Une innovation entièrement conçue pour et par des soignants
Pour mettre au point cet exosquelette sur mesure, ErgoSanté a bénéficié d’un apport déterminant : celui des « utilisateurs », des aides-soignants volontaires LNA Santé (en EHPAD et en SMR). En effet, LNA Santé a développé ce projet en s’appuyant sur une démarche collaborative au plus près des professionnels de terrain, en intégrant des ergothérapeutes, un ergonome et des aides-soignants. Le projet s’est construit sur la base d’une méthode scientifique : identification des profils et des tâches à étudier, sélection d’un acteur du marché de l’exosquelette, tests par des professionnels volontaires en situation et évaluation, de la Résidence Creisker (Pornichet – 44). En quatre ans d’expérimentation, quatre prototypes ont été testés et évalués successivement par des professionnels de LNA Santé, ce qui a permis au Bureau d’Etudes d’ErgoSanté d’apporter des améliorations, pour aboutir aujourd’hui à « HAPO pour les Soignants », un dispositif particulièrement performant et adapté au métier d’aide-soignant.
Margaux Crusson – Aide-soignante à la Résidence Creisker (Pornichet – 44)
« C’est vraiment une satisfaction d’avoir pu participer à cette expérimentation. Tout au long des phases de test, nos remarques et nos besoins ont été pleinement pris en compte afin d’améliorer le dispositif. Aujourd’hui, le résultat est au rendez-vous. Porter l’exosquelette « Hapo pour les Soignants » me permet d’avoir la bonne posture systématiquement lorsque je fais des toilettes au lit. C’est vraiment un plus dans notre métier. »
Des caractéristiques technologiques spécifiques

Il est constitué d’un bustier textile, avec des ressorts en matériau composite, ainsi que d’interfaces fixées à l’autre extrémité des ressorts. Une attention particulière a été portée sur l’ajustement des dimensions, des textiles, des couleurs et des formes, afin qu’ils épousent au mieux les morphologies du personnel soignant, en particulier celles des femmes, majoritairement représentées dans ce métier d’aides-soignants.
Angélique Ventri – Aide-soignante à la Résidence Creisker (Pornichet – 44)
« Je fais ce métier depuis 22 ans, cette expérience m’a vraiment convaincue de l’intérêt d’utiliser l’exosquelette. Entre la première version du dispositif testée en 2021 et celle d’aujourd’hui, les améliorations apportées en font vraiment un « allié » du quotidien, indispensable pour éviter les faux-mouvements et soulager certaines tâches, comme la toilette des résidents. Il est léger, facile à enfiler, discret, lavable, ajustable… Je le conseille absolument, quel que soit l’âge ! »
Les perspectives à venir
Cette phase d’expérimentation a permis de démontrer l’intérêt de ce dispositif dédié ayant apporté de réelles satisfactions et bénéfices aux soignants qui l’ont testé. Cet exosquelette leur ouvre la possibilité d’être assisté au quotidien, pour effectuer tout ou partie des tâches les plus pénibles et le plus génératrices de TMS (en l’occurrence, la toilette).
LNA Santé entre désormais dans la phase de partage de l’expérimentation et de déploiement progressif au sein de ses établissements.
Willy Siret, Directeur général LNA Santé : « Nous avons à cœur de concrétiser la politique globale et volontariste qui est la nôtre en matière de Qualité de Vie au Travail et en faveur de la santé de nos professionnels. C’est pourquoi, il nous est apparu essentiel de doter cette expérimentation de moyens et de ressources conséquents. Celle-ci a mis en évidence combien cette technologie s’avère être un des levier concret et très prometteur en matière de prévention des risques, en particulier concernant la prévention des accidents du travail et de l’usure professionnelle. »
Dominique Seau, Directeur général ErgoSanté Groupe : « Aider une personne à remonter dans son lit, à se lever de son fauteuil, s’y asseoir, faire sa toilette… Le quotidien d’une aide-soignante est caractérisé par des tâches exigeantes physiquement qui peuvent entraîner à long terme des blessures musculaires, des douleurs lombaires, des hernies discales, et des problèmes articulaires. Pour minimiser ces risques, l’utilisation de dispositifs d’assistance physique, tels que nos exosquelettes non-motorisés HAPO, est un moyen efficace pour atténuer les contraintes physiques, améliorer les postures des soignants et leur bien-être au travail. »


