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Maladies chroniques : pourquoi les activités thérapeutiques sont-elles essentielles ?
Les maladies chroniques, qu’il s’agisse de pathologies neuro-évolutives comme la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson, de maladies cardiovasculaires, respiratoires ou encore du cancer, touchent des millions de personnes en France. Leur prise en charge ne se résume pas aux seuls traitements médicamenteux. La recherche médicale montre de manière croissante que les activités thérapeutiques, lorsqu’elles sont bien encadrées et adaptées, peuvent contribuer à améliorer significativement la qualité de vie des patients.
Prenons l’exemple de deux pathologies neuro-évolutives particulièrement fréquentes en établissement de santé :
Dans le cas de la maladie d’Alzheimer
Cette maladie affecte la mémoire, le langage et les capacités cognitives de façon progressive. Des activités comme la stimulation cognitive, l’art-thérapie ou la méthode Montessori permettent de maintenir plus longtemps les capacités restantes, de réduire l’agitation et d’améliorer le bien-être émotionnel des résidents. La médiation animale, par exemple, peut favoriser une reconnexion émotionnelle chez des patients qui ne communiquent plus facilement par la parole.
Dans le cas de la maladie de Parkinson
Au-delà des traitements médicamenteux, plusieurs études soulignent les bénéfices de la danse-thérapie, du yoga ou de la gymnastique douce sur les troubles moteurs liés à Parkinson : amélioration de l’équilibre, réduction de la rigidité, maintien de la coordination. La musique joue également un rôle documenté : le rythme de la musique peut faciliter la marche chez les personnes atteintes de cette pathologie.
Ces activités, qu’elles concernent la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson ou une autre pathologie chronique, s’inscrivent en complément du traitement médical, jamais en substitution. Elles sont toujours proposées dans le cadre d’une prise en charge globale et personnalisée, sous la supervision d’une équipe médicale et paramédicale.
Les activités thérapeutiques proposées en EHPAD
Dans les EHPAD gérés par LNA Santé, l’accompagnement des résidents atteints de maladies chroniques s’appuie sur un éventail d’activités thérapeutiques pensées pour stimuler, apaiser et maintenir l’autonomie le plus longtemps possible.
L’art-thérapie
Musique, dessin, peinture, théâtre : l’art-thérapie utilise la création comme médiation thérapeutique. Elle favorise l’expression émotionnelle, renforce la confiance en soi et stimule les fonctions cognitives. Pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, elle favorise un accès à des émotions et des souvenirs qui ne passent plus par la parole.
La médiation animale
La présence d’animaux en établissement peut avoir un effet apaisant remarquable sur les résidents, y compris ceux présentant des troubles cognitifs évolués. La médiation animale favorise la communication non verbale, réduit l’anxiété et le sentiment de solitude, et contribue à une meilleure qualité de vie au quotidien.
L’approche sensorielle : salle Snoezelen et luminothérapie
La salle Snoezelen est un environnement multisensoriel conçu pour apporter calme et bien-être aux personnes présentant des troubles cognitifs ou comportementaux. Lumières douces, sons enveloppants, textures : cet espace favorise la détente et peut réduire les comportements agités. La luminothérapie peut quant à elle contribuer à réguler les troubles du sommeil, fréquents chez les personnes atteintes d’Alzheimer.
L’activité physique adaptée : gymnastique douce, yoga, danse-thérapie
Maintenir une activité physique régulière, même modérée, est bénéfique pour les personnes âgées fragilisées. La gymnastique douce entretient la souplesse et l’équilibre, réduisant ainsi le risque de chutes. La danse-thérapie, en particulier, est reconnue pour ses effets positifs sur les personnes atteintes de Parkinson : elle combine mouvement, rythme et lien social.
La stimulation cognitive
Jeux de société, jeux de mémoire, quiz, ateliers de réminiscence : ces activités visent à entretenir les fonctions cognitives et à maintenir l’engagement mental des résidents. Elles participent également au maintien du lien social et à la prévention de l’isolement.
Les techniques de relaxation
Sophrologie, méditation, Music Care : ces approches visent à réduire le stress, favoriser un sommeil de meilleure qualité et apporter un apaisement émotionnel. Le Music Care, protocole de musicothérapie réceptive développé en milieu médical, est notamment utilisé pour accompagner les patients dans des moments anxiogènes ou douloureux.
Les activités manuelles : jardinage et cuisine
Jardiner, cuisiner, créer de ses mains : ces activités du quotidien ont une valeur thérapeutique réelle. Elles stimulent la motricité fine, ancrent les résidents dans le temps présent, et ravivent des mémoires sensorielles et affectives profondes. Elles contribuent aussi à restaurer un sentiment d’utilité et de compétence.
La méthode Montessori adaptée aux personnes âgées
Adaptée aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés, la méthode Montessori repose sur la valorisation des capacités restantes plutôt que sur les déficits. Elle propose des activités simples, concrètes et porteuses de sens, adaptées à chaque résident, afin de favoriser l’engagement, la confiance en soi et la dignité.
Les activités thérapeutiques proposées en clinique SMR
Dans les cliniques de Soins Médicaux et de Réadaptation (SMR) de LNA Santé, les activités thérapeutiques s’inscrivent dans des programmes personnalisés de rééducation et de réadaptation.
L’objectif : aider chaque patient à retrouver le meilleur niveau d’autonomie possible, tout en prenant soin de sa santé globale.
L’espace bien-être : relaxation et sophrologie
Des séances de relaxation guidée et de sophrologie sont proposées aux patients pour les aider à gérer l’anxiété, la douleur et le stress liés à la maladie ou à l’hospitalisation. Ces techniques, encadrées par des professionnels de santé formés, complètent utilement la prise en charge médicale.
L’hydrothérapie et la balnéothérapie
L’eau est un support thérapeutique précieux en réadaptation. Les séances en bain thérapeutique ou en piscine permettent de travailler la mobilité, la force musculaire et l’équilibre dans un environnement qui réduit les contraintes articulaires. Elles sont particulièrement indiquées pour les patients souffrant de pathologies rhumatologiques, neurologiques ou cardiovasculaires.
Le plateau de rééducation avec réalité virtuelle
La réalité virtuelle fait son entrée dans les programmes de rééducation. En immergent le patient dans un environnement simulé, elle permet de travailler l’équilibre, la coordination ou la rééducation neurologique de façon interactive et motivante. Elle contribue également à réduire la douleur perçue lors des exercices de rééducation.
Les Serious Games
Ces jeux à visée thérapeutique permettent d’engager les patients dans leur rééducation de manière ludique. Qu’il s’agisse de stimulation cognitive, de rééducation motrice ou de travail de l’attention, les Serious Games favorisent l’adhérence au programme de soins et renforcent la motivation.
Les activités sportives adaptées et le handisport
Le sport est un outil thérapeutique à part entière. En SMR, des activités sportives adaptées aux capacités de chaque patient sont proposées par l’équipe médicale, paramédicale et de rééducation. Le handisport, notamment, ouvre de nouvelles perspectives aux patients présentant un handicap moteur : il favorise la reprise de confiance en soi, la réinsertion sociale et démontre que des pratiques sportives restent accessibles quelles que soient les limitations physiques.
Le sport comme outil de reconstruction : l’exemple du centre de réadaptation du Moulin Vert
Pour illustrer concrètement la place du sport dans la réadaptation des patients atteints de maladies chroniques, rien ne vaut un exemple concret. Le 10 mars 2026, Thibaud Lefrançois, para-athlète de l’équipe de France et ambassadeur sport-santé, est intervenu au centre de réadaptation du Moulin Vert, à Nieuil-l’Espoir, un établissement SMR de LNA Santé.
Lors de cette intervention, les patients ont pu s’essayer au volley assis, activité sportive collective et ludique qui a rapidement séduit les participants. Au-delà du plaisir immédiat, cette séance illustre parfaitement ce que le sport peut apporter dans un parcours de réadaptation : récupération fonctionnelle, reconstruction du lien social, et regain de confiance en ses propres capacités.
Ça bouge pas mal, et puis on rigole avec des personnes qui partagent notre quotidien et les mêmes problématiques.
Un résident du centre du Moulin Vert, lors de la venue de Thibaud Lefrançois
Au Moulin Vert, les patients présentent des profils très variés : certains ont subi un infarctus ou une opération à cœur ouvert, d’autres souffrent de maladies chroniques cardiovasculaires ou respiratoires. La priorité reste l’adaptation : les exercices sont ajustés aux capacités de chacun, en lien étroit avec l’équipe pluridisciplinaire composée de spécialistes en cardiologie et pneumologie, d’infirmiers et de psychologues.
Comme le souligne Francesca Faulcon, rééducatrice au Moulin Vert, l’activité sportive agit aussi sur le moral :
Elle entraîne la sécrétion d’endorphines, ce qui procure une sensation de bien-être.
Francesca Faulcon, rééducatrice au centre du Moulin Vert
Si tous les patients n’arrivent pas avec l’envie de pratiquer une activité physique, beaucoup repartent avec une confiance retrouvée. Certains redécouvrent même des capacités qu’ils pensaient avoir perdues, comme courir ou reprendre une activité régulière.
La venue d’un ambassadeur sport-santé comme Thibaud Lefrançois illustre l’engagement de LNA Santé en faveur d’une réadaptation active et inclusive, où le sport est considéré comme un véritable outil thérapeutique au service du patient.
Ne pas oublier les aidants
La maladie chronique ne touche pas seulement le patient. Elle impacte aussi profondément les proches aidants, qui jouent au quotidien un rôle aussi important que difficile.
LNA Santé dispose de trois Plateformes de Répit et de Ressources (PFR) appelées « Nid des Aidants », implantées en Vendée, en Essonne et en Seine-et-Marne. Ces structures proposent aux aidants un espace d’écoute, de répit et d’accompagnement, pensé pour prendre soin de ceux qui prennent soin de leur proche malade.
Conclusion
Face aux maladies chroniques, le traitement médical seul ne suffit pas toujours à répondre à l’ensemble des besoins des patients. Les activités thérapeutiques, qu’elles s’inscrivent dans un cadre de rééducation en SMR ou dans l’accompagnement quotidien en EHPAD, constituent un complément précieux pour améliorer la qualité de vie, maintenir l’autonomie et soutenir le moral des patients.
Dans chacun de ses établissements, LNA Santé s’engage à proposer des programmes adaptés et encadrés par des professionnels formés, au service d’une prise en charge globale et bienveillante de chaque personne fragilisée.
Les questions fréquentes
Quels sont les traitements alternatifs les plus courants ?
Parmi les approches les plus souvent proposées en établissement de santé, on trouve l’art-thérapie, la sophrologie, la méditation, la musicothérapie, la médiation animale, les activités physiques adaptées et la stimulation cognitive. Ces activités sont intégrées à la prise en charge globale du patient, en complément des traitements médicaux, et encadrées par des professionnels formés.
Quelle est la différence entre une thérapie alternative et une thérapie complémentaire ?
Une thérapie alternative s’utilise à la place du traitement médical conventionnel, en se substituant à lui, ce qui peut présenter des risques réels. Une thérapie complémentaire, en revanche, s’intègre au parcours de soins existant sans le remplacer, dans le but d’améliorer le confort et la qualité de vie du patient. C’est dans ce second cadre que s’inscrivent toutes les activités proposées par LNA Santé.
Quel est l’intérêt des activités thérapeutiques sur les maladies chroniques ?
Ces activités ne visent pas à guérir la maladie chronique, mais peuvent contribuer à en atténuer les effets au quotidien : réduction de la douleur, apaisement de l’anxiété, amélioration du sommeil, maintien des capacités cognitives ou motrices, et renforcement du lien social. Les bénéfices observés sont variables d’un patient à l’autre et doivent toujours être évalués avec l’équipe soignante.
La médecine alternative est-elle dangereuse ?
Les activités thérapeutiques ne présentent généralement pas de risque lorsqu’elles sont pratiquées dans un cadre médical encadré. En revanche, il est fortement déconseillé d’abandonner un traitement médical au profit d’une approche non conventionnelle sans avis médical, ou de faire confiance à des promesses de guérison. La clé : la transparence avec son médecin et le recours à des praticiens sérieusement formés.
Sources et références
- Haute Autorité de Santé (HAS) - Recommandations sur les pratiques complémentaires et les soins de support.
- Institut National du Cancer (INCa) - Activité physique et cancer : données scientifiques et recommandations.
- Organisation Mondiale de la Santé (OMS) - Stratégies sur la médecine traditionnelle 2019-2025.
- Le7.info - « Se reconstruire par le sport », Pierre Bujeau, 19 mars 2026.
- LNA Santé - Programmes de rééducation, de réadaptation et dispositifs Nid des Aidants.
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