« La rupture simple du ligament croisé apparaît dans 95 % des traumatismes du genou et touche en majorité de jeunes sportifs. L’opération est alors bien codifiée, elle prend moins d’une heure en bloc et le patient marche sur ses deux jambes en sortant », constate le Dr Maxime Coré. Sur cette typologie de chirurgie, l’offre de soins et le choix des chirurgiens sont vastes sur l’ensemble du territoire national ».
Quelles sont les autres lésions possibles du genou ?
En cas de traumatisme grave, la capacité de résistance et de force de dispersion du ligament croisé antérieur va être dépassée. Le ligament croisé va rompre, amorcer une luxation et d’autres éléments du genou peuvent alors être atteints. « Dans certains cas extrêmes, l’artère peut se boucher avec un risque de nécrose de la jambe. Environ une fois par an en France, un jeune patient sportif est amputé pour une luxation non diagnostiquée à temps », poursuit le Dr Maxime Coré. Entre la rupture simple du ligament croisé antérieur et la luxation grave, il existe des traumatismes qui portent atteinte à plusieurs ligaments : l’antérieur, le postérieur, le latéral interne ou le latéral externe. Ce sont des traumatismes rares qui engagent le pronostic fonctionnel du genou et qui nécessitent une réponse chirurgicale complexe : la ligamentoplastie multiligamentaire.
Pourquoi pratiquer une ligamentoplastie multiligamentaire ?
« Peu de chirurgiens acceptent de pratiquer des interventions de ce type, car c’est une chirurgie longue (trois heures environ pour un chirurgien seul), difficile, à risque d’échec et qui doit être pratiquée en urgence », détaille le Dr Maxime Coré.
« Avec mon collègue le Dr Vincent Sabatier, nous avons fait le choix de proposer cette chirurgie en binôme, car c’est une opération qui rend un réel service au patient. Nous pratiquons cette chirurgie à quatre mains pour la rendre plus facile et pour réduire sa durée de moitié ».
Deux opérations pratiquées chaque année à la polyclinique
En 2023, la première ligamentoplastie multiligamentaire pratiquée à l’Hôpital privé du Pays d’Auge a permis d’opérer un judoka de 27 ans qui fait de la compétition. Un deuxième patient de 55 ans, extrêmement actif et sportif, a également pu en bénéficier récemment.


