Faire de l’intervention non médicamenteuse une proposition incontournable de soin
Les interventions non médicamenteuses (INM) sont un sujet qui tient particulièrement à cœur les professionnels LNA Santé car il n’existe pas de traitement connu contre la maladie d’Alzheimer. Les neuroleptiques et psychotropes ont de trop nombreux effets indésirables sur nos résidents, c’est la raison pour laquelle les INM doivent être proposées en priorité. Pour Laure Jouatel, “les prescriptions pharmaceutiques doivent survenir en dernier recours, lorsque tout le reste a été essayé”. Ce virage dans l’approche des soins est en plus fortement recommandé par la Haute Autorité de Santé (HAS) depuis près d’une décennie et s’est traduit par de nombreuses expérimentations sur le terrain.
Comme il n’existait pas de référentiel applicable : en quoi consiste une INM, à quelle fréquence la mettre en place, quelles sont les indications et contre-indications, quels intervenants mobiliser, quels sont les objectifs de soins et comment les mesurer ? Nous avons créé notre propre référentiel : Le guide Interventions non médicamenteuses.
Plus de 90 thérapeutes ont travaillé, par petits groupes, sur une douzaine d’INM proposées de manière récurrente au sein des établissements. Ce travail a permis de valoriser l’expertise de nos actions terrain et d’acculturer plus fortement nos équipes aux INM et a leurs évaluations. Il s’agit donc, d’abord et surtout, d’une démarche collective qui a contribué a redéfinir la complémentarité de nos actions pour une meilleure qualité d’accompagnement.
Plus concrètement, les interventions non médicamenteuses ont été cartographiées en trois catégories, celles à visée motrice (marche nordique, atelier gymnastique), celles à visée cognitive (atelier mémoire, atelier réminiscence) et celles à visée psycho-sensorielle (médiation animale, musicologie, réflexologie, balnéothérapie) en reprenant à chaque fois la bibliographie, les bases physiologiques, les indications et les objectifs. Avec ce guide, les équipes LNA Santé disposent d’un panier dans lequel elles pourront piocher en fonction des besoins de chacun. Ces travaux contribuent également à harmoniser les pratiques autour d’objectifs communs de santé individuelle, afin de mieux accompagner, soigner et prendre soin des résidents.




