Les troubles du sommeil sont souvent multifactoriels et nécessitent l’intervention de médecins de spécialités différentes. C’est la raison pour laquelle les établissements LNA Santé proposent l’accompagnement d’une équipe médicale et paramédicale avec des spécialités complémentaires :
- Pneumologues, Infirmières spécialisées, diététiciennes, allergologues, ORL, orthophonistes et kinésithérapeutes oro-maxillo-facial, stomatologues, neurologues et cardiologues.
La prise en charge médicale globale permet un accès plus rapide aux consultations et un parcours de soins cohérent.
Certains facteurs environnementaux liés aux conditions de vie favorisent le développement des troubles du sommeil et les renforcent– parmi eux :
- L’anxiété, l’hyperstimulation, notamment via les écrans, le travail de nuit ou en horaires décalés, l’obésité.
A noter : la perturbation du cycle du sommeil est fréquente chez les patients aux comorbidités conséquentes (insuffisance cardiaque ou rénale par exemple).
Polysomnographie et polygraphie : quelles différences ?
Définition de la polysomnographie

La polysomnographie est un examen médical qui permet l’enregistrement du sommeil, de la ventilation et de mouvements corporels au cours de la nuit. Cet examen complet permet d’identifier des anomalies du sommeil. Grâce à des capteurs, les activités cérébrales (électroencéphalogramme), oculaires (électro-oculogramme), musculaires (électromyogramme) et cardiaques (électrocardiogramme) sont observées.
Lors de l’examen, le patient est filmé en continu. Son comportement, ses mouvements et sa position sont observés par le médecin. Grâce aux signaux ventilatoires, il est possible de mesurer les ronflements (microphone posé à proximité du cou), d’observer l’activité respiratoire via des sangles placées au niveau du thorax et du ventre, et à l’aide d’une canule située dans le nez (canule de débit nasal).
Le niveau d’oxygène présent dans le sang du patient est recueilli par un capteur situé au bout du doigt. Cet examen est généralement réalisé au cours d’une hospitalisation.
Il est le plus précis pour réaliser le diagnostic du syndrome d’apnée du sommeil car il permet de repérer l’impact de celui-ci sur l’oxygénation (index de désaturation) et sur le sommeil (index de micro-éveils).
Définition de la polygraphie ventilatoire
La polygraphie consiste uniquement en une analyse de la ventilation du patient (oxygène, fréquence, flux respiratoire…). Elle est mesurée grâce aux sangles sur le thoraco-abdominales et au capteur de débit nasal. Moins contraignante que la polysomnographie, elle est aussi moins poussée et plus simple à réaliser. Elle peut être tout à fait indiquée pour certains patients, notamment les plus symptomatiques. La polygraphie ventilatoire est souvent réalisée au domicile des patients.
Elle est moins précise que la polysomnographie pour réaliser le diagnostic d’un syndrome d’apnée du sommeil.
Quand la polysomnographie est-elle prescrite ?
Un enregistrement polysomnographique sera préconisé dans les situations suivantes :
- Une somnolence ou fatigue significative accompagnant des signes légers à modérés pour un syndrome d’apnées – hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS)
- Une somnolence significative accompagnant des temps de sommeil plus ou moins allongés, sans signes d’orientation. Elle est alors associée à un test de latence à l’endormissement afin de rechercher des éléments pour une hypersomnie ou une narcolepsie.
- En complément d’examen d’une polygraphie ventilatoire au domicile qui n’aurait pas suffi pour faire un diagnostic précis du trouble respiratoire nocturne.
- La recherche de mouvements périodiques jambiers qui peuvent accompagner un syndrome de jambes sans repos.
- La recherche et la caractérisation de parasomnies ou de comportements moteurs anormaux pendant le sommeil.
- L’exploration d’une insomnie résistante au traitement.
- L’évaluation de la ventilation nocturne au cours des différents stades de sommeil chez des patients en obésité ou présentant des maladies respiratoires sévères (recherche d’une hypoventilation, c’est à dire une augmentation du gaz carbonique dans le sang ou d’une hypoxémie, c’est à dire un manque d’oxygène). Un gaz du sang au réveil est réalisé dans ce cas ou le suivi de l’évolution du gaz carbonique la nuit (capnographie).
- Le contrôle de l’efficacité des traitements respiratoires nocturnes dans le SAS (orthèse d’avancée mandibulaire, ventilation par pression positive continue).
Dans le cas de symptômes francs pour un SAHOS ou en dépistage chez un patient non symptomatique (bilan de certaines maladies cardiovasculaire comme l’hypertension artérielle, une arythmie ou un AVC, bilan avant une chirurgie bariatrique), une polygraphie au domicile sera préconisée dans un premier temps.
Qui sont les patients les plus concernés par la polysomnographie ?
Les médecins spécialistes LNA Santé préconisent des examens tels que la polygraphie ventilatoire ou la polysomnographie pour les patients qui pourraient être atteints d’un syndrome d’apnée du sommeil, pour des patients présentant une somnolence et notamment au volant (en particulier dans le cadre professionnel), décrivant une fragmentation importante du sommeil, ou en bilan suite à un AVC. Parfois les patients ont des facteurs de comorbidité conséquents : obésité, diabète…
La polysomnographie peut aussi être prescrite dans des cas particuliers d’hypoventilation, d’épilepsie nocturne, de maladies respiratoires sévères instables (asthme ou BPCO), de mouvements jambiers nocturnes, dans certains cas de dépression ou pour évaluer l’efficacité de certains traitements.
La polysomnographie peut également être prescrite pour les enfants.
Comment se déroule une polysomnographie ?
Quelle est la procédure habituelle ?
La prescription de l’examen de polysomnographie peut être faite par un médecin traitant, un pneumologue, un orthodontiste ou encore un ORL.
Elle se déroule généralement en 3 étapes :

Etape 1 :
Le patient se rend au centre du sommeil sur rendez-vous. Il est reçu par l’équipe du centre spécialement formée à ces examens et qui prépare le matériel, prend connaissance de la prescription, prépare la grille d’analyse, et informe le patient du déroulement de l’examen. Le plus souvent, le patient arrive l’après-midi de l’examen qui se déroule la nuit.
Etape 2 :
C’est ensuite le moment de la réalisation de l’examen avec la pose des capteurs. Les électrodes sont placées sur le crâne, la poitrine, le visage, les bras, les jambes. Le patient est également filmé. L’équipe observe la qualité des données enregistrées par les appareils. L’examen dure en moyenne huit heures (du moins le temps de sommeil du patient). La collecte des paramètres et le suivi du patient pendant la durée de l’examen permettent d’établir une analyse précise. Parfois, l’examen se poursuit avec un test de vigilance (test de maintien d’éveil ou de latence d’endormissement), ou peut-être complétée par une actimètrie qui enregistre les mouvements la journée comme la nuit sur une période plus longue. A l’issue du test, les capteurs sont débranchés et le matériel désinfecté.
Etape 3 :
Une fois les paramètres enregistrés à partir de données brutes, le médecin spécialiste interprète les données et rédige ses conclusions. Cette synthèse est remise au médecin ayant orienté le patient et au patient.
Ainsi une analyse du sommeil et de la ventilation permet de réaliser un diagnostic précis d’un trouble respiratoire du sommeil (SAHOS par exemple), de mouvements périodiques jambiers ou d’autres maladies et d’en connaître la sévérité.
Quels traitements pour le SAHOS ?
Pour établir la sévérité du SAHOS, le médecin s’aidera de la valeur de l’index d’apnée-hypopnées obstructives établit par heure de sommeil (polysomnographie) ou par heure d’enregistrement (polygraphie), de l’index de micro-éveils dus aux évènements respiratoires, de l’index de désaturation (nombre de fois par heure où la saturation en oxygène baisse d’au moins 3%). Il ne faut par ailleurs pas oublier de rapprocher ces résultats aux plaintes du patient (somnolence).
Les traitements sont mis en place une fois que l’on a repéré le nombre d’apnées.
- Si les apnées sont supérieures à 30/h avec des symptômes (somnolence, la fatigue, les pauses respiratoires, les maux de tête, la nycturie, la fragmentation du sommeil, les ronflements), on parle de SAHOS sévère. Il sera proposé en première intention une machine de ventilation nocturne en pression positive continue (PPC) afin d’obtenir un bénéfice clinique. La PPC crée une pression d’air au niveau de la gorge du patient afin d’éviter les apnées. Elle fonctionne comme une attelle pneumatique.
- Si les apnées sont comprises en 15 et 30/h, il s’agit d’apnées du sommeil modérées. Plusieurs choix sont possibles en fonction de l’âge du patient, de son morphotype et de ses symptômes. Une PPC peut être prescrite mais des alternatives sont possible avec par exemple une orthèse d’avancée mandibulaire (réalisée par un dentiste ou un stomatologue qui permet d’avancer la base de la langue et d’ouvrir les voies respiratoires). Un traitement positionnel peut suffire si les anomalies respiratoires ne surviennent qu’en position dorsale.
De façon générale, pour des patients obèses ou en surpoids, l’amaigrissement a un effet bénéfique sur les apnées du sommeil.
Où trouver des centres du sommeil ou des cliniques pratiquant la polysomnographie ?
Certains établissements du réseau LNA Santé disposent de polygraphes nocturnes et d’un système d’appareils capables de réaliser des polygraphies à domicile.
Certains établissements, comme la clinique Saint Roch, proposent cette spécialité en cohérence avec les besoins des patients présents sur le territoire. Ils ont ainsi créé un parcours de soins qui facilite les interactions entre les différentes spécialités : neurologue, pneumologue, ORL, allergologue, psychiatre, orthophoniste, diététicien…
Ainsi, la clinique Saint-Roch dispose d’un centre du sommeil composé de 5 chambres et géré par une équipe spécialisée. Au sein de l’établissement, Catherine Lamblin, pneumo-allergologue, qui possède un diplôme universitaire spécialisé dans les troubles du sommeil de l’enfant, accueille et reçoit les enfants.
Quel est le coût d’une polysomnographie et des traitements ?
La polysomnographie et la polygraphie respiratoire sont des actes inscrits dans la classification commune des actes médicaux (CCAM) et pris en charge par l’Assurance maladie.
Pour un examen de polysomnographie (8h à 12h) réalisé par un médecin (secteur 1 sans dépassement) le coût est de 214, 27 euros. Pour la polygraphie, cela coûte 145,92 euros. Lorsque l’examen est réalisé dans une clinique, celle-ci perçoit environ 300 euros pour le forfait d’hospitalisation. A l’hôpital, il est de 500 euros environ pour une nuit. Parfois, dans le cadre d’une activité en libéral, le dépassement d’honoraires est pratiqué.
En ce qui concerne le traitement par PPC, la prise en charge par la sécurité sociale est de 60%. Il reste donc 40% à la charge de la complémentaire. Si le traitement est rattaché à certaines maladies (AVC, arythmie…), il peut être englobé dans la prise en charge complète (100%).
Lorsqu’un prestataire de santé à domicile est sollicité pour la location du matériel médical, le tarif est dégressif en fonction du taux d’utilisation. Le remboursement de la sécurité sociale dépend des heures d’utilisation. La sécurité sociale demande au prestataire que le patient soit suivi par un télé suivi (recueil à distance des données quotidiennes de la machine) et c’est en fonction des résultats que s’établit la facturation. Le traitement suppose donc un engagement important du patient avec un retour sur son utilisation.
La polysomnographie pour les enfants ?
Il est fréquent que les enfants connaissent des troubles du sommeil. Ils peuvent avoir du mal à s’endormir, connaître des épisodes de terreurs nocturnes, des insomnies ponctuelles … Toutes ces perturbations du cycle de sommeil jouent un rôle sur l’irritabilité, l’excitation, les apprentissages ou la fatigue. Pour autant, ces difficultés ne nécessitent pas toujours de faire des examens médicaux plus complets. Les troubles du sommeil sont le plus souvent passagers c’est-à-dire qu’ils disparaissent au bout d’un certain temps.
Cependant, certains enfants ou adolescents rencontrent des troubles du sommeil chroniques. Ils peuvent être sujet à des insomnies chroniques ou des syndromes d’apnée du sommeil. Ces enfants sont alors accompagnés et soignés par des spécialistes : ORL, pneumologue, orthodontistes, pédiatres…
Pour cela, il est parfois conseillé de lui faire passer un examen du sommeil. On l’appelle polysomnographie.
Dis, qu’est-ce que c’est la polysomnographie ?
La polysomnographie n’est pas un gros mot. C’est un mot qui désigne un examen médical utile pour comprendre pourquoi un enfant ne dort pas bien. Grâce à lui, le médecin analyse les différentes phases de son sommeil, sa respiration et son comportement pendant la nuit. Pour cela, il utilise différents capteurs qu’il pose un peu partout sur le corps. Ces petits capteurs vont lui fournir des informations précieuses sur :
- Le sommeil,
- La respiration,
- Les battements du cœur,
- Le mouvement des jambes,
- Les bruits, l’activité des yeux. A la fin de l’examen et après avoir tout étudié, le médecin peut poser un diagnostic.
Troubles du sommeil chez vos enfants : quand avoir recours à la polysomnographie ?
Il y a souvent plusieurs causes dans les troubles du sommeil des enfants . Par exemple, on retrouve :
- Le rythme de vie,
- L’environnement (la lumière, les bruits),
- L’obésité,
- La surexposition aux écrans notamment le soir,
- L’asthme et les allergies… Cependant, lorsque le pédiatre ou le médecin traitant suspecte un syndrome d’apnée-hypopnée obstructive du sommeil (SAHOS), il peut prescrire une polysomnographie.
L’examen est souvent réalisé de nuit dans un laboratoire du sommeil spécialisé en pédiatrie. Dans certains cas précis, avant une opération pour retirer les amygdales ou les végétations par exemple, la polysomnographie peut être jugée nécessaire. En effet, quand, vers six ans, les amygdales de certains enfants grossissent très vite, il est fréquent qu’ils puissent devenir des enfants ronfleurs voire apnéiques. Cela peut se traduire par un sommeil agité, une énurésie, des problèmes d’apprentissage et des troubles de la concentration. Le traitement consiste souvent à retirer les amygdales.
Le docteur Catherine Lamblin reçoit les patients mineurs.
La prise en charge du trouble respiratoire obstructif du sommeil de l’enfant nécessite une prise en charge pluridisciplinaire entre ORL, kinésithérapeutes, pédiatres, dentistes, pneumo-allergologues.
La polysomnographie expliquée aux enfants
On t’explique tout juste ici :


