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L’EHPAD : un établissement médicalisé pour personnes âgées dépendantes
EHPAD est l’acronyme d’« Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes ». Il désigne une structure collective médicalisée qui assure la prise en charge globale des personnes âgées ayant besoin de soins réguliers et d’une aide au quotidien. Contrairement à une résidence seniors non médicalisée ou à une résidence autonomie, un EHPAD dispose d’un médecin coordonnateur et, dans certains cas, d’un médecin prescripteur, d’infirmiers et de professionnels paramédicaux (kinésithérapeutes, ergothérapeutes, psychologues…), organisés autour d’un projet personnalisé de soins pour chaque résident.
L’EHPAD est une réponse adaptée lorsque le maintien à domicile devient difficile ou risqué, que ce soit en raison d’une perte d’autonomie avancée, de troubles cognitifs, d’une maladie chronique évolutive ou d’un isolement social. Il ne s’agit pas d’un choix par défaut, mais d’une solution de soins à part entière, pensée pour soigner et prendre soin des personnes fragilisées.
Quelques chiffres à retenir
- Environ 7 500 EHPAD en France, pour près de 610 000 places (DREES, enquête EHPA 2023)
- 573 100 personnes accueillies en EHPAD fin décembre 2023 (DREES, enquête EHPA 2023)
- Âge médian d’entrée : 87 ans et 6 mois ; plus de la moitié des résidents ont 88 ans et plus (DREES, 2023)
Les EHPAD, qu’ils soient publics, associatifs ou privés, sont soumis à des obligations réglementaires strictes en matière de qualité des soins et de respect des droits des résidents, évaluées régulièrement par la Haute Autorité de Santé (HAS).
En savoir plus sur ViaTrajectoireÀ qui s’adresse un EHPAD ?
L’entrée en EHPAD répond à des critères précis et résulte d’une décision mûrie, idéalement préparée en amont avec la personne concernée, son médecin traitant et ses proches.
LES CONDITIONS D'ADMISSION
Pour être admis en EHPAD, la personne doit en principe avoir 60 ans ou plus (parfois moins de 60 ans en cas d’inaptitude au travail reconnue et/ou maladie neuroévolutive avancée). Elle doit présenter un niveau de perte d’autonomie suffisant, évalué grâce à la grille AGGIR (Autonomie Gérontologie Groupes Iso-Ressources), qui classe les personnes de GIR 1 (dépendance totale) à GIR 6 (autonomie totale). Les personnes classées en GIR 1 à GIR 4 sont celles qui requièrent le plus souvent une prise en charge en EHPAD.
La procédure d’admission est initiée par un dossier unique disponible sur le portail Viatrajectoire ou via service-public.fr. Il est conseillé d’effectuer plusieurs demandes simultanées dans différents établissements. C’est la direction de l’établissement qui prononce l’admission, après avis du médecin coordonnateur. Un contrat de séjour est signé, avec un droit de rétractation de 15 jours.
A retenir
L’entrée en EHPAD est une décision qui appartient d’abord à la personne concernée, dans la mesure du possible. Elle peut refuser ou changer d’avis pendant le délai de rétractation. L’anticipation reste la meilleure alliée : évoquer le sujet en amont avec son médecin traitant évite souvent de prendre une décision dans l’urgence.<
qui sont les résidents aujourd'hui ?
Les résidents en EHPAD sont majoritairement des femmes (en raison d’une espérance de vie plus longue), âgées de 88 ans en moyenne. Leur niveau de dépendance tend à augmenter : près de la moitié des résidents présentent une perte d’autonomie sévère (GIR 1 et GIR 2), selon les données de la DREES (2025). Un résident sur dix a moins de 75 ans, souvent en raison d’une pathologie spécifique survenue plus tôt (maladie neuroévolutive, handicap reconnu avant 60 ans).
Beaucoup de résidents sont atteints de maladies chroniques dont l’évolution a rendu le maintien à domicile impossible : maladies cardiovasculaires, diabète, troubles respiratoires, mais aussi maladies neuroévolutives, comme la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson. Ces pathologies représentent une part croissante des motifs d’entrée en EHPAD et justifient le développement d’unités spécialisées au sein des établissements.
Ce qu'un ehpad propose au quotidien
Un EHPAD n’est pas seulement un lieu d’hébergement : c’est un lieu de vie et de soins, organisé pour répondre aux besoins de chaque résident. Les prestations proposées s’articulent autour de plusieurs dimensions :
- Hébergement et vie quotidienne : chambre individuelle le plus souvent personnalisable, espaces communs, restauration adaptée aux régimes médicaux, entretien et blanchisserie.
- Soins médicaux et paramédicaux : présence d’un médecin coordonnateur, d’infirmiers, de kinésithérapeutes, d’ergothérapeutes, de psychologues et d’autres professionnels selon les besoins.
- Aide aux actes de la vie quotidienne : toilette, habillage, repas, déplacements, selon le niveau d’autonomie de chaque résident.
- Animations et vie sociale : activités culturelles, ateliers mémoire, activités motrices adaptées, sorties, ateliers intergénérationnels, pour maintenir le lien social et stimuler les capacités. Un coordinateur de la vie sociale et culturelle intervient dans les EHPAD LNA Santé afin de coordonner le planning des activités, en collaboration avec les autres professionnels de la résidence.
- Accompagnement psychologique et soutien en fin de vie : présence de psychologues, liens avec les soins palliatifs, place accordée à la famille tout au long du séjour.
Conseil pratique pour les proches
Lors des visites de l’établissement avant l’admission, n’hésitez pas à poser des questions sur le projet personnalisé de soins, les activités proposées, la fréquence des visites médicales et la manière dont les proches sont associés aux décisions. Ces éléments sont de bons indicateurs de la qualité de vie au sein de l’établissement.
Le modèle d’EHPAD LNA Santé :
soigner et prendre soin
Au-delà des obligations réglementaires communes, chaque établissement porte un projet médical, architectural et humain qui lui est propre. Voici quelques repères sur le modèle développé par LNA Santé depuis 1990, à travers une cinquantaine de maisons de retraite médicalisées en France et en Belgique.
Établissements fortement médicalisés
LNA Santé a fait le choix d’une forte médicalisation au sein de ses EHPAD. L’équipe pluridisciplinaire comprend : médecin coordonnateur (et prescripteur dans la plupart des établissements), infirmiers diplômés d’état, kinésithérapeute, psychologue, ergothérapeute, psychomotricien et aides-soignants. Cette organisation permet de prendre en charge un large éventail de pathologies liées au grand âge, y compris les maladies neuroévolutives telles qu’Alzheimer ou Parkinson.
Unités de vie à taille humaine et maîtresse de maison
Chaque EHPAD LNA Santé est organisé en unités de vie de 25 à 30 résidents maximum, composées d’une cuisine, d’un salon et d’espaces dédiés aux animations. Ce cadre de taille réduite favorise des liens stables entre résidents et professionnels, dans un environnement familier et rassurant. Chaque unité est pilotée par une maîtresse de maison soignante, véritable chef d’orchestre des différentes équipes, en charge du bien-être des résidents et du lien avec les familles.
Prestations hôtelières et établissements rénovés
Les établissements LNA Santé font l’objet de plans réguliers de rénovation, proposant des bâtiments adaptés à la prise en soin avec des espaces dédiés au bien-être (balnéothérapie, salle Snoezelen, salon de coiffure, salle kiné…). Les prestations hôtelières comprennent une cuisine internalisée par un chef et sa brigade, un service à l’assiette en restaurant, un traçage électronique du linge et un programme d’animations variées. Les résidents peuvent également personnaliser leur chambre individuelle avec leurs effets personnels.
Ouverture sur le territoire et liens intergénérationnels
Les EHPAD LNA Santé sont conçus comme des lieux de vie ouverts sur leur environnement. Des partenariats avec des écoles, des associations locales permettent d’organiser des rencontres et ateliers intergénérationnels, favorisant ainsi le maintien du lien social des résidents avec leur territoire. Ces initiatives s’inscrivent dans la démarche globale de LNA Santé, dont la vocation est de soigner et prendre soin des personnes fragilisées, dans le respect de leur vie sociale et de leur identité.
En savoir plus sur la maison de retraite LNA SantéFinancer un séjour en EHPAD : tarifs et aides disponibles
La tarification en EHPAD se décompose en trois volets distincts.
Les trois composantes du coût en EHPAD
- Le tarif hébergement couvre le logement, la restauration, l’animation et les services hôteliers. C’est le poste le plus variable d’un établissement à l’autre.
- Le tarif dépendance finance l’aide aux actes quotidiens. Son montant dépend du GIR du résident. Une partie est prise en charge par l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) versée par le conseil départemental.
- Le tarif soins est intégralement pris en charge par l’Assurance Maladie via l’Agence Régionale de Santé (ARS) : il ne figure donc pas sur la facture du résident.
Les aides pour réduire le reste à charge
Plusieurs dispositifs peuvent alléger significativement la facture :
- L’APA en établissement (Allocation Personnalisée d’Autonomie) est attribuée par le conseil départemental aux personnes de 60 ans et plus en perte d’autonomie (GIR 1 à GIR 4). Elle réduit directement le coût du tarif dépendance.
- L’ASH (Aide Sociale à l’Hébergement) peut prendre en charge tout ou partie des frais d’hébergement pour les personnes aux ressources modestes, dans les établissements habilités à l’aide sociale.
- L’APL ou l’ALS (aides au logement) peuvent être versées si l’EHPAD est conventionné avec l’État, en déduction du tarif hébergement.
- Un crédit d’impôt (nouveauté 2026) permet de récupérer 25 % des dépenses d’hébergement et de dépendance, dans la limite de 10 000 € de dépenses par an, et ce même pour les personnes non imposables.
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L’accompagnement des maladies neuroévolutives en EHPAD
La maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson représentent deux des principales maladies neuroévolutives conduisant à une entrée en EHPAD. Leur prise en charge demande des compétences spécifiques, une organisation adaptée et des professionnels formés. Certains EHPAD ont développé des unités spécialisées pour mieux répondre à ces besoins particuliers.
Alzheimer : des unités spécialisées pour préserver l’autonomie
Près de 52 % des EHPAD disposent d’une unité spécifique pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés (DREES, 2023) : les unités Alzheimer et les PASA (Pôles d’Activités et de Soins Adaptés). Ces unités/espaces proposent un environnement sécurisé, des activités de stimulation cognitive et sensorielle, et un accompagnement par des équipes spécialisées dans les troubles du comportement.
L’enjeu principal est de maintenir le plus longtemps possible les capacités restantes de la personne, de préserver sa dignité et de favoriser son bien-être, même à un stade avancé de la maladie. Les proches sont pleinement associés au projet personnalisé de soins et accompagnés dans leur rôle d’aidants.
L’engagement LNA Santé pour les résidents Alzheimer
100 % des maisons de retraite LNA Santé sont organisées autour d’unités de vie classiques et disposent systématiquement d’une ou deux unités de vie protégées, exclusivement réservées aux résidents atteints de la maladie d’Alzheimer ou de troubles neuroévolutifs apparentés. Dans ces espaces de vie sécurisés, les résidents sont accompagnés, de jour comme de nuit, par des professionnels spécifiquement formés à la prise en charge de ces pathologies.
A retenirLors de la recherche d’un EHPAD pour un proche atteint de la maladie d’Alzheimer, pensez à demander si l’établissement dispose d’une unité de vie protégée, et quelles activités de stimulation sont proposées au quotidien. |
Parkinson : une prise en charge spécifique et active
La maladie de Parkinson est une maladie neuroévolutive qui touche le mouvement, l’équilibre et, à terme, les fonctions cognitives. Sa prise en charge en EHPAD nécessite une expertise particulière : continuité stricte des traitements médicamenteux (dont les fenêtres thérapeutiques sont essentielles), prévention des chutes, adaptation du projet personnalisé de soins à l’évolution de la maladie, et maintien d’une activité physique régulière dans le cadre des programmes de rééducation et de réadaptation.
L’activité physique adaptée occupe une place centrale dans les programmes de rééducation et de réadaptation proposés aux personnes atteintes de Parkinson en EHPAD. Pratiquée sous la supervision d’équipes de rééducation, elle contribue au maintien de la mobilité, à l’amélioration de l’équilibre et à la prévention des chutes, qui représentent l’un des principaux risques chez ces résidents.
LNA Santé et la maladie de Parkinson : un engagement concret
LNA Santé a formalisé en mars 2025 une convention nationale avec France Parkinson, l’association de référence sur la maladie. Dans ce cadre, le dispositif ParKours a été co-construit avec France Parkinson et déployé dans plusieurs EHPAD : Les Pléiades, Les Nymphéas, Les Jardins de Leysotte, Le Mas de la Côte Bleue et les Camélias. ParKours s’appuie sur des programmes d’activité physique adaptée intégrés au parcours de rééducation et de réadaptation, conçus spécifiquement pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.
Plus d'informationsLes questions les plus fréquemment posées
À partir de quel moment envisager une entrée en EHPAD pour un proche ?
Il n’existe pas de moment unique et universel. L’entrée en EHPAD se justifie généralement lorsque le maintien à domicile n’est plus possible en toute sécurité : chutes répétées, perte d’autonomie avancée, dénutrition, isolement sévère, ou lorsque l’aidant principal est lui-même épuisé. Le médecin traitant est le premier interlocuteur pour évaluer la situation et orienter vers les dispositifs adaptés. L’anticipation, même lorsque l’entrée n’est pas imminente, permet d’éviter une décision prise dans l’urgence.
Mon proche peut-il refuser d’aller en EHPAD ?
Oui. L’entrée en EHPAD est, sauf situation d’urgence médicale, une décision qui implique le consentement de la personne. Celle-ci peut également se rétracter dans les 15 jours suivant la signature du contrat de séjour. Si la personne est sous protection juridique (tutelle, curatelle), la décision peut être prise par le tuteur ou le curateur, sous contrôle du juge. Dans tous les cas, il est essentiel de respecter au maximum la volonté exprimée par la personne concernée.
Peut-on conserver son médecin traitant en entrant en EHPAD ?
Cela dépend des établissements. Certains EHPAD permettent aux résidents de conserver leur médecin traitant habituel, à condition qu’il accepte d’intervenir dans l’établissement. D’autres fonctionnent avec un médecin prescripteur qui assure le relai médical et la prescription, tout en laissant la possibilité aux résidents de consulter un praticien libéral. Il est conseillé de poser cette question explicitement lors des visites de l’établissement.
Quels sont les droits des résidents en EHPAD ?
Les résidents en EHPAD disposent de droits garantis par la loi : droit au respect de la dignité et de l’intimité, droit d’aller et venir librement, droit de participer à la vie sociale de l’établissement via le conseil de la vie sociale, droit à l’information sur leur état de santé et les soins dispensés, et droit de désigner une personne de confiance. Ces droits sont inscrits dans le contrat de séjour et peuvent être portés à la connaissance des familles.
Comment se passe la vie quotidienne en EHPAD ?
Le quotidien en EHPAD est organisé autour des soins, des repas, des activités et des moments de repos, en tenant compte des rythmes et des préférences de chaque résident. Des animations (ateliers mémoire, activités artistiques, jardinage, sorties…) sont proposées tout au long de la semaine. Les familles sont les bienvenues lors des visites et sont associées au projet personnalisé de soins. La qualité de vie reste une priorité : maintenir du lien social, stimuler les capacités et préserver les habitudes de vie font partie intégrante de l’accompagnement.
Où trouver un accompagnement spécialisé pour un proche atteint d’une maladie neuroévolutive ?
Plusieurs ressources sont disponibles : France Parkinson (franceparkinson.fr) propose une ligne d’information, une ligne d’écoute et un accompagnement des aidants, notamment via le programme A2PA. La Fondation pour la Recherche sur Alzheimer et l’association France Alzheimer offrent également un soutien aux familles. LNA Santé dispose de trois plateformes de répit pour les aidants, appelées « Nids des Aidants », implantées en Vendée, en Essonne et en Seine-et-Marne. Ces espaces offrent aux aidants un temps de répit et un accompagnement adapté. Pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, la page dédiée sur lna-sante.com/maisons-de-retraite/parkinson permet de trouver les EHPAD LNA Santé ayant développé une expertise spécifique.
Pour conclure
L’EHPAD est un lieu de soins et de vie à part entière, conçu pour soigner et prendre soin des personnes fragilisées dans le respect de leur histoire et de leurs aspirations. Comprendre son fonctionnement, ses critères d’admission, ses tarifs et les aides disponibles permet d’aborder cette étape avec davantage de clarté et de soutenir son proche dans les meilleures conditions.
Si vous vous posez cette question pour un proche, vous n’êtes pas seul. Des professionnels (médecin traitant, assistante sociale, CLIC, associations) sont là pour vous accompagner à chaque étape. Ne restez pas isolé avec ces interrogations : parlez-en, posez vos questions, visitez les établissements.
En savoir plus
Service-Public.fr : Démarches d’admission en EHPAD et aides financières
Pour-les-personnes-agées.gouv.fr : Simulateur de reste à charge et annuaire des EHPAD
France Parkinson : Information, écoute et accompagnement des aidants
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