Renseignez les champs suivants pour partager cet article par email à l'un de vos contacts.
Ce qui se passe dans les bronches
La BPCO se caractérise par une obstruction progressive et peu réversible des bronches, qui rend la respiration plus difficile, en particulier au moment de l'effort. Cette obstruction s'installe lentement, parfois sur plusieurs décennies, ce qui explique que la maladie soit souvent repérée tardivement, une fois les premiers symptômes devenus gênants au quotidien. Connaître les causes de cette obstruction aide à mieux comprendre pourquoi certaines personnes y sont plus exposées que d'autres.
Le tabac, premier facteur de risque de la BPCO
Dans plus de 80 % des cas, la cause de la BPCO est le tabagisme, et le risque augmente avec l'ancienneté et l'intensité de l'intoxication tabagique. Cela ne signifie pas que toute personne qui fume développera forcément une BPCO, mais que le tabac reste, de loin, le facteur le plus déterminant dans la survenue de la maladie. L'exposition au tabagisme passif, chez une personne qui n'a jamais fumé elle-même, peut également jouer un rôle dans le développement de la maladie.
L'arrêt du tabac est bénéfique à tous les stades de la maladie et permet de stabiliser la fonction respiratoire, même lorsque la BPCO est déjà installée. C'est un point important à connaître pour un aidant : encourager sans culpabiliser demeure la meilleure posture, car la décision d'arrêter appartient toujours à la personne concernée.
La consommation de cannabis constitue par ailleurs un facteur aggravant, un élément souvent moins connu que celui du tabac seul.
En savoir plus sur les symptômes de la BPCOL’exposition professionnelle aux poussières et aux polluants
Le tabac n'explique pas tous les cas de BPCO. L'exposition à des substances nocives présentes dans certains environnements de travail est en cause dans au moins 15 % des cas.
Sont notamment concernés :
- Les particules minérales, comme les poussières de charbon ou de silice, présentes dans l'industrie minière ;
- Les particules organiques, dans l'industrie textile ou le secteur agricole (élevage, silos à grains, production laitière).
La cause professionnelle est parfois négligée dans le suivi des personnes âgées ou des anciens travailleurs manuels. Elle doit être signalée au médecin traitant, même plusieurs décennies après la fin de l'activité, car l'effet de ces expositions peut se révéler bien après l'arrêt de l’activité.
La pollution de l'air et l'environnement du quotidien
La pollution atmosphérique particulaire et la pollution intérieure, notamment liée à un chauffage au bois ou au charbon, prédisposent également à la BPCO ou aggravent son évolution. Cette exposition domestique est un point de vigilance concret pour les aidants qui accompagnent un proche vivant dans un logement mal ventilé ou chauffé au bois. Une bonne aération du logement et l'entretien régulier des systèmes de chauffage font partie des gestes simples qui peuvent limiter cette exposition, sans toutefois constituer une garantie de protection.
Des fragilités individuelles qui augmentent le risque
Le rôle de l'asthme et des infections respiratoires de l'enfance
Une fragilité pulmonaire liée à des maladies respiratoires survenues durant l'enfance peut prédisposer à la BPCO à l'âge adulte. L'asthme fait partie des facteurs pouvant favoriser la maladie, ce qui justifie un suivi respiratoire attentif chez les personnes concernées, bien en amont de tout diagnostic de BPCO.
Une cause génétique rare : le déficit en alpha-1-antitrypsine
L'hérédité peut aussi jouer un rôle, par une susceptibilité individuelle plus forte face aux agressions respiratoires comme le tabac ou la pollution, ou, très rarement, par une maladie génétique appelée déficit en alpha-1-antitrypsine, responsable d'un emphysème pulmonaire et de troubles hépatiques pouvant conduire à une cirrhose. Cette cause est toutefois exceptionnelle et ne doit pas être confondue avec une transmission héréditaire systématique de la BPCO, qui n'existe pas.
Pourquoi existe-t-il rarement un facteur unique ?
Dans la grande majorité des cas, la BPCO résulte de la rencontre entre une exposition (tabac en premier lieu, mais aussi poussières professionnelles ou pollution) et une sensibilité individuelle propre à chaque personne. C'est ce qui explique que deux personnes ayant fumé autant l'une que l'autre ne développent pas nécessairement la maladie avec autant de sévérité.
Ce constat a des conséquences concrètes : à exposition égale, deux proches ne présenteront pas forcément le même niveau de risque. Par ailleurs, un mode de vie prudent n'exclut pas totalement la survenue de la maladie. C’est pour cette raison qu’il est important de recourir à un avis médical dès l’apparition des premiers symptômes, et éviter une auto-évaluation basée sur la présence ou l’absence de facteurs de risque connus.
Pour les personnes qui vivent avec un essoufflement au quotidien, des solutions de réadaptation existent.
La prise en charge est notamment centrée sur l’activité physique en clinique SMR comme à l'Institut Médical de Sologne par exemple : trente séances, à raison de trois ou cinq fois par semaine. Interviennent également kiné, diététicien, ergothérapeute, psychologue, neuropsychologue…
« On a une vigilance particulière sur le volet psychologique. La relation entre le patient et le praticien est très importante.»
Amélie Miguelez, enseignante en activité physique adaptée à l'Institut Médical de Sologne
Questions fréquentes
Peut-on développer une BPCO sans avoir fumé ?
Oui, même si cela est rare. L’exposition professionnelle à certains polluants, une pollution de l'air marquée, ou plus rarement une cause génétique peuvent suffire à provoquer la maladie, même en l'absence de tabagisme actif ou passif.
La BPCO est-elle une maladie héréditaire ?
Pas au sens strict. L'hérédité peut rendre certaines personnes plus sensibles aux agressions respiratoires, et une forme génétique rare existe (le déficit en alpha-1-antitrypsine), mais la BPCO n'est pas une maladie qui se transmet d'un parent à un enfant.
- L'URL de cette page a été copié !

- Maladies chroniques

- Maladies chroniques

- Maladies chroniques

- Maladies chroniques
À la recherche d’un établissement ?
Découvrez nos solutions de santé en établissement et à domicile.
