Maladie de Parkinson : quelles sont les causes possibles ?

Date de publication : 27/04/26
Date de mise à jour : 27/04/26

La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neuroévolutive la plus fréquente après la maladie d’Alzheimer. Elle touche environ 270 000 personnes en France et autant de familles qui s’interrogent, cherchent à comprendre. Pourquoi mon proche a-t-il développé cette maladie ? Est-ce lié à son travail ? À sa génétique ? Ces questions sont légitimes et méritent des réponses claires. Nous vous proposons un éclairage fondé sur les connaissances médicales actuelles pour mieux comprendre les différents facteurs à l’œuvre.

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Ce qui se passe dans le cerveau avec Parkinson : comprendre avant de chercher les causes

La maladie de Parkinson est une maladie neuroévolutive qui se caractérise par la disparition progressive d’une catégorie de neurones : les neurones dopaminergiques. Ces cellules nerveuses, localisées dans une région profonde du cerveau appelée substantia nigra (ou substance noire), ont pour rôle de produire la dopamine, un neurotransmetteur essentiel au contrôle des mouvements, mais aussi à l’humeur et à la motivation.

Lorsque ces neurones disparaissent progressivement, la production de dopamine diminue. C’est cette carence qui est à l’origine des symptômes caractéristiques de la maladie : tremblements au repos, lenteur des gestes (akinésie), rigidité musculaire et troubles de la marche. Des symptômes non moteurs peuvent également apparaître, parfois plusieurs années avant les troubles moteurs : perturbations du sommeil, constipation, diminution de l’odorat, anxiété ou légère dépression.

Ce mécanisme est aujourd’hui bien documenté. Ce qui reste partiellement inexploré, en revanche, c’est pourquoi ces neurones disparaissent. C’est là qu’interviennent les facteurs de risque.

Quelques chiffres à retenir

  • Plus de 270 000 personnes touchées en France - 2e maladie neuroévolutive après Alzheimer
  • 25 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année
  • Âge moyen de début de maladie : entre 60 et 75 ans

Une maladie multifactorielle : pas une seule cause, mais une combinaison de facteurs

Dans la grande majorité des cas, la maladie de Parkinson est dite « idiopathique », c’est-à-dire que l’on n’en connaît pas la cause précise. La recherche médicale a néanmoins identifié trois grandes familles de facteurs de risque, qui interagissent souvent entre eux : les facteurs génétiques, les facteurs environnementaux et le vieillissement. Il est indispensable de souligner d’emblée qu’aucun de ces facteurs, pris isolément, ne suffit généralement à déclencher la maladie. Il n’existe pas de « coupable » unique, ni de responsabilité à chercher.

Les facteurs génétiques

Des formes dites héréditaires de la maladie de Parkinson existent, mais elles restent rares : elles représentent environ 5 à 10 % de l’ensemble des cas. Dans ces situations, des mutations dans certains gènes (notamment SNCA, LRRK2, PINK1 ou Parkin) sont transmises au sein des familles et augmentent le risque de développer la maladie.

Pour les autres cas, la génétique peut jouer un rôle de prédisposition plus modéré : certaines variations génétiques fréquentes augmentent légèrement le risque, sans pour autant le déterminer seules. L’héritabilité globale de la maladie est estimée à environ 30 %, ce qui signifie que les facteurs non génétiques jouent un rôle tout aussi important, si ce n’est plus.

À retenir : Dans la grande majorité des cas, la maladie de Parkinson n’est pas directement transmise génétiquement.

Les facteurs environnementaux

Parmi les facteurs environnementaux, l’exposition prolongée aux pesticides est la piste la mieux documentée (cf. Fondation pour la recherche médicale). Elle est reconnue en France depuis 2012 comme maladie professionnelle pour certaines catégories de travailleurs, notamment dans le secteur agricole. D’autres substances font également l’objet d’études : solvants organiques, métaux lourds (manganèse, plomb), pollution atmosphérique ou exposition répétée à certains produits chimiques industriels.

Il est important de nuancer : ces expositions augmentent le risque, elles ne constituent pas des causes directes et certaines. La grande majorité des personnes exposées ne développent pas la maladie de Parkinson. Ces facteurs agissent vraisemblablement en combinaison avec d’autres éléments, génétiques ou liés au vieillissement.

Pour les proches

Si votre proche a exercé un métier exposé à des pesticides ou à des produits chimiques, cette information peut être utile à partager avec son médecin ou son neurologue. Elle peut apporter un éclairage précieux pour le suivi et le parcours de soin, sans en être la cause exclusive.

Le vieillissement : le principal facteur de risque connu

L’âge est le facteur de risque le mieux établi de la maladie de Parkinson. Sa prévalence augmente de façon importante avec l’âge, atteignant environ 2 % de la population après 65 ans. Le vieillissement s’accompagne d’une vulnérabilité accrue des neurones dopaminergiques, ainsi que d’une capacité diminuée des cellules à éliminer les protéines anormales susceptibles de s’y accumuler.

Pour autant, vieillir ne signifie pas développer la maladie de Parkinson. La grande majorité des personnes âgées n’en sont pas atteintes. D’autres facteurs doivent se combiner à l’âge pour que la maladie se déclare.

Il existe également des formes dites précoces, apparaissant avant 50 ans, qui représentent environ 10 % des cas. Des formes juvéniles, très rares, peuvent même survenir avant 40 ans. Dans ces cas, la composante génétique est généralement plus marquée.

Certains signes peuvent précéder l’apparition des troubles moteurs de plusieurs années. Les connaître peut aider à consulter plus tôt :

  • Troubles du sommeil avec agitation nocturne (trouble du comportement en sommeil paradoxal)
  • Constipation persistante et inexpliquée
  • Diminution ou perte de l’odorat
  • Légers troubles de la concentration ou de la mémoire
  • Anxiété ou humeur dépressive sans cause évidente

Ces symptômes, pris isolément, ne sont pas spécifiques de la maladie de Parkinson. Leur association, en particulier chez une personne de plus de 55 ans, peut justifier d’en parler à un médecin, sans pour autant être source d’inquiétude excessive.

Ce que la recherche explore encore

La recherche sur les causes de la maladie de Parkinson est particulièrement active. Plusieurs pistes font actuellement l’objet d’études sérieuses, sans que les conclusions soient définitives à ce stade.

Le rôle de l’intestin

De plus en plus de travaux s’intéressent à l’axe intestin-cerveau et au microbiote intestinal. Certaines études suggèrent que la maladie de Parkinson pourrait, dans certains cas, débuter dans le système digestif avant d’atteindre le cerveau. Cette piste, encore en cours d’exploration, pourrait à terme ouvrir de nouvelles approches diagnostiques.

Les traumatismes crâniens répétés

Une exposition répétée à des chocs à la tête, notamment dans certaines disciplines sportives ou professionnelles, est également étudiée comme facteur de risque potentiel. Les preuves scientifiques restent à confirmer par des études de plus grande ampleur.

Des facteurs potentiellement protecteurs

Certaines observations suggèrent que l’activité physique régulière, une alimentation de type méditerranéen et certains paramètres biologiques pourraient réduire le risque ou ralentir l’évolution. Ces données restent encore à approfondir et ne permettent pas, à ce stade, de parler de prévention établie.

Conseil pratique pour les proches

Encourager votre proche à maintenir une activité physique adaptée à ses capacités et à soigner son alimentation reste toujours bénéfique, quel que soit son état de santé. N’hésitez pas à en parler avec l’équipe médicale qui le suit pour ajuster les recommandations à sa situation personnelle.

Être bien accompagné : ce que LNA Santé propose

Comprendre les causes de la maladie de Parkinson, c’est aussi mieux appréhender ce que signifie vivre avec elle au quotidien, pour la personne malade comme pour ses proches. LNA Santé, dont la vocation est de soigner et prendre soin des personnes fragilisées, propose un accompagnement spécialisé en EHPAD, pensé pour les résidents atteints de la maladie de Parkinson.

Le programme ParKours dans les EHPAD LNA Santé

Déployé dans plusieurs EHPAD LNA Santé, dont Les Pléiades, Ger Home, Les Nymphéas, les Jardins de Leysotte et le Mas de la Côte Bleue, le dispositif ParKours, co-construit par LNA Santé et France Parkinson est une approche de prise en charge pluridisciplinaire spécifiquement conçue pour les résidents parkinsoniens. Il associe des compétences médicales, paramédicales et de rééducation pour une prise en soin adaptée à la pathologie. A terme, tous les EHPAD LNA Santé y seront formés.

  • Des séances d’activité physique adaptée (APA), intégrées au programme personnalisé de rééducation et de réadaptation
  •  Un suivi par une équipe médicale, paramédicale et de rééducation spécialisée
  • Un accompagnement des proches et des aidants, pour ne pas les laisser seuls face aux défis du quotidien

LNA Santé & France Parkinson

Depuis mai 2025, LNA Santé et l’association France Parkinson ont formalisé un partenariat pour améliorer la qualité de vie des personnes atteintes et mieux soutenir leurs proches. Cette collaboration témoigne de l’engagement de LNA Santé aux côtés des acteurs majeurs dans l’accompagnement des maladies neuroévolutives.

En savoir plus

Questions fréquentes

Dans la grande majorité des cas, non. Les formes héréditaires directes représentent environ 5 à 10 % des cas et impliquent des mutations génétiques spécifiques. Pour les 90 à 95 % restants, la maladie est dite idiopathique : aucune cause précise n’est identifiée. Des prédispositions génétiques légères peuvent exister, mais elles ne suffisent généralement pas à provoquer la maladie à elles seules. Si vous avez des préoccupations liées à des antécédents familiaux, n’hésitez pas à en parler avec votre médecin.

L’exposition prolongée aux pesticides est reconnue comme un facteur de risque avеré, notamment chez les agriculteurs. En France, la maladie de Parkinson est reconnue comme maladie professionnelle pour ces travailleurs depuis 2012. Cela ne signifie pas que toutes les personnes exposées développeront la maladie : d’autres facteurs entrent toujours en jeu. Si votre proche a exercé un métier exposé, parlez-en avec son équipe médicale.

L’âge moyen de début de la maladie se situe entre 60 et 75 ans. Des formes précoces, avant 50 ans, représentent environ 10 % des cas, et des formes juvéniles (avant 40 ans) existent mais sont très rares. Dans ces cas, la composante génétique est souvent plus présente.

Oui. Certains symptômes peuvent précéder les troubles moteurs de plusieurs années : agitation nocturne, constipation, perte de l’odorat, légère anxiété ou dépression. Ces signes, pris isolément, ne sont pas spécifiques de la maladie de Parkinson. Leur association, notamment chez une personne de plus de 55 ans, mérite néanmoins d’être signalée à un médecin.

À ce jour, il n’existe pas de stratégie de prévention établie et validée. Certains facteurs potentiellement protecteurs (activité physique régulière, alimentation équilibrée) font l’objet de recherches prometteuses, mais les preuves scientifiques ne sont pas encore suffisantes pour conclure à une prévention certaine. En revanche, maintenir un mode de vie actif reste toujours bénéfique pour la santé en général.

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Article rédigé par Aurore

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