Comme l’explique Patricia Flament, psychologue au sein de l’HAD Val de Loire, l’équation est simple : « Le soin médical est essentiel, bien sûr. Mais pour aller au mieux, un patient a aussi besoin d’être entouré d’un aidant qui va bien. » En intervenant au sein même du domicile du patient, les équipes de l’HAD sont au premier plan pour détecter un aidant en difficulté ou en situation d’épuisement. Ce repérage se fait dans le cadre d’une approche pluridisciplinaire. Tous les soignants y sont sensibilisés et attentifs. Médecins, infirmières, aides-soignantes, … Tous sont à même d’alerter la psychologue et l’assistante sociale de l’HAD, piliers dans l’accompagnement des aidants. « Nous sommes là pour évaluer les besoins de l’aidant, l’informer et chercher avec lui les meilleures solutions d’accompagnement à lui proposer, soit directement, soit en partenariat avec d’autres acteurs », précise Laura Lecharpentier, assistante sociale de l’HAD Val de Loire.

En effet, en Indre-et-Loire, la filière gérontologique et palliative est très développée et de nombreux dispositifs et acteurs interviennent dans le soutien aux aidants. Ils sont complémentaires entre eux et proposent des séjours de répit, des ateliers aidants-aidés, des groupes de parole, des activités entre aidants, … Dans cette logique partenariale, l’HAD Val de Loire coopère avec plusieurs intervenants. Pour ne citer qu’un exemple : un projet de collaboration est en cours avec l’Association Passerelle Assist'AIDANT, pour assurer, notamment, une continuité de prise en charge psycho-sociale, dans les situations de suivi de deuil des aidants. L’HAD joue pleinement son rôle de prise en soin globale de la santé du patient au domicile, dont l’aidant fait partie intégrante.