Docteur Le Gal, spécialisée en médecine vasculaire et médecin coordonnateur de l’établissement promoteur de cette étude, nous présente les contours de celle-ci :
Notre objectif est d’inclure dans l’étude entre 30 et 50 patients atteints d’une artérite au stade 2 (c’est-à-dire les patients présentant une claudication artérielle, une sorte de boiterie à la marche) au cours des douze prochains mois. Chaque patient va bénéficier de vingt séances de rééducation, intégrant notamment de la marche en extérieur, du réentraînement sur tapis roulant, de la gymnastique vasculaire, du renforcement musculaire des membres inférieurs et supérieurs ainsi qu’un programme d’éducation thérapeutique sur cette pathologie. En amont et à l’issue de cette phase de rééducation, des évaluations sont prévues, fondées sur différents critères et indicateurs sur le plan clinique, physique et psycho-social. C’est ce travail d’évaluation qui fait la valeur de cette étude. Il va permettre d’objectiver les bénéfices de la rééducation : quel est le gain en pourcentage sur la distance de marche entre le début et la fin de la prise en charge ? Quelle est son efficacité selon l’étage artériel atteint ? Quels sont les effets sur la qualité de vie du patient ?
Autre point positif, nous allons équiper les patients d’un podomètre pendant toute la durée de l’étude afin d’évaluer le nombre de pas quotidiens réalisés et, là aussi, nous pourrons évaluer leurs progrès en fonction d’objectifs de pas fixés pour chacun. Nous attendons beaucoup de cette étude, tant pour notre expertise interne que pour un partage externe et pourquoi pas soumettre les résultats à la Société Française de Médecine Vasculaire.
Rendez-vous donc en 2022.


