Comment maintenir l’autonomie avec la maladie de Parkinson ?

Date de publication : 22/06/26
Date de mise à jour : 06/07/26

La maladie de Parkinson est une maladie neuroévolutive qui peut, avec le temps, affecter les gestes du quotidien et l’indépendance de la personne malade. Malgré tout, la perte d’autonomie n’est pas une fatalité. Grâce à une prise en charge adaptée, à des habitudes de vie bien choisies et à un entourage informé, il est possible de préserver ses capacités et sa qualité de vie durablement. Dans cet article, nous vous offrons des repères fiables et des conseils concrets pour favoriser le maintien de votre autonomie ou celle de votre proche.

17 min

Autonomie et maladie de Parkinson : comprendre les enjeux

La maladie de Parkinson est une maladie neuroévolutive chronique qui touche environ 272 500 personnes en France, avec 25 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année. Elle se caractérise par la disparition progressive de certains neurones produisant la dopamine, une molécule essentielle au contrôle des mouvements et à de nombreuses autres fonctions. Les symptômes moteurs les plus connus (tremblements, rigidité, lenteur des gestes, troubles de l’équilibre) peuvent progressivement impacter les activités du quotidien : se lever, s’habiller, marcher, manger, écrire...

Mais la maladie de Parkinson ne se réduit pas à ses symptômes moteurs. La fatigue, les troubles du sommeil, l’anxiété et les difficultés cognitives et/ou exécutives qui peuvent survenir à un stade plus avancé jouent également un rôle dans l’évolution de l’autonomie. Cette pluralité de symptômes peut inquiéter, tant la personne malade que ses proches.

Un point fondamental à retenir : la maladie de Parkinson n’entraîne pas obligatoirement une perte d’autonomie. Son évolution est propre à chaque individu, et de nombreux leviers permettent de la préserver durablement. Agir tôt, de manière adaptée et avec un accompagnement pluridisciplinaire, c’est ce qui peut faire une réelle différence.

Quelques chiffres à retenir

  • 272 500 personnes atteintes de la maladie de Parkinson en France
  • 17 % des malades ont moins de 50 ans : Parkinson n’est pas réservé aux personnes âgées
  • L’âge moyen au diagnostic est de 58 ans
  •  25 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année

Sources : France Parkinson, Fondation pour la Recherche Médicale

Bouger pour rester libre : l’activité physique, un pilier incontournable

L’activité physique est aujourd’hui reconnue comme l’un des leviers les plus puissants pour préserver l’autonomie des personnes atteintes de Parkinson. Elle améliore la mobilité, renforce l’équilibre, réduit le risque de chutes et agit positivement sur le bien-être mental. Elle favorise également la neuroplasticité, cette capacité du cerveau à réorganiser ses connexions, et stimule naturellement la production de dopamine, ce qui peut également renforcer les effets des traitements médicamenteux.

L’essentiel n’est pas de viser la performance, mais de rester actif, régulièrement et dans le plaisir. Jardiner, faire son lit, monter des escaliers, marcher quotidiennement : tous ces mouvements de la vie ordinaire contribuent déjà à maintenir les capacités musculaires et l’endurance. L’enjeu est de trouver un équilibre personnel, adapté aux capacités de chacun, et de le tenir dans la durée.

Quelles activités pratiquer ?

Plusieurs types d’activités sont particulièrement recommandés pour les personnes parkinsonniennes. Le tai-chi, la marche nordique, le yoga, la natation, le vélo ou la danse permettent à la fois de travailler la coordination, l’équilibre, la posture et la souplesse.

Les activités culturelles et sociales, comme le chant, la pratique d’un instrument ou ma participation à des jeux de société, sollicitent les fonctions cognitives et entretiennent le lien social, facteur de bien-être essentiel.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande, en l’absence de contre-indication médicale, une activité physique d’au moins 150 minutes par semaine à intensité modérée. Il est conseillé de planifier les activités les plus exigeantes lors des phases « ON », les périodes où le traitement médicamenteux est le plus actif, pour en tirer le meilleur bénéfice.

A retenir

Les bénéfices de l’activité physique sur les symptômes parkinsoniens sont bien documentés. Selon France Parkinson, une pratique à dose suffisante peut, dans certaines situations, contribuer à réduire les besoins en traitement médicamenteux d’environ 20 %. Plusieurs équipes de recherche, y compris en France, ont décrit les effets positifs de la rééducation dès les stades très précoces de la maladie, dans une démarche de prévention de la perte d’autonomie.

La rééducation pluridisciplinaire : une équipe au service de l’autonomie

L’activité physique ne peut pas tout. Pour préserver l’autonomie dans les gestes du quotidien, la rééducation pluridisciplinaire joue un rôle central, et ce dès l’annonce du diagnostic, même lorsque les symptômes sont encore discrets. Le recours précoce à une équipe de rééducation permet de mettre en place des stratégies adaptées avant l’apparition de difficultés significatives.

Plusieurs professionnels peuvent intervenir dans ce parcours :

  •       Le kinésithérapeute : il travaille la mobilité, la force musculaire, l’équilibre et la prévention des chutes. C’est l’un des interlocuteurs clés dès le début du parcours de soin.
  •       L’ergothérapeute : il accompagne la personne dans l’adaptation de ses gestes quotidiens et de son environnement pour lui permettre de rester autonome dans ses activités.
  •       L’orthophoniste : il prend en charge les troubles de la voix, de la communication et de la déglutition, souvent sous-estimés, mais pourtant très impactants pour la vie sociale et la sécurité alimentaire.
  •       Le psychomotricien : il travaille sur la coordination, la posture et la relation entre le corps et les émotions, en adoptant une approche globale de la personne.
  •       Le psychologue : il apporte un soutien émotionnel précieux pour traverser les étapes difficiles, gérer l’anxiété ou la dépression qui peuvent accompagner la maladie.

Ces prises en charge sont remboursées dans le cadre de l’ALD 16 (affection de longue durée « maladie de Parkinson »). Des programmes de rééducation spécialisés existent également dans des cliniques de soins médicaux et de réadaptation (SMR) sur l’ensemble du territoire, notamment en hôpital de jour.

Adapter son environnement et son quotidien

Préserver l’autonomie passe aussi par des adaptations concrètes de l’environnement de vie. Ces aménagements, souvent simples, permettent de sécuriser les déplacements, de faciliter les gestes du quotidien et de réduire le risque de chutes, l’une des complications les plus préoccupantes de la maladie.

Aménager le domicile : les incontournables

Quelques adaptations font rapidement la différence :

  •       Retirer les carpettes et les obstacles au sol
  •       Installer des barres d’appui dans la salle de bain et les toilettes
  •       Ajouter des tapis antidérapants dans la douche ou la baignoire
  •       Remplacer les poignées de porte rondes par des poignées à levier
  •       Améliorer l’éclairage, notamment pour les déplacements nocturnes

Un ergothérapeute peut réaliser une évaluation à domicile pour identifier les aménagements les plus pertinents et recommander les aides techniques adaptées (canne, déambulateur, ustensiles ergonomiques...). Des aides financières peuvent être attribuées sous condition pour réaliser pour ces aménagements, notamment via les caisses de retraite, le Conseil départemental pour les plus de 60 ans, l’Agence nationale de l’habitat (Anah) ou la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH). N’hésitez-pas à vous renseigner.

Organiser le quotidien autrement

Au-delà du logement, l’organisation du quotidien elle-même peut être repensée. Planifier les activités les plus exigeantes lors des phases « ON », ménager des temps de repos, anticiper les déplacements : autant d’adaptations qui permettent de conserver une vie active et épanouissante. Maintenir une vie sociale, même réduite, est tout aussi important : le lien avec les autres agit positivement sur la motivation et la qualité de vie globale.

Pour en savoir plus sur la prise en charge des personnes parkinsoniennes dans les établissements LNA Santé

Conseils pratiques pour les proches

Impliquer la personne malade dans les décisions d’aménagement est fondamental. Proposer plutôt qu’imposer. Demander son avis, respecter ses choix. Préserver son sentiment de contrôle et d’autonomie est tout aussi important que les adaptations matérielles elles-mêmes. Une prise en charge ergothérapeutique, menée avec la personne et non à sa place, est plus efficace et mieux acceptée.

L’accompagnement spécialisé : quand et comment y faire appel ?

À domicile, de nombreuses ressources permettent de maintenir l’autonomie plus longtemps : équipes mobiles spécialisées en maladies neuroévolutives, services d’aide à domicile, accueils de jour spécialisés. Ces dispositifs permettent de bénéficier d’un suivi pluridisciplinaire tout en restant dans son environnement familier.

Lorsque les besoins évoluent et que le maintien à domicile devient difficile à assurer dans de bonnes conditions de sécurité et de qualité de vie, un accompagnement en EHPAD spécialisé peut être envisagé. Ce n’est aucunement un abandon : c’est une décision qui permet à la personne malade de bénéficier d’une prise en charge coordonnée, adaptée à son stade de maladie, tout en soulageant un entourage souvent épuisé.

L’accompagnement en EHPAD spécialisé Parkinson

Au sein de ses établissements, LNA Santé a développé ParKours, un dispositif spécifiquement dédié à l’accompagnement des résidents atteints de la maladie de Parkinson. Déjà déployé dans cinq établissements (Les Pléiades, Les Nyméphas, Jardins de Leysotte, Mas de la Côte Bleue et d’autres), ce dispositif co-construit avec France Parkinson  intègre des activités de rééducation et de réadaptation adaptées, un suivi pluridisciplinaire renforcé et des actions de soutien pour les proches.

Les Nids des Aidants : un soutien pour celles et ceux qui accompagnent

LNA Santé propose également, via ses trois plateformes de répit appelées Nids des Aidants, un soutien spécifique aux proches aidants : en Vendée, en Essonne et en Seine-et-Marne. Ces espaces offrent un temps pour souffler, être écouté et se ressourcer, dans un cadre bienveillant et professionnel. Prendre soin de soi en tant qu’aidant est essentiel : c’est une condition pour être présent et disponible sur le long terme.

  • Maison de retraite médicalisée
Toulon
-
Résidence Les Pléiades

· 69 avis

Formule d'accueil
  • Hébergement permanent
Spécialités
  • Parkinson
  • Pôle d’Activités et de Soins Adaptés
  • Unité(s) Alzheimer
  • Maison de retraite médicalisée
Pacé
-
Résidence Les Nymphéas

· 25 avis

Formule d'accueil
  • Hébergement permanent
Spécialités
  • Parkinson
  • Unité(s) Alzheimer
  • Unité(s) ouverte(s)
  • Maison de retraite médicalisée
Villenave-d'Ornon
-
Les Jardins de Leysotte

· 47 avis

Formule d'accueil
  • Accueil de jour
  • Hébergement permanent
  • Hébergement temporaire
Spécialités
  • Parkinson
  • Unité(s) Alzheimer
  • Maison de retraite médicalisée
Martigues
-
Le Mas de la Côte Bleue

· 45 avis

Formule d'accueil
  • Hébergement permanent
  • Hébergement temporaire
Spécialités
  • Parkinson
  • Pôle d’Activités et de Soins Adaptés
  • Unité(s) Alzheimer

Questions fréquentes sur la maladie de Parkinson

Non, pas nécessairement. La maladie de Parkinson est une maladie neuroévolutive dont l’évolution est propre à chaque personne. Certaines personnes vivent de nombreuses années avec une autonomie bien préservée, notamment grâce à une prise en charge adaptée dès le début : traitement médicamenteux, rééducation, activité physique régulière et soutien de l’entourage. Il est impossible de prévoir avec certitude l’évolution de chaque situation, et c’est précisément pourquoi agir tôt et de manière proactive fait une différence réelle.

Les activités les plus recommandées sont celles qui travaillent à la fois l’équilibre, la coordination et la souplesse : marche nordique, tai-chi, yoga, natation, vélo ou danse. Ce qui compte avant tout, c’est la régularité et le plaisir. Tous les mouvements de la vie quotidienne (faire ses courses, jardiner, monter des escaliers) contribuent déjà à maintenir les capacités musculaires. Avant de commencer un nouveau programme, il est conseillé d’en parler à son médecin ou à son kinésithérapeute.

C’est l’un des défis les plus fréquents pour les proches aidants. La clé est de trouver l’équilibre entre aide et espace d’action. Laisser la personne malade accomplir ses activités elle-même, même si cela prend plus de temps, renforce sa confiance en elle et préserve son sentiment d’autonomie. Proposer plutôt qu’imposer, associer la personne aux décisions, ne pas anticiper à sa place : ces attitudes font une réelle différence au quotidien.

Il n’existe pas de moment précis. La décision dépend du stade de la maladie, de l’environnement familial, de l’état de l’aidant principal et des souhaits de la personne malade. Elle se prend idéalement en amont d’une situation de crise, en prenant le temps de la réflexion et en impliquant tous les acteurs concernés, y compris les équipes médicales et soignantes. Un accompagnement en EHPAD spécialisé peut offrir à la personne malade une qualité de vie préservée, avec un suivi renforcé, des activités adaptées et un lien social préservé.

Plusieurs dispositifs existent selon la situation. L’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) est accessible aux personnes de plus de 60 ans en perte d’autonomie. Les caisses de retraite proposent également des aides pour l’adaptation du logement. L’Anah (Agence nationale de l’habitat) soutient les travaux d’adaptation. La MDPH peut intervenir pour les personnes reconnues en situation de handicap de moins de 60 ans. Un travailleur social ou le service France Parkinson de votre département peut vous aider à identifier les aides disponibles.

France Parkinson dispose d’un réseau national de comités départementaux proposant des ateliers, un soutien psychologique, des programmes pour les aidants et une ligne d’écoute dédiée (01 45 20 22 20). Les Centres Experts Parkinson, répartis dans toute la France, regroupent des équipes pluridisciplinaires spécialisées. LNA Santé permet une prise en soin des personnes touchées par la maladie de Parkinson, dans plusieurs de ses établissements, le dispositif ParKours spécifiquement dédié à l’accompagnement des personnes parkinsoniennes, ainsi que des Nids des Aidants en Vendée, en Essonne et en Seine-et-Marne pour soutenir les proches aidants.

Plusieurs ressources peuvent vous orienter : votre médecin traitant ou le neurologue de votre proche, les Centres Experts Parkinson (CEP) présents dans plusieurs CHU en France, l'association France Parkinson qui dispose d'un annuaire de ressources, et les équipes LNA Santé, joignables via le site lna-sante.com. Pour les aidants en situation d'épuisement, les Nids des Aidants LNA Santé (Vendée, Essonne, Seine-et-Marne) proposent également un accompagnement dédié.

 

En savoir plus sur France Parkinson et LNA Santé

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Accompagnement Parkinson en EHPAD LNA Santé
Découvrez le dispositif ParKours et les établissements disponibles
lna-sante.com/maisons-de-retraite/parkinson/ 

France Parkinson
Informations sur la maladie, annuaire de ressources, soutien aux patients et proches
franceparkinson.fr

Pour les personnes âgées (service public)
Comparateur officiel des EHPAD en France
pour-les-personnes-agees.gouv.fr 

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Article rédigé par Aurore

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