évoque des sommes pouvant atteindre 15 milliards d’euros à investir sur 10 ans. Cette ambition est stratégique. Nous considérons que le bâti est la première étape d’une approche de bientraitance aussi bien en direction des résidents et de leurs proches qu’à l’égard des professionnels mobilisés à leur service. Un bâtiment adapté aux spécificités de ses résidents est incontournable. En outre, nous devons tenircomptedufaitque le recours à l’Ehpad s’opère de plus en plus tard dans la vie et que les bâtiments accueillent des personnes de plus en plus âgées et en situation de perte d’autonomie. Il faut également admettre que les structures demoins de 100 lits ne sont pas garantes d’un meilleur accueil et d’unequalitédevie améliorée. Il a trop longtemps été admis que des établissements de petite taille garantissaient un service de haut niveau. Il faut accepter la réalité qui est bien différente. Les établissements d’une certaine taille sont les seuls à pouvoir garantir une attention, un haut niveau de médicalisation et un service qualitatifs, à la condition qu’ils soient organisés en petites unités de vie de 20 (dans le cas de troubles cognitifs) à 30 résidents. Lebudgetàmobiliserestàlahauteur de notre enjeu collectif face auvieillissementde lapopulation. Il impose également de revoir certainsdenosparadigmesetde dépasser des apriori. Est-ce judicieuxden’envisagerun tel programme sans évoquer des possibilités de rapprochement entre établissements ou opérateurs sous statuts différents ? Notre politique de santé doit mobiliserd’énormessommesafin de conserver son efficience et de répondre aux nouveaux défis collectifs qui viennent percuter nos approches traditionnelles. La crise sanitaire que nous traversons constitue plus qu’une alerte. Elle démontre que nos organisations sont fortement fragilisées et exposéesàdesphénomènesnon contrôlables qui imposent une mobilisation de tous les acteurs, quel que soit leur statut. Le projet de loi devrait aborder ce sujet sans tabou, ni préjugés. La création de structures nouvelles, issues du rapprochement entre établissements de différents statuts devrait être rendue possible voire facilitée. Des mesures d’encadrement et de contrôle strictes constitueraient bien entendu la vigie indispensable au respect d’une haute efficienceetde l’améliorationdes services proposés. Ces outils de contrôle existent déjà. La structuration de l’offre «Il est envisagéde mobiliser unbudget très important afinde rénover leparc immobilier des Ehpad.»

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