D’un projet médical à l’engagement infirmier

Après un baccalauréat scientifique, Étienne s’oriente naturellement vers des études de médecine. Deux années plus tard, l’échec au concours le conduit à repenser son projet professionnel. Il choisit alors la voie des soins infirmiers, qu’il exerce pendant trois ans dans différents services : psychiatrie, médecine de soins courants... S’il apprécie la dimension très pratique du métier, un sentiment persiste : 

« J’apprenais tous les jours, j’avais plein de connaissances, mais pas tous les tiroirs pour les ranger. » 

Ces premières années lui permettent de se construire une solide expérience de terrain, tout en faisant émerger une envie plus profonde : avoir davantage de poids dans la prise en charge médicale, et, comme il le dit lui-même, « orienter plus ses prises en charge ». 

La découverte du métier d’IPA : une évidence

Après des expériences en EHPAD, en SSIAD et des vacations, Étienne découvre réellement le métier d’IPA en 2021, en pleine période Covid, au contact d’une professionnelle déjà en poste. C’est une révélation. 

Le métier répond précisément à ses attentes : 

  • approfondir ses connaissances, 
  • réaliser un examen clinique, 
  • développer un versant plus médical, 
  • tout en conservant l’ADN infirmier. 

 Il intègre alors la formation d’IPA. Deux années d’études intenses, qu’il vit avec enthousiasme : 

« J’avais soif d’apprendre, je m’éclatais. » 

La formation comprend un tronc commun, des stages en première et deuxième année, ainsi qu’un temps dédié à la recherche. Aujourd’hui encore, Étienne poursuit une formation continue quasi permanente, indispensable dans un métier en constante évolution. 

IPA : un rôle autonome et complémentaire 

Mais concrètement, qu’est-ce qu’un IPA ? 

C’est un infirmier disposant de compétences élargies, incluant des compétences médicales, capable de faire face à des situations complexes. L’IPA est autonome dans sa prise en charge, peut prescrire, et dispose d’un champ d’action élargi. 

Sa force réside dans sa vision globale du patient. Issu du soin infirmier, il connaît les angoisses, les fragilités et le quotidien des patients. Cette culture du soin reste centrale : « L’IPA doit garder cette vision infirmière. On est complémentaires dans la prise en charge médicale, on a une vision globale du patient et on peut prendre le temps pour aller sur des choses plus complexes. » 

Aujourd’hui, plusieurs mentions existent : oncologie, néphrologie, psychiatrie, pathologies chroniques stabilisées, et plus récemment, les urgences. 

Une vraie valeur ajoutée pour les patients

Sur le plan personnel et professionnel, le métier d’IPA apporte à Étienne confianceresponsabilités et stimulation intellectuelle. Il se sent plus légitime, plus engagé, et fier du chemin parcouru. 

Dans les équipes, l’IPA n’est pas en concurrence avec les médecins, mais dans une logique de complémentarité. Il peut prendre le temps nécessaire pour approfondir certaines situations, notamment sur des prises en charge complexes ou chroniques, au bénéfice direct des patients. 

Une journée type pour Etienne 

Actuellement, Étienne travaille à la Résidence La Meulière de la Marne. Ses journées s’organisent autour de plusieurs temps forts : 

  • le matin, la gestion et la réévaluation des pathologies chroniques, 
  • l’accueil des transmissions des infirmiers, 
  • le suivi des patients en soins palliatifs ou nécessitant une surveillance rapprochée, 
  • l’après-midi, les renouvellements de prescriptions, avec des analyses plus approfondies (bilans sanguins, suivi clinique…). 

Développer le métier chez LNA Santé

Arrivé chez LNA Santé en juillet 2025, Étienne participe activement à la construction et à la structuration du métier d’IPA au sein du groupe. Ses missions dépassent le terrain : il contribue à expliquer le rôle, à poser un cadre, à réfléchir à son déploiement et devient référent IPA en Île-de-France. Il souligne un environnement de travail structuré, un accueil préparé et une organisation cohérente : « Ils font ce qu’ils disent, et ça m’a plu. » 

Et demain ?

Le métier d’IPA est encore jeune, et les pratiques restent hétérogènes. Pour Étienne, l’enjeu des prochaines années est clair : harmoniser, modéliser et développer. Son ambition est que les IPA soient de plus en plus nombreux, notamment en EHPAD, où les besoins sont réels. Il se dit prêt à s’investir pleinement pour accompagner ce développement, convaincu que l’IPA représente une véritable plus-value pour les patients, les familles et les équipes.