Le prix mensuel d’une maison de retraite médicalisée

Date de publication : 11/09/26
Date de mise à jour : 11/09/26

En prenant en compte le tarif d’hébergement ainsi que la participation liée à la dépendance*, le coût d’un séjour en EHPAD peut représenter une dépense importante. Son montant varie selon plusieurs facteurs : la localisation de l’établissement, les prestations proposées, le type d’hébergement choisi ou encore le niveau de dépendance de la personne accueillie.

Pour bien comprendre le prix mensuel d’une maison de retraite médicalisée, il est utile de distinguer les différentes composantes de son financement, mais aussi de savoir qui fixe les tarifs et qui les finance.

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*Depuis le 1er juillet 2025, une réforme est expérimentée dans certains départements afin de simplifier le financement des EHPAD : elle prévoit notamment la fusion des sections « soins » et « dépendance » dans un forfait unique, afin de rendre la facturation plus lisible et plus équitable pour les résidents et leurs familles.

Que comprend le coût d’une maison de retraite ?

Le financement d’un EHPAD repose traditionnellement sur trois grandes composantes : l’hébergement, la dépendance et les soins.Elles ne couvrent pas les mêmes dépenses et ne sont pas financées de la même manière.

Le tarif hébergement

Le tarif hébergement correspond aux dépenses liées à la vie quotidienne au sein de l’établissement : mise à disposition de la chambre, restauration, entretien des locaux, maintenance, services hôteliers ainsi que les activités sociales et culturelles proposées aux résidents.

Certaines prestations facultatives peuvent être facturées en supplément, selon les services proposés par l’établissement.

Le tarif hébergement est principalement à la charge du résident. Son montant varie notamment selon la localisation de l’EHPAD, le type de chambre et les prestations proposées.

Son évolution n’est toutefois pas entièrement laissée à la libre appréciation de l’établissement : les modalités de fixation et d’évolution des tarifs sont encadrées par la réglementation et diffèrent notamment selon que les places sont ou non habilitées à l’aide sociale.

Le tarif dépendance

Le tarif dépendance correspond aux dépenses liées à l’aide et à l’accompagnement nécessaires dans les actes de la vie quotidienne : toilette, habillage, déplacements, prise des repas, etc.

Il existe traditionnellement trois niveaux de tarif, déterminés selon le GIR du résident :

  • GIR 1-2 : dépendance importante ;
  • GIR 3-4 : dépendance intermédiaire ;
  • GIR 5-6 : autonomie ou faible perte d’autonomie.

Le tarif dépendance est fixé chaque année par le Conseil départemental. Pour les personnes classées en GIR 1 à 4, l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) peut prendre en charge une partie de ce tarif. Le montant effectivement payé par le résident ne correspond donc pas nécessairement au coût total de son accompagnement lié à la perte d’autonomie.

Le tarif soins

Le tarif soins couvre les dépenses liées à la médicalisation de l’EHPAD et notamment une partie des personnels et des moyens nécessaires aux soins des résidents. Contrairement à l’hébergement, ce financement n’est pas directement facturé au résident : il est versé à l’établissement par l’Assurance maladie. Certains soins ou interventions réalisés en dehors du périmètre financé par l’établissement peuvent néanmoins relever d’autres modalités de prise en charge.

Qui paie quoi en EHPAD ?

Ce qui est financé
Qui intervient principalement ?

Hébergement et vie quotidienne

Le résident, avec éventuellement des aides au logement ou l’ASH

Dépendance et accompagnement lié à la perte d’autonomie

Le résident et, selon sa situation, l’APA

Soins liés à la médicalisation de l’établissement

L’Assurance maladie

Pourquoi les tarifs d’un EHPAD peuvent-ils évoluer ?

Les tarifs peuvent évoluer d’une année à l’autre. Ces variations s’inscrivent dans un cadre réglementaire et tarifaire et ne relèvent pas uniquement d’une décision de l’établissement.

Le tarif dépendance est fixé par le Conseil départemental. L’évolution du tarif hébergement est, elle aussi, encadrée, selon des modalités qui diffèrent notamment en fonction de l’habilitation ou non des places à l’aide sociale.

Ces évolutions interviennent alors que les EHPAD doivent eux-mêmes faire face à l’évolution de leurs dépenses de fonctionnement : coût du travail, alimentation, énergie, entretien, maintenance, fournitures, services ou encore charges immobilières.

Une hausse du tarif ne doit donc pas être assimilée automatiquement à une augmentation équivalente de la marge de l’établissement : elle contribue notamment à absorber l’évolution des coûts nécessaires à son fonctionnement et à l’accompagnement quotidien des résidents.

Quels sont les facteurs qui ont un impact sur le prix ?

Au-delà des évolutions annuelles des tarifs, le coût mensuel d’un séjour en maison de retraite varie d’un établissement à l’autre. Plusieurs facteurs permettent d’expliquer ces écarts.

La localisation de l’Ehpad

La localisation géographique joue un rôle important dans le prix d’un hébergement en EHPAD. Pour des prestations comparables, les tarifs peuvent différer sensiblement d’une région à l’autre, notamment en raison des écarts de coûts immobiliers et de fonctionnement.

Les établissements situés dans les grandes agglomérations et les zones où les coûts immobiliers sont élevés peuvent ainsi présenter des tarifs supérieurs à ceux d’établissements implantés dans d’autres territoires.

La formule d’hébergement

Afin de répondre aux différents besoins des personnes âgées et de leurs aidants, les EHPAD peuvent proposer plusieurs formules : hébergement permanent, hébergement temporaire ou accueil de jour.

Le coût dépend donc également de la formule retenue et des prestations qu’elle comprend. L’accueil de jour, destiné à proposer du répit aux aidants, n’inclut pas de nuitée et répond à des besoins différents de ceux d’un hébergement permanent.

Les prestations proposées

Les prestations proposées par l’EHPAD constituent également un élément important du tarif d’hébergement. Elles concernent notamment la qualité et le confort des espaces de vie, la restauration, les services hôteliers, l’entretien des locaux, les équipements disponibles, les espaces extérieurs, mais aussi les activités sociales et culturelles proposées aux résidents.

Chez LNA Santé, une attention particulière est portée à ces prestations hôtelières et à la qualité du cadre de vie. Les établissements sont pensés comme des lieux de vie avant d’être des lieux de soins, avec des espaces accueillants, une restauration soignée et des services destinés à contribuer au confort et au bien-être quotidien des résidents.

Lorsque l’on compare le prix de plusieurs EHPAD, il est donc important de regarder non seulement le montant mensuel annoncé, mais également les prestations comprises dans ce tarif et les services proposés au quotidien.

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Le niveau de dépendance

Le niveau de dépendance, évalué à l’aide du GIR, intervient traditionnellement dans le calcul du tarif dépendance. Une personne classée en GIR 1 ou 2 nécessite davantage d’accompagnement dans les actes de la vie quotidienne qu’une personne classée en GIR 5 ou 6.

Dans les départements concernés par l’expérimentation mise en place depuis juillet 2025, les modalités de financement des soins et de la dépendance évoluent avec la mise en place d’un forfait global unique. Il convient donc de se renseigner auprès de l’établissement sur les modalités applicables localement.

En savoir plus sur le calcul du GIR

Comment alléger le reste à charge ?

Le coût d’un hébergement en EHPAD peut représenter une dépense importante pour une personne âgée et sa famille. Plusieurs dispositifs peuvent cependant contribuer à réduire le reste à charge, sous réserve de remplir leurs conditions d’attribution.

  • L’APA (Allocation personnalisée d’autonomie) : destinée aux personnes âgées relevant des GIR 1 à 4, elle contribue à financer les dépenses liées à la perte d’autonomie.
  • L’ASH (Aide sociale à l’hébergement) : elle peut prendre en charge tout ou partie des frais d’hébergement lorsque les conditions sont réunies et que l’établissement dispose de places habilitées à l’aide sociale.
  • Les aides au logement (APL ou ALS) : selon la situation du résident et le conventionnement de l’établissement, elles peuvent contribuer au financement des frais d’hébergement.
  • La réduction d’impôt pour frais d’hébergement et de dépendance : sous certaines conditions, une partie des dépenses supportées par le résident peut ouvrir droit à une réduction d’impôt.
  • Les aides des caisses de retraite : selon les situations, certaines caisses peuvent proposer des dispositifs complémentaires.

Avant une entrée en EHPAD, il est donc utile de demander à l’établissement une estimation détaillée du coût mensuel et du reste à charge après déduction des aides éventuelles. Cette estimation permet de comparer plus justement les solutions d’hébergement et d’anticiper le budget nécessaire.

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Article rédigé par Aurore Le Potier
Article vérifié par Marie P, responsable autorités publiques LNA Santé

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