Le Mag #12

Nos initiatives • La démarche SENS • L’Ehpad de demain Nosmétiers, on enparle Signature de la convention AGEFIPH LNA Santé au plus près des aidants Le dossier détachable #12 | Décembre 2020

2 4 Nos initiatives • La Démarche SENS • L’Ehpad de demain 8 Ancrage territorial • La fondation pour la Recherche sur Alzheimer 9 Initiatives et actus des établissements • Ouverture du 1er Institut Prévention Santé • Neuradom à L’Institut de Réadaptation de Romainville • L’art thérapie à la Villa Éléonore 11 Nos projets immo • Les jardins d’Henriville • Le nouvel HAD Val de Loire • Ouverture de Hopital de jour au Centre de Réadaptation de l’Estuaire 12 Nos métiers, on en parle • Signature de la Convention AGEFIPH Le Dossier détachable en partie centrale : LNA Santé au plus près des aidants Sommaire Source Fondation April/ Institut BVA Novembre 2020 62% sont en activité 3 aidés sur 4 vivent à leur domicile 1 personne fragilisée sur 5 habite chez son aidant 61% des aidants viennent en aide à une personne 80% ont moins de 65 ans 58% 58% sont des femmes aident un proche en situation de dépendance due à la vieillesse 8 aidants sur 10 reconnaissent avoir des difficultés à concilier leur vie professionnelle et leur rôle d’aidant Les aidants aujourd'hui 79% des aidants viennent en aide à un membre de leur famille 39% des aidants accompagnent 2 personnes ou plus Chiffres clés 11millions d’aidants en France (soit 1 Français sur 5)

3 Dès sa création en 1990 et l’ouverture en 1995 de la résidence Le Parc de Diane, à Nantes, entièrement dédiée à des personnes âgées atteintes de lamaladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés, LNA Santé a développé une expertise concernant les pathologies neuro-évolutives. De nombreuses initiatives en la matière ont vu le jour dans les établissements, notamment dans le domaine des thérapies non médicamenteuses. Les ateliers animés par nos Ehpad dans le cadre des entretiens d’Alzheimer proposés par notre partenaire la Fondation pour la Recherche sur Alzheimer sont autant d’illustrations de notre expertise. Par ailleurs, depuis 2018, nous avons engagé une démarche structurée d’amélioration de nos expertises vis-à-vis de ces pathologies. Dans le cadre de l’axe 3 de notre projet stratégique Grandir Ensemble 2022 (amélioration de l’expérience clients et de l’offre médicale), nous avons décidé de l’investir encore plus fortement. Alors que la crise de la Covid-19 du printemps est venue conforter et enrichir notre projet, nous avons aujourd’hui défini six axes de travail prioritaires. Nous l’appelons désormais la démarche « SENS », illustrant ainsi notre volonté de « donner du sens, même quand les mots n’en ont plus ». Si cette année se termine sur une note d’espoir avec de fortes avancées scientifiques concernant la disponibilité imminente d’un vaccin pour nous protéger collectivement contre la Covid-19, nous consacrons notre Dossier [au plus près des aidants] à ces invisibles sans lesquels « vieillir à domicile » serait un vœu pieux. En effet, les aidants jouent souvent un rôle indispensable dans le soutien du domicile de la personne en perte d’autonomie. LNA Santé se mobilise pour les accompagner. Découvrez les 7 initiatives qui illustrent cette démarche au travers d’approches diversifiées (plateforme de répit aux aidants, éducation thérapeutique, café des aidants, approche « aidant-aidé » en SSR…). Ces initiatives seraient insuffisantes sans repenser structurellement le rôle clef de l’Ehpad de demain illustré dans une double page de ce magazine. Avec le vieillissement de la population, les objectifs des Ehpad doivent évoluer : l’hébergement des personnes âgées en perte d’autonomie n’est pas la seule finalité, le besoin de prise en soin des altérations psychocognitives doit aussi être considéré. De plus, le choix de la majorité des aînés n’est pas d’aller en Ehpad, mais de rester le plus longtemps chez eux. Pour accompagner ce souhait, le futur modèle de l’Ehpad sera amené nécessairement à s’inscrire en complémentarité du domicile. Comme vous le découvrirez avec AutonHome®, un dispositif d’auto-rééducation à domicile, nos expérimentations, s’appuient sur l’innovation, tant au niveau des traitements et des soins proposés qu’en termes d’usages d’outils numériques, permettant ainsi la mise en œuvre de parcours de soins innovants. Pour les patients atteints de maladies chroniques, rester à domicile c’est également bénéficier d’innovations organisationnelles et technologiques « à la maison ». C’est dans cet esprit que LNA Santé s’est associé au Centre européen d’étude du Diabète (CeeD) pour créer l’Institut de Prévention Santé Diabète Est (IPSDE), dédié à l’accompagnement et au suivi, en ambulatoire, de patients atteints de maladies chroniques, en particulier de diabète ou maladies métaboliques, ou à risque de l’être (prévention). Willy Siret Dans le contexte de préparation du projet de loi Grand Âge et Autonomie, il nous avait semblé pertinent de tirer de premiers enseignements de la première phase aiguë de la Covid-19, dès le mois de mai 2020. Nous avions alors travaillé sur un retour d’expériences complet qui nous a permis de publier un document de synthèse*, utile à la réflexion et à la mise en perspective de cette épreuve inédite. Les apports de la première vague ont été précieux dans notre gestion du virus lors de ce deuxième confinement. Nous avons fait le choix de dédier ce Mag à des sujets prospectifs et de fond qui nous projettent déjà dans " l’après Covid ". Édito PAR WILLY SIRET, DIRECTEUR GÉNÉRAL DÉLÉGUÉ AUX OPÉRATIONS * Comment les Ehpad LNA Santé ont géré la crise sanitaire Covid-19 « Nous avons fait le choix de dédier ce Mag à des sujets prospectifs et de fond qui nous projettent déjà dans "l’après Covid". »

4 La démarche SENS Résidents, soignants, aidants, un triptyque vertueux au cœur de l’accompagnement des résidents atteints de pathologies neuro-évolutives. Dès sa création en 1990 et l’ouverture en 1995 de la résidence Le Parc de Diane, à Nantes, entièrement dédiée à des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés, LNA Santé a développé une expertise majeure concernant les pathologies neuro-évolutives. De nombreuses initiatives en la matière ont vu le jour dans les établissements, notamment dans le domaine des thérapies non médicamenteuses. Christophe Boulanger, Directeur des Opérations Secteur Médico-Social, présente le nouveau cap que s’apprête à franchir le groupe : « Les pathologies neuro-évolutives constituent un défi pour notre système de santé et l’on ne cesse de progresser aussi bien en matière de recherche que de soins et d’accompagnement des personnes touchées. C’est aussi un défi aussi pour notre groupe comme les chiffres en témoignent : 75% des résidents entrent dans nos EHPAD avec une altération de leurs fonctions cognitives. Depuis 2018, nous avons donc engagé une démarche structurée d’amélioration de nos expertises vis-à-vis de ces pathologies. Et dans le cadre de l’axe 3 de notre projet stratégique Grandir Ensemble 2022 (orienté vers l’amélioration de l’expérience clients et de l’offre médicale), nous avons décidé de l’investir encore plus fortement. Nous l’appelons désormais la démarche « SENS », illustrant ainsi notre volonté de « donner du sens, même quand les mots n’en ont plus ». Alors que la crise de la Covid-19 du printemps est venue conforter et enrichir notre projet, nous avons aujourd’hui défini six axes de travail prioritaires : 1) La formation et les compétences 2) La place des aidants 3) Le parcours du résident 4) Les thérapies non médicamenteuses 5) L’architecture et le matériel 6) La prospective La démarche SENS est animée et suivie par un comité de pilotage pluridisciplinaire, qui se réunit de façon régulière afin de mettre en œuvre les actions définies. Si depuis 30 ans, nous avons beaucoup appris chez LNA Santé, nous nous devons de continuer en permanence de progresser, d’améliorer nos pratiques. Dans un seul but : répondre à notre mission « Soigner et prendre soin. » 75% des résidents entrent dans nos EHPAD avec une altération de leurs fonctions cognitives. Nos initiatives

5 Illustrations avec Audrey Bockelee, directrice de la Villa Amélie, à Saint-Rogatien (17) et co-pilote depuis 2018 de la démarche SENS. Cela n’a sans doute pas été suffisamment valorisé, mais la crise sanitaire du printemps dernier a aussi été une période apprenante. Les établissements ont vécu des expériences très différentes, compte tenu des disparités de la situation épidémique selon les territoires. Ils ont dû faire preuve d’inventivité pour s’adapter aux contraintes de la période. Ces contraintes sont aussi devenues des opportunités pour expérimenter de nouvelles façons de faire. Le diagnostic que nous avons conduit avec le Docteur Jouatel, au cours duquel nous avons interrogé une cinquantaine de professionnels de six EHPAD du groupe, durant l’été, nous l’a bien enseigné. Deux retours d’expérience enrichissants. Le premier : la relation avec les familles a été évidemment bouleversée par le confinement. En effet, temporairement elles ne pouvaient pas, sauf exception, venir rendre visite à leur proche. Les relations étaient maintenues à un rythme régulier mais forcément en distanciel. Cette situation a amené les professionnels à profondément repenser la place de la famille et des proches auprès des résidents bien sûr, mais aussi, aux côtés des soignants. Notre conviction est claire : les aidants doivent devenir de véritables partenaires de soins. Cela passera notamment par le fait de les sensibiliser aux pathologies neuro-évolutives ou de les associer pleinement à des activités avec leur parent ou proche… Deuxième exemple. Habituellement, un groupe de résidents peut être accueilli au sein du PASA de la Villa Amélie (Pôle d’activités et de soins adaptés). Pendant une journée, les résidents participent en petit groupe à des activités thérapeutiques qui contribuent au maintien de leur autonomie. Ce dispositif étant fermé pendant l’épidémie pour éviter le croisement de résidents d’unités différentes, nous avons décidé de créer un PASA itinérant, se déplaçant d’unité en unité. Cette expérience a connu un franc succès. Nous allons donc la modéliser et la tester pendant trois mois, afin d’en évaluer les impacts et la reconduire si les bénéfices pour les résidents se confirment. Pour terminer, j’évoquerai une autre initiative de notre établissement. Plusieurs études ont démontré que la tenue vestimentaire des soignants (blouse) avait un impact vis-à-vis des résidents présentant des troubles neurocognitifs, créant une distance et parfois des tensions. Nous réalisons donc avec des partenaires des prototypes de vêtements professionnels civils, que nous allons tester et évaluer durant trois mois. L’idée est bien là aussi de s’adapter à nos résidents, afin qu’ils se sentent chez eux et qu’ils communiquent sereinement avec les professionnels qui les prennent en soin au quotidien. Nous sommes pleinement dans la démarche SENS ! » « Cela n’a sans doute pas été suffisamment valorisé, mais la crise sanitaire du printemps dernier a aussi été une période apprenante. » Explications avec Laure Jouatel, médecin gériatre et médecin référent groupe de la démarche SENS, À ce stade, la formation des équipes est une de nos priorités. Objectif : avoir un socle élargi et commun de compétences. Nous allons donc généraliser la formation d’Assistant de Soins en Gérontologie (ASG) pour les Maîtresses de Maison dans un premier temps. Nous allons également déployer en 2021, un module de formation interne de sensibilisation (sur 3 jours) à destination de tous les professionnels soignants de nos établissements. En complément, des approches nonmédicamenteuses comme, par exemple, l’apprentissage par la méthode Montessori, pourront se développer progressivement. Autre point majeur de notre projet, capitaliser sur les initiatives développées en matière de thérapies non médicamenteuses dans des établissements du groupe en évaluant leur impact sur la santé globale du résident et sa qualité de vie. C’est un élément important pour légitimer le travail des thérapeutes, également viser à la diminution des psychotropes. Pour ce faire, nous étudions de près, avec la Cellule Innovation LNA Santé, les solutions numériques qui sont proposées sur le marché, car elles peuvent contribuer au mieux-être des résidents. Demain, les EHPAD auront à accueillir de plus en plus de résidents atteints de pathologie cognitive avec des troubles du comportement et/ou fortement polypathologiques. Monter en expertise et en expérience est un enjeu majeur pour nous. En effet, les EHPAD sont un lieu d’expertise multidisciplinaire reconnue. Les professionnels pourront aussi intervenir en soutien au domicile de la personne fragilisée et de son aidant proche, et les accompagner dans le parcours de soin, bien en amont de son entrée en EHPAD. »

6 Bien-être, qualité de vie et souhaits de la personne Dans cette optique et pour répondre au mieux aux demandes des personnes âgées fragilisées, il est impératif de revoir le modèle existant. C’est l’ensemble du parcours de vie et de soins de la personne âgée qui doit être repensé. Sa place, essentielle au sein de la société, doit être réaffirmée et des moyens conséquents, humains et financiers, devront être mobilisés pour y parvenir afin que la priorité absolue soit donnée au bien-être, à la qualité de vie matérielle et aux souhaits de la personne. En parallèle, pour rester le plus longtemps possible à domicile, il faut que les moyens d’accompagnement soient organisés et coordonnés entre les différents lieux de vie et de services de la personne. Sur le plan médical, la prévention reste privilégiée. Elle seule peut permettre une prise en soin de qualité. L’enjeu est de réduire les hospitalisations évitables, sources de multiples complications pour la personne âgée. L’évolution de l’Ehpad rejoint la problématique plus générale d’adaptation de l’offre médico-sociale locale aux besoins évolutifs des personnes âgées et à la médicalisation accrue. Une architecture adaptée aux spécificités de ses résidents est incontournable : « l’outil immobilier est au service du projet de soins et non l’inverse ». C’est d’autant plus indispensable que le recours à l’Ehpad s’opère de plus en plus tard dans la vie et que les bâtiments accueillent des personnes de plus en plus âgées et en situation accrue de perte d’autonomie. Ehpad de demain Avec le vieillissement de la population, les objectifs des Ehpad doivent évoluer : l’hébergement des personnes âgées en perte d’autonomie n’est pas la seule finalité, le besoin de prise en soin des altérations psychocognitives doit aussi être considéré. De plus, le choix de la majorité des aînés n’est pas d’aller en Ehpad, mais de rester le plus longtemps chez eux. Pour accompagner ce souhait, le futur modèle de l’Ehpad sera amené nécessairement à s’inscrire en complémentarité du domicile. « Sur le plan médical, la prévention reste privilégiée. » Nos initiatives

7 L’Ehpad « ressource » : point d’accueil logistique des services à la personne L’Ehpad « ressource » s’appuiera sur les services à domicile de proximité et deviendra le point de repère du parcours de vie de la personne âgée. Il sera le garant d’une qualité de vie optimale au domicile et il permettra de mobiliser tous les dispositifs médicaux et sanitaires indispensables pour le confort physique, psychologique, affectif et médical de la personne accueillie. Cet Ehpad « ressource » constituera un recours pour éviter les hospitalisations ou les ré-hospitalisations. Il devra être intégré dans la démarche d’admission et de sortie, afin d’évaluer si une autre solution est envisageable. Par exemple, l’Ehpad peut accueillir en hébergement temporaire une personne fragilisée ou en convalescence, avant son retour au domicile ou en l’absence de son aidant. De même, l’hospitalisation à domicile peut être une approche moins invasive dans la vie de la personne âgée qu’une hospitalisation. Il faut aussi simplifier et renforcer la médicalisation des Ehpad. Le tarif de soins global avec médicaments doit être généralisé. Cette approche permet d’accroître le niveau de médicalisation des établissements, une meilleure maîtrise des soins et des dépenses de santé. La dotation globale permet en outre d’augmenter significativement le nombre de soignants et de thérapeutes au chevet du résident tout en favorisant les soins non médicamenteux. L’Ehpad est également un lieu où la vie se finit. Il s’agit d’une mission essentielle pour ces établissements et leurs professionnels que d’accompagner dignement et humainement la fin de vie lorsqu’elle est inéluctable. C’est pourquoi l’Ehpad de demain se devra aussi d’offrir une véritable reconnaissance des professionnels de santé avec une rémunération à la hauteur de leur savoir-faire et de leur implication. Cette reconnaissance pourrait passer par la création de passerelles entre les métiers et filières du grand âge avec une valorisation des acquis au fil du temps. L’enjeu est ici de fidéliser et de proposer aux salariés une véritable perspective de carrière dans les métiers du soin et du grand âge. Enfin, mettre en place un référentiel qualité unique pour les Ehpad dont les résultats seront publiés et accessibles pour les bénéficiaires et leurs proches est indispensable. Une expérimentation pourrait être initiée rapidement sur un périmètre d’établissements afin d’accélérer son déploiement. LNA Santé est prêt à relever le défi collectif pour que les personnes âgées soient véritablement considérées, à toutes les étapes de la vie, en lien avec les évolutions sociétales et médicales. Ceci impose de dépasser les a priori et de faire preuve d’audace. L’expérimentation est cruciale pour permettre à l’offre de s’adapter aux nouveaux enjeux posés par le vieillissement de la population. La rendre possible, rapidement, avec les outils financiers adéquats, ouverte à tous les statuts d’établissement, public et privé, est donc une mesure indispensable. Au sein de LNA Santé, ce défi commence avec le déploiement de l’Ehpad « Ressource », établissement repère, véritable garant d’une prise en charge efficiente du parcours de vie et de soins de la personne âgée. « Cet Ehpad “ressource” constituera un recours pour éviter les hospitalisations ou les ré-hospitalisations. »

8 Dès la création du Noble Âge en 1990 (devenu LNA Santé en 2016), Jean-Paul Siret (PDG) a eu à cœur de proposer une prise en soin des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et troubles apparentés. C’est ainsi que le modèle original et si singulier de LNA Santé a vu le jour à la résidence La Chézalière de Nantes suivi de la création, en 1995, du Parc de Diane, Ehpad entièrement dédié à la maladie d’Alzheimer. Depuis, toutes les résidences médicalisées, disposent d’une, voire deux unités de vie protégées pour accueillir les résidents désorientés, souffrant notamment de la maladie d’Alzheimer et maladies apparentées. Les résidents bénéficient ainsi d’un environnement familier et stable, et d’un projet de vie individualisé, qui leur permettent de tisser des liens avec les équipes. L’unité est managée par une maîtresse de maison soignante-référente, véritable chef d’orchestre des différentes équipes, responsable du bien-être des résidents et des relations avec les familles. LNA Santé soutient la recherche pour la lutte contre la maladie d’Alzheimer LNA Santé est partenaire de la Fondation pour la Recherche sur Alzheimer depuis 2010 et soutient la Fondation à hauteur de 50000€ tous les ans. Les établissements du groupe participent également aux Entretiens Alzheimer organisés par la Fondation. Ces entretiens sont l’occasion pour les professionnels LNA Santé de présenter les actions novatrices et les découvertes thérapeutiques menées pour accompagner des personnes âgées atteintes par la maladie d’Alzheimer. C’est également une belle occasion pour informer et sensibiliser les différents publics sur la maladie d’Alzheimer, 1ère cause de démence et de perte d’autonomie sévère de la personne âgée. Le groupe LNA Santé renforce son partenariat avec la fondation pour la Recherche sur Alzheimer EN CHIFFRES Ancrage territorial Un partenariat croisé avec le FC Nantes Pour la 2e année consécutive LNA Santé s’est également engagé pour la recherche sur Alzheimer aux côtés du FC Nantes. Dans le cadre de la journée Mondiale sur la maladie d’Alzheimer, LNA Santé a laissé sa place sur la manche du maillot au profit de la Fondation Recherche Alzheimer, lors de la rencontre face à l’AS St Etienne. Le Club du FC Nantes s’est engagé à verser 1000€ par but (inscrit et concédé). Cette saison, les buts marqués ont ainsi rapporté 4000€ à la fondation. En 2020 au programme des Entretiens Alzheimer • L’arrivée prochaine d’une immunothérapie sur le marché américain avec l’Aducanumab, un traitement expérimental en cours d’approbation. • Les enjeux de la prise en charge des patients jeunes : une maladie singulière qui touche aujourd’hui en France environ 33 000 personnes de moins de 60 ans. Cette année, les professionnels du groupe LNA Santé ont présenté différentes actions mises en place au sein de nos maisons de retraite médicalisées. • À Paris, Nabila Houbi, directrice des Villas d’Épidaure a commenté le documentaire « Prendre soin », une immersion dans le quotidien de quatre soignants évoluant dans les unités Alzheimer de maisons de retraite. • À Nantes, le Docteur Laure Jouatel, médecin coordonnateur à la résidence Les Nymphéas (35) et Audrey Bockelee, directrice de la Villa Amélie (17) ont évoqué la démarche SENS qui concerne l’accompagnement des résidents atteints de pathologies cognitives. Après 75 ans, 2 personnes sur 3 vivant en institution 1 personne sur 6 vivant à domicile ont des troubles cognitifs 225000 nouveaux cas par an en France 1100000 personnes touchées par la maladie 57% des résidents d’EHPAD 70% des résidents d’USLD sont atteints de troubles cognitifs modérés à sévères 1 nouvelle personne malade, toutes les 3 secondes dans le monde + La proportion de personnes malades augmente avec l’avancée en âge

9 Le premier eCentre de prévention santé a ouvert ses portes, à Strasbourg, le 16 novembre 2020 Dénommé Institut de Prévention Santé Diabète Est (IPSDE), il est le fruit d’un partenariat entre LNA Santé et le Centre européen d’étude du Diabète (CeeD). Ce nouvel établissement témoigne de la volonté commune des deux partenaires de concevoir des solutions innovantes permettant de relever des défis de santé majeurs. En effet, installé dans des locaux neufs de 700 m², à Strasbourg, l’IPSDE est dédié à l’accompagnement et au suivi, en ambulatoire, de patients atteints de maladies chroniques, en particulier de diabète ou maladies métaboliques, ou à risque de l’être (prévention). Il s’appuie sur l’innovation, tant au niveau des traitements et des soins proposés qu’en termes d’usages d’outils numériques, permettant ainsi lamise en œuvre de parcours de soins innovants. Comme l’explique le Professeur Michel Pinget, Président du CeeD : « Comme pour tout malade chronique, l’accompagnement du patient diabétique ne peut se limiter seulement à des consultations médicales certes indispensables mais espacées. Lorsque la maladie est chronique, le suivi doit être continu. Les nouveaux outils de télémédecine et tout particulièrement, le télé-suivi sont des dispositifs clés en la matière. Cette continuité de l’accompagnement renforce l’autonomie attendue des patients et, bien sûr, la prévention des complications du diabète. » Danièle Azoulay, Directrice d’Exploitation LNA Santé, précise : « LNA Santé, assure toute la modélisation du dispositif aussi bien en termes juridiques, financiers qu’organisationnels. En effet, dans ce type de structure innovante et partenariale, tout est à inventer et notre groupe dispose d’une véritable expérience dans ce type de montage. Le financement « au parcours » est particulièrement précurseur. » Riche de perspectives prometteuses, ce modèle novateur sera suivi de près et pourrait être amené à se développer à l’avenir. L’Institut de Réadaptation de Romainville (IRR) teste la plateforme Neuradom L’Institut de Réadaptation de Romainville (IRR) est spécialisé en soins neurologiques, gériatriques et polyvalents. Après leur prise en soin au sein de l’établissement, entre six et douze semaines, les patients rejoindront leur domicile ou bien un établissement médico-social pour les personnes âgées trop fragilisées. Une fois rentré, comment le patient peutil conserver les bénéfices de cette étape de rééducation active ? Comment peuton lui garantir une véritable continuité de soins ? Un défi majeur, en particulier pour les patients atteints de maladies chroniques (maladie de Parkinson, AVC, …). Défi relevé par l’Institut de Réadaptation de Romainville en partenariat avec Neuradom, grâce à AutonHome, une plateforme digitale qui combine téléconsultation et prescription d’exercices d’auto-rééducation. Comme l’explique Gilles Kemoun, professeur de Médecine Physique et Réadaptation, le fondateur de celle-ci : « Neuradom a conçu un outil de parcours de soins universel et ubiquitaire, il est configuré pour s’adapter partout et pour tous. Dans l’expérimentation que nous réalisons avec l’IRR, il a une double vocation : au sein des plateaux techniques, il vient enrichir les ressources à disposition dans le programme de rééducation et, au domicile, il permet d’exporter les expertises de l’établissement chez le patient. Il permet aussi de collecter des données et de tracer le parcours patient. » Martine Franc, cadre de rééducation à l’IRR, précise : « Nous avons démarré le test début 2020 et, la période de confinement du printemps a véritablement fait exploser l’usage de la plateforme par les soignants comme par les patients. Il y a eu une accélération dans l’appropriation du dispositif et son côté ludique et inter‑ actif a été très moteur dans ce contexte. L’établissement s’est donc doté de trois équipements. Prochaine étape, une nouvelle expérimentation de ce centre de rééducation connecté à domicile auprès de plusieurs patients de retour chez eux. L’occasion d’évaluer la capacité des patients à utiliser le dispositif Neuradom de manière autonome, tout en restant interconnectés, à distance, avec les équipes soignantes. À suivre ! » « AutonHome a une double vocation : au sein des plateaux techniques, il vient enrichir les ressources à disposition dans le programme de rééducation et,au domicile, il vient exporter les expertises de l’établissement chez le patient. » Initiatives et actus des établissements

10 Et si on réenchantait Noël ! Au sein des établissements médicaux-sociaux du groupe LNA Santé, animer rime aussi avec soigner. Culture et animations sont de fait, au cœur du projet de vie porté par la maison de retraite médicalisée la Villa Éléonore. Elles participent au bien-être des personnes en perte d’autonomie. Orchestrées par Laure Aubois, coordinatrice de projets d’animation et art-thérapeute, ces activités adaptées aux goûts et aux capacités de chacun réservent des moments remplis de surprises, de complicité et de plaisir. La création d’un conte de Noël des grands pour les petits L’idée d’origine émane de la maîtresse de maison soignante-référente, Angèle Bidault, qui malgré l’annulation du Noël des enfants à la Villa, souhaite garder le lien avec les écoliers de Montlouis-sur-Loire. Angèle, les résidents et deux aides-soignantes commencent ainsi à créer un conte. Ce sont alors de délicieux moments de partage pendant lesquels on se remémore les Noëls d’antan et leurs singularités. Un travail d’écriture qui prend des couleurs En voyant les dessins faits dans l’atelier d’art-thérapie, l’idée vient à Angèle d’aller plus loin que la simple rédaction d’un conte, en adaptant l’œuvre avec des illustrations dessinées par les résidents. Et pourquoi ne pas offrir un vrai livre aux enfants à Noël ? Les résidents s’y attellent depuis fin août car il y a aussi tout une partie d’apprentissage de l’encre aquarelle. C’est là qu’intervient le travail de thérapeute de Laure : elle montre aux personnes âgées qu’elles peuvent toujours apprendre et progresser même lors de la découverte de nouvelles techniques de dessin. L’atelier d’art permet alors de s’exprimer, de se découvrir de nouveaux talents et de vivre des moments de convivialité. La magie de l’art pour redonner de la magie à Noël ! Ce projet de conte de Noël constitue une ouverture à l’extérieur, valorisante pour les résidents : les créations seront publiées dans un format livre et remis aux classes maternelles, et à la médiathèque. C’est ainsi la satisfaction de garder le lien avec les enfants. À l’heure où les visites sont restreintes, les résidents auront apporté une part de bonheur pour continuer à faire vivre la magie de Noël intergénérationnelle ! « Culture et animations sont, de fait, au cœur du projet de vie porté par la maison de retraite médicalisée la Villa Eléonore. » Initiatives et actus des établissements

11 Nos projets immo HADVal de Loire Le chantier du nouvel HAD (Hospitalisation à domicile) Val de Loire avance à bon rythme avec la pose de la charpente métallique en septembre 2020. Après l’ouverture programmée en mars 2021, les équipes bénéficieront d’un outil immobilier adapté à leurs besoins : Pharmacie à usage interne (PUI) intégrée de plus de 450 m² Les équipes pourront désormais charger leur véhicule directement à l’HAD pour partir en tournée. Du temps gagné et de la manutention en moins ! Espaces de pause et de cohésion Avec l’augmentation du nombre de prises en soin en hospitalisation à domicile, l’HAD Val de Loire devait se doter d’un bâtiment favorisant le bien-être de ses salariés et leur offrant tout l’espace nécessaire lorsqu’ils seront sur site. Salle de réunion équipée de visioconférence Afin de renforcer les liens avec le siège social à Vertou, mais également avec les prestataires externes, une salle sera entièrement équipée pour la visioconférence facilitant ainsi les échanges. Parking pour accueillir l’ensemble du parc automobile (35 véhicules) Le parking est un élément primordial pour un HAD, surtout lorsque l’on est en centre-ville. Tout le parc automobile sera désormais sur site. Salles de débriefing et de transmissions (des données de santé des patients) Afin de faciliter les transmissions d’informations et données de santé, les équipes animées par les IDE coordinateurs(trices) disposeront désormais de salles spécifiques. Les Jardins d’Henriville Anciennement dénommée « Le Parc des Vignes », la résidence « Les Jardins d’Henriville » a ouvert ses portes en juillet 2020 en plein cœur d’Amiens. Après un déménagement rondement mené par les équipes de la résidence, accompagnés des services supports du siège social, les résidents et les professionnels ont pu découvrir un nouvel environnement de vie, élégant, ergonomique et chaleureux. ➽ Plus d’informations : https://jardinshenriville.lna-sante.com/ Hôpital de Jour du Centre de Réadaptation de l’Estuaire Le nouvel hôpital de jour du Centre de Réadaptation de l’Estuaire a ouvert ses portes à Nantes. Inauguré en octobre en présence de l’ARS, le nouveau service d’hospitalisation de jour situé dans le centre de Nantes occupe 400 m² au rez-de-chaussée du SSR, entièrement réaménagés pour accueillir les patients ligériens. Mieux prévenir et soigner les troubles liés au vieillissement sont les objectifs du Centre de Réadaptation de l'Estuaire. L’établissement déploie notamment un programme de prévention des chutes ainsi que la « chrono-gériatrie » : une approche inédite à Nantes qui repose sur des soins, de la rééducation et une nutrition adaptée aux rythmes biologiques du patient. Cette implantation laisse augurer de belles perspectives avec des équipes motivées, des offres de soins innovantes et à l’horizon 2024, l’emménagement dans de plus vastes locaux en métropole nantaise. 1500m2 4 unités de soins virtuelles 450 m2 dédiés à la PUI + de 160 professionnels EN CHIFFRES 117 places de parking patients en moyenne sur 2020 160 dont 10 Places réservée aux véhicules électriques

Retrouvez l’ensemble de nos établissements sur lna-sante.com Contact à votre disposition : communication@lna-sante.com Découvrez plus de contenus exclusifs sur nos réseaux sociaux : Handicap au travail : LNA Santé s’engage dans un partenariat avec l’Agefiph Une convention de partenariat vient d’être signée entre LNA Santé et l’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées). Cet engagement marque une étape importante pour le développement de la politique sociale et de la démarche RSE du groupe. Ce partenariat se concrétise au terme d’un diagnostic approfondi au sein des établissements. Aller plus loin dans la dynamique d’entreprise en faveur de l’emploi des travailleurs handicapés fait particulièrement sens avec la mission du groupe « Soigner et prendre soin » et sa culture de la bientraitance tournée vers les patients, les résidents et leurs proches, mais aussi vers les équipes. Aux côtés de l’Agefiph, LNA Santé bénéficiera d’un soutien expert, d’outils et d’un cadre structuré pour asseoir une politique handicap durable et efficiente. Une feuille de route qui contribuera pleinement au projet stratégique Grandir ensemble 2022 dont le premier axe stratégique est de « donner envie aux professionnels », à tous les professionnels. Parmi les enjeux prioritaires de la convention : • La formation, la sensibilisation et la communication permettant de faire évoluer les regards sur le handicap et d’accentuer la visibilité de la démarche • Le recrutement et l’intégration afin de renforcer l’accueil de travailleurs handicapés sur les différents métiers du groupe • Le maintien dans l’emploi afin de préserver la santé de nos professionnels ayant des difficultés à occuper leur poste ou accompagner leur retour à l’emploi • Le développement des partenariats pour diversifier les canaux de recrutement et ainsi les profils des candidats Les établissements du groupe s’impliqueront davantage dans des initiatives telles que la semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées ou le DuoDay. Ces engagements font particulièrement écho à la démarche de prévention des risques professionnels, notamment en termes de maintien dans l’emploi. Mieux anticiper et mieux accompagner les difficultés à exercer son métier est un enjeu fort dans un secteur très exposé aux risques. Les deux démarches sont au cœur de l’accord de groupe sur la qualité de vie au travail et la diversité, co-construit avec les partenaires sociaux du groupe début 2020. Cet accord et la convention avec l’AGEFIPH formalisent ainsi une feuille de route ambitieuse et concrète pour les années à venir pour la qualité de vie au travail et la diversité. > Directrice de la publication : Marie-Laure Levêque > Conception : Nouvelle Vague > Réalisation : Moka - Bruno Franceschini > Photos : LNA Santé, Franck Gallen, iStock > Impression : Goubault, imprimeur local certifié ISO 14001. Nos métiers, on en parle « LNA Santé bénéficiera d’un soutien expert, d’outils et d’un cadre structuré pour asseoir une politique handicap durable et efficiente. »

#12 | DÉCEMBRE 2020 SUPPLÉMENT DÉTACHABLE LNA Santé au plus près des aidants

2 LNASanté auplus près des aidants En lien avec la stratégie gouvernementale 2020-2022 demobilisation et de soutien des aidants, LNASanté vous proposesondossier spécial. En tant qu’acteur de lasanté, il est pour nousprimordial deprendresoindespatients et des résidents tout en considérant le bien-être de leur entourage. Les aidants jouent souvent un rôle indispensable dans le maintien à domicile de la personne en perte d’autonomie. Le Baromètre BVA des aidants 2020 révèle que 74% des aidés vivent à leur domicile. Et seulement 1 personne fragilisée sur 5 habite chez son aidant. LE DOSSIER LNA Santé au plus près des aidants

3 Aidant familial ou aidant professionnel : quelle différence ? Un aidant, aussi appelé aidant familial ou proche aidant est une personne qui aide un de ses proches en perte d’autonomie. Selon le baromètre BVA, les aidants accompagnent le plus souvent une personne, toutefois, l’émergence du phénomène multi-aidants, ceux qui accompagnent 2 personnes ou + est en hausse depuis 2019*. • 61% des aidants viennent en aide à une personne • 39% des aidants accompagnent 2 personnes ou + L’aidant familial peut être un parent, un enfant ou encore un proche. Par exemple, un parent qui assiste dans les gestes du quotidien son enfant porteur d’un handicap est un aidant, au même titre qu’un enfant aux côtés de son parent âgé ou en souffrance. Le plus souvent, nous observons un lien familial entre le patient / résident et son aidant. • 79% des aidants viennent en aide à un membre de leur famille, • dans 58% des cas, il s’agit d’apporter leur aide à un proche en situation de dépendance due à la vieillesse (+12% depuis 2019). À la différence de l’aidant familial, venir en aide à une personne en perte d’autonomie est un métier pour l’aidant professionnel. Connu sous les noms d’aide à domicile ou auxiliaire de vie, l’aidant professionnel est formé et rémunéré. Il intervient au domicile du patient ou en établissement de soins. Il n’est pas rare qu’aidant familial et aidant professionnel collaborent pour garantir un accompagnement source de bien-être pour tous. L’aide apportée par un aidant familial et/ou professionnel peut être ponctuelle, régulière ou permanente. Aidant familial : quel est son champ d’intervention ? L’accompagnement par un aidant peut prendre différentes formes et intervenir à différents moments de la journée selon les besoins de l’aidé : toilette, habillage, préparation ou prise des repas, tâches ménagères, etc. L’aide peut également concerner les déplacements, l’organisation administrative et la gestion du budget. Toujours selon le baromètre BVA, 7 aidants sur 10 sont un soutien moral pour leurs aidés. C’est d’ailleurs le type d’aide le plus cité par les aidants. Sont classées ensuite l’aide pour les activités domestiques, la surveillance grâce aux contacts téléphoniques pour prendre des nouvelles ou lors des visites, et enfin l’aide dans les déplacements dans près d’un cas sur deux. Les aidants semblent sous-évaluer le temps qu’ils consacrent à leurs aidés par rapport au temps observé dans les études sur le sujet. De fait, le rapport de la Haute Autorité de Santé “Service des bonnes pratiques professionnelles” de février 2010 estime une charge de 6 heures par jour pour la majorité des conjoints aidants. C’est aussi le temps de soutien apporté à la moitié des enfants aidés. Qui est l’aidant familial en France ? Les aidants représentent près de 11 millions de personnes en France. La plupart d’entre eux sont des femmes (58%) et 80% ont moins de 65 ans. Nous observons que 62% sont encore actifs et doivent ainsi jongler entre leur vie professionnelle et leur vie d’aidant familial. Avec un allongement permanent de la durée de vie, le nombre d’aidants familiaux va continuer à augmenter dans les prochaines années. Ce vieillissement de la population entraîne inévitablement un besoin de solutions pérennes (EHPAD, HAD, Accueil de jour...).

4 Être aidant familial : quel impact ? L’aidant familial, une personne exposée à des risques pour sa santé Pour 37% des aidants, ils sont seuls à prendre soin de leur proche. Cette situation les expose à des symptômes de stress et d’anxiété. D’après une étude du gérontologue, C.J. Rosenthal, certains facteurs sont reconnus pour augmenter le risque de dépression de l’aidant. On retrouve notamment : • le niveau de perte d’autonomie de la personne ; • l’état de santé de l’aidant ; • le manque de repos ou de temps libre ; • le difficile choix entre les besoins ressentis de l’aidé et ses propres attentes. L’impact sur la vie de l’aidant L’investissement en temps a toujours un impact direct sur la santé des aidants mais cette année ils sont moins nombreux à en percevoir les effets négatifs. Que ce soit le manque de sommeil (21 %), le moral (20%), ou encore la vie sociale (20%), chacun des items est en baisse par rapport à l’étude de l’année précédente (- 6 point pour le sommeil, - 7 pour l’impact sur le moral et jusqu’à - 11 points concernant la vie sociale). Toutefois, on note que les aidants ne sont que 7% à utiliser leur temps de répit pour consulter un médecin... À ce jour, ce sont les non-aidants qui ont plutôt tendance à identifier l’impact négatif du statut d’aidant. Selon eux, la situation d’aidant a des impacts négatifs sur les 3 grands items suivants : la vie sociale (sorties, loisirs) pour 47%, la vie professionnelle de l’aidant (40%) ainsi que sa vie conjugale (39%). La vie professionnelle des aidants Près de 8 aidants sur 10 reconnaissent avoir des difficultés à concilier leur vie professionnelle et leur rôle d’aidant. Selon le rapport de l’Observatoire sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises & de l’Union Nationale des Associations Familiales, 24% des aidants doivent ré-aménager leur activité professionnelle afin de prendre en charge leur proche. Ils demandent principalement des changements d’horaires, mais aussi une réduction de leur temps de travail qui a bien évidemment un fort impact sur leur rémunération et leur carrière. Quelques infos utiles à connaître pour se renseigner • 0820 10 39 39 : la plateforme gouvernementale pour les personnes âgées et leurs proches aidants • 0800 360 360 : un numéro d’appui dans le cadre de la crise Covid pour les personnes handicapées et les proches aidants • www.aidant.info : site dédié aux aidants • https://guide.francealzheimer.org : un guide d’accompagnement des aidants familiaux • Nid des Aidants 77 : plateforme d’accompagnement et de répit Seine et Marne - tél. : 06.46.32.91.92 seine-et-marne@leniddesaidants.fr https://seine-et-marne.leniddesaidants.fr/ • Nid des Aidants 85 : plateforme d’accompagnement et de répit Sables d’Olonne, Vendée Grand Littoral et Pays des Achards - tél. : 06.29.39.83.09 contact@leniddesaidants.fr https://www.leniddesaidants.fr/ • Nid des Aidants 91 : plateforme d’accompagnement et de répit des aidants Nord-Est Essonne - tél. : 01.69.83.53.91 essonne@leniddesaidants.fr https://essonne.leniddesaidants.fr/ LE DOSSIER LNA Santé au plus près des aidants Qui sont les aidants ? 58% sont des femmes 62% sont en activité 80% ont moins de 65 ans 58% aident un proche en situation de dépendance due à la veillesse 79% aident un membre de leur famille *BAROMÈTRE DES AIDANTS 2020 - Fondation APRIL / Institut BVA

5 Soutien aux aidants familiaux : des actions concrètes Dans leur investissement quotidien, les 11 millions d’aidants en France jouent, non seulement, un rôle primordial auprès de leur proche en perte d’autonomie, mais ils assument également une fonction essentielle au sein de la société. Le gouvernement a récemment fait part d’un ambitieux plan de mobilisation “Agir pour les aidants”, avec 17 mesures-phares. Le rôle d’aidant est enfin reconnu au travers de ces mesures concrètes annoncées fin 2019 et soutenues par une enveloppe financière de 400M€ sur trois ans. Les initiatives pour accompagner et soutenir l’aidant Conscient des difficultés quotidiennes rencontrées par les proches lorsqu’ils aident unmembre de leur famillemalade ou en perte d’autonomie, LNA Santé se mobilise pour les accompagner. LNA Santé a mis en place plusieurs dispositifs innovants tels que : • l’Ehpad pensé comme un pôle de ressources, • l’éducation thérapeutique pour le patient atteint de lamaladie d’Alzheimer et de la maladie de Parkinson, • la plateforme d’accompagnement et de répit des aidants avec une approche sur le rôle qu’elle peut jouer, • les séjours organisés pour les malades en partenariat avec France Alzheimer. Les établissements du groupe LNA Santé ont également développé des services aidants / aidés, le séminaire bientraitance et un regard croisé aidant / aidé. LNA Santé s’implique également dans la place qu’occupent les aidants dans le retour à domicile d’un patient après une rééducation directe post AVC ainsi que le rôle clé de l’aidant en hôpital de jour. 6 aidants sur 10 ne se considèrent pas comme tels 1 aidant sur 6 consacre 20 heures par semaine ou plus pour aider son ou ses proches (soit 16%) +11 millions d’aidants en France

6 INITIATIVE 1 JARDINS D’OLONNE : Accueil de jour et Plateforme de Répit au service du maintien à domicile Depuis mai 2020, la résidence Les Jardins d’Olonne propose 12 places en Accueil de Jour, contre 6 lors de la création de ces places en 2014. Cette augmentation de places est bienvenue compte tenu des nombreuses demandes. En effet, l’accueil de jour est une solution dédiée à toutes les personnes âgées vivant à leur domicile, souvent seules, certaines pouvant être atteintes de troubles cognitifs. Comme l’explique Isabelle Ricou, Maîtresse de Maison : «C’est l’occasion pour elles, au cours d’une ou plusieurs journées par semaine, de se retrouver aux Jardins d’Olonne, au sein d’un groupe pour partager des moments de la vie importants, comme le temps du repas et participer à des activités ou des sorties (activités cognitives, gymdouce, atelier cuisine, musique, chant...).» Rompre avec l’isolement, stimuler les personnes, réduire la perte d’autonomie, telles sont les missions de l’accueil de jour, pour, in fine, leur permettre de rester le plus longtemps possible à leur domicile. C’est aussi un moyen de les familiariser avec l’établissement, si à un moment donné, elles sont amenées à rejoindre l’institution. Ce “sas” pour la personne âgée représente aussi un moment de répit pour l’aidant. Le soutien des aidants est, en effet, un enjeu clé dans le maintien des personnes âgées à leur domicile, afin d’éviter leur épuisement. 7 initiatives pour soutenir les aidants LE DOSSIER LNA Santé au plus près des aidants Une approche personnalisée pour accompagner les aidants Un enjeu bien pris en compte à Olonne puisqu’une Plateforme de Répit, “Le Nid des Aidants 85”, adossée à l’établissement, a également été créée en 2018. «Elle est destinée aux aidants de 36 communes du territoire littoral. Elle a plusieurs missions : informer et accompagner les aidants, leur proposer un panel d’activités (musicothérapie, gym, relaxation…), les former pour mieux comprendre la maladie de leurs proches. Pour chacun, un projet personnalisé est défini afin de répondre au mieux à ses besoins. Depuis sa création, plus de 250 personnes ont été accompagnées», précise Charline Vinet, Coordinatrice de la Plateforme. Finalement, deux dispositifs complémentaires et vertueux, facteurs d’un bien-être durable de l’aidé comme de l’aidant en lien avec un Ehpad qui est ouvert sur l’extérieur. Il partage son expertise en matière de soins ainsi qu’en matière de coordination entre les différents acteurs de la filière gériatrique.

7 INITIATIVE 2 PARC DE LA PLESSE : Un programme d’éducation thérapeutique sur les troubles de la mémoire Aux portes d’Angers, la maison de retraite médicalisée LNA Santé du Parc de la Plesse a mis en place un programme d’éducation thérapeutique du patient ouvert à toute personne atteinte de troubles de la mémoire et à son proche aidant. En 2019, 19 personnes, dont 6 aidants, ont participé à ces ateliers créés en réponse à un appel à projets lancé par l’ARS. «L’un des objectifs de cet appel à projets était de contribuer à un partage d’expériences et de pratiques en matière d’éducation thérapeutique pour les maladies neurodégénératives en prenant en compte les besoins spécifiques des malades et de leurs proches », rappelle Christophe Joucla, directeur. «Ces ateliers s’adressent à toute personne atteinte de troubles de la mémoire». Des ateliers centrés sur l’aidé Ce programme s’adresse avant tout à l’aidé, toutefois son proche aidant est invité à participer à ses côtés. «Nous effectuons préalablement une évaluation des besoins en proposant un temps d’échanges individuel avec l’aidé et son aidant », détaille Marlène Gandon, psychologue au sein de l’établissement. Chacun y explique ses difficultés, son ressenti. Ils participent ensuite librement aux ateliers pris en charge à 100% par l’ARS. 4 thématiques sont abordées dans le programme : • comprendre les troubles de la mémoire, • mieux se nourrir, • améliorer sa motricité, • mieux gérer son quotidien (stress…). « Pour les aidés, ces groupes sont bénéfiques : ils y trouvent un intérêt à échanger sur leurs difficultés, se donnent des conseils, partagent des astuces. Ils se sentent moins seuls face à ce qu’ils vivent. Les aidants comprennent mieux, quant à eux, leur conjoint et leurs réactions». Des experts au service du plus grand nombre Chaque atelier est animé par une équipe pluridisciplinaire de l’établissement. «Forts de l’expertise acquise au quotidien auprès de nos résidents atteints de la maladie d’Alzheimer, nous sommes ravis de partager notre expérience auprès du plus grand nombre. Pour inciter un maximum de personnes à y participer, nos ateliers se déroulent en-dehors de l’établissement, dans une salle mise à disposition par le CCAS ou d’autres structures partenaires», témoigne Christophe Joucla. «Nous effectuons préalablement une évaluation des besoins en proposant un temps d’échanges individuel avec l’aidé et son aidant»

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