Panser la fin de vie

LES TRAITEMENTS VONT-ILS ABRÉGER SA VIE ? POUVEZ-VOUS ACCÉLÉRER LES CHOSES ? Actuellement, en France et selon la législation, les traitements administrés à la personne en fin de vie ont pour objectif de soulager ses douleurs et d’éviter les inconforts, mais pas d’abréger la vie. Il se peut que secondairement, ils impliquent indirectement le décès, mais en aucun cas leur administration n’est ordonnée dans l’intention de donner la mort. 13 EST-CE QUE VOUS PENSEZ QUE JE PEUX M’ABSENTER QUELQUES JOURS ? Il est toujours très difficile de répondre à cette question, chaque situation est différente. En fonction du stade de fin de vie de la personne concernée, l’équipe médicale pourra conseiller de décaler une absence si cela est possible, pour être présent lors du décès du proche. À l’inverse, elle pourra parfois encourager une prise de recul nécessaire si la situation est pesante. Dans tous les cas, personne ne peut savoir quand la mort arrive, et la question de s’empêcher de vivre en l’attendant est une question philosophique… Chacun fait comme il peut dans ces moments-là et personne n’est en droit de juger l’action d’un proche. Des psychologues sont présents au sein de nos établissements pour aider les familles et proches à avancer sur ces questions. 14 COMMENT VA-T-IL MOURIR ? Si les symptômes d’inconfort et de douleur sont bien gérés, la mort est douce. La personne respire de moins en moins vite. La respiration peut paraître bizarre, parfois bruyante. Il se peut que des mouvements anormaux apparaissent du fait de la disparition de l’oxygène au niveau cérébral. Le teint se grise, des marbrures peuvent apparaître. La personne n’est plus consciente à ce moment-là, même si ses yeux sont ouverts. Puis la respiration s’arrête doucement. Il peut y avoir quelques mouvements ou bruits corporels dans les minutes qui suivent l’arrêt de la respiration et du cœur. Cela est naturel et n’est pas signe de vie ni de douleur… 15 | 17 LES QUESTIONNEMENTS

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