Lorsqu’un appel arrive au SAMU (15), le médecin régulateur peut solliciter l’HAD si le patient répond à certains critères précis : risque de perte d’autonomie, absence de médecin traitant disponible ou besoin d’un accompagnement palliatif.
« Notre équipe peut être appelée du lundi au vendredi sur un numéro dédié. L’infirmière de coordination prend l’appel et en réfère au médecin praticien d’HAD, qui décide de la conduite à tenir », explique Laetitia Philogone, infirmière de liaison à l’HAD Loir-et-Cher.
Selon la situation, l’HAD assure une régulation téléphonique approfondie ou dépêche sur place un binôme médecin-infirmier équipé pour un examen complet.
Une alternative efficace et de plus en plus reconnue
Les résultats sont significatifs : 121 interventions ont été réalisées en 2024, contre 39 en 2023, et 54 patients ont ensuite été pris en charge en hospitalisation à domicile.
« Plus les médecins régulateurs nous connaissent, plus ils font appel à nous », se réjouit Laure Jacques-Félix-Alexandre, directrice de l’HAD Loir-et-Cher.
Sur l’ensemble de la région, 220 patients ont bénéficié du dispositif SAMU-HAD, dont une majorité âgée de plus de 75 ans. Trois patients par jour peuvent être pris en charge dans chaque établissement, du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h. Une initiative qui illustre pleinement la capacité de l’HAD à désengorger les urgences tout en renforçant la continuité des soins de proximité.


