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Eviter les hospitalisations inutiles : mieux accompagner la fin de vie pour éviter les hospitalisations des derniers jours.

Après avoir abordé 3 dispositifs permettant d'éviter les hospitalisations inutiles chez la personne âgée, découvrez cette semaine l'accompagnement à la fin de vie & les soins palliatifs en Ehpad.  

"S’éteindre dignement dans son EHPAD plutôt que sur un brancard aux Urgences." Ces propos de Patrick Pelloux, médecin urgentiste, président de l’AMUF, résument bien les enjeux qui s’imposent aux EHPAD pour améliorer l’accompagnement de fin de vie et éviter les hospitalisations des 15 derniers jours.  Or 25% des résidents d’EHPAD meurent à l’hôpital.

Faible recours aux soins palliatifs en EHPAD, partenariats bien souvent insuffisants avec les équipes mobiles de soins palliatifs ou l’HAD, non-généralisation des directives anticipées au sein des EHPAD, besoin de formation des équipes…bref les causes sont diverses.

Bonne nouvelle, de nombreuses initiatives se développent et montrent des résultats très encourageants ! C’est le cas au sein du groupe LNA Santé, avec les exemples de deux établissements aux approches différentes et très avancées, en matière d’accompagnement de fin de vie : Le Parc Sait Charles & La résidence Verte Prairie.  

Publié le 26.11.19 - Maison de retraite

L’accompagnement à la fin de vie au Parc Saint Charles

La résidence Le Parc Saint-Charles (28) mène depuis plusieurs années un travail de fond sur l’accompagnement de fin de vie. Son leitmotiv : permettre au résident de décéder dignement dans sa « dernière demeure » et éviter l’hospitalisation des derniers jours. Aujourd’hui 95% des résidents décèdent au sein de la résidence.

Jean-François Vivier, directeur, revient sur cette démarche et cette philosophie : "Nous partons de loin… En 2015, le taux de décès intra de l’établissement s’élevait à 50% et la mort de nos résidents était un tabou ! Ce travail nous l’avons accompli à l’aide d’un expert du sujet, le Dr Gomas, (ancien médecin généraliste, praticien hospitalier, formateur, enseignant universitaire, Jean-Marie Gomas est président du Comité scientifique de la SFAP, société française de soins palliatifs et chef de projet Démarche Palliative à l’HAD de santé Service), qui nous a permis d’avoir avant tout une approche philosophique et humaniste de la fin de vie, plutôt que médicalisée. Il a, tout d’abord, formé l’ensemble de nos équipes, concernée de près ou de loin par la fin de vie, et une véritable prise de conscience s’est opérée. Notre approche est devenue « double » : bien sûr, il y a les soins palliatifs et, sur ce volet, nous avons décidé de garder une grande autonomie, mais il y a aussi la prise en compte des besoins du résident et la relation avec sa famille. Nous avons vraiment donner du sens à notre métier ! La preuve : nous avons vu baisser le taux d’absentéisme et de turn-over. Demain, nous espérons franchir une nouvelle étape grâce à cette démarche reconnue par notre environnement. En effet, nous portons le projet de développer une offre de soins dédiée, avec la mise en place de 5 lits de soins palliatifs. Ce serait un peu une première, avec la reconnaissance d’une activité sanitaire… en médico-social. Ce projet est à l’étude actuellement, mais ce serait une belle récompense du travail des équipes !

parc saint charles lna sante

Les soins palliatifs à la résidence Verte Prairie 

Dans le sud de la France, la Résidence La Verte Prairie est, elle aussi, très avancée sur l’accompagnement de fin de vie, avec un taux de décès intra passé de 56 %, il y a un an, à 99 % aujourd’hui ! Autre région, autre modèle, comme nous le détaille Muriel Mouton, la directrice de l’établissement : « Il y a plus de 5 ans déjà, nous avons engagé tout un travail de réflexion et d’organisation avec nos équipes pluridisciplinaires, les résidents, les familles et les partenaires, autour de la fin de vie. Il y a eu plusieurs étapes : la première, c’est que dès 2014, nous avons pu obtenir deux postes d’infirmières de nuit pour assurer la continuité des soins, en particulier palliatifs.  Nous avons également recruté un cadre de santé sensibilisé aux soins palliatifs, puis un médecin coordonnateur. Ensemble, pendant un an, nous avons co-construit le projet de l’établissement autour de la fin de vie. Un des leviers du succès de cette démarche, c’est le travail d’anticipation mené par le médecin et la confiance créée avec la famille, avec le rôle clé de la Maîtresse de Maison. Nous cherchons à comprendre au plus tôt les souhaits du résident afin d’y répondre pleinement. Le lien est également fort avec nos partenaires, l’équipe mobile du CH de Salon de Provence et l’HAD du CH d’Aix, qui viennent aussi transmettre à nos équipes et les faire monter en compétences. Une dynamique vertueuse s’est installée au sein de l’établissement et entraîne tout le monde dans le bon sens ! »

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